Institut Recherche Developpement

  • En milieu montagnard tropical, où les risques d'érosion sont naturellement élevés, la mise en culture des terres entraîne l'aggravation des processus.
    Ainsi, les versants des Andes équatoriennes, intensément cultivés, connaissent une érosion qui affecte la fertilité des sols et donc la production agricole dont dépend le petit paysannat (minifundio) pour son alimentation. Il est urgent d'apporter des mesures de lutte antiérosives efficaces et adaptées aux conditions socio-économiques de la population. Mais les connaissances sur l'érosion et la lutte antiérosive dans le monde tropical, en particulier dans les milieux montagnards, sont encore fragmentaires, les scientifiques ayant longtemps privilégié l'étude théorique des processus.
    L'objectif de la recherche présentée dans cet ouvrage est de proposer une approche qui associe recherche fondamentale et appliquée permettant la mise en oeuvre pratique de méthodes de lutte antiérosive.
    Cette étude s'est déroulée en trois étapes : diagnostic de l'érosion, mesures des processus, proposition et validation de méthodes antiérosives. Menée à l'échelle du terroir et de la parcelle paysanne, suivant une démarche formative et participative associant paysans, chercheurs et décideurs, elle montre que la lutte contre l'érosion est possible sur les hautes terres andines. Cette approche peut servir d'exemple pour poser les bases d'une agriculture de montagne durable en milieu tropical.
    Cet ouvrage s'adresse aux universitaires et chercheurs en géographie, pédologie, hydrologie et agronomie et par sa présentation didactique aux étudiants ainsi qu'aux décideurs.

  • Dans les pays du Nord comme dans ceux du Sud, la patrimonialisation de la nature connaît actuellement un engouement de plus en plus vif. Des espèces aux espaces, des pratiques aux savoirs, les champs du patrimoine ne cessent de s'étendre, de se diversifier, et les processus de patrimonialisation de se multiplier : les populations locales interviennent de plus en plus fréquemment dans les démarches d'identification, de reconnaissance, de réhabilitation et de valorisation de leur patrimoine.
    Cette mise en patrimoine s'accompagne cependant souvent de conflits de représentations ou d'intérêts. Les acteurs locaux questionnent notamment les objectifs des instruments de réglementation ou de qualification et s'inquiètent de la multiplication des normes et obligations qui accompagnent la culture imposée d'une plante, la mise en place d'une indication géographique ou la création d'un parc national.
    Cet ouvrage pluridisciplinaire met l'accent sur les nouveaux types de patrimoines (cultivars, pratiques gastronomiques, savoirs et savoir-faire locaux, etc.) et les nouveaux instruments de mise en valeur du patrimoine, naturel et culturel. Sont en particulier analysés les jeux d'acteurs, du local au global, les recompositions sociales, les réorganisations spatiales et institutionnelles, dans des contextes écologiques, politiques, économiques et sociaux en pleine mutation.
    Il offre un état des lieux actualisé et original sur les dangers de la patrimonialisation, ses limites et ses dérives.

  • Souvent présenté comme une activité archaïque, l'extractivisme, c'est-à-dire l'exploitation de produits forestiers à des fins commerciales, pourrait n'être que le témoignage de l'un des divers cycles économiques que le Brésil a vécus.
    Mais les mouvements des collecteurs de latex d'hévéa, aux revendications relayées par diverses institutions, et une opinion publique sensibilisée aux problèmes écologiques l'ont propulsé au centre des débats sur la gestion des écosystèmes forestiers. La question de sa place dans le développement régional est posée. Mais que sait-on de sa viabilité écologique ? Comment peut-il s'adapter aux changements écologiques et sociaux qui affectent aujourd'hui l'Amazonie ? Dans un contexte mondial de mise en culture de nombreuses espèces, de fabrication massive de produits de synthèse, pourquoi un tel intérêt autour de cette activité ? Comment l'extractivisme peut-il participer à de nouvelles formes de gestion de la forêt associant conservation et mise en valeur ?
    Often presented as an archaic activity, extractivism, that is to say the exploitation of the forest products for commercial purposes, might be merely a feature of one of the various economic cycles that Brazil has experienced.
    However, movements of rubber tree latex collectors, with claims relayed by various institutions, and public opinion aware of ecological problems, have made it a central element of discussions concerning the management of forest ecosystems. The question of its position in regional development is raised. But what is known about its ecological viability? How can it adapt to the ecological and social changes that currently affect Amazonia? Why is so much interest shown in this activity in a global context in which numerous species are cultivated and massive quantities of synthetic products are manufactured? How can extractivism form part of new types of forest management combining conservation and development?

