La Bibliotheque

  • - Les six plus belles illustrations de ce livre légendaire présentées sous forme lithographique dans un format facile à utiliser (200 X 300). Celles-ci sont imprimées sur un papier Rives pur chiffon qui leur donne un velouté exceptionnel. Sur chaque estampe, figure la signature d'Antoine de Saint Exupéry, ainsi qu'un tampon sec de la succession.
    - Un exemplaire du livre du « PETIT PRINCE » édité par Gallimard.
    - Un CD reproduisant à l'identique le disque 33 tours original du « PETIT PRINCE » raconté par Gérard Philipe avec les voix de Pierre Larquey, de Jacques Grello et le jeune Georges Poujouly, le fabuleux acteur de « Jeux Interdits ». Le texte est si bien interprété qu'on est aussitôt projeté dans un univers de rêve et de chaleur, un petit moment de bonheur arraché au quotidien.
    - Une petite figurine en plomb, sur son socle, reproduisant « LE PETIT PRINCE » dans toute son émotion.

  • Le texte sur le Castor dans L'Histoire naturelle est un des plus longs consacré à un animal. C'est dire combien Buff on était fasciné, mieux le castor mettait en doute l'édifi ce cartésien qu'il s'était construit.
    Et ce doute, on le voit à plusieurs reprises dans l'oeuvre, Buff on le chérit. Ce jeu avec la coupure radicale humaniste, il l'entretient. La confrontation avec Le Discours est aussi très éclairante. Le sommeil des animaux, le jeu de balance, etc.
    Et puis il y a l'extraordinaire ingéniosité du castor au contact de l'eau, de la complexité de ses courants, de ses variations, de ses forces, barrages, cabanes, calcul des résistances, etc. Animal-faber qui pourrait en remontrer à beaucoup. Outre cet étonnement devant cette habileté, Buff on va jusqu'à adopter un castor du Canada.
    Les deux textes nous interrogent sur l'intelligence du vivant, la place de l'homme dans la nature, questions essentielles dans les impasses que nous avons tissées.

  • Les abattoirs de Chicago représentent un moment crucial de l'aventure industrielle et du bond en avant de l'Amérique en cette dernière partie du XIXe, développement du train, invention du wagon réfrigéré, extension des marchés, travail à la chaîne, abattage de masse... A la suite des remarquables travaux de Siegfried Giedion, La Mécanisation aux pouvoirs, nous avons voulu dans ce bref essai revenir sur l'événement Chicago et ce qu'il représente comme conséquence. Peut-on dire qu'il existe un miracle de Chicago comme il a existé un miracle grec, tant les techniques, les audaces, l'absence de scrupule, la force illimitée ont toutes les marques d'une réussite industrielle exemplaire ? Ou peut-on plus prudemment tâcher de montrer les conséquences sur l'homme et sur la vie animale ? Ce que nous avons dénommé « le monde humain ».
    D'un village indien au début du XIXe siècle à une métropole d'un million sept cent mille habitants un siècle plus tard... C'est cette histoire que nous allons esquisser, voir le monde humain surgir d'une plaine immense et sauvage, histoire des abattoirs de Chicago, histoire troublante, inquiétante, révélatrice de ce qui nous arrive, nous entoure, nous enveloppe.

  • Alfred Sisley ; catalogue critique des peintures et des pastels Nouv.

