Vie pratique & Loisirs

  • La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression,  qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.

  • Rien ne va plus au pays des rillettes du Mans, de l'andouille de Vire et de la saucisse de Morteau ! La France, cette vieille nation qui se rêve toujours en phare mondial de la gastronomie et du savoir-vivre assiste, un brin inquiète, à un drôle de spectacle.
    Voilà que le ton monte autour de l'ingrédient incontournable de sa cuisine nationale : le cochon ! Dans toutes les provinces de France, si fières de leurs spécialités culinaires, il ne se passe pas une semaine sans que celui-ci ne provoque ici ou là un malentendu ou une chamaillerie : présence de jambon au menu de la cantine, étalage de cochonnailles lors d'une réunion publique, fabricants de bonbons pris en flagrant délit dans la composition de leur gélatine, supermarchés qui bannissent le cochon de leurs rayonnages..., la liste est longue. Mais que se joue-t-il derrière cette querelle qui a envahi les médias et pris un tour idéologique inquiétant ? Manger du porc, est-ce une preuve d'intégration ? Être français, ce serait manger du porc ? C'est en tout cas ce que pensent les extrêmes droites françaises, qui ont fait de la défense du cochon dans l'alimentation française leur cheval de bataille. Les auteurs de ce livre, revenant d'abord sur l'histoire de l'interdit du porc dans les religions juives et musulmanes, proposent ainsi en creux une réflexion sur l'intégration et l'assimilation en France.

  • « Monsieur Diop mène dans ce livre un excellent travail de déconstruction et de réappropriation de la notion d'art africain. L'art africain a manqué de critiques et de commentateurs africains et s'est vu dépossédé, dès le départ pourrait-on dire, de sa théorisation au profit de regards étrangers. Le grand mérite de l'auteur est d'avoir abordé un sujet complexe et encore mal étudié, où beaucoup restent prisonniers des catégories coloniales au moment même où la réflexion est aussi mise sous pression par les catégories de l'art contemporain. Monsieur Diop est appelé à devenir un spécialiste de premier plan de l'art africain dans ce qu'il a de contemporain comme dans ce qu'il a de classique. » (Yves Michaud)

  • Remonter aux sources de l'art culinaire et de son histoire en France, du quatorzième siècle à la fin de l'Ancien Régime, tel est le propos de Livres en bouche. Ce catalogue révèle la richesse du patrimoine culinaire de la France, reconstitué à partir de collections provenant pour l'essentiel de la Bibliothèque nationale de France, en particulier de la Bibliothèque de l'Arsenal. Écrit par des historiens de l'alimentation et de la table et des spécialistes du livre de cuisine, l'ouvrage offre à la fois une vue d'ensemble des pratiques alimentaires de la France et des informations sur les sources de l'histoire culinaire. À côté de recueils de recettes et de manuels sur l'art de servir et de se tenir à table, apparaissent des traités d'économie rustique ou domestique, des livres de médecins ou d'agronomes, des recueils d'adresses pour l'approvisionnement. On y décrit les ouvrages les plus célèbres consacrés à l'art culinaire, du Viandier de Taillevent à la Cuisinière bourgeoise de Menon, les grands classiques tels que Le Cuisinier français de La Varenne ou Le Cuisinier royal et bourgeois de Massialot. On y rencontre des raretés comme le premier Viandier manuscrit, en rouleau, ou l'unique exemplaire du Petit Traité auquel verrez la manière de faire cuisine, sans oublier la Cuisinière républicaine de Mme Mérigot, première femme à qui fut attribuée la rédaction d'un livre de cuisine. Ce parcours historique s'achève avec Grimod de La Reynière et son Almanack des gourmands, où la littérature culinaire cède déjà le pas à la littérature gastronomique.

