Parascolaire

  • Jacques le fataliste

    Denis Diderot

    • Hermann
    • 7 Novembre 2003

    L'idée de la première édition scientifique et critique des OEuvres complètes de Diderot est née en 1958, lors de l'acquisition par la Bibliothèque nationale du fonds Vandeul. Ce riche ensemble de manuscrits provenant de la fille de Diderot, resté presque inexploité, fut sauvé par Herbert Dieckmann, professeur à l'université de Harvard. Aucun éditeur français n'ayant manifesté d'intérêt pour une entreprise d'une telle envergure, Julien Cain, alors directeur des Bibliothèques de France, fit appel à Pierre Bérès pour créer, en 1964, un Comité national d'édition des oeuvres de Diderot où figuraient André Chastel, Herbert Dieckmann, Jean Fabre, René Pomeau, Jean Pommier, Gaëtan Picon et Jean Seznec. Une équipe internationale fut constituée sous l'impulsion d'Herbert Dieckmann et de Jean Fabre, réunissant plus de soixante spécialistes, chercheurs et universitaires français, américains, italiens, allemands, danois, etc.

    En 1975 parurent les trois premiers volumes des OEuvres complètes, désignées désormais sous le sigle DPV du nom des membres fondateurs du Comité de publication : Herbert Dieckmann, Jacques Proust et Jean Varloot.
    Après la publication du tome XX, l'édition connut des années difficiles dues, pour l'essentiel, aux problèmes particulièrement ardus posés par les oeuvres de la dernière période. Leur résolution doit beaucoup à la mise en place d'un nouveau comité réunissant des chercheurs qui ont une responsabilité directe dans les volumes à paraître : Roland Mortier, Bertrand Binoche, Geroges Dulac, Gianluigi Goggi, Sergueï Karp et Didier Kahn. La relance de l'édition se manifeste par la publication, à l'automne 2004, du tome XXIV, prélude à celle des derniers volumes prévus dans toutes les années suivantes.

    Établie à partir des manuscrits, des premières éditions et des révisions de l'auteur, l'édition des OEuvres complètes réunit, pour chaque oeuvre, les différentes étapes de la réflexion de Diderot et le meilleur texte. Un important appareil critique de variantes et d'élucidations fournit les données indispensables à l'étude. Le plan général adopté présente l'oeuvre dans son ordre chronologique, au sein duquel sont introduits quelques groupements originaux qui éclairent la continuité des thèmes du philosophe et de l'écrivain : idées, fiction, critique, beaux-arts, encylopédie. Pour faciliter la lecture, l'orthographe a été modernisée.

    La collection comporte trente-trois volumes, imprimés sur papier vélin en monotype Bembo et reliés en toile sous rhodoïd, avec tranchefile et tête dorée. Le tirage est strictement limité à deux mille exemplaires. Les volumes sont vendus soit sous forme de souscription à la collection complète, soit à l'unité.

  • L'idée de la première édition scientifique et critique des OEuvres complètes de Diderot est née en 1958, lors de l'acquisition par la Bibliothèque nationale du fonds Vandeul. Ce riche ensemble de manuscrits provenant de la fille de Diderot, resté presque inexploité, fut sauvé par Herbert Dieckmann, professeur à l'université de Harvard. Aucun éditeur français n'ayant manifesté d'intérêt pour une entreprise d'une telle envergure, Julien Cain, alors directeur des Bibliothèques de France, fit appel à Pierre Bérès pour créer, en 1964, un Comité national d'édition des oeuvres de Diderot où figuraient André Chastel, Herbert Dieckmann, Jean Fabre, René Pomeau, Jean Pommier, Gaëtan Picon et Jean Seznec. Une équipe internationale fut constituée sous l'impulsion d'Herbert Dieckmann et de Jean Fabre, réunissant plus de soixante spécialistes, chercheurs et universitaires français, américains, italiens, allemands, danois, etc.

    En 1975 parurent les trois premiers volumes des OEuvres complètes, désignées désormais sous le sigle DPV du nom des membres fondateurs du Comité de publication : Herbert Dieckmann, Jacques Proust et Jean Varloot.
    Après la publication du tome XX, l'édition connut des années difficiles dues, pour l'essentiel, aux problèmes particulièrement ardus posés par les oeuvres de la dernière période. Leur résolution doit beaucoup à la mise en place d'un nouveau comité réunissant des chercheurs qui ont une responsabilité directe dans les volumes à paraître : Roland Mortier, Bertrand Binoche, Geroges Dulac, Gianluigi Goggi, Sergueï Karp et Didier Kahn. La relance de l'édition se manifeste par la publication, à l'automne 2004, du tome XXIV, prélude à celle des derniers volumes prévus dans toutes les années suivantes.

