La Lucarne Des Ecrivains

  • Qui ne connaît pas le célèbre tableau de Pierre-Auguste Renoir intitulé Jeunes filles au piano ? Ce chef-d'oeuvre aborde le thème de la musique avec tendresse, poésie et nostalgie car la musique est chère au coeur du peintre. Renoir peint comme l'oiseau chante et justement Renoir chante quand il peint. Enfant, il chantait déjà à Saint-Eustache sous la direction de Charles Gounod. Par la suite, il deviendra l'ami d'Emmanuel Chabrier, rencontrera Offenbach, croisera Wagner et appréciera Debussy. Il se rend volontiers au concert, fréquente l'Opéra et, lorsqu'il peint dans son atelier, il prend un réel plaisir à entendre chanter ses modèles. L'art de Renoir est, à l'évidence, largement inspiré par la musique. D'ailleurs, une bonne cinquantaine de ses toiles évoquent les musiques qu'il a écoutées et appréciées. Autant de tableaux où Renoir, impressionniste qui aime saisir la musique vivante, peut marier la lumière et les sons.

  • Soixante ans après la disparition de Kenji Mizoguchi (1898-1956), Daniel Chocron rend hommage à l'oeuvre et à la vie du génial cinéaste japonais aux 88 films, découvert en France à la fin de sa carrière au cours des années 50, avec La vie d'O'Haru, femme galante et Les contes de la lune vague après la pluie. Dévoilant le mystère de la création du cinéaste, l'auteur analyse son approche de la mise en scène et de la direction d'actrices, ainsi que son lien fort avec les traditions culturelles de son pays, mais aussi de la littérature occidentale. Avant tout, Mizoguchi nous interroge sur la condition de la femme à travers la société japonaise et à travers les siècles. En dépit de la censure militaire et la deuxième guerre mondiale, il développa un cinéma humaniste et progressiste, voué à l'amour des femmes. Daniel Chocron nous livre une autre vision du septième art au contact de cet artiste universel.

  • Un livre ou chaque lettre est une note de musique.
    « Les musiciens de jazz désignent souvent les accords par les 7 premières lettres de l'alphabet. ».

    7 historiettes en mode mineur est un recueil d'historiettes musicales en deux langues relevant le pari fou de raconter une histoire tout en allitération et en assonance pour chacune des sept premières lettres de l'alphabet. Ces historiettes donnent lieu à des jeux de mots, offrant une partition de mondes enchanteurs comme « L'exaltante existence des elfes » ou « Les Aventures d'Aicha en Amazonie ». Fascinantes et drôles, elles feront rire et voyager les petits comme les grands.

    7 historiettes en mode mineur est doté d'une mise en page originale, dynamique à en perdre le sens. Il n'a ni endroit ni envers, ni début ni fin : il commence par les deux bouts en deux langues différentes : français et anglais. Originellement écrites en anglais dans les années 70, alors que Marc Albert-Levin est baby-sitter chez Miles Davis, ces historiettes sont destinées à des enfants bercés par le jazz. Elles étaient pensées pour être mise en musique.
    Ce livre-jeux plein de virtuosité se lit au moins à deux. Il amusera et plaira à toute la famille.

  • Connaissez-vous Musidora, la femme totale et la femme fatale de la création ?

    Musidora a incarné la première vamp et la muse du cinéma muet, la danseuse comme la chanteuse, l'actrice comme la réalisatrice et productrice, la romancière, la poétesse, l'auteure de théâtre ou la dessinatrice. Sacrée par les surréalistes ou admirée par sa grande amie Colette, Musidora (1889-1957) est une égérie mythique du 20e siècle que générations d'aujourd'hui découvrent.

    À femme unique, livre unique : cet ouvrage combine à la fois les montages et les haïkus du plasticien-poète Fontaine de la Mare tout le long de l'album ; une biographie synthétique de l'historien Daniel Chocron ; enfin une anthologie de poèmes, de de nouvelles inédites en volume, de Musidora elle-même.

    Musidora, Musidora, vous avez dit Musidora ? Toute une légende !

  • Une femme qui voyage avec sa valise, quoi de plus normal ? Mais la valise en a assez de toujours voyager et d'être maltraitée... Un dialogue alors s'engage entre la poète et sa valise rouge, à la fois drôle et émouvante.

    Les grands thèmes de l'existence, de l'exil, à travers la vie quotidienne, rend cette fable des temps modernes universelle. Accompagné des dessins poétiques de Daniel Duhamel Arrapel, ce premier conte de Maram al-Masri nous emporte dans son humanité réaliste, au-delà des montagnes et des océans.

