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  • Malgré la financiarisation des économies le crédit inter-entreprises occupe aujourd'hui une place majeure dans la structure financière des firmes petites et grandes dans le monde. Malgré cela, il a longtemps été négligé par les historiens de l'économie qui préfèrent travailler sur des sources de financement plus accessibles et plus formalisées.
    Les études historiques présentées dans ce livre analysent sur un long XXe siècle le crédit inter-entreprises en Europe occidentale, à la fois sous sa forme de crédit commercial (la première source de financement à court terme des firmes) et celle de crédit financier (financement direct interentreprises, crédit intra-groupe, crédit de la famille et/ou du réseau?).
    Réalisé par une équipe internationale de chercheurs, ce recueil livre une première contribution à l'histoire du financement inter-firmes des entreprises européennes, dont on retrouve bien des traits aujourd'hui dans les flux massifs de capitaux circulant à l'intérieur des groupes mondialisés.
    Il montre que loin de se réduire à une forme archaïque de financement qui résulterait des imperfections du marché des capitaux, le crédit interfirmes correspond à un besoin de coordination et d'adaptation des firmes à leur environnement et au progrès technique.

  • Comment un État ou un groupe d'États peut-il entrer dans une crise de la dette publique et comment peut-il s'en sortir ? Ce livre a pour objectif de soumettre à l'expertise des historiens la question qui agite autant le monde savant que les politiques, les citoyens et les médias :
    Leur champ expérimental est vaste, il autorise les comparaisons dans le temps et dans l'espace, de l'Amérique latine à la Russie. Leurs observations et leurs constats entrent en résonance avec les théories ou les faits énoncés ou révélés par les économistes et les sociologues, ouvrant ainsi la voie à un véritable dialogue interdisciplinaire.
    Cet ouvrage entend rendre compte de ces épisodes sans doute improprement appelés « crises ». Il s'agit, en effet, de solliciter l'expertise des auteurs sur un faisceau d'expériences historiques depuis le XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, et leur demander d'analyser à la fois les évolutions qui ont conduit à une montée de la dette publique et les remèdes qui ont pu être appliqués pour tenter de la juguler. C'est un nouvel éclairage sur des processus qui peuvent faire déraper la dette publique et sur les méthodes employées pour la réduire, l'endiguer, voire l'annuler.

  • Depuis l'Ancien Régime, la France doit faire face à l'émergence de nouveaux compétiteurs qui attaquent ses productions traditionnelles. La montée en gamme apparaît comme un enjeu crucial que l'histoire économique peut éclairer. En effet, le made in France évoque l'histoire d'un produit, d'une entreprise, d'un territoire mais également la mobilisation de savoir-faire uniques et ancestraux. Cet ouvrage pluridisciplinaire s'attache à comprendre les spécialités du commerce extérieur français du xixe au xxie siècle. Il interroge en outre le succès des « articles de Paris », des parfums et vins français, des entreprises familiales françaises du luxe mais également des montres suisses, des créateurs et créatrices de mode italiens et de l'industrie automobile allemande. Enfin, il invite à repenser les notions de terroir, de cluster (réseau d'entreprises locales) ou encore de marque.

  • Lancée en France en 1968, la rationalisation des choix budgétaires, dite RCB, constitue une séquence importante des politiques de réforme de l'État sous la Ve République. Elle est la première tentative d'une introduction généralisée du management dans la gestion des finances publiques. Croisant les approches d'historiens, de sociologues, de politistes et de juristes, cet ouvrage rassemble des enquêtes originales qui analysent les nombreuses dimensions de cette politique : la genèse et le développement des savoirs et des techniques de rationalisation des choix budgétaires ; le processus de réforme, les coalitions et les luttes de pouvoir au sein de l'appareil d'État auxquelles il donne lieu ; enfin, son institutionnalisation dans l'administration française, ainsi que les appropriations variées dont la RCB a fait l'objet dans les différents ministères. Ce livre est le troisième volume d'une série d'ouvrages sur l'histoire de la gestion des finances publiques au xixe et au xxe siècle. Le premier volume (1815-1914) étudiait le développement intriqué d'un droit public financier et des premiers instruments gestionnaires lui donnant corps dans l'administration. Le deuxième volume (1917-1967) mettait en évidence la figure dominante du contrôle, sous toutes ses formes, appliqué à la dépense et à la gestion des services publics. En étudiant les dynamiques de réforme rangées sous le nom de rationalisation des choix budgétaires, le présent ouvrage montre comment la RCB se situe à la charnière de deux périodes et de deux conceptions du pilotage de l'État central : celle de la planification et des instruments de programmation de l'action publique ; celle du management public et du développement des méthodes modernes de gestion.