  • En 1982, le paysagiste Bernard Lassus et son équipe sont lauréats du concours pour l'aménagement du site de la Corderie Royale de Rochefort-sur-Mer. Simultanément à la rénovation du bâtiment historique, Bernard Lassus conçoit un projet paysager ambitieux. Alors que l'arsenal fermé depuis 1926 coupait la ville de La Charente, il offre aux habitants un vaste parc urbain qui ouvre la ville sur la mer.C'est également un parcours dans le temps par lequel est conçu le projet paysager. Depuis le xviie siècle, la ville de Rochefort arme la marine française pour la conquête des Amériques. À leur retour, pour ne pas faire naufrage, les navires sont chargés d'espèces végétales provenant de Virginie ou du Canada, transformant la fonction militaire de Rochefort en un « port de terre ». L'évocation poétique de cette épopée botanique structure le projet du Jardin des Retours.Faisant partie des Grands projets du Président de la République en région, François Mitterrand, le Jardin des Retours est une oeuvre reconnue internationalement. Il associe la rénovation d'un monument historique à une démarche narrative pour un renouvellement d'activité économique et qualifie l'originalité des créations de Bernard Lassus. Celle-ci investit, en outre, la question contemporaine des rapports patrimoniaux entre monuments et jardins et de leur protection respective.

  • Ce livre issu d'un colloque tenu en juillet 2010, au Centre culturel international de Cerisy, a réuni des spécialistes de disciplines très diverses partageant un intérêt pour les animaux. Certains les étudient dans la nature ou dans les laboratoires, là où d'autres enquêtent auprès de chasseurs, d'éleveurs, de soignants, d'activistes ou de protecteurs. De tous ces récits, ressort le fait que les animaux importent à chacun de leurs auteurs, qu'ils vivent avec eux, les chassent ou les protègent, ou encore qu'ils en fassent un objet de savoir. Tous s'interrogent sur la façon dont nous faisons aujourd'hui société avec des animaux et sur les formes du « vivre ensemble » que nous devons inventer. Que savons-nous de ces animaux ? Que pouvons-nous imaginer de ce que nous ignorons ? Mais surtout : en quoi ce que nous en savons modifie-t-il notre façon d'être avec eux ?

  • Les jardins historiques ; théories et pratiques de leur restauration par Pierre-André Lablaude Nouv.

    L'art de bâtir un jardin, constitué à 90 % de non-végétal, à savoir de minéral, de terrassement, d'hydraulique, de clôture, de statuaire et de mobilier, c'est avant tout structurer un espace, lui restituer une échelle, dans son paysage en général comme dans ses espaces particuliers. Paradoxalement, dès sa création, un jardin est voué à l'inéluctable destruction de son image, chaque stade de son déclin recelant une véritable valeur artistique, onirique, pittoresque... historique. Le traitement en conservation ne pouvant exister, sa restauration représente un défi pour les architectes du patrimoine : celui du choix entre les valeurs « poétiques, esthétiques, scientifiques, intellectuelles, mais aussi la constante référence à la philosophie et à la Foi ».

    Mise en perspective de l'enseignement académique et pratique de Pierre-André Lablaude, architecte en chef des Monuments historiques, cet ouvrage retranscrit dans un premier temps le cours magistral sur l'histoire et la restauration des jardins qu'il dispensa à l'École de Chaillot à Paris de 2002 à 2018, mais également à Madrid, Lisbonne, Rome et à l'École de Chaillot en Asie.

    Les études de cas données en seconde partie, principaux chantiers de l'agence Lablaude (Versailles, le Mont-Saint-Michel, Royaumont, les abords de la cathédrale de Rouen, de grands domaines privés tels Farcheville, La Constantinière, ou encore le jardin de l'empereur du Japon à Tokyo...), illustrent l'ampleur de la réflexion tant sur le plan de la connaissance du sujet que la diversité des problèmes pratiques.

  • Charles Darwin (1809-1882) est peu reconnu pour son activité scientifique d'entomologiste. Or, l'entomologie a tenu un rôle essentiel dans l'élaboration de sa théorie. C'est cet aspect du travail de Darwin qu'Yves Carton nous dévoile ici. Ponctuée d'observations originales, sur les abeilles et les bourdons par exemple, la première partie de ce livre retrace l'attrait de Charles Darwin pour l'entomologie durant son cursus universitaire, les cinq années de son périple autour du monde sur le Beagle et, à partir de 1842, dans sa propriété de Down. Dans la deuxième partie, l'auteur évoque la place de l'entomologie dans ses ouvrages. La publication de L'Origine des espèces en 1859 provoqua notamment un bouleversement radical dans ses relations avec les entomologistes anglais. Il y a un avant Origine des espèces, très consensuel, et un après, très polémique. Mais certains d'entre eux, qui avaient compris le bien-fondé de sa théorie, contribuèrent fortement à sa diffusion. Enfin, dans une troisième partie totalement inédite, l'auteur décrit les relations des entomologistes français avec le darwinisme. Il y analyse l'accueil, le plus souvent négatif, des nouveaux concepts sur l'évolution, et l'influence du néolamarckisme sur leur compréhension. Aucun ouvrage, même en langue anglaise, n'avait auparavant traité de cette question.

