Sciences humaines & sociales

  • Bamako : de la ville à l'agglomération Nouv.

    Longtemps perçue comme un gros village, réceptacle des migrations rurales, la capitale du Mali est devenue une métropole illustrant remarquablement la croissance démographique et l'étalement spatial des grandes agglomérations ouest-africaines. Avec trois décennies de recul, ce livre-atlas met en lumière ces enjeux et les processus de renouvellement de la population bamakoise : le poids désormais décisif des jeunes ; l'impact de flux résidentiels redistribuant familles et demandes de logement au-delà du district urbain ; le déplacement des fortes inégalités d'accès au sol vers les périphéries de l'agglomération.

    S'appuyant sur une combinaison de données censitaires, d'enquêtes quantitatives et d'observations recueillies jusqu'à la fin des années 2010, l'ouvrage montre comment les pratiques des habitants en matière de logement, de migration et de mobilité urbaine impriment des discriminations croissantes dans ce cadre expansif. La trajectoire de la ville se lit au fil de plusieurs générations qui ont marqué l'histoire des quartiers, densifié les lignées de propriétaires, forgé de nouveaux besoins dans les plus récents fronts de peuplement.

    Prendre le pouls de la transition urbaine oblige à déconstruire les visions simplistes, opposant émigration et immigration, croissance spontanée et urbanisme réglementaire, une ville « prédatrice » et une campagne « spoliée », sans pour autant négliger leurs échos dans les représentations locales et les modèles globalisés de gouvernance urbaine. Véritable manuel d'investigation, ce livre rappelle donc la nécessité d'une connaissance précise des cycles d'expansion urbaine et des acteurs de cette double fabrique, sociale et territoriale. Il donne à voir l'agglomération de Bamako à la fois dans sa dimension régionale et dans l'intimité de ses quartiers.

  • Avec une préface de Francis Hallé.

    Écosystèmes majeurs dans la lutte contre le réchauffement climatique, hauts lieux de biodiversité, les forêts tropicales humides abritent en ce début de XXIe siècle plus de 700 millions de personnes.

    Considérées tantôt comme gardiennes de la forêt, tantôt comme responsables de la déforestation, ces populations forestières font l'objet de nombreuses idées reçues. Mais qui sont-elles véritablement, et comment vivent-elles dans le monde contemporain ?

    Des derniers peuples chasseurs-cueilleurs aux migrants sans terre, des cultivateurs aux planteurs de caoutchouc en passant par les exploitants de palmier à huile et les forestiers, cet ouvrage décrit la réalité de ces populations dans toute leur diversité. Il met en lumière la richesse de leurs rapports à la forêt, de leurs représentations, de leurs pratiques et de leurs usages. Il illustre la façon dont elles s'inscrivent dans la globalisation, et comment le marché mondial et les politiques publiques affectent leurs modes de vie. Enfin, il souligne l'impact du changement global et des mécanismes financiers qui en résultent sur les modes de gestion des forêts tropicales et sur le devenir des populations forestières.

    Panorama inédit des forêts tropicales d'Amazonie, d'Afrique centrale, d'Asie du Sud-Est et de Madagascar, cet ouvrage réunit les textes d'anthropologues, d'écologues, de géographes, d'économistes... Il s'appuie sur une iconographie riche et originale, au plus près des populations et du terrain.

  • Depuis les accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998) et après plus d'une décennie de transferts de compétences, la Nouvelle-Calédonie dispose d'une autonomie élargie. Le processus d'autodétermination dans lequel elle est lancée prend tout son sens à partir de 2014, avec l'organisation de référendums portant sur la question de l'indépendance. La période qui débute est donc capitale pour son avenir.
    En parallèle de cette dynamique institutionnelle et identitaire, singulière et émancipatrice, le contexte économique a également évolué. L'exploitation des énormes réserves de nickel a suscité récemment la construction et la mise en service de deux grandes usines métallurgiques, l'une dans le sud, l'autre dans le nord, en plus de celle de Nouméa. Une nouvelle ère économique et sociale débute-t-elle ?
    Ecrit à une époque charnière de l'histoire néo-calédonienne, ce livre est un outil pour comprendre un territoire en profonde mutation. Les principaux mécanismes socio-spatiaux à l'oeuvre aujourd'hui y sont analysés avec discernement et pédagogie. Les questions d'inégalités, de disparités ou d'aménagement sont les fils conducteurs de cette réflexion. Une attention toute particulière est portée au "rééquilibrage", à ses enjeux et ses conséquences.
    Richement illustré, cet ouvrage dévoile avec clarté le destin peu commun de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française. Il passionnera tous ceux qui s'intéressent aux évolutions de l'Océanie et de la France d'outre-mer.

