L'harmattan

  • Cet ouvrage restitue, pour la première fois en langue française, l'exégèse et l'interprétation complètes de l'oeuvre publiée par Carl Schmitt de son vivant, dans ses champs et ses séquences, avant et après 1945. La première partie concerne la philosophie schmittienne du droit et sa fondation théologique : le « décisionnisme » et « l'institutionnalisme » ou « pensée de l'ordre concret ». La deuxième partie porte sur la théorie du droit constitutionnel sous la République de Weimar, puis sous le IIIe Reich, ainsi que les commentaires sur la Loi Fondamentale de Bonn. Autant d'éléments d'une analyse critique renouvelée de l'État de droit démocratique, parlementaire et pluraliste. La troisième partie traite du concept du politique, point d'articulation fondamental entre le droit constitutionnel et la théorie de l'État d'une part, le droit international et la théorie de la guerre d'autre part. La quatrième partie porte sur la doctrine du droit international sous Weimar, puis sous le IIIe Reich, enfin après 1945, dont la rétrospective du jus publicum europaeum.

  • Cet ouvrage restitue, pour la première fois en langue française, l'exégèse et l'interprétation complètes de l'oeuvre publiée par Carl Schmitt de son vivant, dans ses champs et ses séquences, avant et après 1945. La première partie concerne la philosophie schmittienne du droit et sa fondation théologique : le « décisionnisme » et « l'institutionnalisme » ou « pensée de l'ordre concret ». La deuxième partie porte sur la théorie du droit constitutionnel sous la République de Weimar, puis sous le IIIe Reich, ainsi que les commentaires sur la Loi Fondamentale de Bonn. Autant d'éléments d'une analyse critique renouvelée de l'État de droit démocratique, parlementaire et pluraliste. La troisième partie traite du concept du politique, point d'articulation fondamental entre le droit constitutionnel et la théorie de l'État d'une part, le droit international et la théorie de la guerre d'autre part. La quatrième partie porte sur la doctrine du droit international sous Weimar, puis sous le IIIe Reich, enfin après 1945, dont la rétrospective du jus publicum europaeum.

  • Aristote entreprend une démarche de purification progressive de la notion d'être à partir de ses principes généraux, pour ne retenir de l'être commun que la substantialité, l'actualité et l'unité, abstraction faite de toute matérialité et de toute composition. C'est sur ces concepts épurés, qu'il fera reposer sa vision analogique de l'Être premier.

  • Les seize questions disputées sur le mal de Thomas d'Aquin (1225-1274) constituent l'oeuvre médiévale la plus importante sur ce thème. Ce livre reproduit le texte intégral de la question une qui aborde les aspects les plus fondamentaux du mal. Le lecteur contemporain appréciera l'exactitude et l'originalité des réponses que Thomas d'Aquin apporte à ces interrogations toujours d'actualité.

  • Pour faire parler le Mvett, la philosophique devait se faire pratique, pour que la pensée se conjugue avec l'action, tant il est vrai que le Mvett, par-delà l'épopée, est au fond la vie pensée par l'Etre. D'où une approche phénoménologique et éthique, qui permet de montrer comment le Mvett met en oeuvre, à sa manière, les deux catégories fondamentales de l'Altérité et de la Transcendance. Ce qui se vit sur le mode initiatique peut alors se conceptualiser avec le concours de Platon, Aristote, Hegel, Husserl et Ricoeur.

  • Cet ouvrage voudrait être notre tribut à la délivrance de Nietzsche de la fougue de tout prosélytisme. Sa renaissance la plus récente témoigne, de ce fait, de la grandeur et de l'intensité incoercible de sa pensée. Notre sympathie pour Nietzsche n'a rien, d'ailleurs, d'une transgression de son souci de détachement et de solitude. Il s'agit, à notre sens, d'un grand maître en matière d'indépendance philosophique. N'est-il pas le cas même de l'éternel précurseur ?

  • Comment cette petite pierre rhombique, peut-elle non seulement bloquer la chute afin d'éviter la destruction de ce qui est « acquis » mais aussi le stabiliser avant sa rénovation - plus que sa seule restauration ? Il s'agit d'innover à nouveau : indiquer qu'un univers de sens, avec son imaginaire solaire, ses planètes, les nouvelles Ève et Marie, les nouveaux Adam et Moïse, permet d'ores et déjà à la chair humaine de se repérer, d'y habiter pleinement. Cet univers ne veut pas seulement exister mais être là, bien présent, émergeant peu à peu du brouillard de la « postmodernité », telles ces espèces qui peuvent enfin prospérer : les anciennes espèces hégémoniques sont frappées de désuétude ; elles laissent la place à ce « quelque chose en plus », ce réel nouveau, qui émerge peu à peu. Nous y sommes ; qui « nous » néanmoins ?