    « Dès 1959, dû à François Daulte, avec le concours de Charles Durand-Ruel, paraissait le premier catalogue raisonné de l'oeuvre peint de Sisley. Une soixantaine d'années ont été nécessaires pour que soit publié aujourd'hui le présent catalogue raisonné, sous forme d'une édition renouvelée par sa mise à jour autant qu'amplifiée par le nombre des oeuvres retenues, catalogue cette fois illustré de reproductions en couleurs : un ouvrage combien précieux pour mieux connaître Sisley, comprendre et apprécier son art. En apportant aux spécialistes comme aux vrais amateurs une vision globale des peintures accompagnées des pastels ici regroupés pour la première fois, ce catalogue raisonné permet que revienne encore davantage à Sisley une reconnaissance justifiée. » (Sylvie Patin, Conservateur général honoraire au musée d'Orsay ) Si, par la tonalité claire de sa palette et par sa volonté de peindre en plein air, Sisley fut l'un des premiers à participer au mouvement impressionniste, il sut toujours garder son indépendance et ne pas se laisser embrigader. Singulière destinée que celle de cet Anglais, Français d'adoption, qui, sans s'écarter de sa voie, sans montrer d'hésitation, sut peindre en toutes saisons les paysages les plus mesurés, les plus harmonieux, à la gloire de l'Ile-de-France.
    Malgré quelques représentations de la figure humaine et quelques natures mortes, Sisley a été essentiellement un paysagiste. Durant sa carrière, Sisley a été le peintre des petites villes échelonnées sur les bords de la Seine, en amont et en aval de Paris. S'il quitta parfois sa retraite de Louveciennes et, plus tard, sa chère maison de Moret-sur-Loing pour aller peindre les brouillards de Londres, les régates de Hampton Court ou les falaises de Langland, il revint toujours dans le coin de terre qu'il avait élu. Plus que l'amitié de Renoir, de Monet ou de Bazille, plus que l'attrait indéniable de Paris, ce qui compte dans la vie de Sisley, ce sont les liens qui l'unirent à ces rives de la Seine ou du Loing. Ayant choisi un pays, Sisley s'y est maintenu avec fidélité.
    Cette nouvelle édition tant attendue du Catalogue raisonné de l'oeuvre d'Alfred Sisley a été établie par Sylvie Brame et François Lorenceau. Elle recense 1012 tableaux et, pour la première fois, les 71 pastels du maître impressionniste. Sylvie Patin, dans son introduction, retrace avec brio la carrière de Sisley, la personnalité du peintre, les caractères de son talent, et resitue la place de Sisley au sein du groupe impressionniste.

  • Ce premier tome qui présente trois heures de Paris vues en 1900 et en 2020 s'inscrit dans un ambitieux projet de trois tomes et de neuf heures parisiennes.
    Tout part des Minutes parisiennes, entreprise de l'éditeur Ollendorff autour de 1900. Écrivains et graveurs devaient dépeindre 24 heures de Paris heure par heure. Il n'y en eut que onze de réalisées.
    La Bibliothèque emboîte le pas d'Ollendorff, ajoute textes, dessins et photographies d'aujourd'hui. Paris 1900 et Paris 2020 dialoguent...
    Ainsi à 7 h du soir, Louis Stéphane Ulysse et Thomas Beulaguet répondront à Gustave Geffroy et à Joaquim Sunyer ; à 9 h du soir Jean-Philippe Domecq (texte et photos) répondra à Jean Lorrain et à Théophile Alexandre Stenlein ; à 8 h du matin, Nadja (texte et dessins) répondra aux 10 h du soir de Joris Karl Huysmans et à Charles Jouas.
    L'alchimie du temps qui passe, de Paris qui change s'effectue sur plus d'un siècle, dans l'esprit du lecteur qui lit successivement une heure ancienne et une heure actuelle. Précipité passionnant de la cité, expérience, rêverie qui se dégage de ces rencontres.
    Paris change et ne change pas. À la lecture de ces voyages dans le temps on se posera la question. Les rues, la disposition des immeubles, la grande toile d'araignée... Le Dictionnaire historique des rues de Paris de Jacques Hillairet datant de 1963 aurait pu être aussi bien lu par l'équipe de 1900 que par celle de 2020, à quelques modifications près... Nous verrons que c'est dans la manière de voir, dans les consciences des Parisiens, que Paris change encore davantage.

  • Grand froid

    Cyril Carrère

    Le jour où sa mère est retrouvée morte, la vie de Lucas bascule. Délaissé par la police qui conclut à un suicide, ses doutes l'incitent à surmonter sa douleur pour mener sa propre enquête. La lettre anonyme qu'il reçoit confirme ses soupçons : quelque chose ne tourne pas rond. Et lorsqu'un mystérieux individu s'attaque à ses proches, il n'a plus qu'une solution: lui échapper et tout faire pour établir la vérité...

  • En 1889, âgé de 23 ans, déjà auréolé d'une réputation de génie précoce, Rudyard Kipling traverse les Etats-Unis. Il y passera quatre mois et avec cette énergie qu'il avait déployée aux Indes en tant que jeune reporter et factotum du journal anglo-indien The Pioneer, il arpente le pays tout entier, visite San Francisco, pêche le saumon, côtoie cow-boys et industriels, visite les abattoirs de Chicago. Ce premier contact d'un jeune écrivain d'une culture anglo-indienne à l'esprit acéré, avec l'Amérique en dévoile bien des aspects toujours d'actualité avec une verve et une drôlerie réjouissante : le port d'arme, le philodollarisme, la presse, le pragmatisme sans frein. Et curieusement, son témoignage acerbe recouvre celui qu'un autre Anglais, a priori plus humaniste, fit trente ans plus tôt : Charles Dickens.

