Entreprise, économie & droit

  • Grâce à leur expertise, notamment en psychologie et sociologie, les professionnels du marketing ont su développer des techniques que le commun des mortels connaît rarement. Ce manque de connaissance le met dans une position de vulnérabilité.

    Bref, les consommateurs se font souvent plumer, sans même s'en rendre compte...

    Faut-il pour autant interdire le marketing ? Plus facile à dire qu'à faire ! La seule parade possible aux abus de ces professionnels, c'est plus de connaissances, pas plus d'interdictions : informer les « cibles » des marketeurs (vous), afin qu'ils se fassent un peu moins piéger.

    C'est précisément l'objectif de ce manuel : rebattre les cartes afin de les remettre entre vos mains, vous les consommateurs, en fournissant, avec humour mais précision, des informations sur ce qui se passe de l'autre côté du miroir, chez ces marketeurs dont on connaît si peu les techniques.

  • SAY N.5 ; revivre Nouv.

    SAY N.5 ; revivre

    Collectif Say

    La pandémie qui a paralysé le monde pendant plus d'un an a creusé les inégalités et aggravé les fractures sociales préexistantes. Les nations se sont vues rappeler qu'on ne peut rien tenir pour acquis. Parce que le monde d'aujourd'hui est plus interconnecté que jamais, il est plus vulnérable aux risques systémiques - des crises financières aux pandémies virales. Le manque de vaccins ou de ressources de santé publique dans un pays peut devenir un problème pour tous.Les crises collectives sont l'occasion de prendre un nouveau départ, de repenser les anciennes hypothèses et de tirer parti de l'ingéniosité et de la créativité humaine. La Covid-19, qui a pu faire reculer le développement durable et même la démocratie, a mis en relief des inégalités systémiques auxquelles il faudra remédier pour remettre le cap vers une planète plus durable, plus résistante et plus inclusive.Ce numéro de SAY avec des contributions variées et ouvertes au débat éclaire les retombées de la pandémie. Il explore des solutions qui pourraient permettre d'aiguiller toutes les communautés et sociétés vers des sursauts salutaires, en tentant de revivre et de rattraper le temps perdu.

  • Après la pandémie, quel monde pouvons-nous, et voulons-nous, construire ? Ce nouveau numéro de SAY propose un point global et précis sur la situation financière, sociale et sociétale, mais aussi écologique, par des spécialistes reconnus et auteurs de renom. On trouvera notamment :

    - le bilan des 100 premiers jours de la présidence de Joe Biden par 3 prix Nobel d'économie : Joseph STIGLITZ, Michael SPENCE et Angus DEATON.

    - Une réflexion sur quelle coopération multilatérale construire pour une reprise mondiale : avec les contributions d'Emmanuel MACRON, Angela MERKEL, Macky SALL, Ursula VON DER LEYEN, Charles MICHEL, Antonio GUTERRES.

    - Fouad KHOURY-HELOU éclaire la situation actuelle au Moyen-Orient : après Daesh et le Printemps arabe, quel nouvel équilibre pour la région ?

  • Dossier central: "La Covid-19 : de la peur à l'avenir".

    Avec, entre autres: les contributions de:
    Mohamed ElBaradei (prix Nobel de la Paix).
    Angus Deaton prix Nobel d'économie) et Anne Case (professeur d'économie, Princeton).
    Fiona Scott Morton (professeur d'économie, Yale).
    Joseph E. Stiglitz (prix Nobel d'économie).
    Mike Spence (prix Nobel d'économie).
    Robert Schiller (prix Nobel d'économie).
    Jacques Attali.
    Jean Pisani-Ferry.
    Roger-Pol Droit.
    Thierry Ménissier.
    Laurence Joseph.
    Josep Borrell (ministre des Affaires étrangères de l'Union européenne).
    Olivia Grégoire (secrétaire d'Etat, France).
    Pascal Canfin (député européen).
    Yuriko Koike (gouverneur de Tokyo).

