Tourisme & Voyages

  • Brasilía a incarné la ville moderne avant-gardiste et idéale des années 1950. Ce projet utopique, confié à un urbaniste, Lucio Costa, et un architecte, Oscar Niemeyer, résiste au temps car, près d´un demi-siècle après sa fondation, la ville jouit toujours d´une aura puissante. L´Unesco a classé le site patrimoine mondial de l´humanité en 1987 mais Brasilía est aujourd´hui au coeur d´une agglomération de trois millions d´habitants d´une incroyable vitalité. Elle surprend par sa composition spatiale distendue, dispersée et répétitive, sa communication urbaine essentiellement automobile et une apparente et inquiétante anomie sociale. Mais où donc et sous quelle forme les populations de Brasilía font-elles aujourd´hui société ? Comment d´un projet de ville délimitée et finie a-t-on pu aboutir à une telle urbanisation diffuse et ségréguée de l´environnement régional ? Les auteurs de cet ouvrage proposent une analyse de cette expérience urbanistique et sociale unique, et s´interrogent sur le sens du développement local et le dilemme urbain du XXIe siècle entre libéralisme inégalitaire et projet social régulateur. Brasíla encarnou a cidade moderna, avanguardista e ideal dos anos 1950. Este projeto utopico, confiado ao urbanista Lucio Costa e ao arquieto Oscar Niemeyer, resiste ao tempo apos meio-século de sua fundação, pois a cidade continua a possuir una auréola potente, que fascina ou repulsa o visitante. A UNESCO, a classificou Patrimônio da Humanidade em 1987, porém Brasíla é hoje o coração de uma aglomeração urbana de 3 milhões de habitantes que apresenta una incrível vitalidade. Ela surprende por sua composição espacial descontínua, dispersa e repetitiva, por sua comuniçacão urbana essencialmente calcada no automõvel e por una aparente e inquietante anomia social. Mas em que lugar e sobre qual modo as populações de Brasíla forman atualmente una sociedade ? Como um projeto de cidade delimitada e acabada pôde chegar a uma urbanização difusa e segregada do meio-ambiente regional ? Portanto, planos foram elabarados para congregar todos no seio da cidade... um verdadeiro espaço público de encontros urbanos heterogêneos existia no momento mesmo da fundação urbana de Brasíla, nos canteiros de obras, nos acampamentos... Os autores desta obra propõem uma analise desta experiência urbanística e social única e interrogam-se sobre o sentido do desenvolvimento local e do dilema do século XXI, que oscilam entre liberalismo fator de desigualdades e projeto social regulador. From its inauguration in 1960 to its registration by the UNESCO in the World Heritage List in 1987, Brasilia has been the universal materialization of the project of the modern city: avant-garde and ideal. Nowadays it has become an urban concentration of 3 million inhabitants, vast and fragmented. It surprises by its sprawl, its widespread and repetitive spatial patterns, its urban networks relying mostly on automobile, its residential enclosure and the huge gap between the social classes - the poorest bearing the burden of an unequal access to centrality and development. Yet, at its foundation it was meant as a true public locus of urban encounter, on its building site as well as its workers´ settlements. Nowadays where and how do the populations of Brasilia develop an integrated society? How could a project of an integrated city, delimited, with its own boundaries, conceived as the melting pot, turn into such a fragmented society, with a widening gap between the social classes, a widespread urbanisation and an environment far too open to individual housing initiatives? Could this urban and social shift of Brasilia, from a closed city, product of a totally utopian ideal of social integration, to an open and segregated city, be interpreted as an exemplary testimony of the primacy of economic dynamics over urban designs? From an urban environmental perspective, crossing Brazilian and French urban geographies, the authors address the crucial question of the conservation of Human Heritage represented by Brasilia´s inner city and the multiple risks the agglomeration has

  • Avec 40 000 km2 de récifs et de lagons et plus de 15 000 espèces, la Nouvelle-Calédonie abrite la deuxième plus grande barrière corallienne du monde. À l'heure où les récifs coralliens figurent parmi les écosystèmes les plus menacés de la planète, face aux activités humaines, au réchauffement climatique et à l'acidification des océans, il est devenu impératif de préserver cet exceptionnel héritage environnemental et culturel inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco.