  • Par-delà les multiples définitions dont il a fait l'objet, le New Public Management (NMP) renvoie à la volonté et à l'action de transposer les outils, modes de gestion et d'organisation du secteur privé vers le secteur public.

    Cet ouvrage En finir avec le New Public Management est tout entier consacré aux problèmes que le NPM pose. Il réunit certaines des contributions prononcées lors des Rencontres internationales de la gestion publique qui réunissaient à Bercy en mai 2014 les chercheurs et praticiens spécialistes de cette question.
    Les textes se répartissent ainsi en trois catégories : tout d'abord, des recherches qui circonscrivent le NPM en analysant son origine, son contenu et sa portée sur les administrations, en France, en Europe et dans le monde ; ensuite des recherches qui énoncent les vices dissimulés et les effets imprévus du NPM et, enfin, des travaux qui explorent les formes que prennent ou pourraient prendre l'action publique après le NPM.

  • Cette édition annotée des Mémoires d'un ministre du Trésor public de François-Nicolas Mollien est un ouvrage essentiel pour comprendre l'histoire financière de la fin de l'Ancien régime à la chute de l'Empire. Ce troisième tome et consacré à la fin de l'Empire : l'alliance de Napoléon avec l'Autriche et son mariage avec Marie-Louise, la campagne de Russie, les Cent-Jours. Ces Mémoires, avec l'éclairage de David Lionel Jauneau sous la direction scientifique de Matthieu De Oliveira, décrivent les difficultés à gérer les finances de l'Empire dans une période de combats intenses dans toute l'Europe.

    Cet ouvrage a été publié avec le soutien de la Fondation Napoléon.

  • La fraude est ici appréhendée dans toutes ses dimensions, spatiales, temporelles, politiques, économiques, juridiques et sociales. Ce livre est le résultat d'un vaste programme de recherches internationales et entend surtout éclairer les relations entre fraudes et territoires.
    La porosité des frontières politiques ou « naturelles » - mais toute frontière est artificielle - délimite avant tout une géographie des contournements. Placée dans une perspective de longue durée, car le phénomène de la fraude est ancestral, la fraude se sert des difficultés, voire de l'absence de volonté, des États à contrôler tous les flux ou plutôt les marges. La fraude est une activité économique, par définition mal connue, qui, dans certaines circonstances (guerre, occupation, pénurie...) prend une place prédominante dans la vie quotidienne des populations. Elle peut aussi devenir une question de survie. Les règles juridiques et légales, qu'elles soient douanières ou fiscales, induisent des comportements frauduleux qui proviennent parfois de traditions commerciales préexistantes aux normes étatiques. Enfin, la fraude, malgré ses dangers, fait vivre les fraudeurs et engendre des corps de contrôle.
    Du Tonkin à la Guadeloupe, en passant par l'Empire espagnol et le Benelux, de Marseille à Londres, en passant par Newport, Calais, Lille, Anvers, le Dauphiné ou encore l'Anjou, les textes de cet ouvrage pluridisciplinaire offrent un vaste panorama des modalités et des acteurs de la fraude. Ils soulignent à la fois les constantes et la diversité des trafics illicites (denrées alimentaires, armes, brevets, sel, monnaies...) dans le monde depuis le XIII siècle.