  • Ce collectif vient poser une réflexion sur l'évaluation au moment où elle occupe une place sans cesse croissante dans nos sociétés occidentales. Dans un contexte sociopolitique fortement marqué par l'obligation de résultats, elle apparaît en effet comme un outil privilégié de gestion des politiques dans tous les secteurs. Le champ de l'éducation n'échappe pas à cette montée de l'évaluation qui n'est pas étrangère au mouvement de mondialisation et renforce la compétitivité entre les pays. Elle est aussi en lien avec la mobilité professionnelle croissante qui conduit à rechercher une harmonisation des cursus de formation et des diplômes de l'enseignement supérieur en vue de favoriser l'échange de savoirs, la mutualisation des connaissances et l'accès au marché du travail. Dans ce cadre, le rôle institutionnel de l'école, elle-même de plus en plus confrontée à une logique de marché, se trouve redéfini. Ce collectif soulève ainsi diverses interrogations sur les pratiques évaluatives de divers ordres en éducation pour examiner et relativiser leur portée à la lumière des enjeux socio-éthiques et sociopolitiques qu'elles soulèvent. Il invite à réfléchir à ces questions à partir de points de vue multidisciplinaires susceptibles d'aider à mieux cerner leur complexité et les risques d'instrumentalisation ou autres dérives auxquels elles peuvent conduire.

  • Dans leur très grande majorité, les organisations poursuivent le désir d'être perçues comme de bons employeurs. À l'heure de l'hypermédiatisation, de nombreuses sources d'informations permettent à toute personne désireuse de joindre un employeur futur de collecter des données économiques ou sociales. Que cette information soit fondée ou non, réelle ou déformée, liée à un jugement de valeur ou à un jugement de fait importe peu. Parce qu'elle est rendue disponible, elle permet au futur employé de se forger une intime conviction sur la nature et la qualité du contexte d'emploi de l'entreprise ciblée. L'information agit alors comme une force d'attraction, élevée ou faible. Dans ces conditions, l'urgence vise la conservation des personnes en emploi. Mais doit-on retenir ou fidéliser les employés ? À partir de quel point l'attraction détermine-t-elle le désir des employés de rester dans l'organisation ? La fidélisation des ressources humaines se distingue-t-elle de la rétention des ressources humaines ? Cet ouvrage s'adresse à toutes les personnes intéressées par les défis posés par les ressources humaines en matière d'attraction, de rétention et de fidélisation. Les chercheuses et chercheurs avancés, de même que les étudiantes et étudiants des cycles supérieurs qui souhaitent se spécialiser sur les thématiques couvertes sont particulièrement visés par cet ouvrage.

  • Ces dernières années ont vu un renouveau des jardins de toutes sortes (familiaux et collectifs, partagés, potagers, d'agrément ou paysagers, petits et grands, connus ou anonymes) à travers de nouvelles pratiques, manifestations et publications. Et si ce renouveau était une réponse aux crises économique, sociale et environnementale qu'affrontent les sociétés contemporaines ? Et si les jardins, en s'imposant comme le lieu d'apprentissage d'un nouveau rapport au temps, à la nature, aux autres, nous préparaient à un monde durable ? Telles sont les hypothèses que le présent ouvrage se propose d'exposer à partir des conférences et des témoignages recueillis au cours d'un colloque atypique organisé en août 2012 au Centre culturel international de Cerisy. Par son ample iconographie et son format, le présent livre a été conçu à son image. Soucieux d'articuler expertises scientifiques, savoirs professionnels ou amateurs, et expériences sensibles, il offre les contributions d'universitaires, mais aussi de praticiens, de professionnels et d'artistes.