  • SAY ; vaincre la crise

    Collectif Say

    Project Syndicate, les Éditions Hermann et Finance Mag (ex-Fintech Magazine) s'associent pour créer une nouvelle revue-magazine, SAY. SAY donne la parole aux penseurs français et internationaux pour restaurer la valeur de l'analyse et de l'opinion informée, basée sur les faits, par opposition aux dérives idéologiques et « populistes ». Le premier numéro de SAY, un numéro double, comprend sept séquences :

    - La crise de toute une vie, consacrée à l'impact économique et politique de la pandémie de Covid-19 ;

    - L'élection de tous les dangers, dont se dégagent les options géopolitiques de l'Europe face à l'élection américaine imminente, aux tensions avec la Chine et aux scénarios pétroliers ;

    /> - La relance, mode d'emploi, qui illustre les diverses stratégies économiques pour la reprise ;

    - Le cas français, qui examine en profondeur la situation dans l'Hexagone et notamment le plan de relance ;

    - Substance verte, qui analyse la relance verte et le Green Deal européen face aux options des autres pays ;

    - La guerre des techs, qui s'attache au risque de « Splinternet », d'explosion du réseau sous les coups de boutoir de la rivalité sino-américaine, mais aussi aux atouts et aux faiblesses européennes, notamment via la règlementation ;

    - Regards, qui s'ouvre sur le cri d'alerte d'un des grands VCs de Silicon Valley.

  • Les entreprises de la Silicon Valley sont parvenues à convaincre la planète entière qu'elles tiraient leur réussite de leur supériorité technologique et de leur génie créatif. Or tout cela n'est qu'une illusion. Pour entretenir l'accoutumance des consommateurs et investisseurs, elles se servent d'une substance hautement addictive : la Junk Tech, un subtil alliage entre l'aptitude à saisir l'air du temps, la capacité à convertir les aspirations individuelles en une offre cohérente, et le pouvoir de façonner des mythes qui entrent en résonance avec les désirs collectifs. Dans la civilisation digitale, les dealers de rêves ont pris le relai des ingénieurs et développé une vision du monde qui leur permet d'attirer les capitaux, les talents et l'attention du public. En France et en Europe, nous cherchons à reproduire cette formule sans utiliser les bons ingrédients. Victimes du mirage californien et de l'approche « techno-centrée », nous adoptons la mauvaise recette : hypertrophie du produit, culte de l'intelligence, dépendance aux approches rationnelles et faible culture de la coopération. Convaincus qu'il faut rompre avec le culte de la disruption, le présent essai plaide en faveur d'un renouvellement des mécanismes d'innovation et d'une meilleure prise en compte des fondamentaux du marketing. L'enjeu est majeur : dessiner de nouvelles perspectives crédibles pour rivaliser avec la Silicon Valley et concevoir des technologies vertueuses ayant un impact positif sur le futur et la planète.

  • « Life is a lot like jazz, it's best when you improvise » (George Gershwin).

    Dans un univers mouvant et incertain, les entreprises qui créent de la valeur sont celles qui apprennent à maîtriser de nouveaux risques et à repousser leurs zones d'inconfort. Face à la complexité de l'environnement et à l'accélération des cycles, il est impossible de rester figé ou de se conformer à des règles immuables. C'est en repoussant les marges d'incertitude et en apprenant à apprivoiser des risques nouveaux que l'on crée de la valeur de façon fructueuse.

    Explorer les frontières du risque suppose de s'appuyer sur une culture du management et un leadership éclairé qui transforment l'incertitude en opportunité et stimulent l'art de l'improvisation créatrice (ou improvisation utile) au sein de l'entreprise : capacité à travailler en équipe et à combiner les savoirs ; abandon de l'illusion du contrôle absolu et centralisé (mythe du patron tout-puissant et omniscient) ; partage de l'information ; aptitude à embrasser des situations inédites et à opérer efficacement dans une multitude de scenarii ; management des contradictions, etc. En résumé, il ne s'agit pas d'être imprudent ou téméraire, mais d'accepter le risque comme un principe fondateur de la vie et de l'économie.