  • En Afrique de l'Ouest, la pêche, surtout développée à l'échelle artisanale, est une activité importante pour de nombreuses populations de l'intérieur et des zones côtières. Elle leur fournit emplois et revenus, tout en contribuant à la sécurité alimentaire des pays. Cependant, la pêche artisanale est très peu prise en considération par les opérations de recensement qui sont périodiquement conduites par les services statistiques nationaux. L'une des conséquences est qu'elle parvient difficilement à trouver sa place au sein des politiques de développement. Prenant la mesure de cette situation, l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a lancé depuis 2012 de grandes enquêtes déployées sur les huit pays de cette zone économique. Cet atlas présente l'essentiel des indicateurs obtenus à partir de ces enquêtes, que ce soit de façon directe ou par estimation. Il décrit les équipements et activités de pêche, les poissons capturés, la chaîne de traitement des produits après la capture, sans oublier les conditions de vie des pêcheurs dans leurs sites d'habitat. Les indicateurs, présentés sous forme de graphiques, cartes et tableaux, sont accompagnés d'analyses rédigées par les experts internationaux et les experts des administrations nationales qui ont conçu et réalisé ces enquêtes.

    Les décideurs publics et les opérateurs du développement trouveront dans cet atlas des informations pertinentes et actualisées susceptibles de guider leurs politiques et leurs actions. Les scientifiques et les étudiants du supérieur pourront tirer parti des connaissances inédites mises à disposition ainsi que des méthodologies décrites. Enfin, les lecteurs intéressés par la forte culture de la pêche développée par les populations des côtes, fleuves et lacs d'Afrique de l'Ouest y découvriront cette tradition, décrite de manière accessible et richement illustrée.

  • Dans l'effervescence des mobilisations sociales et politiques qui ont gagné le Maghreb et le Moyen-Orient lors des "printemps arabes", de nouvelles formes de revendications féministes ont conquis la scène politique. Cette lutte des femmes pour la citoyenneté, qui passe par l'égalité des droits avec les hommes, connaît à la fois des avancées et des reculs.

    Réunissant des chercheuses et des militantes, cet ouvrage propose une analyse critique des combats pour les droits des femmes, depuis les aspirations des ouvrières du textile jusqu'aux revendications des féministes laïques ou islamiques, du Maroc à l'Iran en passant par l'Algérie et la Lybie. L'accès des femmes à la citoyenneté y apparaît comme un processus en construction, où les revendications pour l'égalité et la justice de genre se jouent tant dans l'espace public que privé, par le droit et par les pratiques au quotidien : accès des femmes à l'espace urbain, à la santé et au travail, pouvoir de décision et de représentation dans la famille et la société, dénonciation des stéréotypes de genre. Ce combat passe aussi par les mobilisations menées pour faire évoluer le cadre juridique et pour endiguer toutes les formes de violences, anciennes et nouvelles, faites aux femmes.

    Dans le sillage des réformes et des révolutions du monde arabe, cet ouvrage apporte un éclairage unique pour comprendre la situation des femmes dans les sociétés arabo-musulmanes contemporaines.

  • Cet ouvrage propose une actualisation de la monographie hydrologique du fleuve Sénégal éditée en 1974 par l'Orstom et exploite quarante-cinq années d'observations supplémentaires (période 1966-2011) pendant lesquelles les écoulements sur le bassin versant ont subi d'importantes modifications, essentiellement dues aux fluctuations du climat et à l'implantation de grands barrages (Diama entre la Mauritanie et le Sénégal et Manantali au Mali). Il s'adresse à tous ceux (étudiants, chercheurs, aménageurs, décideurs etc.) qui s'intéressent aux écoulements de surface dans le bassin du fleuve Sénégal.
    La première partie décrit les facteurs qui conditionnent les écoulements. La deuxième est consacrée à l'inventaire, la critique et l'homogénéisation des données hydrométriques, ainsi qu'aux étalonnages traduisant les cotes en débits. La troisième partie présente des modélisations numériques décrivant la propagation des écoulements et leur tarissement, utilisées ensuite pour compléter les données observées. Une analyse des régimes d'écoulement et des impacts des barrages est enfin proposée, accompagnée de nombreux tableaux de valeurs numériques directement exploitables pour de futures études d'aménagement.

