L'antilope

  • Peu nombreux se souviennent d'une chanson de Mike Brant intitulée Un grand bonheur. C'est un seul vers de cette chanson, "Si maintenant j'oublie mon île", qui a touché Serge Airoldi au point de prendre la plume et de la laisser aller au gré des sentiments que lui inspirait l'histoire personnelle de Moshe Brand, lui qui était enfant au moment du suicide de la star.
    Toute une enfance s'est levée. La nécessité s'est alors fait sentir de revenir au parcours meurtri qui va de Moshe Brand, l'enfant du rêve israélien, à Mike Brant, la star de la variété des années 1970, jusqu'au suicide en 1975.
    Sous le texte attachant et poétique de Si maintenant j'oublie mon île, Serge Airoldi fait redécouvrir la fragilité d'un homme à qui tout semblait sourire.

  • Parus en 1888, ces vingt-six contes juifs sont les seuls textes de Leopold von Sacher-Masoch écrits en français.
    Ces petites formes littéraires sont inspirées de contes juifs de l'Europe entière (Alsace, Russie, Pologne, Angleterre, Italie...).
    Pour la première fois au format poche.
    Précédentes éditions : Balland (1992), éditions du Sandre (2007)

  • Le recueil contient trois nouvelles écrites autour de 1905. Elles ont la même toile de fond : la révolution avortée en Russie.
    Les trois sont des monologues où le narrateur s'adresse à un interlocuteur.
    Guitel Pourishkevitsh Comment Guitel parvient à faire réformer son fils et se retrouve affublée du surnom de Guitel Pourishkevitsh, un surnom qui marie la carpe et le lapin.
    Joseph Comment un « gentleman » raconte une histoire qui s'avère être un rêve.
    Trois veuves Comment un homme, à force de convoiter trois générations de femmes, finit célibataire.
    Dans une langue savoureuse, chaque narrateur raconte une mésaventure personnelle. Le lecteur se demande si le narrateur se moque de lui-même ou si Sholem- Aleichem lui porte un regard attendri et ironique.

  • Smotshe - biographie d'une rue juive de varsovie Nouv.

  • "Est-il normal, en mes meilleures années, de voir cette seule ruelle, ces quelques cours encloses, étouffées ? Je voudrais crier au temps d'attendre, de cesser de courir. Je voudrais rattraper mon année passée et la garder pour plus tard, jusqu'à la nouvelle vie. Je n'éprouve pas le moindre désespoir. Aujourd'hui j'ai quinze ans et je vis confiant en l'avenir. Je vois devant moi du soleil, du soleil, du soleil, du soleil.

  • Le 26 août 1789 la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est adoptée par l'Assemblée constituante. Elle stipule, dès l'article II, que "tous les hommes sont égaux parla nature et devant la loi". Tous les hommes ? Non. A cette date, l'Assemblée constituante ne s'est pas encore penchée sur les Juifs. Face aux préjugés, il faudra la détermination du comte de Clermont-Tonnerre et de l'abbé Grégoire pour que la loi soit enfin décrétée le 27 septembre 7797.
    Des discours sur la citoyenneté toujours actuels.

  • Prisons

    Ludovic-Hermann Wanda

    "Tu parles bien, gros, t'envoies de bonnes disquettes. Tu parles comme mon avocat, un Feuj. C'est frais, j'avoue, mais pour nous t'as vu c'est cuit, dead et archi-dead. On est trop des mecs en chien, des ex-clus, comme disait Doc Gynéco. Nos têtes sont trop cramées. Faut croire que le bonheur, c'est comme une boîte de nuit des Champs-Elysées : tout le monde veut rentrer, mais y en a pas beaucoup qui ne se mangent pas un "ici, c'est privé, vous êtes pas VIP" ".
    Frédéric, "Black" des banlieues, est un dealer à succès. Arrêté, il découvre en prison le pouvoir des mots et de la belle langue. Comment partager sa passion ? Il commence avec son compagnon de cellule, un "Feuj" à qui il enseigne le français sans wesh, blédard ou bâtard. Frédéric y croit, sa rédemption passera par les mots et la connaissance. Il lutte, s'appuie sur la confiance en son Dieu, résiste à Satan qui veut le ramener à sa vie antérieure.
    La République, consternée par l'état de ses prisons, le couve des yeux.