  • Économie collaborative. Voilà deux mots qui, mis ensemble, sonnent comme un concept abstrait. Pourtant, l'économie collaborative est tout ce qu'il y a de plus concret : achats d'occasion, location, troc, services, covoiturage, abonnements en tous genres... Autant de nouvelles pratiques qui se sont répandues comme une trainée de poudre au cours des dix dernières années, au point qu'elles se posent désormais ouvertement en alternatives aux modes de consommation traditionnels.

    Expliquer ce phénomène en mettant en avant la fatalité d'un contexte économique éternellement morose, propice à l'essor du système D, est certes tentant, mais réducteur. Car l'économie collaborative s'inscrit dans une tendance de fond, à l'heure où l'Humanité est confrontée à un changement d'ère civilisationnelle qui ébranle notre monde occidental. Percevant les bouleversements qui l'entourent, le consommateur d'aujourd'hui, qui ne se dissocie plus du citoyen engagé, entend donner un sens à sa consommation. Décomplexé, il revendique ses choix et s'émancipe des marques toutes puissantes, condamnées à se réinventer pour ne pas disparaître.

    Le développement de l'économie collaborative va ainsi avoir des impacts considérables sur le plan économique, fiscal, social, sociétal, mais également sur le monde du travail. Autant de défis qui nous imposent de faire évoluer nos modèles de société. Et autant de sujets sur lesquels l'auteur - en tant que fondateur d'AlloVoisins - pose un regard d'observateur privilégié, tout en suggérant des pistes pour accompagner l'avènement inéluctable d'un monde nouveau.

  • Qu'est-ce qu'une société/entreprise à mission  ?
    Sur la base d'exemples réels et concrets, cet ouvrage met à la portée de tous cette avancée du droit français   la loi PACTE 2019  : Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises  qui constitue une réponse nouvelle et forte aux «  crises  » que subissent les entreprises (financiarisation extrême, défiance des salariés, déstabilisation des valeurs et des engagements de long terme). À  travers un ensemble d'engagements collectifs équilibrés et responsables, la société/entreprise à mission doit mobiliser l'écosystème de ses parties prenantes, les solidariser autour d'elle et renforcer sa pérennité en considérant ses enjeux sociaux, environnementaux et, le cas échéant, scientifiques.
    Errol Cohen décrit avec clarté et précision ce nouveau statut, les bonnes pratiques qui guident sa création, les étapes d'élaboration de la «  mission  », ainsi que le fonctionnement du «  conseil de mission  », organe interne de l'entreprise chargé de surveiller la mise en oeuvre de la mission. Il indique les risques à lever dans le passage à cette forme d'entreprise et les adaptations nécessaires notamment en fonction du contexte juridique, de l'activité concernée et de l'actualité.

  • Traduction d'Enrique Utria Les animaux ont des droits. C'est la thèse que défend Tom Regan dans cette oeuvre fondatrice, contribution majeure et influente à la réflexion morale contemporaine. Loin d'être sans pensée, comme l'affirmait Descartes, les animaux que nous mangeons, chassons ou livrons aux expériences scientifiques sont conscients du monde. Leur esprit est empreint de croyances et de désirs, de souvenirs et d'attentes. Ce sont, à ce titre, des êtres dotés d'une valeur morale propre, indépendamment de l'utilité qu'ils peuvent avoir pour nous. Ce n'est pas simplement par compassion pour leur souffrance, mais par égard pour cette valeur que nous devons les traiter avec respect. La théorie de Regan est la formulation philosophique la plus élaborée et la plus radicale d'une éthique des droits des animaux. Elle pose une exigence de cohérence : si nous refusons l'exploitation des hommes, il nous faut également dénoncer l'exploitation des animaux non humains. L'abolition de l'élevage, de la chasse et de l'expérimentation est requise par la justice.

  • Quel est le point commun entre Adecco, Engie, le groupe G7, la Grameen bank, Michelin ou le cuisiniste Schmidt ? Leurs dirigeants, qu'ils aient créé ou transformé leur organisation, incarnent une nouvelle forme de leadership : entrepreneurs bâtisseurs de sens, magiciens du désir d'agir, et prophètes d'un avenir plus incertain que jamais...

