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La Grange Bateliere

  • Sous la forme d'un long poème initiatique, le mystérieux Julius White lance un cri de rage contre la misère, l'injustice, le racisme, les amours perdus et les conditions carcérales. Ce brûlot poétique hors norme - entre rap, grime et punk - est aussi hors d'âge ; puisque Julius White pourrait être un gangster londonien, tout droit sorti de la série Peaky Blinders, ou bien un bad boy de Northampton, tragique représentant de la scène hiphop anglaise contemporaine.
    Ces vers sont traduits en français par Ange Vincent, hétéronyme de Jean-Claude Pirotte. Ce double imaginaire offre à l'auteur la liberté de raconter la révolte : un parcours personnel dont il avait parsemé avec pudeur toute son oeuvre jusqu'à ce magnifique et tragique chant de Julius White.

  • La taupe d'or Nouv.

    Après Ardinghera, la Grange Batelière publie La Taupe d'or. L'intrigue de ce roman policier se situe au temps de la prohibition, à Tyler City, à la frontière entre les États-Unis et le Canada.
    Espérance Cohélet, canadien francophone, est un représentant de commerce malchanceux. Son incompréhension de l'anglais n'est pas étrangère à ses déconvenues professionnelles. Après une énième journée infructueuse, il découvre malencontreusement le cadavre abandonné d'un vagabond. La stupeur passée, ce handicap linguistique devient un atout pour le héros, qui, pour préserver sa liberté, s'improvise en enquêteur hors-pair.
    Avec ce roman, Régis Messac confirme son talent pour les intrigues malicieuses à rebondissements et offre une sévère critique de la corruption et des moeurs américaines.

  • Bei'lin, l'irréductible village palestinien, symbole de la résistance à la colonisation israélienne, est le théâtre de ce récit poétique à deux voix.
    Chaque vendredi, la manifestation réunit Palestiniens et militants pour la paix internationaux. Ce bref roman, tel un songe, capte les sentiments intenses, la révolte, l'incompréhension face à la violence de Samir et Lola, lui palestinien, elle, française juive. "Deux camps hostiles, clairement déterminés, cela aurait facilité le combat.
    Pourtant certains se ressemblent tellement ! » Avec force détails et une économie de mots, Joëlle Naïm conte en écho les souvenirs nostalgiques et les réflexions quotidiennes dans lesquels la tourmente qui agite les héros reflète avec éclat la turbulence de cette région du monde.

  • Tout le monde connait (ou devrait connaître) le chef d'oeuvre de Thomas De Quincey que sont "Les Confessions d'un mangeur d'opium Anglais" (1822), dont Baudelaire traduisit de larges extraits dans "Les Paradis artificiels". Mais très peu de gens savent que De Quincey s'inspira, pour les écrire, d'un petit texte tout aussi poignant du génial et méconnu Charles Lamb, qu'il aimait comme un frère d'addiction, et qui lui tint compagnie à Londres pendant les mois de solitude qu'il consacra à l'écriture du livre.
    A ce jour, "Les Confessions d'un ivrogne" (1810) étaient toujours inédites en français. Traduction et présentation de Sébastien Marot.

  • Dans le tourbillon de la gare Saint-Lazare, travailleurs, flâneurs, fêtards - ces voyageurs hétéroclites - courent, se croisent et se bousculent sans se voir. Un commissaire timide et un étudiant en droit intrépide partagent leurs talents et arpentent méthodiquement Paris et sa banlieue afin d'éclaircir le mystérieux assassinat d'un soldat anonyme.
    Avec Ardinghera (paru en feuilletons en 1931, inédit en volume), Régis Messac crée de façon talentueuse un roman policier à énigmes, digne héritier du detective novel américain, dont l'auteur est un audacieux et précurseur exégète.
    Avec ce livre, les éditions la Grange Batelière ouvrent un cycle de publication des quatre romans policiers inédits de Régis Messac, un voyage littéraire entre Paris et les États-Unis.

  • Communisme / Kommunismus / Communism est la première et unique analyse historique et philologique qui vise à saisir l'émergence en Europe de la question sociale et de son champ lexical. Il étudie l'origine et le développement des termes « communiste », « communisme » et d'un certain nombre d'autres apparentés nés, entre 1785 et 1842, au sein de groupes décidés à transformer la société et résolument hostiles à l'individualisme et à la propriété privée.
    De Restif de La Bretonne aux premiers écrits de Marx et d'Engels en passant par Babeuf, Buonarroti, Owen, Cabet, Lebon, etc., Jacques Grandjonc suit - textes à l'appui, pour la plupart inédits - la germination d'un vocabulaire communautaire, révolutionnaire et international qui sera au coeur de l'histoire du XIXème, du XXème et du XXIème siècle.