  • Dans les pays du Sud, l´urbanisation rapide induit des changements majeurs environnementaux, démographiques, sociaux, culturels et sanitaires. Les taux de croissance des villes africaines restent très importants, de l´ordre de 4 à 5 % l´an : la moitié de

  • Malgré les sécheresses, le surpeuplement rural et la paupérisation, la petite région du Wolaita, au sud de l'Éthiopie, avec ses paysages verdoyants, échappe difficilement à son image d'Éden éthiopien véhiculée par les voyageurs du XIXe siècle. Ancien grenier de l'empire éthiopien, montagne paysanne ...

  • C'est après la Seconde Guerre mondiale que la recherche française sur les pays tropicaux se structure selon un nouveau dispositif institutionnel. Dès 1946, Madagascar fait partie des pays précurseurs disposant d'un centre de recherche (l'IRSM, Institut de recherche scientifique de Madagascar), de moyens logistiques et humains pour mener à bien ses objectifs scientifiques et de développement. Depuis, l'IRSM a été intégré à l'Orstom (Office de la recherche scientifique et technique outre-mer), devenu IRD (Institut de recherche pour le développement) en 1998, et le partenariat avec les chercheurs et universitaires nationaux s'est considérablement élargi.


    À travers différents parcours de recherche, cet ouvrage dresse, soixante-cinq ans plus tard, un bilan du chemin parcouru et dessine un panorama de l'évolution des connaissances dans les principaux domaines investis par l'IRD et ses partenaires : géographie, anthropologie, économie, démographie, santé, hydrologie, pédologie, minéralogie, océanographie, botanique et travaux sur les substances naturelles. Ainsi, des acteurs malgaches et français de la recherche nous livrent leur vision de l'évolution de leurs disciplines et nous présentent les modalités scientifiques et institutionnelles de leur collaboration.


    La production scientifique analysée permet par ailleurs de redonner vie à des travaux anciens peu accessibles. Outre les bibliographies propres à chaque chapitre, l'ouvrage est accompagné d'un DVD comprenant plus de 3 000 références issues de la base documentaire Horizon Pleins Textes de l'IRD, dont 1 800 disponibles en version intégrale (fichiers PDF) couvrant la majeure partie des travaux réalisés à Madagascar par l'IRD et ses partenaires malgaches.

  • L'initiative de la Grande Muraille Verte (GMV), projet transcontinental, est une réponse de l'Afrique à la désertification, à la pauvreté et au changement climatique. Elle repose sur une approche concertée, multisectorielle, mettant en synergie des actions de lutte contre ces trois fléaux majeurs pour le continent africain. La particularité de la GMV est, tout en créant et consolidant une ligne de défense par des activités de reboisement et d'aménagement, de contribuer efficacement au développement intégré des zones rurales et d'aider à la lutte contre la pauvreté dans le cadre d'un développement durable.


    Il s'agit de l'installation et de la mise en valeur intégrée d'espèces végétales à valeur économique adaptées aux terres arides et aux particularités locales, de bassins de rétention, de systèmes de production agricoles et autres activités génératrices de revenus. La GMV intègre ainsi plusieurs systèmes d'utilisation des terres, notamment des formations naturelles, des plantations artificielles anciennes ou nouvelles, des unités agro-sylvo-pastorales, des zones de parcours villageoises ou intercommunautaires, des parcs animaliers, des réserves communautaires et des couloirs de migration de faune.


    Cet édifice transcontinental est une référence de modèle d'intégration sous-régional mettant en exergue une initiative originale initiée par des pays fortement assujettis aux phénomènes de désertification et de changement climatique. Il constitue un Modèle Multisectoriel de Développement Intégré des Zones Arides (MDI/ZA), dédié à la lutte contre les effets et l'avancée de la désertification, à la restauration et la mise en valeur des zones dégradées et au mécanisme de développement propre dû à sa forte capacité de séquestration de carbone.