    Entrepreneurs, magiciens et prophètes, pour reprendre la célèbre typologie du charisme de Max Weber, ils le sont en effet chacun à leur manière : tous les dirigeants sur lesquels nous avons enquêté (24 personnes sur 3 continents), cherchent à construire du sens à travers un grand dessein. Il s'agit de bien plus qu'un simple artefact : leur vision est la base d'un processus interactionniste qui conduit à l'émergence de la nouvelle organisation. Et, comme par magie, ils suscitent l'engagement - souvent enthousiaste - de leurs employés. L'examen approfondi de l'activité langagière de ces dirigeants permet de jeter les bases d'un nouveau modèle organisationnel à l'ère numérique qui a de nombreuses conséquences, opérationnelles autant que conceptuelles, et pas seulement pour les entreprises.

    « Rien n'étant plus pratique qu'une bonne théorie », ce livre formule en conclusion les « 10 commandements » mis en oeuvre au quotidien par ces nouveaux « leaders 4.0 ».

  • Savoir s'il y a encore utilité à produire des théories économiques au vu de ce qu'on appelle communément le tournant empirique actuel ne peut pas être traité sans poser en même temps plusieurs questions. D'abord, que faut-il entendre par connaissance théorique en général et connaissance théorique en économie en particulier ? Ensuite, quelle forme de vérité ou de validation en constitue la qualité ? Enfin, qui pourrait en faire usage, dans quelles circonstances et pour quel objectif ? Ce sont ces questions et tout ce qu'elles impliquent que traitent les sept articles de ce numéro, illustrant la pluralité des conceptions du travail de l'économiste et du rôle de la théorie.

  • Les personnes, les entreprises et la planète sont-elles devenues ingérables ?
    L'épuisement professionnel, le désengagement du travail, la corruption, les inégalités sociales et la dégradation de la biosphère sont-ils des tragédies inévitables ? L'objectif de cet ouvrage est d'insuffler à ses lecteurs et lectrices un vent d'espoir en leur proposant des solutions concrètes basées sur les valeurs cardinales du management responsable. Ce type de management intègre, dans ses activités et ses outils, la triple contrainte sociale, économique et environnementale du développement durable. De plus, il repose sur des valeurs qui doivent être déployées sur les plans individuel, organisationnel et sociétal.
    Le management responsable n'est pas une méthode que l'on peut appliquer en suivant une recette ; il implique de repenser nos habitudes et nos préjugés et de réfléchir aux valeurs qui guident nos actions. Il interpelle les personnes qui sont prêtes à participer à la création de milieux de travail plus harmonieux et de communautés humaines plus sereines sur une planète en santé. S'il est permis de croire que le management responsable représente déjà une aspiration, un idéal, pour bon nombre de personnes, cet ouvrage vise à leur donner des moyens d'incarner cet idéal au quotidien, à travers les pratiques de gestion responsables qui y sont présentées.

  • SOMMAIRE 1. Economics and the Environment since the 1950s: An Overview, by Nathalie Berta, Romain Debref, Franck-Dominique Vivien2. Sustainability, the Systems Approach and the Sustainable Development Goals, by Edward B. Barbier and Joanne C. Burgess3. A note on John Dales and the Early History of Emissions Trading: Mixing Standards and Markets for Rights, by Nathalie Berta4. The Contested Conceptualization of Pollution in Economics: Market Failure or Cost Shifting Success?, by Clive Spash5. La place controversée de l'évaluation monétaire au sein du courant d'économie écologique : retour sur une histoire tumultueuse, par Philippe Méral6. Écodéveloppement et socio-économie écologique : congruences et complémentarités, par Catherine Figuière et Renaud Metereau7. « The Proper Use of Land » : E.F. Schumacher on Economics and the Environment, 1930-1977, by Robert Leonard8. Éthique et bioéconomie chez Nicholas Georgescu-Roegen, par Sylvie Ferrari