  • Personne ne mettrait en doute le fait que les enfants pensent naturellement. Mais, de là à affirmer qu'ils peuvent faire une différence sur l'avenir, le leur et celui de nos sociétés, par le développement de leur pensée, il est évidemment permis d'en douter. Le présent ouvrage répond précisément à ce doute. D'abord, en mettant en évidence des habiletés de penser chez l'enfant. Ensuite, en faisant connaître ce que l'approche de philosophie pour enfants de Matthew Lipman, utilisée dans plusieurs dizaines de pays, a proposé et ce qu'il en est résulté. Finalement, en présentant l'application qui a été faite de cette approche dans un programme de prévention de la violence et des résultats qui en ont découlé. C'est un voyage dans l'univers des enfants qui pensent que vous propose ce livre. Sans faire de nos enfants de petits rois, il semble bien qu'ils aient des choses importantes à nous dire sur le futur qui les attend. Des enseignants en ont d'ailleurs fait l'expérience.

  • Les démocraties économiques produisent en accéléré un appauvrissement du monde. Elles programment même un dégraissage de leurs populations actives de l'ordre de 80%. Pour légitimer leurs régulations, justifier leurs performances catastrophiques et les crimes spéculatifs de leurs banques, elles n'agitent que ce schibboleth appelé par Joseph Stiglitz le "consensus de Washington" : libéralisation, privatisation et austérité.
    Elles développent sans sourciller une esthétisation pathologique du monde à l'aide d'un chamanisme économique qui les dispense de se soumettre à ce qui devrait régler leur développement : le jugement d'objectivité qu'elles sont appelées à porter sur leurs propres résultats. C'est ainsi qu'elles parasitent, sous couvert d'expérimentation, la puissance de l'imagination créatrice que l'être humain s'est forgée pour surmonter l'absence de ses coordinations héréditaires à l'environnement.
    La maladie mortelle qu'elles propagent n'est pourtant qu'un autisme de la réflexion. Le sursaut doit venir d'un dialogue transculturel, seul remède pour guérir de la mondialisation.

  • L'histoire des animaux nous intéresse en proportion des services qu'ils peuvent rendre à l'homme ou des plaisirs qu'ils procurent.
    À ce point de vue, le Faucon a joué et peut jouer encore un rôle très important. Il y a longtemps qu'on a trouvé le moyen d'exploiter la force et l'instinct destructeur de diverses espèces de la famille des Falconidés. les premiers essais n'ont pas tardé à continuer un art qu'on a toujours mais bien gratuitement considéré comme très difficile.
    La fauconnerie a été la distraction favorite de la noblesse de tous les États d'Europe, et, de nos jours, elles est encore très recherchée pas les Orientaux et les Arabes.

  • Le développement et la commercialisation de plantes génétiquement modifiées, ou de produits alimentaires qui en sont issus suscitent depuis les années 1990 de nombreuses controverses. Confrontés aux diverses oppositions exprimées par le public, plusieurs pays ont eu recours ces dernières années à des comités d'éthique, ayant pour mission de procéder à une évaluation éthique de la diffusion de cultures de plantes transgéniques. Ces comités sont censés être pluralistes et fournir des avis indépendants. Afin d'examiner si tel en est le cas, nous nous interrogeons sur la façon dont fonctionnent ces comités et analysons comment s'y pratique une éthique appliquée. Ces comités sont-ils effectivement des lieux où s'exprime une véritable pluralité de points de vue ? Comment a-t-on construit des avis consensuels ? Quels présupposés philosophiques président à la formation de ces avis ? Les avis ont-ils été pris en compte par le politique ? Ont-ils été à l'origine de débats ouverts et poursuivis dans d'autres arènes et milieux ? Au vu de l'analyse du fonctionnement de ces comités et de l'examen du contenu de leurs avis, nous proposons enfin une méthode pour l'évaluation éthique des plantes transgéniques. L'ensemble de cette étude nous permettra de formuler des recommandations à la fois sur le fonctionnement des comités d'éthique et sur l'articulation de leur travail avec le débat public.