  • Cette édition annotée des Mémoires d'un ministre du Trésor public de François-Nicolas Mollien est un ouvrage essentiel pour comprendre l'histoire financière de la fin de l'Ancien régime à la Restauration en passant par l'Empire. Ce quatrième tome est un recueil des différents documents réunis par Mollien qui décrivent ses pensées et opinions. Les rapports de la Chambre des Pairs à laquelle Mollien appartenait, y sont également publiés. Ils couvrent la période de 1819 à 1837. Cet ouvrage, dernier tome des Mémoires de Mollien apporte, avec l'éclairage de Lionel David Jauneau sous la direction scientifique de Matthieu De Oliveira, une connaissance de la pensée du ministre avec la publication des "Notes diverses "ainsi qu'une analyse des Rapports des différentes commissions dans lesquelles Mollien a siégé à la Chambre des Pairs.

  • Pour analyser la guerre d'Indochine, à la fois réputée " trop chère " et pervertie par le trafic des piastres, Hugues Tertrais a privilégié le point de vue financier.
    Il ouvre ainsi une fenêtre à la fois nécessaire et originale qui éclaire différemment le conflit et permet d'en repenser le déroulement. Car si l'argent est le " nerf de la guerre ", il a aussi son autonomie, impose ses propres contraintes et génère à l'occasion des profits indirects. En s'appuyant sur les archives économiques et financières, l'auteur montre comment le conflit, au départ de nature coloniale, a été rattrapé par son coût.
    En effet, à défaut de pousser à la négociation avec l'adversaire, dans un contexte marqué par les fortes tensions de la guerre froide, les contraintes financières plaidaient pour un montage combinant les Etats associés et l'aide américaine, et un désengagement progressif. Le financement de la guerre d'Indochine a donc été un élément déterminant de son évolution. L'évaluation du coût de la guerre conduit ainsi à une évaluation de la guerre elle-même, à travers la nature de ses dépenses, les modalités de leur financement et la gestion des flux financiers qui en découlent, dans laquelle le ministère des Finances joue un rôle croissant : un an avant Dien Bien Phu, la dévaluation de la piastre indiquera le sens que la France donne à ses ultimes ambitions en Asie.
    La guerre d'Indochine est alors " à vendre " et les États-Unis apparaissent comme le seul acquéreur possible. La suite n'est certes alors pas encore écrite mais on sait que si la France - pertes et profits confondus - sortira de l'aventure sans trop de dommages, il n'en sera pas de même des pays d'Indochine, certes indépendants mais balkanisés et dans une paix plus que provisoire.

  • La crise du logement que connaît la France dès les années trente, et surtout au lendemain de la guerre constitue véritablement l'un des problèmes majeurs des Trente Glorieuses.
    Cette thèse présente l'ensemble de la politique française du logement et de son financement pour cette période clef.

  • Le Conseil et le Bureau du commerce constituent l'instance principale de l'administration royale du commerce au XVIIIe siècle.
    Bien que le roi n'assiste jamais aux séances hebdomadaires, cette institution, créée en 1700 et dissoute en 1791, a contribué à modeler l'économie française de l'époque. Installée au sommet d'une pyramide institutionnelle, elle est étroitement associée à l'élaboration et à l'application du droit économique, exerçant un véritable pouvoir par procuration en matière d'édiction de la norme. La très influente présence, en son sein, de députés du commerce la crédibilise aux yeux des forces vives de l'économie.
    Par ailleurs, une intégration institutionnelle forte tend à la solidariser, de façon presque organique avec les chambres de commerce, les corporations et les manufactures. Contrairement à une vision quelque peu réductrice d'une économie « dirigiste », le Conseil/Bureau du commerce, durant la première moitié du siècle, opère une économie d'une nature profondément conventionnelle.
    Concrètement, cette institution est le point de rencontre de toutes les entités intéressées au commerce et le rapport de force s'avère ambigu entre le pouvoir et les opérateurs privés.
    Durant la seconde moitié du siècle, le Bureau du commerce change radicalement de politique, voire de doctrine, pour mettre en oeuvre un libéralisme économique « premier ». Le langage employé et l'intériorisation de concepts économiques et idéologiques nouveaux montrent le degré de pénétration de ce libéralisme.