  • Comme une symphonie, la justice s'écoute et se déchiffre grâce aux notes qui la composent. Si l'on analyse les notes, il est presque impossible de prédire le résultat. Le résultat est l'effet dynamique des notes qui les dépasse pour exprimer une oeuvre accomplie. L'émotivité de l'intuition y joue un grand rôle. Car on ne dit pas ce qu'est la justice, mais ce qui est conforme à la justice qui fait partie de nous, de l'être et de la société.Dans la symphonie de la justice, le droit ou les droits interviennent comme une sorte d'interlude pour assurer l'oralité et les tonalités musicales de la justice. Ils reprennent les leitmotivs de sa sonorité pour les canaliser dans les perspectives du juste.Le droit ou les droits prescrivent les contours de la justice, car celle-ci fait appel à l'entendement humain comme intuition du juste que les droits sont capables d'expliquer raisonnablement. Les interludes garantissent l'accord des discordants dans une cohésion sonore qui témoigne de proportions musicales. La justice est ressentie, le droit se dit.Comme la musique symphonique, la justice se fait sentir dans la conscience pour être bien conçue et appréciée. Les droits, ses interludes, agissent dans l'immédiateté de son exécution, comme espaces juridiques qui achèvent l'oeuvre musicale.

  • Il n'y a plus d'art éternel, il n'y a plus de génie solitaire inspiré par les muses et oeuvrant dans son atelier.
    Nous naviguons tous, du soir au matin, nous sommes des nomades du virtuel. La terre est devenue plate comme un écran d'ordinateur où défilent, en continu, toutes les oeuvres du monde, toutes les marchandises, toutes les publicités. Nous sommes à bout de souffle et le marché est la seule réalité qui compte : il n'y a plus d'au-delà de l'histoire comme il n'y a plus d'au-delà du marché. Et l'art qui était notre ultime consolation, l'art qui nous faisait rêver et conjurait nos peurs et nos angoisses, a mis en scène ce marché : il en a fait un spectacle universel, et nous sommes devenus des consommateurs de culture et des consommateurs de nous-mêmes.
    Dans notre démocratie esthétique, tout homme est artiste car tout homme se voit comme une oeuvre d'art ; tout homme peut proclamer : " Regardez-moi, cela suffit ", comme Duchamp aurait pu dire d'un ready-made : " Achetez-moi, cela suffit ". L'histoire de l'esthétique moderne s'est déroulée en deux siècles à peine. La révolution industrielle, au XIXÈME siècle inaugurera l'art industriel, l'art utilitaire, comme on disait, et fit rouler dans la fange l'auréole du poète assassiné ; le XXÈME siècle a connu les grandes mises en scène des totalitarismes, l'utopie d'un peuple " oeuvre d'art totale ", conçue par le guide suprême, Hitler ou Staline.
    Jusqu'à l'avènement de la démocratie esthétique qui concilie le marché et le narcissisme du " dernier homme ".

  • Christian Blanc, l'homme des missions impossibles -la paix en Nouvelle- Calédonie, le big bang à la RATP, le sauvetage d'Air France -, libéra l'intelligence et la responsabilité de chacun pour réaliser des objectifs qui semblaient vains.
    Il raconte dans ce livre la métamorphose d'un monstre bureaucratique de 40000 personnes, au coeur de Paris: la RATP, qui transporte 10 millions de passagers par jour, alors la proie de grèves corporatistes. En très peu de temps, sous son pilotage, cette entreprise publique fut profondément transformée par la responsabilisation de ses agents qui permit le démantèlement de sa bureaucratie.
    Ce récit n'a jamais été porté à la connaissance des Français. Pourquoi le faire trente ans après ? Parce qu'un danger pour nos démocraties plus important encore que la bureaucratie plane aujourd'hui : l'autocratie du tout numérique. À l'image du bon et du mauvais cholestérol, le mauvais numérique engendre de façon ludique et indolore une nouvelle forme d'esclavage.
    En expliquant comment fut gagné l'impossible combat contre la bureaucratie à la RATP, l'auteur lance un appel à faire de même par la mise en responsabilité de tous les citoyens pour ramener sur terre cet homo digitalus qui s'éloigne chaque jour un peu plus de son humanité.