  • Dibbouks

    Irene Kaufer

    Après le décès de son père, rescapé de la Shoah, sa fille part dans une quête familiale désespérée.
    Elle découvre un film témoignage de son père dans lequel il raconte avoir eu une enfant avant la guerre, enfant disparue en déportation. Est-elle morte, se demande la narratrice qui, à partir de ce moment, n'a de cesse de la retrouver.
    Recherches et hasards vont la mener à Montréal où elle rencontre enfin sa demi-soeur, Mariette. Mais leurs souvenirs ne correspondent pas. Au fil du récit, l'histoire du père révèle un homme double.
    Le lecteur finit par en être totalement troublé.
    Ce roman renouvelle le genre de la recherche de l'histoire familiale : les doutes de la narratrice deviennent ceux du lecteur.
    /> Si les faits sont graves, la manière de les relater est légère, souvent drôle.

  • Quitter psagot

    Berg Yonatan

    "Je me souviens qu'enfant, j'avais envie de m'asseoir à côté des ouvriers palestiniens, d'arracher des morceaux de pain avec eux, de boire leur café turc dans les tasses minuscules qu'ils utilisaient. Je ne l'ai jamais fait. " En revenant sur son enfance et son adolescence à Psagot, colonie juive de Cisjordanie peuplée de Juifs pratiquants, Yonatan Berg nous fait pénétrer dans un lieu peu visité, à la fois protecteur et angoissant, bucolique et violent, ouvert et fermé, souvent nourri par la peur.
    Yonatan Berg ne s'est pas toujours senti à l'aise dans ce milieu. Après le service militaire et la découverte de terres lointaines, il prend la décision de quitter Psagot. Ce ne sera pas sans déchirement.

  • Balance ta haine

    Wanda L H.

    Le héros, Fred, racaille des banlieues, a appris à maîtriser la langue française en prison. Il emploie les mots justes, parle avec esprit, la ramène souvent, joue les redresseurs de tort et réussit à convaincre même la plus antipathique magistrate. Sorti de prison, il poursuit son idéal : diffuser l'amour de la belle langue à ses "frères" de banlieue et aux femmes qui l'entourent. Mais on découvre, petit à petit, que notre héros est habité par un diable, dans ses relations avec les femmes.
    Et ça ne s'arrête pas aux mots. Fred s'interroge : quel est ce diable qui l'habite ? La République y serait-elle pour quelque chose ? Il fait appel à ses "frères" pour l'aider. Une plongée au coeur de la banlieue, avec ses jeunes, sa langue, ses mélanges, tout cela dans le style inimitable de l'auteur.

  • « Sur les photos, les personnes en keffieh, ce sont des Palestiniens ? - Non, ma famille. - Votre famille, ce sont des Palestiniens ? - Non, des Libanais. - Pourquoi alors les avoir couverts d'un keffieh palestinien ? » Il est interdit à un citoyen libanais de se rendre en Israël. Le narrateur, un jeune photographe franco-libanais, décide d'enfreindre la loi de son pays. Arrivé à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, il subit un interrogatoire de plusieurs heures. Les questions fusent et se répètent. « Comment s appelle votre mère ? Comment s appelle votre père ? Comment vous appelez-vous ? » Des questions qui reviennent comme une berceuse et qui voudraient obliger le narrateur à se définir de manière définitive. Lui qui avait pensé faire ce voyage pour mettre Beyrouth entre parenthèses...

  • Yitskhok Leybush Peretz (Pologne, 1851-1915) est l'un des fondateurs de la littérature yiddish moderne du tournant du XXe siècle. Il est à présent considéré comme un classique.
    Il a inspiré plusieurs générations d'écrivains avant la Première Guerre mondiale et entre les deux guerres, en puisant dans les richesses de la culture juive traditionnelle pour créer une littérature moderne.
    Ses oeuvres ont été publiées, en yiddish, sur les cinq continents. Il est traduit dans une dizaine de langues.