  • Brasilía a incarné la ville moderne avant-gardiste et idéale des années 1950. Ce projet utopique, confié à un urbaniste, Lucio Costa, et un architecte, Oscar Niemeyer, résiste au temps car, près d´un demi-siècle après sa fondation, la ville jouit toujours d´une aura puissante. L´Unesco a classé le site patrimoine mondial de l´humanité en 1987 mais Brasilía est aujourd´hui au coeur d´une agglomération de trois millions d´habitants d´une incroyable vitalité. Elle surprend par sa composition spatiale distendue, dispersée et répétitive, sa communication urbaine essentiellement automobile et une apparente et inquiétante anomie sociale. Mais où donc et sous quelle forme les populations de Brasilía font-elles aujourd´hui société ? Comment d´un projet de ville délimitée et finie a-t-on pu aboutir à une telle urbanisation diffuse et ségréguée de l´environnement régional ? Les auteurs de cet ouvrage proposent une analyse de cette expérience urbanistique et sociale unique, et s´interrogent sur le sens du développement local et le dilemme urbain du XXIe siècle entre libéralisme inégalitaire et projet social régulateur. Brasíla encarnou a cidade moderna, avanguardista e ideal dos anos 1950. Este projeto utopico, confiado ao urbanista Lucio Costa e ao arquieto Oscar Niemeyer, resiste ao tempo apos meio-século de sua fundação, pois a cidade continua a possuir una auréola potente, que fascina ou repulsa o visitante. A UNESCO, a classificou Patrimônio da Humanidade em 1987, porém Brasíla é hoje o coração de uma aglomeração urbana de 3 milhões de habitantes que apresenta una incrível vitalidade. Ela surprende por sua composição espacial descontínua, dispersa e repetitiva, por sua comuniçacão urbana essencialmente calcada no automõvel e por una aparente e inquietante anomia social. Mas em que lugar e sobre qual modo as populações de Brasíla forman atualmente una sociedade ? Como um projeto de cidade delimitada e acabada pôde chegar a uma urbanização difusa e segregada do meio-ambiente regional ? Portanto, planos foram elabarados para congregar todos no seio da cidade... um verdadeiro espaço público de encontros urbanos heterogêneos existia no momento mesmo da fundação urbana de Brasíla, nos canteiros de obras, nos acampamentos... Os autores desta obra propõem uma analise desta experiência urbanística e social única e interrogam-se sobre o sentido do desenvolvimento local e do dilema do século XXI, que oscilam entre liberalismo fator de desigualdades e projeto social regulador. From its inauguration in 1960 to its registration by the UNESCO in the World Heritage List in 1987, Brasilia has been the universal materialization of the project of the modern city: avant-garde and ideal. Nowadays it has become an urban concentration of 3 million inhabitants, vast and fragmented. It surprises by its sprawl, its widespread and repetitive spatial patterns, its urban networks relying mostly on automobile, its residential enclosure and the huge gap between the social classes - the poorest bearing the burden of an unequal access to centrality and development. Yet, at its foundation it was meant as a true public locus of urban encounter, on its building site as well as its workers´ settlements. Nowadays where and how do the populations of Brasilia develop an integrated society? How could a project of an integrated city, delimited, with its own boundaries, conceived as the melting pot, turn into such a fragmented society, with a widening gap between the social classes, a widespread urbanisation and an environment far too open to individual housing initiatives? Could this urban and social shift of Brasilia, from a closed city, product of a totally utopian ideal of social integration, to an open and segregated city, be interpreted as an exemplary testimony of the primacy of economic dynamics over urban designs? From an urban environmental perspective, crossing Brazilian and French urban geographies, the authors address the crucial question of the conservation of Human Heritage represented by Brasilia´s inner city and the multiple risks the agglomeration has

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