    Établie à partir des manuscrits, des premières éditions et des révisions de l'auteur, l'édition des OEuvres complètes réunit, pour chaque oeuvre, les différentes étapes de la réflexion de Diderot et le meilleur texte. Un important appareil critique de variantes et d'élucidations fournit les données indispensables à l'étude. Le plan général adopté présente l'oeuvre dans son ordre chronologique, au sein duquel sont introduits quelques groupements originaux qui éclairent la continuité des thèmes du philosophe et de l'écrivain : idées, fiction, critique, beaux-arts, encylopédie. Pour faciliter la lecture, l'orthographe a été modernisée.

    La collection comporte trente-trois volumes, imprimés sur papier vélin en monotype Bembo et reliés en toile sous rhodoïd, avec tranchefile et tête dorée. Le tirage est strictement limité à deux mille exemplaires. Les volumes sont vendus soit sous forme de souscription à la collection complète, soit à l'unité.

  • Le surréalisme

    Collectif

    • Hermann
    • 21 Août 2012

    Surréalistes eux-mêmes, se sont efforcées, au fil d?exposés fournis et de discussions vivantes, d?esquisser l?entier visage de ce mouvement, tandis qu?André Breton, resté discrètement dans les parages, et qui devait disparaître deux mois plus tard, donnait ses directives.
    Par la hauteur des vues qui s?y sont formulées, par la vivacité des discussions qui les ont suivies, cette rencontre, dont le présent livre fournit le principal, a précisé la silhouette d?une activité qui, malgré ses outrances voulues, est passé dans le public et a exercé une forte influence, souterraine ou affichée, sur les développements de l?art actuel.

  • Comment enseigner dans un milieu multiethnique ? Comment les enseignants s'adaptent-ils et modifient-ils leurs pratiques dans un tel contexte ? Comment peuvent-ils soutenir les élèves immigrants intégrés dans une classe ordinaire au primaire dans la langue d'enseignement et dans les matières scolaires, tout en tenant compte de l'ensemble de la classe ? Cet ouvrage vient éclairer le travail enseignant dans un contexte pédagogique multiple et complexe. À partir d'observations de classes et d'entrevues avec des acteurs en jeu pour documenter les pratiques de soutien en contexte réel de classe et pour comprendre les raisons des enseignants à l'égard du soutien et le point de vue des élèves, l'auteure met en relief le sens de la pratique enseignante de soutien qui se coconstruit dans les interactions entre l'enseignant et l'élève, selon leurs apports mutuels et les facteurs de la classe.
     

  • « Le nouveau Dictionnaire lituanien-français de Danguole Melnikiene est une ressource exceptionnelle : il offre une couverture lexicale extrêmement vaste pour le français-lituanien. L'importance quantitative de la nomenclature ne relève pas ici du simple ajout d'entrées lexicales, mais de la prise en considération minutieuse du vocabulaire lituanien et français contemporains, sans oublier le lexique marqué du point de vue diasystématique : mots familiers, mots techniques, archaïsmes, etc. Ce livre se présente donc comme une photographie lexicale précise des sociétés lituanienne et française du XXIe siècle - valeur ajoutée importante qui ne saurait être obtenue à travers la consultation d'autres ressources traductologiques, comme les corpus parallèles. L'ouvrage de D. Melnikiene est, en ce sens, la meilleure preuve que le dictionnaire continue à être un outil singulier, nécessaire et irremplaçable dans le moment actuel. »- Pr. Xavier Blanco, directeur du groupe de recherche « Phonétique, Lexicologie et Sémantique » à l'université autonome de Barcelone.