  • Dans les bagnes du tsar

    H. Leivick

    Dans une première partie, H. Leivick se souvient des six années passées dans un cachot obscur, de ses camarades de détention, révolutionnaires, juifs et non juifs. Il se souvient également des prisonniers de droit commun, dont certains avaient assassiné des Juifs. Des flash-back sur son enfance, son éducation traditionnelle puis son engagement politique parsèment le récit, alimentés par des dialogues intérieurs émouvants avec son père.
    Dans la deuxième partie, H. Leivick raconte le voyage à pied, puis en bateau-prison vers la Sibérie, traversé par une galerie de portraits et de réflexions sur l'existence et la résistance à l'oppression.

  • Nancy, la thérapeute désormais seule ; Larry, la rencontre d'un soir ; Daffy, la petite fille malheureuse depuis que son papa a quitté la maison et a refait sa vie en Israël ; Ruth, la femme devenue veuve qui s'interroge sur ces années passées avec un Israélien trop robuste ;
    Tom, le petit garçon pas comme les autres que sa maman cherche à protéger envers et contre son mari, envers et contre les institutions. Qu'ont tous ces personnages en commun ?
    Avec la délicatesse de sa langue, l'auteur va révéler les liens noués entre eux autour d'une forêt américaine, modifiés par l'Histoire ou par les histoires personnelles, par un besoin d'évasion ou par la nécessité de l'exil, par la question du retour au pays natal.
    Après Comme deux soeurs (2016), Rachel Shalita confirme ses talents de conteuse.

  • Dans ce reportage très personnel, Agata Tuszynska interroge des Juifs nés en Pologne après la Seconde Guerre mondiale, éduqués dans la culture polonaise, et contraints, en 1968, de quitter leur pays lors d'une campagne antisémite orchestrée par le régime communiste. Pour la plupart enfants de Juifs communistes ayant survécu aux ghettos et aux camps, cachés chez des Polonais non-juifs, ou réfugiés en Union soviétique, ces témoins racontent leur enfance différente des autres petits Polonais, le traumatisme de devoir quitter leur pays natal, les difficultés de l'intégration dans les pays d'accueil.
    Par le montage croisé de témoignages intimes, Agata Tuszynska réussit à révéler de façon émouvante un pan de l'histoire, caché jusque-là, de la Pologne.

  • Smadar Tamir, l'une des femmes d'affaires les plus riches d'Israël, s'est jetée par la fenêtre d'un hôpital de Tel-Aviv. Sa soeur, Mira, ne croit pas à la thèse du suicide et fait appel au détective privé, Oded Héfer.
    Homosexuel, parlant de lui au féminin, il vient de s'improviser détective privé.
    Oded Héfer n'a que cinq jours pour mener l'enquête.
    Aussi débutant soit-il, il n'hésite pas à affronter les magnats israéliens, armé de sa seule intelligence et de son espièglerie. Il va aussi supporter les propos macho et homophobes du commissaire de police tout en continuant à rechercher le grand amour sur les sites de rencontres gay.
    Roman fin et divertissant, Secret de Polichinelle joue avec les codes du roman policier tout en plongeant le lecteur dans la société de Tel-Aviv.

  • Alors qu'il vogue vers l'Amérique, le narrateur raconte à Shalom-Aleikhem les malheurs survenus à son fils pendant la 1ère Guerre mondiale à Krushnik, une bourgade polonaise.
    L'armée allemande occupe la région jusqu'alors sous domination russe. Les Allemands cherchent un autochtone pour faire office de maire. Se doutant que rien de bon ne sortirait de cette distinction, tous les notables, tant polonais que juifs, trouvent un moyen de se défiler ; le sort tombe sur le fils du narrateur.
    Comme souvent chez l'auteur, cette situation tragique provoque le rire. Au-delà du rire, l'auteur parvient à décrire, dans une verve extraordinaire servie par une excellente traduction, les relations entre Juifs et Polonais, Juifs et Russes, Juifs et Allemands.

  • Le recueil contient trois nouvelles écrites autour de 1905. Elles ont la même toile de fond : la révolution avortée en Russie.
    Les trois sont des monologues où le narrateur s'adresse à un interlocuteur.