  • Neiges et glaces

    Metzger Alexis

    • Hermann
    • 18 Février 2015

    En diverses contrées, le froid a attiré le regard des scientifiques, voyageurs, artistes et autres penseurs. Les neiges et les glaces, saisonnières ou persistantes, se sont ainsi prêtées à de multiples études et expériences que ce livre propose de mettre en lumière. Tous nos sens seront mis en éveil par le froid, depuis le toucher des neiges éternelles jusqu'au goût des glaces et autres douceurs japonaises. Certains aspects en histoire de la climatologie ou de la physique du froid seront également explorés. Ils témoignent des liens forts entre science et imaginaires. Historiens, géographes, littéraires, passionnés de montagne ou de voyage, zélateurs de l'hiver ou météophiles de la neige... Chacun pourra explorer des facettes méconnues du froid en gagnant de l'altitude ou en partant vers le nord. On découvrira alors les arcanes face auxquelles était exposé José Arcadio Buendia qui « paya et put alors poser la main sur la glace, et l'y laissa plusieurs minutes, le coeur gonflé de joie et de crainte à la fois au contact même du mystère » (Cent ans de solitude).

  • Nourriture et « météo » sont deux facteurs élémentaires, intimement liés, de la vie des hommes. Qui ne connaît la « marchande des quatre-saisons » vendant les fruits et légumes du moment, ou l'imprévoyante cigale de La Fontaine, « fort dépourvue / Quand la bise fut venue » ? L'alimentation et le temps qu'il fait sont deux « phénomènes totaux » : ils relèvent d'une expérience corporelle, de facteurs émotionnels et d'un apprentissage socioculturel. Ils déterminent la vie quotidienne à tous les niveaux ; et les hommes cherchent à régler cette double dépendance par des normes collectives, dans une visée de contrôle, de prévision et de protection. Dans ce volume, les contributions de chercheurs d'horizons disciplinaires différents météorologie, géographie, histoire, sociologie, littérature, ethnologie étudient le lien étroit entre food and weather sous tous les aspects. Chacun subit le rythme des repas et celui des saisons, le « temps qui passe » et le « temps qu'il fait » : le repas en plein air les associe de la façon la plus frappante. L'état du ciel et les nourritures et boissons représentent une expérience partagée, voire une communauté. Considérée dans la longue durée, l'identité d'un groupe est donc déterminée à la fois par ses représentations d'un climat donné et par une culture alimentaire spécifique.

  • En sciences sociales comme dans de multiples contextes professionnels, les usages de méthodes fondées sur le jeu ou de théories qui utilisent des concepts liés au jeu sont extraordinairement divers. Cet ouvrage, issu d'un colloque tenu à Cerisy en 2013, rassemble des contributions qui donnent à voir et à penser toute la richesse de ces usages du jeu, de leurs contextes, de leurs enjeux, de leurs fondements, de leur portée. Au spécialiste de telle ou telle approche fondée sur le jeu chercheur, professionnel ou étudiant , l'ouvrage apporte des ressources pour enrichir la réflexion, recouper avec d'autres pratiques et perspectives du jeu, aider à se faire une vue d'ensemble. À un public plus large, intrigué par l'omniprésence et le caractère à la fois éclairant et fuyant de la notion de jeu, l'ouvrage offre un parcours de découverte riche en surprise et de multiples occasions de réflexion.

  • L'érotique du tennis

    Franck Evrard

    • Hermann
    • 21 Avril 2011

    Le tennis est un sport où l´érotisme s´immisce partout, avec une singulière puissance. De la tenue vestimentaire des joueurs (et des joueuses) aux instruments du jeu (raquette et balle) avec lesquels un rapport fétichiste peut s´établir, en passant par les rebonds hasardeux de la petite balle jaune contre le filet, tout renvoie à un univers sexualisé. L´ambiguïté délicieuse du double mixte ou la mentalité, parfois perverse, des joueurs qui pratiquent l´art de l´amorti vicieux ou du passing shot foudroyant, ne font que révéler les liens étroits que le tennis entretient avec un certain esprit de badinage.
    Dévoilant les dessous - affriolants - du tennis, Franck Evrard redessine le paysage de la culture tennistique, qui s´exprime aussi bien dans la cartographie sensuelle des courts en terre battue que dans la littérature ou le cinéma. Cet essai alerte fait ainsi se croiser Lolita, la jeune nymphette de Nabokov, et des joueurs comme McEnroe, Borg, Nadal ou Federer. L´auteur démontre ainsi, non sans brio, que le tennis est une sublime expression à la fois de l´énergie libidinale de l´être humain et de sa culture.
    « Tout amateur assidu [...] devrait lire et relire ce livre afin d´y puiser une certaine sagesse et un véritable esprit sportif applicables non seulement sur le court mais dans l´existence elle-même » Denis Grozdanovitch Professeur de lettres, enseignant à l´université Paris VII-Denis-Diderot, Franck Evrard est l´auteur d´une trentaine d´ouvrages consacrés à la littérature, dont La Littérature populaire.
    Une révolution culturelle - XIXe siècle et début du XXe siècle (2008), Les Vraies Difficultés de la langue française (2007), Sexyvilisation (sous la direction de Roger Dadoun, 2007) ou encore Dictionnaire passionné du football (2006). Il est surtout cet amateur hédoniste, le joueur du dimanche qui court éperdument après une petite balle jaune.