  • Le déni de l'excès

    Collectif

    • Hermann
    • 16 Mars 2011

    L'Europe n'en a pas fini avec la sécularisation. En reprendre aujourd'hui le constat exige cependant d'en changer la configuration. Telle est la proposition de cet ouvrage, bâti en dialogue : il a pris des années et plusieurs voix ont accepté, en pluralité, d'y contribuer.
    Le rapport au contemporain requiert de déplacer les appuis de la pensée et de son effectivité sociale ou culturelle. Pour prendre en compte une nouvelle civilité des intelligences, une pluralité foncière et les opacités vives des corps-sujets dont s'empare inlassablement la pensée. En demeurant dans les conditions « postmétaphysiques » de la connaissance, mais sans déni porté sur les conditions socioprofessionnelles effectives de la vie intellectuelle. C'est qu'il convient de ne plus séparer la réflexivité de la socialité, sans qu'on en soit pour autant réduit à l'éthique ; et de voir que circonscrire l'espace public comme espace privé de toute conviction sensible se « venge ». Sur ce lieu, la posture des sciences humaines et sociales demeure un enjeu décisif de démocratie réelle.
    Dans cette perspective, les auteurs ont pris à bras le corps la question, ou le souci, de ce qui excède toutes conditions données de la pensée, une pensée toujours inscrite dans des pratiques et où la question de l'excès ne peut justement échapper longtemps sans effets pervers. Penser « selon » cet excès se conquiert ici contre une homogénéisation sociale et un oubli des personnes. Dans des chemins de partage. Où sont convoqués aussi bien Lévinas que Rancière. Pour un enjeu de vie civile ordinaire, mais que resitue Philippe Portier aussi sous un angle plus classiquement politique.
    Constatant le déni de l'excès que sanctionne la schize « postmétaphysique » entre critique intellectuelle et conviction privée, plusieurs stratégies d'autoréflexion performative sont ici proposées. Elles correspondent à différentes formes de socialisation de la philosophie, de la théologie ou autre traitement du religieux, des sciences humaines. Ces stratégies et les formes de vie évoquées ne se recouvrent pas. Mais elles posent toutes le pari que le déni de l'excès conduit à un déni de l'humain, et que cela se « déjoue » dans la reconnaissance, première, de l'existant particulier, insubstituable et sociable.

  • Inspirée de la nouvelle gestion publique, la politique de gestion axée sur les résultats (GAR) a changé profondément la gouvernance du système scolaire québécois en renforçant le pouvoir du ministère de l'Éducation sur les commissions scolaires (CS) et leurs écoles.Combinant l'étude des débats parlementaires, l'exploitation des statistiques disponibles et l'analyse d'une centaine d'entretiens approfondis auprès d'enseignants, d'administrateurs et de cadres scolaires, ce livre propose une analyse multiniveau de la trajectoire et de la mise en oeuvre de cette politique dans quatre CS. Quelle vision les acteurs scolaires ont-ils de cette politique ? Quels changements organisationnels, institutionnels et professionnels produit-elle dans les CS et les écoles ? Avec quelles médiations et quelle instrumentation ? Cette politique est-elle légitime et efficace ? L'analyse montre que la GAR renforce le pouvoir des CS et des directions, car elle permet une gestion plus suivie de la pédagogie et une surveillance des pratiques des enseignants. Son efficacité reste discutable et sa légitimité faible parmi les enseignants, car la logique managériale et quantifiée de la GAR remet en question leurs conceptions de l'éducation et grignote leur autonomie professionnelle.

  • Peurs et plaisirs de l'eau

    Collectif

    • Hermann
    • 18 Janvier 2011

    Tendue entre partage et rivalité, échelle mondiale et locale, gestion privée et publique, l´eau joue un rôle social et politique central. En explorer les ressorts suppose d´interroger cultures, mythes, rites et pratiques fondatrices de notre « vivre ensemble ». Alors que les questions d´eau deviennent un enjeu planétaire, il ne s´agit ni de les réduire à leurs seules dimensions techniques ni d´en faire de purs objets de curiosité esthétique ou intellectuelle. Les rapports des hommes avec l´eau sont ambivalents. Une ambivalence que cet ouvrage nous invite à mieux comprendre. Au coeur et dans la diversité de nos civilisations, mille et une façons de conjurer les peurs et d´attirer les bienfaits ont été inventées. La dimension symbolique de l´eau est instrumentalisée tout autant qu´elle imprime représentations collectives et actes quotidiens. Face à une réalité aussi complexe, des regards croisés sont indispensables : philosophique,psychanalytique, religieux, anthropologique, artistique, géographique, paysager, urbanistique, sociologique, géopolitique, économique... humain finalement. Et le bain dans la fontaine de Trévi d´Anita Ekberg (la Dolce Vita, Federico Fellini) révèle bien autre chose que sa seule anatomie avantageuse... Face à une telle diversité, deux territoires de prédilection ont permis d´approfondir un peu plus le débat : Chine, continent de toutes les audaces hydrauliques, et Japon, archipel de l'omniprésence culturelle de l'eau. Bien d'autres contrées ont été explorées : Iran, pays Dogon, désert saharien, Altiplano sudaméricain, Mer d´Aral,Monde méditerranéen. Eaux reléguées sous la ville, eaux des jardins, eaux des campagnes, eaux des poissons..., toutes ont été convoquées. Traiter autrement des enjeux de l´eau, pour en approcher l´essentiel, dans une approche aussi sérieuse que ludique, aussi historique que prospective, aussi sensible que rationnelle : telle est la folle prétention de cet ouvrage issu des travaux d´un colloque tenu, en juin 2009, à Cerisy, et qui regroupe une trentaine de communications émanant d´experts et de responsables de plusieurs pays.