  • "La Kundalini, consacrée en Inde et impensée en Occident, permettrait-elle de fonder une métaphysique ? Secret des rishis, nimbée d'un grand mystère, connue autant que méconnue, elle demeure une énigme. Insaisissable, hymnes et traités peinent à la décrire, la dépeignant comme un objet, une faculté, une plante ou une divinité. Principielle, la pensée indienne l'adoube comme source de toutes vies, de toutes grâces, de toutes vérités et de toute salvation. Ce dialogue philosophique dévoile les attributions de la Kundalini, approchant son essence cachée. Frayant, à travers ses antiques définitions sanskrites, une saillie vers ce joyau irrévélé, un nouvel horizon de pensée s'initierait-il ?"

  • Le problème fondamental des philosophes des Lumières est d'assurer la liberté des citoyens. Si concrète qu'elle soit, la liberté prônée par Montesquieu et Rousseau demeure limitée et régionale. Elle rencontre des obstacles d'ordre naturel et culturel qui empêchent son effectuation mondiale et bloque son extension universelle.

  • On a dit d'Henri Ey qu'il était « le plus grand psychiatre de son temps » (A. Green), « le plus grand psychiatre européen depuis Freud » (Pr Kisker, de Hanovre). Mais un « toubib » peut-il être philosophe ? demandait Jean Beaufret (qui semblait en douter). D'autres n'en doutent pas, voire le recommandent ou en font une obligation : d'Hippocrate à Karl Jaspers deux mille ans après. Sa théorie Organo-dynamique (neurodéveloppementale et néo-jacksonienne à l'origine) est-elle une philosophie ?

  • En quelques pages, la philosophe Angèle Kremer-Marietti décrypte l'originalité du grand phénoménologue se posant au-delà de la représentation, dans le monde immense d'un univers qui nous échappe dans son pur objet.

  • La destruction de l'Autre est la plus déplorable constatation qui soit. Elle contredit l'avènement de ce que nous pouvons désigner comme étant un homme nouveau, certes, encore inachevé, l'homme moderne. Une réflexion philosophique respectant les différences doit constituer la référence obligée à la fois de toute phénoménologie quelle qu'elle soit.

  • Pour la première fois en langue française, cette traduction du Commentaire des douze livres de la Métaphysique d'Aristote rédigé par Thomas d'Aquin, veut être la transmission d'un relai, à l'heure où la pratique de la langue latine disparaît, même parmi les intellectuels. Thomas d'Aquin méconnaissait, semble-t-il, la langue grecque et dut, lui aussi, faire appel à des traductions pour son propre travail de commentaire.

  • Un large public apprécie en Gaston Bachelard le philosophe de la rêverie poétique et l'épistémologue. Ses oeuvres consacrées à la question du temps sont moins connues. Cet ouvrage se propose de montrer en quoi les données actuelles des neurosciences apportent un éclairage nouveau à cette réflexion. Nombre d'hypothèses formulées en neurobiologie et en neuroesthétique renforce la thèse bachelardienne de la discontinuité du temps vécu et la conception qu'avait le philosophe de "l'instant pratique".

  • Maine de Biran, Bergson, Comte, Proudhon... La philosophie en France au XIXème siècle rassemble les débats fondamentaux entre spiritualisme et positivisme sur l'origine des idées, le sens de l'histoire ou la réforme sociale. Le débat philosophique en France à cette période n'est pas séparable d'une interprétation de la grande Révolution et donc des secousses successives de 1830, 1848, 1871.

  • "Or, malgré la logique bornée des détracteurs, et même sous l'effet de la sidération et du blocage de l'existence dans la colère ou dans la douleur qui la submergent, nous ne renonçons pas, il nous reste encore à agir et à dire. Dire l'épreuve, traduire le tragique de la vie, exprimer l'angoisse de la pensée. (...) Faire toujours de son mieux, c'est alerter la mémoire vive et non pas celle du ressentiment...". C'est exactement ce qu'écrivait Abdelaziz Ayadi dans l'Introduction de ce beau livre, juste à la veille de la Révolution tunisienne !".

  • Dans cet ouvrage, Anna-Teresa Tymieniecka mène une recherche phénoménologique nouvelle qui remplace l'acte cognitif-constitutif comme point de départ de l'acte créateur, qui situe la recherche philosophique dans la complexité de l'être humain. Elle suit l'acte créateur humain à travers toutes les phases de la phénoménologie husserlienne pour inaugurer une dernière phase du logos phénoménologique. Elle ose introduire son propre panorama métaphysique et lancer de nouvelles Lumières pour l'humanité.