  • « - Je suis la fille d'un pauvre maître d'école et la première chose à faire en ce monde, quand on est pauvre, c'est d'apprendre à gagner sa vie. Mon père le savait, tous ses enfants connaissaient un état. Il n'y a qu'un an que nous sommes partis, mais non seulement notre famille, mais tous les jeunes gens de la ville et des villages alentours, avec des fusils, des haches, des fourches et des faux, tout ce qu'on avait, pour aller à la rencontre des Prussiens.
    Ah?! monsieur Jacob, si l'on m'avait dit dans ce temps là qu'un jour je marcherais avec des soldats, que je conduirais mon cheval par la bride au milieu de la nuit, que je ferais passer ma charette sur des tas de morts, et que souvent, durant des heures entières, au milieu des ténèbres, je ne verrais mon chemin qu'à la lueur des coups de feu, je n'aurais pu le croire. Mais que ne fait-on pas quand de grands devoirs nous tirent de l'obscurité?! Alors le coeur sélève, on n'est plus le même, on marche, la peur s'oublie, et longtemps après, on est étonné d'être si changé, d'avoir fait tant de choses que l'on aurait crues tout à fait impossible?!?» Lues et acclamées de leur vivant, «?populaires?» au sens littéral du terme, on peut regretter que les oeuvres d'Erckmann-Chatrian aient disparu du paysage littéraire car leur langue est un modèle de limpidité, un mystère de transparence évocatrice.

  • "Dans les derniers jours de sa vie et jusqu'à sa dernière heure, ne pouvant plus s'occuper dans son laboratoire, le marquis de Germandre prenait plaisir à proposer de puériles énigmes à ses médecins et à ses valets. Il n'était plus, le vieux sphinx, mais il avait emporté avec lui la plus terrible de ses énigmes, celle de sa succession. Il conviait tous ses parents à la cérémonie de ses funérailles dans le caveau de famille et à la réunion immédiate dans la grand'salle des audiences, où l'on devait donner lecture de son testament et savoir enfin qui hériterait d'un million en immeubles et de sommes considérables placées chez divers banquiers ou enfouies dans des cachettes mystérieuses".
    Chronique familiale, mystérieuse et espiègle de George Sand (1804-1876). Paru en 1861, ce roman conte les péripéties que provoquent les dernières volontés du marquis de Germandre, au coeur de la campagne bourbonnaise. Postface de Christophe Mercier : "Un roman rêvé"

  • De Léo Malet à François Guérif, ce recueil épistolaire original (1972-1989) raconte la rencontre entre un écrivain et un lecteur qui, après quelques années, deviendra son éditeur. Tout au long de ces lettres et de ces dédicaces, Léo Malet ressemble étrangement à Nestor Burma : ironique, caractériel, tendre et filou, avec un goût prononcé pour l'érotisme. Il se dévoile un auteur attristé par un succès qui n'est plus, mais soutenu et aidé par un admirateur enthousiaste et zélé. Deux êtres qui s'apprivoisent et nous accédons à la naissance d'une amitié.
    Les dédicaces manuscrites amicales se mêlent à des dédicaces pour "collectionneurs avertis" : découpages néo-surréalistes érotiques et jeux de mots filous.

  • Ils sont deux, comme Laurel et Hardy, ou Lennon/McCartney. Ils sont inséparables et complémentaires : ils mettent ensemble leurs photos en scène, ils ont emprisonné beaucoup d'auteurs derrière des rubans crime scene dans la plus pure tradition du film noir. Mais nul ne sait lequel des deux appuie sur le déclencheur.
    Ils écument les festivals de polar comme Bob Dylan écume, avec son Never Ending Tour, les scènes du monde entier. C'est là qu'ils ont rencontré la plupart des auteurs qui sont devenus leurs amis. En souvenir, tous ont accepté avec joie de participer à ce livre et de commenter leur portrait.
    Ces portraits croisés offrent un parcours intime à travers le polar francophone des vingt dernières années : depuis les années « punks » - de revendications en désillusions - jusqu'au temps de la reconnaissance et du succès, mais toujours sur le fil du rasoir.