  • Cet ouvrage collectif sur les systèmes juridiques autochtones et coutumiers est publié au moment où la connaissance de ces systèmes, restés jusqu'à aujourd'hui largement invisibles aux yeux de la majorité, est plus que jamais nécessaire à ceux qui réfléchissent aux voies d'une nouvelle relation entre autochtones et non-autochtones, qu'ils soient juristes, décideurs ou universitaires. La reconnaissance des traditions juridiques autochtones est en effet devenue un thème central dans la quête d'une « réconciliation ». Les auteurs analysent des données recueillies par des équipes impliquant le plus souvent des collaborateurs ou des partenaires autochtones. Ils expliquent et comparent les aspects fondamentaux de plusieurs ordres juridiques autochtones et coutumiers afin d'éclairer leur spécificité, mais aussi leur degré d'ouverture au dialogue avec les cultures juridiques occidentales. En plus de mieux faire comprendre les modes de production du droit chez les peuples autochtones, cette publication permet au lecteur de découvrir comment ces peuples abordent le droit de la famille, le règlement des conflits et le rapport au territoire.

  • Le présent ouvrage présente des recommandations pratiques en matière de conception de formation continue en ligne. Il s'appuie sur une revue de la littérature issue de diverses disciplines, comme la psychologie, l'éducation ou la communication, et en fait une synthèse structurée selon un cadre conceptuel intégrateur inspiré de deux modèles d'évaluation de formation (Kirkpatrick, 1994 et Moore, 2003).
    Après une présentation générale de la démarche d'élaboration d'une formation continue en ligne, les chapitres suivants abordent à tour de rôle les critères retenus pour évaluer une formation :
    - La satisfaction de l'apprenant : l'apprenant est-il intéressé par les sujets proposés et satisfait de la formation reçue ?
    - L'apprentissage : l'apprenant a-t-il acquis de nouvelles connaissances ?
    - Le changement d'attitude : l'attitude de l'apprenant a-t-elle été modifiée positivement, le cas échéant ?
    - Le changement de comportement : le contenu de la formation est-il transféré concrètement dans la pratique professionnelle ?
    Des exemples sont également présentés pour illustrer de quelle façon les notions abordées peuvent être utilisées en pratique. Enfin, au terme de chacun des chapitres, des éléments-clés à retenir permettent de résumer les contenus principaux. S'adressant aux chercheurs, aux pédagogues et aux étudiants, cette contribution vise à soutenir ceux qui désirent se familiariser davantage avec la conception de formation continue en ligne ou qui sont engagés dans une telle démarche.

  • Le monde de l'entreprise est en constante évolution. Il se débat au coeur d'un environnement complexe et mouvant, où l'individu, immergé dans un contexte digitalisé qui envahit tous les espaces, peine à trouver son équilibre, cherche le sens de sa vie, de son travail. La crise sanitaire qui dure cristallise les tensions.Les relations humaines en entreprise créent des souffrances, des malaises et des ruptures. Pourtant, s'ils ne perçoivent pas leur appartenance à une collectivité, les individus connaissent des difficultés à se réaliser, autant que l'entreprise à percevoir son identité propre.Comment adapter à la fois les personnes et les entreprises au rythme et à la réalité du monde du travail ? En introduisant la médiation dans l'entreprise, les acteurs de l'économie portent un discours d'avenir, créent de la valeur sans abdiquer leurs enjeux. Le défi est de réussir à maîtriser avec humanité les contradictions et les paradoxes de la vie au travail, en s'appuyant sur la force des conflits qui opposent le plus grand nombre.Stratégie de médiation pour les entreprises apporte ainsi une réflexion nouvelle dans le monde du travail, pour maîtriser les conflits, trouver des équilibres en préservant les aspirations individuelles et collectives ; pour vivre l'avenir en commun.