  • Pour la première fois en langue française, la traduction du commentaire des huit livres des physiques d'aristote de thomas d'aquin, offre la quintessence de ce qu'on a appelé l' " aristotélo-thomisme ".
    Encore méconnue des spécialistes d'aristote, l'oeuvre constitue pourtant le sommet qui domine toute la tradition philosophique antique et médiévale. traversant les aléas critiques du modernisme et du scientisme des trois derniers siècles, ce commentaire brille d'une actualité renouvelée grâce à l'évolution des sciences physiques et humaines les plus récentes, avec lesquelles il est étonnamment en accord.
    Les leçons sur la nature (autre titre du livre) d'aristote sont le porche d'entrée pour quiconque veut approfondir la philosophie et en vivre. le métaphysicien reçoit d'elles le modèle méthodologique et l'assise conceptuelle pour sa contemplation ; le moraliste en hérite les principes d'une éthique rationnelle et sociale ; le théologien y puise les fondements naturels de sa discipline. en détachant le contenu philosophique de son apparat méthodologique, cette traduction met singulièrement l'un et l'autre en relief.
    La densité de réflexion se voit ainsi libérée des nombreuses coupures techniques, pour permettre une lecture ininterrompue, tandis que l'ordre de progression, dont thomas d'aquin avait un tel souci, est exhaussé pour lui-même. l'ensemble se veut donc autant une oeuvre de méditation qu'un instrument de travail.

  • Il est indiscutable que les droits de l'homme mènent à l'humain et cet humain est indissociable de l'idée de personne. La question qui s'est posée dans cette étude est la suivante : existe-t-il un personnalisme sans référence aux droits de l'homme ? En ouvrant cette perspective l'auteur, inspiré par la philosophie de Levinas, développe un discours éthique comme étant un discours de philosophie première, parce que l'éthique l'emporte sur tout autre réflexion philosophique.

  • N'y aurait-il de pas de différence notable entre les philosophies analytique et continentale ? La première serait la bonne philosophie, la seconde une philosophie non rigoureuse, de comptoir. Ce jugement est l'apanage des philosophes analytiques, qui considèrent leurs confères de formation continentale, à l'instar de Jacques Derrida, comme des « astrologues », des non-philosophes. L'auteur approfondit ici le débat, en identifiant de façon rigoureuse les différences importantes qui divisent les deux philosophies.

  • A bien des égards, Nietzsche est le premier philosophe de la modernité à avoir réhabilité la rhétorique.
    La crise de la raison et de ses fondements s'accompagne d'une crise du sens, de l'univocité, comme si l'Histoire obligeait à penser la différence qui frappe les concepts et leur réalité. L'ouvrage d'Angèle Kremer-Marietti est le premier à nous offrir une vision systématique et extrêmement fouillée du rapport de Nietzsche à la rhétorique. Que ce soit au travers de la tragédie ou du dialogue avec les penseurs grecs en général, le langage et la dialectique vont apparaître comme des éléments essentiels du dépassement de la philologie dans le développement de Nietzsche.
    Ses premiers écrits - pour certains, encore inédits - sont analysés à la lumière de la rhétorique et du rôle central de la métaphore. La philosophie de Nietzsche émerge ainsi comme une vaste entreprise herméneutique, où se nouent le jeu et le symbole, le signe et l'image, transférant l'attention de la perception à la signification comme source de possibilité. Finalement, pour Nietzsche, tout langage et toute pensée sont rhétoriques par essence, comme toute cognition passe nécessairement par la dénomination.
    C'est dire combien le travail que nous livre ici A. Kremer-Marietti est actuel et original. Il fait ressortir Nietzsche non pas comme un simple précurseur, mais comme l'un des grands analystes du langage, une contribution que son développement ultérieur a pu parfois éclipser.

  • Sur les traces du concept de réflexion chez Kant, Nietzsche débouche sur la fiction ("Erdichtung") qui nous abuse. Il constate que la réflexion peut donner à voir une "vérité" multiple ; aussi le perspectivisme nietzschéen dénonce-t-il la nullité de toute question sur la vérité qui serait indépendante des évaluations.

  • Mohamed Jaoua analyse ici le lien entre phénoménologie et ontologie dans la première philosophie de Sartre. Quelle est l'attitude de Sartre vis-à-vis de la phénoménologie de Husserl ? "Nous pouvons dire que Sartre est passé de l'éloge à la critique", constate M. Jaoua, notamment dans un texte fondateur, La Transcendance de l'Ego. Puis, l'auteur analyse l'ontologie phénoménologique prônée dans L'Être et le Néant. Il mesure le rapport de Sartre à Husserl, Heidegger et Hegel, en essayant de rendre justice à Sartre face à ses critiques.

  • Pour qui ne connaît l'oeuvre de Comte que par ouï-dire et s'en tient au sens actuel de positivisme, la lecture fera l'effet d'une découverte. La présence de Clemenceau au côté de Comte et de Mill témoigne de ce que la politique positive n'était pas moins importante alors que la philosophie positive. La présentation du Cours et du Système est accompagnée d'un examen critique. Depuis 1865, les temps ont bien changé, mais le débat entre les deux auteurs n'a rien perdu de son actualité.

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