  • Black

    Alexandre Dumas

    Histoire d'amitiés et d'amours, d'aventures graves et comiques, mélodramatiques et rocambolesques... La rencontre du chevalier de la Graverie et du chien Black nous transporte, au début du XIXe siècle, de la province française jusqu'à Taïti. Postface inédite de Christophe Mercier : "Dumas, Gotlib et Monsieur Pickwick" "Nous avons résolu, dans un moment d'humour qui nous a sans doute été inspiré par le brouillard que nous avons respiré dernièrement en Angleterre, de faire un roman complètement neuf, c'est-à-dire de le faire à l'envers des autres romans.
    Voilà pourquoi au lieu de commencer par le commencement, comme on le fait jusqu'à présent, nous le commencerons par la fin, certain que l'exemple sera imité, et que, d'ici quelque temps, on ne commencera plus les romans que par la fin". A. Dumas

  • Jusque-là, les bonnes manières qui traînaient dans l'air du temps voulaient qu'on s'inquiétât pour le climat. Jusqu'aux cimes de l'État, l'écologie faisait florès, la « transition » était en route... En attendant, chaque nouvelle année apportait son lot de phénomènes ravageurs, faisant partir en fumée des contrées entières ou les noyant sous les inondations.

    D'aucuns redoutaient avant toute chose les accidents industriels, nucléaires. D'autres scrutaient les convulsions de l'économie, nous voyant sombrer dans la disette avec l'effondrement de la finance. Les plus pessimistes enfin redoutaient carrément la conjonction de tous les fléaux s'abattant au même moment sur nos têtes à la faveur d'une désorganisation générale.
    Mais jusqu'ici, rien de tout cela ! Le sort préféra nous envoyer le Covid-19. L'économie mondiale tomba d'un bloc en coma profond. Plusieurs siècles durant, il n'est pas un mouvement révolutionnaire qui n'en avait rêvé. Pour finir c'est un virus qui l'aura fait !

  • Cette contribution est une découverte des mystères du climat à travers les civilisations. Un voyage mené grand train, avec poésie et espièglerie.
    Avec la mort, le climat est un des rares territoires sur lequel les hommes n'ont pas réussi à faire main basse, l'un des derniers rebelles. S'il a cédé quelques provinces de son Empire, il a cependant résisté à la mise en ordre généralisée qui forme le seul et pauvre dessein des civilisations. Face à la terre que nous sommes en train de réduire en esclavage, les nuages sont les derniers vestiges des primitives libertés. Les vents se lèvent quand ils en ont assez de dormir, ils font les matamores, cassent une ou deux îles tropicales, rentrent dans leurs songes, mais ils ne somnolent que d'un oeil, ils se réveillent en sursaut et vagabondent encore.

  • Les sagoens

    J. Verney

    Sur les pas de César Aira, J. Verney part à la découverte de Buenos Aires. Ce voyage initiatique - tant il est imprégné du fantasme de l'auteur argentin - est l'occasion d'écrire les premières lignes d'un journal mystérieux et sensuel. Les extraits de ces carnets, prémisses à la création littéraire, se confondent peu à peu avec l'oeuvre romanesque. Aux carnets, succède l'ébauche de ce Grand Roman que l'auteur poursuit.
    Les Sagoens est une volte-face épique, déroutant et érotique entre l'Europe et l'Amérique du Sud, de la tiédeur contemporaine à la folle épopée de la fin du xixe siècle.

  • "Observer son époque, l'analyser, comprendre ce qui se trame dans l'envers du décor, empoigner le réel avec le mordant qu'il faut, témoigner, ne jamais tricher avec la vérité, déjouer le mensonge en dévoilant les mécanismes et les intentions dont il procède, voilà ce qui devrait constituer le souci et le travail de tous ceux qui ont à subir la présente organisation sociale. Voilà une exigence éthique élémentaire, un enjeu épistémologique socialement vital.
    Une humanité un peu plus avertie aurait à coup sûr compris que c'est à cela que se distingue un peuple libre". Ce recueil de critiques, souvent jubilatoires, parfois féroces, retrace des souvenirs de luttes et de dissidences des années cinquante à aujourd'hui, de Paris, et sa banlieue, au plateau de Millevaches. Postface Une "lettre à un ami"

  • Ombra di venezia Nouv.

    Point de départ : Il Mondo novo, fresque de Tiepolo de 1791, un grand rectangle (2 m x 5 m), comme un grand cinémascope. Ombra di Venezia est le récit d'un voyage à Venise. Une rencontre hors-saison avec la ville mystérieuse. Un traveling pour une balade à travers les ruelles et les canaux, où les sensations de l'auteur décrivent l'ambivalence d'une architecture préservée et pourtant si souvent donnée comme provisoire, au bord du gouffre... « Née de l'eau, c'est à l'eau qu'elle retournera. »

  • Latreaumont Nouv.

  • Les linottes Nouv.

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