L'age D'homme

  • "Depuis le baron Pierre de Coubertin au moins, le sport véhicule des valeurs entendues comme universelles: le fair-play, la conscience de la règle, le respect de l'adversaire, la dignité des personnes, le self-control, le sens de l'effort individuel et collectif, le plaisir du jeu. Des valeurs comme autant de règles de civilité, et que garantiraient les associations faîtières internationales, qui ont autour d'elles rédigé des codes et des éthiques.
    Pourtant, force est de constater des débordements de ces règles et le non-respect des valeurs dans bien des domaines du sport : tricheries, dopage cycliste ou athlétique, insultes racistes à l'endroit des sportifs voire entre sportifs eux-mêmes, contestation de l'arbitrage, violences des hooligans, exploitation des enfants par de grandes marques dans la fabrication du marketing du sport, vente de joueurs mineurs, discriminations hommes-femmes, lotos sportifs et matchs arrangés, harcèlement sexuel entre entraîneurs et entraînés, etc. - la liste est malheureusement longue, qui nous place devant un certain échec de l'éducation. Autant de débordements et pratiques illicites qui provoquent des réactions morales dans la population, mais face auxquels on cherche en général des solutions juridiques et techniques, avec pour conséquence que ces valeurs sportives en viennent de plus en plus à passer pour des idéaux auxquels tendre (et qui se font alors de plus en plus lointains ou inatteignables) plutôt que pour des règles directrices et des normes comportementales de principe.
    Pour autant, l'exemplarité du sport n'a pas disparu de l'horizon éducatif ; en outre, bien des sportifs en sont venus à promouvoir d'autres valeurs que la compétition: le bien-être, les sensations pour elles-mêmes, une meilleure conscience corporelle de soi, une confrontation renouvelée aux éléments naturels. faisant émerger une autre forme d'éthique sportive. C'est donc un champ très large qui s'offre à la réflexion, et que parcourt cet ouvrage.
    "

  • Dans le livre de l'Exode (7.1-13), Aaron, le prêtre de Moïse confronté aux magiciens de Pharaon, transforme devant eux le bâton en serpent. Mais s'agit-il d'un miracle ou d'un simple tour de magie ? Il est proposé ici de lire cette histoire comme le paradigme de l'expérience religieuse. Qu'est-ce qui la différencie de toute autre expérience ? Et le problème théologique qu'elle pose n'est-il pas celui de toute expérience, ou du moins de toute expérience pure, tel que le philosophe peut le formuler plus rigoureusement ?

    C'est pour répondre à cette question, dont l'enjeu consiste à interroger à nouveaux frais les rapports entre théologie et philosophie, que seront convoqués deux penseurs majeurs de l'expérience au XXe siècle : le théologien Karl Barth (1886-1968) et le philosophe Henri Bergson (1859-1941).

  • En se confrontant à la réalité des oeuvres d'art, à celle de la psychiatrie comme des malades, en s'intéressant à l'apport de la linguistique, mais aussi de l'ethnologie ou de la biologie, et d'autres disciplines encore, Henri Maldiney a su, d'une façon aussi radicale que singulière, ne cesser de méditer ce qu'exister signifie.
    Le colloque qui s'est tenu à l'Université de Lausanne, en 2009, a souhaité questionner cette radicalité et cette singularité. En effet en multipliant les renvois à d'autres savoirs que ceux issus de la seule tradition philosophique, cette oeuvre n'a pas seulement voulu comprendre l'existant que nous sommes ; elle a également interrogé la phénoménologie susceptible d'y mener. « Vers quelle phénoménologie de l'art ? » demandait-il naguère dans une de ses études.
    C'est pourquoi les diverses analyses ici présentées questionnent chacune à leur façon sa conception de la phénoménologie au regard de l'apport des sciences humaines.
    Trois textes de Henri Maldiney augmentent l'ensemble de ces onze études.

empty