    L'ouvrage vise un large public, notamment les scientifiques, enseignants, décideurs, techniciens chargés de la mise en oeuvre de la GMV, et permet d'apprécier l'originalité du projet dans son approche concertée et multisectorielle et ses résultats dans le développement intégré des zones arides à semi-arides.

  • La nature "protégée" des Galápagos est devenue un espace soumis aux exigences de rentabilité d'un monde caractérisé par la marchandisation et l'uniformisation des lieux. Cette "conservation contre nature" a des conséquences catastrophiques pour les écosystèmes et les habitants de l'archipel. Pour tous les acteurs soucieux de l'avenir de notre planète.

  • Comment vit-on dans la haute montagne ? Dans les Andes du Venezuela, au pied du pic Bolivar, des paysans ont dû coloniser des terres d'altitude réputées stériles.
    Ils ont cherché à y perpétuer un âge d'or du blé, hors des relations de dépendance et d'exploitation qui avaient marqué l'apogée de cette culture dans les haciendas coloniales des vallées plus basses. Pour rendre cette montagne habitable et pour y demeurer, ces paysans ont su ajuster leurs pratiques agricoles à de nouvelles conditions naturelles, mais aussi élargir leurs savoirs sur le milieu et réviser leurs manières d'investir les lieux, de s'alimenter ou de travailler ensemble.
    En même temps, la vie en altitude les a conduits à cultiver une véritable intimité avec le paramo, les hautes terres des Andes du Nord. En analysant les catégories propres à cette société montagnarde selon une perspective qui croise les dimensions de l'espace et du temps, l'auteur nous fait découvrir comment ces " gens de l'amont " investissent culturellement le monde qui les entoure. Dans l'organisation de leur existence, la perception de leur environnement, la composition d'une identité face au passé indien et colonial, ils établissent avec les êtres, les lieux et les choses de la haute montagne des relations originales de respect et d'apprivoisement mutuels.
    Chaque société tisse avec son milieu naturel des rapports complexes qui sont à la fois techniques et symboliques, chacune a donc quelque chose de singulier à nous faire voir et entendre. À leur manière, les paysans andins de cette région peu connue nous invitent à repenser nos relations avec la nature.

  • Les études sur le développement rural en Afrique sont émaillées de récits d'échec, de désenchantement et de crise.
    Pourtant, la culture du coton est reconnue comme une réussite. Selon une explication répandue, elle serait le résultat d'un développement dirigé, d'une série d'innovations techniques apportées de l'extérieur ; les paysans n'en seraient que les simples exécutants. L'ouvrage propose une autre lecture de cette révolution agricole qui souligne au contraire le rôle actif des paysans. L'histoire agraire et sociale du coton en Côte d'Ivoire est ancrée dans les périodes précoloniale et coloniale.
    Après l'indépendance, le succès rapide et considérable du coton résulte largement d'initiatives paysannes. Débats conflictuels au sein de la société rurale, expérimentations et pratiques innovantes des planteurs, négociations avec des intervenants externes constituent la trame du changement agricole. Dès lors, c'est tout un ensemble d'enjeux sociaux et culturels qui sous-tend l'histoire récente du coton.
    Aujourd'hui, dans le cadre de la privatisation, le modèle cotonnier est largement remis en cause en Côte d'Ivoire. Le démantèlement du monopole cotonnier offre la possibilité de nouvelles initiatives aux paysans, qui défendent leurs intérêts, s'organisent en coopératives et ajustent leurs façons de cultiver. Ils s'affichent comme les acteurs principaux de leur développement.

  • Les pays en transition vers l'économie de marché que sont le Cambodge, le Laos et le Vietnam n'échappent pas au mouvement d'urbanisation accélérée que connaît actuellement l'ensemble de l'Asie du Sud-Est. Ils rencontrent cependant des problèmes particuliers, tant sur le plan du fonctionnement que des modes de développement urbain, du fait même de l'ambiguïté de leurs structures politico-administratives. L'ouvrage met ainsi en évidence la spécificité des processus d'urbanisation en cours, les logiques d'action qui les portent et les solutions originales proposées par les pouvoirs publics dans des villes telles que Phnom Penh, Vientiane, Hanoi et Hô Chi Minh-Ville. A travers les exemples de Bangkok et de Chiang Mai, le modèle d'urbanisation thaïlandais, emblématique du libéralisme économique, est examiné en contrepoint.
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    Pour chaque pays, les processus et dispositifs opérationnels sont analysés selon trois entrées :
    La gouvernance et la planification urbaine et territoriale ;
    Les questions foncières ;
    Les enjeux environnementaux et de conservation du patrimoine dans la mutation urbaine.

