L'harmattan

  • Depuis la catastrophe de Fukushima, le gouvernement allemand a décidé de renoncer au nucléaire civil. En 1990, il avait confirmé la même position pour le nucléaire militaire. Que signifie cette politique ? La RFA a conservé la possibilité technique d'acquérir une défense nucléaire autonome, au-delà de la restriction de sa souveraineté de 1949 à 1989. Depuis sa réunification, elle affirme une volonté d'indépendance et de retour à la puissance. Niveau technologique, stocks de matériaux fissiles... font de la RFA une puissance militaire "en filigrane".

  • Cet ouvrage étudie l'évolution historique des territoires à partir de l'exemple des Landes de Gascogne. Prenant le contre-pied d'une science politique officielle qui perçoit les territoires comme un attribut "naturel" de la souveraineté étatique, l'auteur dévoile les dispositifs de la territorialisation. De l'Ancien Régime à nos jours, il montre l'importance de "la construction symbolique de la réalité" et du social sur les identités et les pratiques. Comment peut-on encore être "landais" oe

  • Plus de vingt ans après la vague de démocratisation, l'Amérique latine offre aujourd'hui un visage contrasté. L'histoire récente montre de nombreux exemples de pratiques héritées d'un temps qu'on a cru révolu. Toutefois, de notables avancées ont été enregistrés en matière de protection des droits de l'homme. Dans cet ouvrage, des constitutionnalistes et juges constitutionnels latino-américains livrent leurs analyses sur ces récents progrès de la consolidation de la démocratie.

  • Cet ouvrage propose une analyse inédite de l'expérience latino-américaine des commissions de la vérité et de la réconciliation, à travers un ensemble d'études juridiques et sociologiques. Il offre ainsi un regard croisé sur l'une des expériences les plus riches d'enseignements quant aux forces et aux faiblesses des régimes démocratiques.

  • La mondialité est un fait social total.
    Cela est le résultat du progrès des communications et de la mondialisation du capitalisme. Un système mondial s'est mis en place, mais dont on a du mal à dessiner les contours et à en préciser le fonctionnement. C'est pourquoi dans ce livre, et dans la continuité épistémologique des deux premiers tomes de son traité, Gérard Dussouy, dissèque les théories que la mondialité engendre. En premier lieu, celles qui traitent du pouvoir de l'économie de fixer un ordre marchand mondial qui dépasse les Etats.
    En second lieu, celles qui postulent une société mondiale cosmopolite, bâtie sur les réseaux d'acteurs et soumise à des régulations transnationales. A cette occasion, il mène une analyse théorique des réseaux de pouvoir qui faisait défaut jusqu'à aujourd'hui. Dans les deux cas, l'auteur n'a pas de difficulté à mettre en évidence divers enjeux rédhibitoires qui renvoient au concept de puissance : le changement hiérarchique au sein d'une globalisation économique chaotique : les défis de la démographie, de la culture et de l'écologie dans l'hypothèse de la société mondiale.
    Face à ces théories impuissantes à rendre la complexité du monde, Gérard Dussouy insiste sur la nécessité de penser une herméneutique de la mondialité dont il précise ici certains fondements. Au final, les analyses de l'auteur s'avèrent très préoccupantes pour les Européens. La récession née du krach de l'été 2008 pourrait être le début d'une crise structurelle et existentielle profonde.

  • L'Etat qui a focalisé pendant longtemps toute la réflexion sur la vie internationale a été mis en cause par le haut (transnationalisation, régionalisme économique et politique) et par le bas (sécession, identitarisme). Mais faut-il pour autant parler de déclin ? Avec la construction européenne, n'assistons-nous pas à un redéploiement, une reterritorialisation ? C'est à la lumière de l'expérience historique et des contextes géopolitiques concrets que l'adéquation au réel des théories des relations internationales doit être évaluée.

  • Cet ouvrage analyse l'idéologie "anthropophage" qui pose le problème des relations entre cultures importées, cultures autochtone et cultures mélangées. Ce courant a inauguré pour la première fois au Brésil une vision à la fois "primitiviste" et "moderniste", revendiquant indianité, africanité, ainsi qu'une imitation des théories, des modèles ou des "styles" européens. Candido Portinari, un des plus grands peintres brésiliens, illustre fort bien ce courant.

  • Distinguant conflit et violence, cet ouvrage redonne à la démocratie son sens d'espace public où la possibilité même du conflit doit être maintenue. Qu'ils prennent la forme de mobilisations en faveur des travailleurs pauvres, des immigrés clandestins, ou des minorités, les conflits au sein d'une démocratie ne disent pas ce que veut le peuple mais ce qu'il ne veut pas, à savoir sa disparition en tant que peuple. Ils témoignent alors des capacités de résistance à des formes d'oppression de classe, de race ou de genre.

  • A partir de textes jusqu'ici négligés, l'auteur dresse un historique des théories de la "géopolitique mondiale", c'est-à-dire des représentations de l'espace par les démocraties, les dictatures, les régimes contemporains autoritaires ou émergents. On découvre qu'au-delà de ses versions explicites ou implicites, la géopolitique détermine les politiques étrangères et les systèmes d'alliances des Etats. Cet ouvrage éclaire aussi, en creux, les limites d'une science politique française tétanisée par "le 11 septembre" 2001. Suivront un tome consacré aux relations interétatiques et un autre aux théories de la mondialisation.

  • En faisant des associations humaines sa matière, en pointant la source, la structure et les effets de la discorde entre les princes comme ses défis fondamentaux, l'art de mettre le monde en ordre dévoile une étonnante fécondité : la germination du génie propre à la conduite des affaires internationales.

  • Comment analyser les rapports de puissance ? après un examen des théories et des idées politiques que ceux-ci impliquent, sont proposées des études de cas sur " le retour de la puissance ", ainsi qu'un projet de " diplomatie culturelle " prôné par le professeur jean-louis martres, susceptible de fonder de nouveaux rapports internationaux.
    Cela, de façon néoréaliste et relativiste, à contre-courant de certaines conceptions trop manichéennes ou angéliques.

  • L'objectif de cet ouvrage consiste, à travers l'étude comparative de différentes situations dans le temps comme dans l'espace, à suggérer, sinon à démontrer, le jeu et la complexité du rapport entre intérêts corporatifs et usage de la force. Des intérêts qui se trouvent également liés à certaines dispositions institutionnelles, l'esprit d'offensive d'une part, l'alarmisme d'autre part, lesquels débouchent assez naturellement sur la recommandation du recours à la force et, possiblement donc, sur la guerre.

  • La parole diplomatique mérite d'être prise en considération. Exprimant des intentions et des transactions sur la scène mondiale, manifestant ou contournant des rapports de pouvoirs, elle forme toujours sens. La diplomatie relève à la fois de la sociologie des institutions, des comportements, de la décision, mais aussi des sciences du langage, des théories des relations internationales et de la construction de la paix. Cet ouvrage démontre que le discours diplomatique, négligé par les théories réalistes, constitue une des ressources positives de la puissance étatique.

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