  • Que font les philosophes ? La philosophie est-elle un savoir à intégrer, un état à subir, une vocation à poursuivre, une fin à réaliser? Vise-t-elle à bien penser, à bien savoir, à bien se conduire, à bien vivre  ? Le philosophe est-il un professionnel et la philosophie est-elle une profession parmi d'autres  ?
    D'un point de vue optimiste et bienveillant, on peut considérer les philosophes comme des écologistes de l'esprit, des spécialistes de l'Umwelt idéel, du milieu d'idées qui sert d'oxygène à l'esprit humain. Les philosophes sont des artisans d'idées, des spécialistes de la construction, de l'entretien, de la réparation, de la transformation d'objets idéels qui servent d'échafaudage à notre monde physique, psychique, idéel  ; objets qui ont besoin d'être revus en fonction des changements qui ont lieu en permanence dans leurs fondements matériels, scientifiques, historiques, sociologiques, psychologiques, etc. Sous cet aspect, la philosophie peut être vue comme un art de l'imagination qui vient se greffer sur des morceaux de réalité, et le philosophe comme un bricoleur artiste.

  • Suite à l'offensive allemande du 10 mai 1940, un vent de panique va pousser les populations, à se jeter sur les routes, en essayant de trouver vers le sud un improbable abri. Huit millions de Français cherchèrent ainsi à fuir, soit de l'ordre du cinquième de la population. À partir de témoignages de personnes ayant vécu ces événements, il s'agit de comprendre comment les populations s'organisèrent, ce qui les conduisît à fuir plutôt qu'à rester, de quels appuis elles bénéficièrent et la manière dont elles affrontèrent ces situations traumatisantes. Si certaines familles anticipèrent, d'autres agirent dans la plus extrême urgence. À partir de l'analyse de témoignages se dessine ici l'image complexe de populations cherchant à faire face, avec les maigres moyens dont elles disposent, alors que tout s'effondre, tant sur le plan militaire que politique. L'exode reste encore un sujet tabou. Il continue à hanter nos mémoires.

  • La naissance de l'aviation est généralement datée du 17 décembre 1903, avec les vols des frères Wright. Mais l'année 1890 marque l'origine des techniques aéronautiques, avec les essais méthodiques de Clément Ader et d'Otto Lilienthal. Combien d'innovations depuis ! Grandes ou petites, elles sont nées de l'esprit fertile d'inventeurs passionnés ou des recherches d'équipes pluridisciplinaires élaborant des projets d'avions, d'hélicoptères, de missiles et de drones !
    Pour les avions, la course aux performances, en vitesse, en altitude, en charge utile et en rayon d'action s'est poursuivie pendant tout le XXe siècle. Mais si la devise du Baron Pierre de Coubertin pour les Jeux Olympiques, « Plus vite, plus haut, plus fort », a pu s'appliquer à l'aéronautique, il convient maintenant de la remplacer par « Plus efficace, plus écologique et toujours plus sûr » : de plus en plus, la nécessité de concilier l'efficacité opérationnelle avec le comportement environnemental s'est imposée.
    La réalisation de familles d'appareils ayant un large tronc commun a réduit les coûts ainsi que les délais de production et d'utilisation, tandis que la conception globale par « systèmes » s'est généralisée, grâce à l'emploi des techniques numériques. Les nouveaux progrès résulteront d'esprits ouverts à toutes les avancées dans des disciplines variées, comme l'ont montré les brillants innovateurs, français et étrangers, cités dans le présent ouvrage.
    Innovation et aviation continueront à avancer de pair et élargiront toujours davantage le champ des activités humaines qui bénéficient des progrès des techniques aéronautiques.

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