    En reconnaissant la transition urbaine comme un vecteur majeur de la transformation économique et sociale, l'ouvrage propose ainsi une lecture inédite de la reconfiguration des liens entre société et territoire à l'oeuvre dans les pays anciennement sous économie administrée.

  • La construction de la nature en patrimoine ne relève pas seulement d'actions de conservation des ressources et espaces, mais également de stratégies économiques, politiques et identitaires.
    Au-delà de la diversité des objets et des acteurs, cet ouvrage explore les liens entre revendications patrimoniales, identitaires et territoriales. Les approches - historique, géographique, juridique ou anthropologique - permettent de dévoiler les composantes des conflits fonciers et de s'interroger sur le statut des savoirs locaux en Afrique et à Madagascar. Cet ouvrage s'adresse autant aux scientifiques qu'aux gestionnaires et décideurs et propose des pistes de réflexion et d'action pour la conservation de la biodiversité et la maîtrise partagée des ressources.

  • Concilier conservation dans les aires protégées et développement des populations locales exige une bonne connaissance de la dynamique des systèmes naturels et sociaux. Issu d´un séminaire interdisciplinaire qui a réuni les partenaires de 16 pays, en majorité africains, ce CD-ROM présente les données biologiques et sociales permettant de questionner les pratiques en cours dans les aires protégées d´Afrique de l´Ouest. Il s´adresse aux scientifiques, aux gestionnaires et aux décideurs. Reconciling conservation in protected areas and development for the local people requires a good knowledge of the dynamics of natural and social systems. The result of an interdisciplinary seminar which brought together participants of 16 countries, mostly African, this work presents biological and social data in support of a re-consideration of the practices in progress in the protected areas of West Africa. It is intended as much for scientists as for managers and decision-makers.

  • En 2005, le petit Prince n´aurait pas demandé au géographe de lui dessiner une carte, mais plutôt de lui découper un territoire ! Il lui aurait également demandé de définir le territoire mais le géographe eut été bien à la peine, tant ce mot recouvre des

  • Cet ouvrage est le fruit de l'une des premières " expertises collégiales " coordonnées par l'Institut de recherche pour le développement (IRD).
    Il fait le bilan des connaissances sur la présence, préoccupante, du mercure en Amazonie, sur ses effets sur l'environnement et la santé. Il se conclut par un certain nombre de recommandations opérationnelles. Il existe deux modes spécifiques de contamination humaine par le mercure : l'exposition des travailleurs de l'or (orpailleurs ou raffineurs) aux vapeurs de mercure dégagées lors des opérations d'enrichissement du minerai aurifère et de purification des lingots ; l'exposition de la population à un dérivé du mercure, le méthylmercure, principalement par la consommation de poissons eux-mêmes contaminés.
    Le premier mode, direct, de contamination peut entraîner des troubles de la santé du fait d'expositions prolongées et répétées. Ceux-ci concernent les voies respiratoires, le système gastro-intestinal et le système nerveux central, ce dernier pouvant être l'objet d'altérations irréversibles. Le caractère souvent clandestin et précaire des activités d'orpaillage ne favorise pas l'usage de techniques qui éviteraient ou du moins réduiraient cette contamination.
    La seconde forme d'exposition est beaucoup plus difficile encore à maîtriser. La méthylation du mercure, issu de l'orpaillage mais aussi contenu dans les sols à l'état " naturel ", relève d'activités bactériennes dans des milieux aquatiques privés d'oxygène et riches en matière organique. L'exportation du mercure est facilitée par la déforestation - les sols dénudés favorisent sa libération - et par l'aptitude de ce métal à se complexer aux fines suspensions argilo-organiques véhiculées par les eaux.
    La contamination des poissons est l'étape suivante de la chaîne de transfert vers l'homme : comme, pour beaucoup de populations amazoniennes, leur consommation représente la source essentielle de protéines, elle constitue un agent d'exposition quasi quotidienne au méthylmercure dans l'ensemble de l'Amazonie et non dans les seules régions d'orpaillage. Cette imprégnation continue entraîne essentiellement l'apparition, tant chez l'adulte que chez l'enfant, d'atteintes neurologiques sévères, plus graves encore chez le f?tus au moment de la formation des organes.
    A partir de ces constats, un certain nombre de recommandations sont avancées : la mise en place d'un observatoire amazonien de surveillance, la création d'une structure d'encadrement de l'orpaillage, l'usage généralisé d'équipements de protection contre les vapeurs de mercure, diverses mesures techniques destinées à réduire l'impact du mercure dans l'environnement, une meilleure diffusion de l'information de base sur les risques encourus, l'adoption d'habitudes alimentaires prévenant l'exposition régulière au méthylmercure, une amélioration des suivis sanitaires.