  • Que nous apprend cet ouvrage sur la communication touristique ? À l'heure de l'hyperconcurrence des destinations touristiques, du cybertourisme (e-tourisme) et du tourisme mobile (m-tourisme), les moyens classiques de communication sont-ils encore pertinents ? Quelles sont les formes émergentes de ces dispositifs ? Comment s'articulent-ils avec le marketing touristique (marketing expérientiel, marketing des destinations, etc.) ? La communication touristique ne cultive-t-elle pas volontairement une forme d'ambiguïté entretenue par les acteurs du secteur lui-même dans la relation entre le prestataire et le touriste ? Selon l'expression consacrée, la communication touristique vend-elle encore du rêve ? Ces questions trouvent des éléments de réponse dans cet ouvrage pluridisciplinaire grâce à des contributions qui font l'objet de recherches actuelles et financées par l'Agence nationale de la recherche (ANR).
    Les 23 contributeurs sont issus de l'histoire, des sciences de l'information et de la communication, des sciences de gestion, de la géographie, du droit et des sciences du langage.

  • La crise financière de 2008 des prêts hypothécaires à haut risque (subprimes) semble avoir eu pour effet de générer un sursaut d'intérêt des étudiants pour les programmes d'enseignement centrés sur la responsabilité sociale des entreprises. Ainsi, on ne peut que s'étonner du paradoxe consistant à reproduire, dans l'enseignement, les principes de domination du leadership machiavélique, axés sur les caractéristiques individuelles du gestionnaire, alors que nous observons une importante demande de formation pour un management éthique, valorisant la qualité des relations entre les leaders et les membres de leur équipe. Il est donc urgent de repenser la manière d'envisager notre modèle de leadership. Tel est le but de cet essai.

  • Le modèle anglais t.1

    Denis Diderot

    • Hermann
    • 7 Novembre 2003

    L'idée de la première édition scientifique et critique des OEuvres complètes de Diderot est née en 1958, lors de l'acquisition par la Bibliothèque nationale du fonds Vandeul. Ce riche ensemble de manuscrits provenant de la fille de Diderot, resté presque inexploité, fut sauvé par Herbert Dieckmann, professeur à l'université de Harvard. Aucun éditeur français n'ayant manifesté d'intérêt pour une entreprise d'une telle envergure, Julien Cain, alors directeur des Bibliothèques de France, fit appel à Pierre Bérès pour créer, en 1964, un Comité national d'édition des oeuvres de Diderot où figuraient André Chastel, Herbert Dieckmann, Jean Fabre, René Pomeau, Jean Pommier, Gaëtan Picon et Jean Seznec. Une équipe internationale fut constituée sous l'impulsion d'Herbert Dieckmann et de Jean Fabre, réunissant plus de soixante spécialistes, chercheurs et universitaires français, américains, italiens, allemands, danois, etc.

    En 1975 parurent les trois premiers volumes des OEuvres complètes, désignées désormais sous le sigle DPV du nom des membres fondateurs du Comité de publication : Herbert Dieckmann, Jacques Proust et Jean Varloot.
    Après la publication du tome XX, l'édition connut des années difficiles dues, pour l'essentiel, aux problèmes particulièrement ardus posés par les oeuvres de la dernière période. Leur résolution doit beaucoup à la mise en place d'un nouveau comité réunissant des chercheurs qui ont une responsabilité directe dans les volumes à paraître : Roland Mortier, Bertrand Binoche, Geroges Dulac, Gianluigi Goggi, Sergueï Karp et Didier Kahn. La relance de l'édition se manifeste par la publication, à l'automne 2004, du tome XXIV, prélude à celle des derniers volumes prévus dans toutes les années suivantes.

    Établie à partir des manuscrits, des premières éditions et des révisions de l'auteur, l'édition des OEuvres complètes réunit, pour chaque oeuvre, les différentes étapes de la réflexion de Diderot et le meilleur texte. Un important appareil critique de variantes et d'élucidations fournit les données indispensables à l'étude. Le plan général adopté présente l'oeuvre dans son ordre chronologique, au sein duquel sont introduits quelques groupements originaux qui éclairent la continuité des thèmes du philosophe et de l'écrivain : idées, fiction, critique, beaux-arts, encylopédie. Pour faciliter la lecture, l'orthographe a été modernisée.

    La collection comporte trente-trois volumes, imprimés sur papier vélin en monotype Bembo et reliés en toile sous rhodoïd, avec tranchefile et tête dorée. Le tirage est strictement limité à deux mille exemplaires. Les volumes sont vendus soit sous forme de souscription à la collection complète, soit à l'unité.

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