    Associant des chercheurs de diverses disciplines (sciences de la nature, sciences humaines et sociales) et des acteurs en charge de la gestion, cet ouvrage présente l'état des connaissances les plus actuelles sur les récifs et lagons néo-calédoniens. Il permet d'appréhender l'extraordinaire diversité de ces milieux en lien avec l'histoire de l'environnement marin, ainsi que la complexité des relations entre les différents organismes qui les composent. Il accorde également une large place à la manière dont ces écosystèmes offrent aux populations des ressources essentielles et constituent l'un des socles de la culture kanak. Enfin, il interroge la capacité de résilience de ces milieux très vulnérables face aux changements environnementaux globaux et présente les dispositifs mis en place pour leur protection.

    Rédigé dans un style accessible à tous et très richement illustré, cet ouvrage s'adresse à tout lecteur intéressé par ce patrimoine exceptionnel et, au-delà, il sensibilisera le large public aux enjeux de conservation de la biodiversité, de l'environnement et des cultures.

  • L'évocation de l'environnement en Guyane renvoie intuitivement à la forêt amazonienne, poumon de la Terre, avec ses faunes et flores exubérantes. Il existe pourtant une autre Guyane, moins emblématique, celle des espaces côtiers et littoraux, paradoxalement moins accessible et de ce fait mieux préservée. Entre milieu marin, pointes rocheuses, plages de sable, étendues de vase, mangroves, marais, forêts et savanes, la Guyane côtière recèle en effet des écosystèmes très divers, dont on commence seulement à découvrir la richesse, l'organisation et le fonctionnement. Rédigé par un collectif de chercheurs impliqués dans l'observation, la description et l'analyse de ces environnements et de leurs biodiversités, Guyane océane présente ainsi pour la première fois ces milieux méconnus à un large public.

    À la fois beau livre illustré et bilan des connaissances scientifiques, l'ouvrage s'adresse autant aux acteurs locaux du développement et de l'éducation qu'aux chercheurs, aux naturalistes amateurs et professionnels. Il témoigne de la richesse inattendue des milieux côtiers guyanais tributaires du plus grand fleuve du monde, l'Amazone, qui en constitue le principal moteur d'organisation et d'évolution.

  • L'agdal est un territoire communautaire dont les ressources naturelles sont protégées, mises en défens. Cette pratique héritée d'un passé lointain est omniprésente dans les sociétés berbères (amazighes) de l'Atlas marocain et, au-delà, on en trouve la trace dans l'ensemble du Maghreb et au Sahara. Longtemps oublié des développeurs et des experts, l'agdal trouve aujourd'hui une résonance nouvelle. Il apparaît en effet comme un cas d'école de gestion durable, au croisement de courants théoriques qui font aujourd'hui référence : la gestion communautaire, adaptative, patrimoniale.

    Le concept d'agdal, à l'interface entre nature et culture, stimule la recherche interdisciplinaire. Il permet en outre de poser de manière exemplaire les enjeux liés aux concepts locaux dans le contexte de globalisation et de transformation du monde rural. Cet ouvrage collectif rassemble les premières études écologiques de l'agdal marocain ainsi que différentes contributions relevant des sciences humaines et sociales.

    La reconnaissance de l'agdal ouvre une nouvelle perspective aux acteurs du développement : promouvoir une stratégie de "conservation participante" des ressources naturelles reposant sur un concept local qui fait sens pour la population.

    Laurent Auclair, géographe, est chercheur à l'IRD au Laboratoire population, environnement, développement, université Aix-Marseille.

    Mohamed Alifriqui, écologue, est professeur à la faculté des sciences Semlalia, Laboratoire écologie et environnement, université Cadi Ayyad, Marrakech.