  • Avec la professionnalisation de l'enseignement, l'alternance entre l'université et le milieu scolaire est devenue un impératif dans la formation initiale à l'enseignement en éducation physique. Dès lors, les stages ont vu leur durée s'allonger, tout en devenant incontournables pour le développement des compétences professionnelles. Grâce à des allers-retours entre le milieu scolaire et l'université, il s'agit de rapprocher deux espaces de formation ancrés dans des cultures et des organisations distinctes. Cet écart que l'on cherche à combler par l'alternance est à l'origine de plusieurs programmes de formation continue, qui cherchent à articuler les expériences et les savoirs pratiques avec les connaissances issues de la recherche aux fins d'accompagnement et d'amélioration de l'enseignement et de l'apprentissage des élèves. La temporalité en alternance en formation initiale en éducation physique est donc au coeur de cet ouvrage. Dans ce domaine, les formations de terrain sont depuis longtemps caractérisées par le compagnonnage. Néanmoins, les chapitres de cet ouvrage montrent que les dispositifs de formation en alternance ont pris de l'ampleur aujourd'hui, tout en épousant des approches variées.

  • En Amérique du Nord et en Europe, c'est à partir de la fin des années 1980 que la vogue des compétences envahit le monde scolaire, les programmes d'enseignement, l'activité enseignante et, dans la même foulée, tout le domaine des formations aux professions de l'enseignement. À partir de là, les anciens programmes scolaires organisés par objectifs et par contenus de connaissances sont retraduits en programmes par compétences. La formation des enseignants subit la même opération de traduction et les anciens programmes se voient désormais fondés sur des référentiels de compétences. D'où vient cette vogue et qu'est-ce qui explique l'apparent engouement à l'endroit des compétences sur le plan tant des politiques que des réformes éducatives ? Comment les caractériser par rapport aux conceptions plus anciennes de la formation scolaire et du personnel enseignant ? En quoi modifient-elles les enjeux liés à la formation, à l'évaluation ainsi qu'à la qualification du personnel enseignant ? Quel sort est réservé aux connaissances issues de la recherche sur l'enseignement, mais aussi aux traditions scientifiques et critiques issues des sciences sociales et humaines, lorsqu'elles passent à la moulinette des compétences ? Pour traiter de ces questions, cet ouvrage réunit certains des meilleurs chercheurs et spécialistes des compétences en formation des enseignants.

  • L'École CIMPA « Dynamique des populations, contrôle et applications » s'est tenue en janvier 2009 à Pointe-à-Pitre. A cette occasion, les thèmes suivants : Dynamique des populations, Modélisation, Contrôle optimal, Contrôlabilité, stabilité, Analyse numérique ont permis à travers différents cours, exposés et travaux pratiques de rassembler des chercheurs confirmés, jeunes chercheurs, étudiants (Master, Thèse) de la Caraïbe et des régions d'Amérique latine, de confronter et de développer les recherches particulièrement sur des points communs à la sous-région comme la biodiversité, l'économie, les éco-systèmes, les flux migratoires... d'initier et encourager les échanges, partenariats entre chercheurs de la région.

    The CIMPA School "Population Dynamics, Control and Applications" was held during January 03-18, 2009 in Pointe-à-Pitre, Guadeloupe.
    To this opportunity, following topics - Population Dynamics - Modelization - Optimal Control - Controllability, stability - Numerical Analysis allowed through several lecturers, seminars and computer sessions - to meet young and confirmed researchers, students (Master, PhD) coming from Caraïbe region and Latin America.
    - to confront and to develop the researches, particularly on several subjects as in biodiversity, ecosystems, migratory flows.
    - to initiate and encourage the exchanges, the partnerships.