  • Cette édition annotée des Mémoires d'un ancien ministre du Trésor public du comte Mollien (1758-1850) est bien davantage qu'une simple réédition d'un ouvrage essentiel à la compréhension de l'histoire financière de la fin de l'Ancien Régime à la chute de l'Empire, et même au-delà.
    En effet, le lecteur y trouvera le texte de l'édition de 1837, que Mollien avait réservée à ses proches, mais pas uniquement. Elle comprend aussi les modifications, réécritures et ajouts que Mollien apporta lors de la deuxième édition de ses Mémoires, publiée de son vivant, en 1845, et met en évidence les passages que Mollien a, par ailleurs, choisi de retrancher ou de modifier. En 1898, ces Mémoires furent, à nouveau, publiés.
    Dans ce premier volume (1758-1805), Mollien aborde sa jeunesse, sa formation, ainsi que son travail à la Ferme générale, qui apparaît non négligeable. La période révolutionnaire y est abordée, mais la façon dont Mollien raconte sa « survie » à ses collègues fermiers généraux et les zones d'ombre qu'il dessine sur son « émigration » posent bien des questions. Son retour en France, sa nomination à la Caisse d'amortissement par Bonaparte, les débats sur la création de la Banque de France, le glissement du Consulat à l'Empire sont au coeur des derniers chapitres de ce volume.

  • Titre: Contrôler les finances sous l'Ancien Régime. Regards d'aujourd'hui sur les Chambres des comptes Theme1: Économie - Histoire économique Theme2:
    Résumé: Grâce au regain d'intérêt pour l'histoire institutionnelle et au renouvellement des questionnements sur l'État royal sous l'Ancien Régime, les Chambres des comptes sont enfin sorties de l'ombre. Les actes du colloque tenu à Paris du 28 au 30 novembre 2007, à l'occasion du bicentenaire de la Cour des comptes et du 25e anniversaire des Chambres régionales, présentent la géographie des Chambres des comptes, qu'elles soient royales ou princières, décrivent leurs attributions en matière de contrôle des comptables et de surveillance du domaine royal et se penchent sur des aspects moins connus comme l'administration de la régale temporelle.
    Cet ouvrage apporte des éclairages sur le personnel des Chambres des comptes, la hiérarchie marquée par un clivage majeur entre les présidents et les maîtres - qui ont seuls la qualité de juge - et les auditeurs et correcteurs, le recrutement social et les dynasties qui y ont vu le jour et donné corps à l'institution. Il replace enfin les Chambres des comptes dans le champ institutionnel en reconstituant les relations - faites de conflits mais aussi d'alliances, parfois surprenantes - qu'elles ont nouées avec d'autres corps comme les États provinciaux ou les Parlements.
    Supprimées en 1791, les Chambres sont réapparues à l'époque contemporaine : obéissant à d'autres principes, elles n'ont qu'un lointain rapport avec leurs devancières comme le révèle la table ronde qui a réuni à l'issue du colloque plusieurs de leurs magistrats et dont les principaux éléments sont rapportés en fin de volume.

  • Créée en 1875, la Banque de l'Indochine est la plus grande banque française à avoir opéré hors d'Europe sous la IIIe République.
    Bénéficiant du privilège d'émission pour l'Indochine, elle a su ne pas se contenter de gérer une position favorable et élargir considérablement son champ d'action, tant d'un point de vue géographique que pour ce qui concerne ses opérations : elle combina bientôt les caractéristiques d'une banque coloniale et celles d'une banque d'affaires. Volontairement interrompue en 1939, année qui constitue en tous points une césure, l'étude pionnière de Yasuo Gonjo dresse pour toute cette période un tableau précis des succès et des échecs, des différentes phases d'expansion de la Banque de l'Indochine qui fut un exemple cardinal du dynamisme et de l'esprit d'entreprise des milieux bancaires français, et fut partie prenante de cette sorte d'union sacrée entre banques et Etats pour ce qui concerne la politique coloniale.
    Plus avant, il met au jour les facteurs de succès de cette banque - en particulier la répartition des bénéfices et le mode d'approvisionnement en capitaux - qui furent par la suite, repris par toutes les multinationales ; il évalue l'influence réelle d'une telle banque sur le développement de la colonie indochinoise et la pénétration, à un rythme très lent, du capitalisme en Asie orientale. Bref, l'ouvrage de référence de Yasuo Gonjo permet d'aborder les problèmes, en particulier financiers, de la colonisation, du rôle de l'État dans l'économie, et de percevoir plus précisément les mécanismes décisionnels et les contingences globales auxquelles une grande banque, et toute grande entreprise, doit s'adapter.