  • Mikado d'enfance

    Gilles Rozier

    Quarante ans après les faits, le narrateur revient sur un épisode traumatisant de son enfance : l'exclusion de son collège, pour avoir adressé, avec deux camarades, une lettre antisémite à son professeur d'anglais.
    Quelques années plus tard, le narrateur, fils d'une mère juive et d'un père catholique, deviendra spécialiste de culture juive. Que s'est-il passé entre ces deux moments de son histoire ?
    Le narrateur tente de décortiquer l'imbrication des conflits politiques des années 1970 et des malaises familiaux. Il retrouve cette question tragique que sa mère a posée devant le conseil de discipline : « Comment voulez-vous que mon fils soit antisémite alors que mon père est mort à Auschwitz ? » Gilles Rozier continue de creuser l'indentité juive et ses enjeux, au plus profond de l'intime.

  • Ce recueil de nouvelles regroupe les seules fictions d'Israël Joshua Singer qui n'étaient pas encore traduites en français. Elles avaient été publiées en yiddish en 1937. Désormais, le lectorat francophone a accès à la totalité de l'oeuvre littéraire de l'auteur.

    Dans ces quatre histoires très humaines, que ce soit en Amérique, en Pologne ou sur les eaux entre le vieux monde et le nouveau monde, les héros sont tiraillés entre espoir et désillusion.

    On y retrouve les personnages si particuliers qu'Israël Joshua Singer sait rendre bouleversants et universels.

  • Comme deux soeurs

    Rachel Shalita

    Véra et Tsiona aiment à se rappeler leur première rencontre, à quatre ans, dans un jardin d'enfants de Tel-Aviv. Véra grandit entre un père artiste volage et une mère rangée.
    Tsiona a perdu son père quand elle était petite.
    Après le lycée, Véra, la sensible, l'artiste, ne sait pas ce qu'elle veut faire ; Tsiona, l'effrontée, engagée dans un mouvement de jeunes pionniers, va participer à la fondation d'un kibboutz dans le Néguev.
    Malgré leurs différences, elles partagent leurs joies et leurs peines, jusqu'à l'arrivée de Yossef, le rescapé.
    À travers ces deux héroïnes qui s'aiment comme deux soeurs, le roman entraîne le lecteur dans la société juive de Palestine, de la fin des années 1920 à la création de l'État d'Israël.
    Une période peu décrite jusqu'à présent dans la littérature israélienne.

  • Ce coffret en série limitée a été conçu spécialement pour les fêtes de fin d'année. Il contient deux romans israéliens précédemment publiés par l'Antilope :
    - Comme deux soeurs de Rachel Shalita, traduit de l'hébreu par Gilles Rozier, publié en janvier 2016 ;
    - La famille Yassine et Lucy dans les cieux de Daniella Carmi, traduit de l'hébreu par Jean-Luc Allouche, publié en avril 2017.

  • Le nez juif

    Sabyl Ghoussoub

    Dans ce court roman très enlevé, Aleph, le narrateur, se présente comme un antihéros, une sorte de Woody Allen inversé.
    Depuis tout petit, sa mère lui répète : « T'es moche, j'espère que tu te referas le nez quand tu grandiras. Et en plus tu ressembles à un juif. » Heureusement pour Aleph, sa mère n'a pas complètement raison : il n'est pas moche.
    Enfant, il séduit les commerçants ; adolescent, il plaît aux filles et il se fait des copains, y compris dans le lycée privé des beaux quartiers où ses parents l'envoient.
    En revanche, sa mère dit vrai sur un point : il ressemble à un juif. Et pour un Français arabe qui vit entre Paris et Beyrouth, ce n'est pas toujours facile.

  • Ce coffret en série limitée a été conçu spécialement pour les fêtes de fin d'année. Il contient les deux titres de Sholem-Aleikhem précédemment publiés par l'Antilope :
    - "Guitel Pourishkevitsh et autres héros dépités", histoires, traduit du yiddish par Nadia Déhan-Rotschild, publié en avril 2016 ;
    - "Les mille et une nuits de Krushnik", récit tragicomique, traduit du yiddish par Nadia Déhan-Rotschild et Evelyne Grumberg, publié en octobre 2018.

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