  • Depuis la Convention de Rio en 1992, les accords se sont succédés pour faire de la biodiversité une priorité dépassant tous les enjeux politiques et économiques. Le terme « biodiversité » en est ainsi venu, vingt-cinq ans à peine après son invention, à envahir les discours juridiques, politiques, journalistiques, et s'est même fait une place dans le discours de tout un chacun. Cette situation est exceptionnelle pour un terme né au coeur d'une science et qui joue aujourd'hui un rôle-clef dans nombre de sciences.
    Notion au carrefour des disciplines, la biodiversité fournit donc une occasion unique de repenser les pratiques scientifiques, leurs rapports aux problématiques économiques et morales, et la relation de l'homme à l'environnement. Mais cette notion, pourtant si omniprésente, s'avère insaisissable. L'expliciter implique d'examiner les usages qui en sont faits, dans toute leur profondeur philosophique.
    À assumer cette exigence, cet essai montre que l'explicitation de la notion de biodiversité est une double reconquête : celle d'une certaine expérience de la réalité biologique et celle d'une certaine capacité d'agir vis-à-vis d'elle.

  • La radiobiologie constitue l'un des outils les plus performants de la recherche en biologie. Elle a depuis vingt ans, comme toute la biologie, prodigieusement progressée grâce à l'accroissement des connaissances en biologie moléculaire et aux nouvelles techniques d'exploration du génome. Elle permet de disséquer la matière vivante, d'analyser les mécanismes de réparation des lésions à l'échelle moléculaire, cellulaire et tissulaire, de comprendre la transformation d'une cellule normale en cellule cancéreuse ainsi que le système de défense, multiples et puissants, contre la cancérogenèse chez les mammifères, notamment chez l'homme. La radiobiologie est le socle sur lequel la radiothérapie a été construite et perfectionnée, or celle-ci contribue grandement à la guérison de la moitié des cancers. Avec l'accroissement du nombre des guérisons à long terme, l'indice des seconds cancers provoqués par les rayonnements ionisants et les cytotoxiques a grandement augmentée : réduire leur fréquence est un impératif, la radiobiologie doit aider à le faire.
    Cette troisième édition entièrement réécrite, incorpore les progrès accomplis. Une équipe rédactionnelle comprenant des radiobiologistes, des radiothérapeutes et des spécialistes de la radioprotection a été constituée pour mener à bien ce projet. Ils ont travaillé en étroite liaison, sous la direction du professeur Maurice Tubiana, pour rédiger un traité qui intègre les acquis récents des recherches cliniques et biologiques et dégage quelques conclusions claires, malgré l'abondance des travaux remettant en question les idées reçues et analysant l'extraordinaire complexité de phénomènes jadis insoupçonnés.

    Ce livre sera indispensable aux biologistes, à tous les étudiants en biologie cellulaire, aux biophysiciens concernés par les rayonnements ionisants et aux cliniciens s'intéressant à la radiothérapie, au radiodiagnostic, aux applications médicales des isotopes radioactifs et aux spécialistes des la radioprotection des patients et des professionnels.

  • Cet ouvrage retrace des liens anciens et profonds entre la physiologie bernardienne et la naissance de cette discipline en Russie dans la seconde moitié du XIXe siècle, ainsi que les circulations qui en résultent dans le domaine des sciences du système nerveux avant, pendant et après la période stalinienne. L'objectif de ce travail est de montrer les enjeux et les conséquences scientifiques de l'alternance de périodes de communication et de repliements entre écoles de recherche de pays différents en neurophysiologie et dans les domaines voisins. Il apparaît alors que les anciennes relations franco-russes ont joué un rôle majeur dans la constitution d'une neurophysiologie internationale après la mort de Staline et que la nouvelle rencontre entre Est et Ouest dans ce domaine n'a pas fini de faire naître des programmes de recherche transdisciplinaires à la marge de cultures très différentes comprenant notamment la science pavlovienne des réflexes et les précybernéticiens russes.

  • Nouvelle traduction par Étienne Osier-Ladermann Publié en 1839, ce mémoire, couronné par la Société royale des Sciences de Norvège, est une tentative de Schopenhauer pour répondre à la question : la liberté de la volonté humaine peut-elle être prouvée à partir de la conscience de soi ? Schopenhauer y développe sa célèbre thèse ô combien paradoxale selon laquelle « chaque homme agit selon sa manière d'être, et l'action, chaque fois nécessaire conformément à celle-ci, n'est déterminée, dans une situation individuelle, que par ses motifs ». Thèse qui conduit à affirmer la liberté humaine du point de vue de l'être et de l'essence, tout en la niant pour chaque être humain du point de vue de son existence phénoménale.