    Avec des contributions de :

    Mohamed AÏT HAMZA, Safia ALAOUI HARONI, Mohamed ALIFRIQUI, Pierre-Marie AUBERT, Laurent AUCLAIR, Abdelatif BAALI, Christine BALLINI, Olivier BARRIERE, Patrick BAUDOT, Ahmed BELLAOUI, Valérie BERTAUDIERE-MONTES, Alain BOURBOUZE, Julien BRINET, Mohamed CHERKAOUI, Jean-Paul CHEYLAN, Jean-Brice CORDIER, Magali DESCHAMPS-COTTIN, Pablo DOMINGUEZ, Abdelaziz ELGUEROUA, Benjamin FOUILLERON, Didier GENIN, Sanae HAMMI, Mohamed HAMMOUDOU, Abdellah HERZENNI, Loïc KERAUTRET, Mohamed MAHDI, Nicolas MONTES, Naoufal NEJAR, Michael PEYRON, Hassan RAMOU, Jeanne RIAUX, Bruno ROMAGNY, Btissam SABIR, Romain SIMENEL, Vincent SIMONNEAUX, Anaïs VASSAS, Patrice VIMARD.

  • Ce travail est subdivisé en trois ensembles :
    Le premier correspond à une présentation du milieu physique centrafricain : substrat géologique, relief et hydrographie, climat et végétation, relief et érosion, sols et cuirassement, facteurs biodynamiques divers.
    Le deuxième décrit les grandes unités morphologiques centrafricaines, D'abord la surface centrafricaine qui constitue la dorsale oubanguienne - elle englobe les plateaux gréseux d'Ouadda et de Gadzi-Carnot.
    Ensuite sont présentés les reliefs du Nord-Ouest et du Nord-Est centrafricain avec le piedmont sur socle qui assure la transition à la plaine tchadienne au nord, enfin l'escarpement sud qui surplombe le piedmont de l'Oubangui-Sangha.
    La dernière partie traite des principaux problèmes de la géomorphologie centrafricaine, telle l'induration ferrugineuse, l'approche chronologique de la morphogenèse et de l'évolution paléoclimatique du Centrafrique.
    Les aplanissements centrafricains sont ensuite replacés dans leur contexte régional en relation avec les divers facteurs d'évolution du milieu.

    This book is divided in three parts:
    The first one describes the Centrafrican physical environment: geological substratum, relief and hydrology, climate and vegetation, relief and erosion, soils and ferricretes, various biodynamical factors.
    The second part is a detailed description of the centrafrican landscape major units: first the Centrafrican planation level which is the Ubanguian surface and which includes the Ouadda and Gadzi-Camot sandstone plateaus; then the northwestern and northeastern reliefs of the Central African Republic are described and the piedmont which constitutes the transition with the Chadian plain towards the north - at last the southern scarp above the Ubangui-Sangha piedmont.
    The last part deals with the main problems concerning the Centrafrican geomorphology, like the ferricretes, a tentative chronology of the morphogenesis and the paleoclimatic evolution in Central Africa.
    Then the planation levels are located in their regional context, in connexion with the various factors of the environment.

  • Les habitants des monts mandara sont des paysans enracinés, qui savent tirer parti d'un milieu naturel difficile.
    Au nord de mokolo, où les densités humaines sont très élevées, ils parviennent à subsister et à conserver la fertilité de leurs sols, grâce à des techniques culturales intensives (terrasses, adaptation des semences, engrais). au sud de mokolo, les systèmes agraires, d'une étonnante diversité, peuvent se montrer remarquablement performants chez certains groupes ethniques. progressivement, ces populations sont entrées dans une économie monétaire en développant certaines cultures pour la vente.
    Depuis 1960, elles sont confrontées à des changements plus radicaux. les pressions exercées pour qu'elles abandonnent les parties les plus accidentées de leur terroir et s'installent en piémont, la possibilité d'émigrer en plaine, la scolarisation, l'islamisation - qui touche une bonne partie des ethnies du sud -, et enfin les actions menées au plan agricole, ébranlent les structures agraires et sociales traditionnelles.
    Comment ces sociétés, jusqu'alors très préservées, et chez qui le social, l'agraire et le religieux sont étroitement liés, vivent-elles ces changements ? quels sont leurs perspectives de développement, mais aussi les risques que représente l'abandon de certaines pratiques agricoles parfaitement adaptées au milieu ?.

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