  • Par la nature de ses fonctions aux frontières et sa militarisation partielle en temps de guerre, l'administration des douanes a été profondément marquée par les événements nationaux et internationaux qui ont jalonné la période 1914-1940 : de la première guerre mondiale à la veillée d'armes de 1939-1940 en passant par l'occupation de la Rhénanie et de la Ruhr, la mise en oeuvre de l'union douanière franco-sarroise, la guerre civile espagnole ou la reconquête douanière des zones franches du Pays de Gex et de la Haute Savoie, les douaniers n'ont cessé durant ce quart de siècle mouvementé d'être sollicités dans un monde en profonde mutation.
    C'est à Jean Clinquart, spécialiste incontesté de l'histoire de la Douane, qu'il revenait de nous faire découvrir comment cette administration a vécu ces bouleversements, comment elle s'est adaptée à l'évolution profonde de l'organisation et des méthodes de travail et surtout à la complexité de ses missions. Il le fait comme à son habitude en historien scrupuleux et en praticien de la matière, mettant son expérience professionnelle au service de la vérité historique.

  • Alors que les autorités monétaires s'inquiètent de signes annonciateurs d'un regain de l'inflation, il convient de rappeler les précédents comme la grande inflation de 1914-1923 en Allemagne, le cas le plus extrême à ce jour dans un pays industriel.
    Dans cet ouvrage, Carl-Ludwig Holtfrerich expose les formes prises par l'inflation en Allemagne : les différentes vitesses de l'augmentation des prix et de l'effondrement du taux de change. Il présente les causes et met en évidence les effets, non seulement négatifs, mais aussi positifs, sur la croissance du produit national, l'emploi et la conjoncture des économies étrangères. Il analyse précisément les effets de cette inflation sur la distribution des revenus et du patrimoine au plan national et international.
    Sur la base de sources nouvelles, aussi bien économiques que politiques et sociales, cet ouvrage présente l'histoire d'un bouleversement de la société dont les résonances et le souvenir retentissent encore aujourd'hui dans l'opinion et dans les choix de politique économique.

  • La création de l'Office national interprofessionnel du blé (ONIB) par le gouvernement du Front populaire à l'été 1936 est l'accomplissement d'un élément du programme socialiste, mais il est surtout une réponse à la grave crise du marché du blé qui frappe le pays. Cette crise agricole de surproduction à l'échelle mondiale entraîne en France, malgré la mobilisation parlementaire, des réponses politiques longtemps tâtonnantes, qui ne parviennent pas à lutter contre les fraudes et les scandales provoqués par la spéculation. Ainsi la loi sur le prix minimum de l'été 1933 est un échec tant les intérêts des producteurs, des consommateurs et des différents intermédiaires sont en contradiction. La création de l'ONIB est difficile et témoigne aussi de ces oppositions. L'Office est modifié dans son fonctionnement dès 1938 pour faire face aux enjeux financiers.

    Transformé en Office national interprofessionnel des céréales (ONIC), l'Office est maintenu sous l'Occupation puis à la Libération pour faire face aux difficultés du ravitaillement.

    Fondée sur des archives diverses et méconnues, cette étude se veut une illustration de l'entremêlement de l'histoire économique et de l'histoire sociale avec l'histoire politique. Elle permet aussi de revenir aux sources des mécanismes de régulation des marchés agricoles qui ont été très influents dans la seconde moitié du XXe siècle et en particulier pour la politique agricole commune (PAC).