  • S'il est une clé qui donne accès au coeur même des idées politiques de Diderot, si mal connues encore, c'est bien l'ensemble des seize petits textes écrits par le philosophe en 1772 et aussitôt diffusés sous le titre de «Fragments politiques échappés du portefeuille d'un philosophe».
    Les thèmes de ces « fragments » sont très divers, et même disparates : le fondement de la morale, le caractère de l'homme sauvage, l'homosexualité (le « goût antiphysique ») des indigènes de l'Amérique, mais aussi et surtout la critique féroce du « despote juste et éclairé », la mise en cause du modèle chinois prôné par les physiocrates.
    La plupart de ces fragments constituent des jalons essentiels dans la réflexion philosophique et politique de Diderot. Le fragment « Sur la Russie » prend à cet égard une importance toute particulière : reprenant des idées de Hume, de Golitsyn et de Sanches, ce texte devient le noyau même des idées politiques du philosophe sur la Russie - qui ont été jusqu'à présent, et bien à tort, très largement sous-estimées -, et plus généralement sur la façon dont un peuple barbare peut être transformé en peuple civilisé.
    Destinés à la seconde édition de l' « Histoire des deux Indes » de l'abbé Raynal (1774), ces « fragments » nous ont été également conservés dans un manuscrit original, sous une forme qui permet de documenter de façon précise la pratique de l'« écriture fragmentaire » à laquelle Diderot s'est souvent adonné dans sa collaboration à l'ouvrage de Raynal.

  • En 1659, Michel de Pure publie anonymement un ouvrage intitulé Épigone, histoire du siècle futur qui, en tant qu'allégorie du roman héroïque, poursuit l'importante réflexion sur l'évolution du genre romanesque que les propos ambigus de La Pretieuse avaient lancée. Mais les lecteurs et spécialistes du xviie siècle ignorent encore souvent que ce long roman a reçu une place, certes modeste mais séminale, dans l'histoire de la science-fiction ; il y est souvent reconnu comme la première « anticipation » (et pour certains une des premières « uchronies ») parce qu'il aurait déplacé, pour la première fois de manière soutenue, la représentation utopique non plus dans l'espace mais dans le temps.

  • Comment aider Delphine qui voudrait que l'école n'existe pas ? Que signifie la résistance d'Abdoul aux pratiques d'évaluation de son enseignant ? Ou, encore, quels éléments sont en jeu dans l'arrivée inopinée de Zahi en cours d'année ? Cet ouvrage permet une immersion dans la pratique d'un enseignant qui relate, au moyen de huit récits, des expériences qu'il a vécues et qui l'ont interpellé. Chacun de ces récits rend compte d'un moment pédagogique particulier ainsi que des interrogations et des réflexions qu'il a suscitées chez le praticien.

    La pratique ne se suffit pas à elle-même pour relever les enjeux pédagogiques relatifs à tout acte d'enseignement. Chaque récit est donc suivi d'une analyse, fondée sur une problématisation du moment pédagogique, faisant dialoguer la complexité de la profession enseignante avec divers éclairages théoriques. Cette présentation originale permet une articulation entre pratique et théorie. Les étudiants, enseignants et formateurs y trouveront un matériel d'analyse de la pratique orienté sur l'exercice du jugement professionnel.

  • La compétence professionnelle de la planification à long terme ne relève pas seulement d'un ensemble restreint de techniques aisément cernables, mais se développe progressivement à travers un large répertoire de situations de formation. Longtemps comprise comme objet de description ou de prescription, elle s'avère une compétence à développer dès la formation initiale. La macroplanification augmente la qualité et la clarté de l'enseignement puisqu'elle s'appuie sur des fondements théoriques qui permettent le découpage cohérent des objets de connaissance, tout en prenant en compte la complexité de l'enseignement liée notamment à la durée.
    En réunissant des participants du milieu universitaire et des milieux de pratique, cet ouvrage donne accès à divers modèles de planification dans des disciplines aussi variées que le français, l'anglais, les mathématiques, l'univers social, la littérature, les sciences, mais également à des modèles de planification liés aux technologies de l'information et de la communication (TIC), à la communication avec les parents ou à l'éducation non formelle.

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