  • Sous l'égide de Verlaine et autour de trois maîtres en peinture, Magnasco, Arcimboldo, Magritte, cet ouvrage explore et raconte la part d'ombre de la bibliothèque, sa face cachée comme souvent ignorée.
    Cet envers du décor, si morbide qu'il paraît, ne doit pas occulter ce déjà-là fondamental : Bibliothèque est autant vivante que vous et moi. Pas seulement parce que les livres qui la font sont tout à fait vivants justement (et deux livres y suffisent, exactement comme la paire d'oeil à votre vue) mais parce qu'elle est une personne, qu'elle a un visage, ce que suggère son prosôpon : ce terme grec désignant archaïquement la figure humaine comme la façade d'un bâtiment.
    Peu avant sa mort (1896), Verlaine rédige son recueil biblio-sonnets, treize poèmes commandés par Pierre Dauze pour sa Revue biblio-iconographique. On y trouve ce vers, clôturant le poème Pauca Mihi : « De devenir biblio-chose aussi ! » Etre biblio-chose, « cette chance immense » et « malheur triplement réussi » nous lance Verlaine et en effet ses sonnets explorent les deux faces, l'une lumineuse, l'autre macabre de la chose livresque.

  • « Avons-nous appris les leçons du passé, ou serons-nous les prochains à mourir ? » Voilà la prémisse à la base de Brève histoire du progrès, remarquable essai sur le genre humain et la précarité de notre civilisation. Dans cet ouvrage, Ronald Wright soutient que l'histoire a en effet prouvé que le progrès, quel qu'il soit, mène directement à l'échec et à l'anéantissement. Traduit dans presque vingt langues, ce titre a rejoint un demi-million de lecteurs dans le monde entier et a été également l'inspiration du film Survivre au progrès produit par Martin Scorcese en 2011.

  • On connaît Monsieur Teste, Charlot, Bartleby, mais on ne connaît pas encore Monsieur Néant. Il échappe d'ailleurs à son créateur, Emmanuel Moses, hébété, muet, surpris... Vous, moi quand l'aile du burlesque vous frôle et la brume vous auréole.
    Emmanuel Moses a écrit récemment Dieu est à l'arrêt du tram, Les anges nous jugeront, il manquait Monsieur Néant.
    Il s'agit d'un texte inclassable, proche de Tardieu, entre la description, la vision poétique et le burlesque. N'appartenant pas à un genre bien défini, sinon celui très gauchi du portrait ou de l'autoportrait, Emmanuel Moses se livre à un exercice subtil de dépeçage d'oignon pour notre plus grand plaisir. Qui est donc ce quidam ? Lui, une ou plusieurs de ces projections, une ombre comique et maladroite de film muet... Utilisant ses souvenirs, son journal, ses observations, son sens poétique Emmanuel Moses crée Monsieur Néant à moitié Chaplin, à moitié Socrate et nous l'offre par une série de saynètes, sa vie quotidienne, son rapport aux autres, ainsi qu'une certaine vision de la société, humaine ou satirique selon l'humeur. L'ensemble fait environ 160 pages et il doit y avoir une vingtaine de "chroniques", celles-ci pouvant aller de quatre ou cinq lignes à trois pages.

  • Le Corps des Libraires rassemble 21 histoires dont librairies et libraires sont les principaux protagonistes.
    Il évoque des librairies célèbres ou historiques. Il lève le voile sur certaines librairies choisies, que les amateurs de livres fréquentent sans tapage comme d'autres visitent des coins à champignons.
    Le Corps des Libraires est à la fois un livre d'histoire(s) et un guide. On y rencontre des revenants, des livres providentiels, des labyrinthes et des libraires héroïques, quelques personnages pathétiques et bien d'autres anecdotes curieuses.

  • De quoi s'agit-il cette fois, à quel aspect de notre humanité s'intéresse Michéa Jacobi. Oh !
    Une phrase de Robert Musil nous mettra vite au parfum : « Notre désir n'est pas de ne faire plus qu'un seul être, mais au contraire d'échapper à notre prison, à notre unité, de nous unir pour devenir deux, mais de préférence encore douze, mille, un grand nombre d'êtres, d'être ravis à nous-mêmes. » Et selon sa méthode qui n'est ni directive, ni commune, Michéa Jacobi nous fait rencontrer vingt-six évadés, de Judas en passant par Olympe de Gouges, sans oublier ni Obama, ni Hokusaï.
    Chacun de ses livres n'est pas seulement un élément de l'humanité, mais aussi un ferment de liberté, tant la variété, la fantaisie de destins nous offrent de chemins.

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