  • L'économie sociale et solidaire (ESS) possède sa dynamique propre. En tant que forme d'économie, elle contrebalance les échecs du marché et les limites de l'Etat et c'est à ce double titre qu'elle prend une place grandissante dans la réflexion des universitaires et des décideurs publics. Elle s'appuie néanmoins sur la longue histoire de l'associationnisme qui passe par l'invention d'institutions de protection sociale (mutuelles, associations caritatives,..) et la définition de politiques sociales (aide à domicile, handicap, insertion, ...) pour aboutir au système français actuel.
    A ce titre, l'ESS est un instrument disponible pour renouveler les modes d'élaboration des politiques publiques et de délivrance des services publics introduisant du partenariat entre l'Etat et l'ESS afin de dynamiser et de réorienter l'action publique. Différents scénarios ont déjà été éprouvés : entre complémentarité et substitution, entre partenariat et affrontement dans le domaine de la protection sociale en France.
    Les enjeux sont de taille, et la question de l'évaluation de l'ESS présente le risque d'être standardisée. La coopération entre ESS et biens communs, ces derniers véhiculent des valeurs communes d'universalité et de partage, offre également des potentialités non négligeables. Plusieurs études de cas sont présentées dans l'ouvrage. En Russie, au Danemark, au Québec, et en France, la diversité des rapports entre Etat et ESS est abordée : concurrence, volontariat, co-production et biens communs.
    D'autres exemples (Suède, Espagne, Grande-Bretagne et Pays-Bas) démontrent le potentiel d'innovation que représentent les relations Etat, secteur privé et l'économie sociale et solidaire.

  • En 1988, le ministre de l'Économie et des Finances installait le Comité pour l'histoire économique et financière de la France (CHEFF) dont le secrétariat scientifique est aujourd'hui assuré par le Bureau de la Recherche de l'Institut de la gestion publique et du développement économique. La mission impartie au CHEFF est de développer la recherche en histoire économique. Il recueille et préserve la mémoire des ministères économiques et financiers et promeut une meilleure connaissance de l'évolution de l'État dans ces domaines particuliers. Afin de célébrer les trente ans du Comité, ses membres (universitaires et hauts fonctionnaires) ont choisi 56 dates qui symbolisent les grandes transformations de l'économie, de la monnaie, de la fiscalité et des finances publiques de notre pays.
    Du IXe siècle jusqu'à aujourd'hui, l'innovation a été au coeur de ces transformations.
    L'État en gestation a, au Moyen Âge, cherché à financer la guerre, à organiser l'espace territorial et économique, à combattre les fléaux sanitaires.
    À l'époque moderne, l'État royal s'organise pour se réformer et solliciter le plus de contributions possibles à l'effort de guerre. Les privilèges tombent lors de la nuit du 4 août 1789 et la souveraineté devient nationale.
    Au XIXe siècle après les désordres de la Révolution il faut réorganiser les finances publiques ainsi que l'économie à travers les réseaux bancaires. Une nouvelle société émerge avec l'apport d'une ébauche de protection sociale. Le développement des transports et des moyens de communication ouvrent de vastes perspectives commerciales.
    Le XXe siècle est celui des grands conflits mondiaux. Il voit la naissance de l'État providence et d'une organisation économique plus complexe. La reconfiguration des espaces commerciaux conduit la France à s'ancrer dans la Communauté économique européenne.
    À travers ces 56 dates, les auteurs nous content l'évolution de l'État en lien avec notre économie.

  • Entre la fin du XVIIe et le début du XIXe siècle, les États ont massivement encouragé la construction et l'entretien des infrastructures routières, fluviales et maritimes, pour des raisons tant politiques qu'économiques. Le financement de tels investissements, qui peuvent nécessiter d'importants capitaux, pose des problèmes spécifiques requérant l'intervention de l'État, et constitue un défi majeur dans les économies dites précapitalistes. L'objectif de ce livre, qui trouve un écho avec les enjeux actuels, est donc de comprendre comment certains États ont été en mesure, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires, de financer d'ambitieuses politiques d'aménagement en mobilisant des ressources croissantes et diverses (péages, impôts, emprunts, réquisition de main d'oeuvre, dons?). À travers des contributions traitant de la France, de l'Angleterre, de la Suède, de l'Électorat de Trêves et de la Chine, cet ouvrage s'attache également à saisir l'évolution des circuits financiers, des dispositifs comptables et des procédures de contrôle. Il propose en outre une réflexion à différentes échelles, sur les relations entre l'État et ses administrés, le gouvernement et les pouvoirs locaux, les autorités publiques et les acteurs privés.

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