  • Créée en 1962 par l'Orstom, la zone d'étude de Niakhar est le centre de nombreuses recherches démographiques et épidémiologiques.
    L'objectif de ce programme était de suivre pendant plusieurs décennies l'évolution d'une population rurale à l'aide d'une méthodologie rigoureuse afin de fournir un outil fiable d'aide au développement. Ce travail se poursuit grâce à une unité de service de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) qui coordonne les études menées dans la zone. La collecte de données informatisées dès 1983 permet aujourd'hui de disposer d'une importante base d'informations fonctionnelle et accessible en ligne.
    Cet ouvrage est une synthèse abondamment illustrée et commentée des principales observations faites depuis vingt ans dans cette zone. Il est d'abord destiné à la population et aux autorités sénégalaises, mais aussi à tous les étudiants, chercheurs et praticiens du développement. Ils y trouveront une image actualisée et raisonnée de l'évolution d'une communauté rurale du Sahel africain.

  • Les « mangeurs de forêts » ont mauvaise réputation. Parce qu´ils défrichent chaque année une parcelle de végétation avant d´y mettre le feu, les agriculteurs montagnards d´Asie du Sud-Est seraient les premiers responsables de la déforestation. Culturellement distincts de leurs voisins des plaines, ils font aussi figure de populations arriérées, incapables d´abandonner des pratiques qui les maintiendraient dans la pauvreté. D´où la nécessité de les déplacer et de les regrouper dans les vallées, pour les « sédentariser » et les « développer ». Tel est en tout cas le discours des Etats, souvent relayé et cautionné par les institutions internationales et les médias. Pourtant, l´agriculture sur brûlis n´est pas toujours et partout une aberration écologique ou économique. Chez les montagnards khmou du Nord-Laos, il s´agit d´un véritable mode de vie et non d´une technique de survie. L´agriculture sur brûlis exprime leur rapport à la nature, inspire leurs catégories mentales et leur système symbolique. Elle participe de la reproduction des liens sociaux dans les maisons et les villages. Elle structure enfin les relations qu´ils entretiennent avec leurs voisins et avec l´État. Ces « chroniques des cendres » restituent leur vision du monde et retracent l´histoire des relations interethniques au Nord-Laos. Elles témoignent aussi des liens complexes tissés par les minorités avec l´État-nation dans ce pays et de l´ampleur des recompositions sociales et territoriales en cours dans le contexte post-communiste contemporain.

  • Les migrations internationales constituent un véritable défi pour le monde contemporain. Bien que le constat ne soit pas nouveau, la croissance des flux dans le contexte actuel géopolitique, économique et environnemental appelle de nouveaux regards. Face à la diversification des destinations, des foyers de départ ou encore des profils des migrants, l'ouvrage privilégie la parole de « l'acteur migrant » et accorde une large place à ses stratégies et ses trajectoires.

    Sans sous-estimer les déterminants macro-économiques ou géopolitiques, les auteurs éclairent les initiatives des populations en migration et révèlent l'épaisseur sociale de leurs expériences. Ils mettent l'accent sur les logiques des organisations collectives et des réseaux sociaux, sur le rôle des migrants dans le développement ou encore sur les dynamiques culturelles associées au fait migratoire.

    Selon une perspective pluridisciplinaire, et à partir d'exemples africains, sud-américains ou asiatiques, l'ouvrage met en valeur la construction de nouveaux territoires de mobilité et montre la diversité des trajectoires migratoires depuis les pays du Sud vers ceux du Nord mais aussi, et de plus en plus, entre pays du Sud.

  • La globalisation des politiques environnementales ne produit pas les mêmes effets dans tous les pays du Sud. Dans le même temps persiste la difficulté à penser de façon renouvelée les relations entre nature et société, entre conservation et développement, ce dont témoigne Rio + 20, la conférence des Nations unies pour le développement durable tenue en juin 2012.

    Dans ce contexte, Madagascar, pays fortement engagé dans une démarche de conservation de son patrimoine forestier, s'avère un cas d'école emblématique. Quels acteurs contrôlent les modalités de production et de mise en oeuvre des projets de valorisation de la forêt ? Par quelles institutions ces projets sont-ils financés ? Quelles retombées en termes de lutte contre la pauvreté peut-on en attendre ?

    A travers un regard géopolitique partagé, les auteurs de cet ouvrage, issus de disciplines et d'horizons divers, interrogent le processus de construction des politiques environnementales et analysent les relations entre science, politique et société, alors que s'est progressivement imposée une vision de plus en plus marchande de la nature.

    Cette publication s'adresse à tous ceux - chercheurs, étudiants, praticiens du développement et décideurs - qui explorent pistes et retours d'expériences sur les relations entre géopolitique et environnement.

  • La région sud-ouest de Madagascar fait l'objet de mutations agraires, rapides et de grande ampleur, dans lesquelles interfèrent des phénomènes démographiques, sociaux, techniques et écologiques.

    Le programme de recherche Gestion des espaces ruraux et environnement à Madagascar (GEREM), mené conjointement par des chercheurs de l'IRD et du CNRE de 1996 à 2002, a mobilisé des écologues, des agronomes et des géographes pour étudier les relations entre les pratiques paysannes et l'environnement sur trois sites de la région, et notamment dans la forêt des Mikea.

    La culture pionnière du maïs sur abattis-brûlis constitue depuis une vingtaine d'années la cause principale d'une déforestation spectaculaire, et sans doute irréversible, qui s'accélère au cours du temps. Avec l'installation des populations migrantes et la réduction des terres agricoles disponibles, de profondes recompositions affectent les relations sociales, les systèmes de production et l'organisation de l'espace rural ; implanté depuis longtemps, l'élevage est aussi un facteur important dans la dynamique des savanes du Sud-ouest. Dans un tel contexte, les questions de développement et d'environnement sont étroitement liées, et se posent avec acuité.

    Ce Cédérom privilégie l'observation de terrain des dynamiques de déforestation, et fait une place importante à l'outil cartographique, à l'iconographie, et à la vidéo ; la photographie aérienne en paramoteur a notamment été utilisée, coordonnée avec les images satellitaires. Il synthétise les travaux de l'ensemble de l'équipe, et fournit aux chercheurs, aux acteurs du développement, aux opérateurs de l'environnement, aux étudiants, une riche base de données sur une région-témoin du Sud-ouest malgache.

  • Depuis plusieurs décennies, sous l´effet du défrichement, du surpâturage et de la pression démographique, les milieux naturels et les aires cultivées des régions semi-arides sont soumis à d´importantes dégradations. Malgré la mise en oeuvre des grands projets de lutte antiérosive depuis les années 1950, les espaces ruraux nord-africains ont notamment connu d´importantes baisses de productivité accompagnées d´une augmentation du risque de ruissellement et d´érosion des versants. Devant ce constat et face à la nécessité d´optimiser concrètement la gestion de l´eau et de restaurer la fertilité des terres, l´amélioration des techniques traditionnelles est la voie recommandée dans cet ouvrage pour mettre en oeuvre des projets intégrés de développement en milieu rural. Soutenue par le réseau érosion de l´AUF, l´équipe franco-marocaine de géographes, d´agronomes et de forestiers réunie pour cet ouvrage a analysé une trentaine de techniques traditionnelles de gestion de l´eau et des sols au Maroc. Testées dans différentes zones agro-écologiques et en tenant compte des facteurs économiques et humains, les techniques paysannes de lutte antiérosive sont présentées et commentées à la lumière des derniers acquis scientifiques. À partir de ces expériences, l´ouvrage propose des combinaisons de techniques traditionnelles de gestion des sols, optimisées et adaptées aux conditions locales. Il s´adresse aux enseignants, aux étudiants et aux chercheurs, mais également aux ONG et aux décideurs en charge des programmes de développement rural au Maghreb et dans les régions semi-arides.

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