  • Quel pouvait bien être le nom de l'adolescente restée allongée, à minuit passé, sur le rebord de pierre de l'autre côté du mur du jardin ? Sa peau était grise de poussière. A deux pas de la grille restée entr'ouverte elle était là, bien éveillée, pieds nus dans sa djellaba en haillons ; sa tignasse ébouriffée reposait sur le béton peint en ocre-rouge, couleur de remparts. Elle lui sourit, le suivit dans le débarras du local dont il avait laissé la porte ouverte sur la touffeur de la nuit, sans une lumière : d'un seul discret mouvement de la tête il l'avait invitée à le rejoindre ; elle était, naturellement, venue.

    Il l'appellerait Leïla, puisque ce prénom est lié à la nuit et à la folie : elle était bien incapable d'écrire son nom et même, il s'en aperçut à l'instant, de le lui dire...

  • Qu'ils sont surprenants les tas de Kouro ! Kouro prend des photos de tas d'objets observés dans le banal quotidien des paysages urbains ou ruraux qu'il légende de manière cocasse leur inventant un air artistique qu'aucune autre personne n'aurait pu leur deviner.

    Dans ce recueil de plus de 300 photographies, Kouro s'est amusé à faire des tas de clichés de tas d'objets divers que l'on rencontre au quotidien mais qu'il a su savamment accompagner de petites légendes décalées et légères apportant de la fantaisie à la banalité. A parcourir avec plaisir.

  • « Prague ne nous lâchera pas. Cette petite mère a des griffes » notait Kafka, à peine âgé de 19 ans. Toute l'ambiguïté de l'écrivain est contenue dans ces deux phrases : l'amour pour la « petite mère » et le besoin continuel de s'en détacher, de la fuir. La photographe Marinette Delanné est partie avec l'envie de découvrir Prague mais aussi de tenter d'y suivre les traces de son écrivain le plus insondable, celui que l'on n'a jamais fini de lire, Franz Kafka. Il ne lui restait plus qu'à flâner, ressentir, se glisser dans les ruelles et les sous-sols, armer son appareil de pellicules argentiques noir et blanc ; et rêver que Franz était tout proche... Au retour, elle s'est associé un compagnon d'écriture, l'historien du cinéma Daniel Chocron, pour partager cette longue promenade topographique et poétique.

  • Raconter Paris et plus particulièrement un arrondissement de Paris, c'est raconter une ville dans la Ville. Raconter le 19e, c'est parcourir un espace longtemps industriel et ouvrier, au service de Paris : viande, sucre, eau, éclairage, imprimerie, cinéma ou télévision, cela jusqu'au début des années 70.

    Aujourd'hui, cet arrondissement est voué à la culture musicale ou théâtrale, à l'apprentissage, aux loisirs, à la science, tout en restant populaire ; un musée permanent à ciel ouvert de l'architecture contemporaine, mais aussi le lieu le plus vert de Paris avec ses parcs, ses jardins partagés. Des quartiers solidaires et résistants, passages des migrations et de l'histoire. Quartiers de canaux et de ponts, de péniches et de passerelles, d'avenues et de chemins de traverses, de tours et de squares, leur diversité reflète les cultures du monde entier à travers leurs cuisines, leurs marchés ou leurs bazars.

    Paris reste Paris grâce à ses périphéries : le 19e en est un bel exemple.

    Partageant leur ressenti et leur savoir, les deux auteurs, habitant avec leur famille le 19e depuis trois générations, nous accompagnent dans ce voyage au bout de Paris.

  • Pourquoi les cochons ne bénéficieraient-ils pas de Droits universels et incontestables, sous la protection de leurs amis les tueurs de l'Organisation des Porcheries Unies ?
    Pourquoi pas le droit de se vautrer dans la fosse à purin, de s'empiffrer à s'en péter les boyaux, le droit d'être castré et de flemmarder ?
    Pourquoi pas le droit de saillir et d'être sailli, de souffrir mille martyres pour ses boudins et de mourir joyeusement pour ses andouillettes, au profit des sociétés humaines et dévoratrices ?

    Oui, ces Droits du cochon nous démontrent que la liberté c'est la domestication pour tous, l'égalité le gavage pour tous, la fraternité la saillie pour tous, et la laïcité l'abattoir pour tous.

    Magnifiquement traduite du porcin par son trouducteur et mise en scène par le grand porcinateur dans des images prises sur le vif, cette Déclaration universelle des droits du cochon est à mettre devant tous les groins, à commencer par le vôtre.

    1 autre édition :

  • L'éléphant d'Europe est un animal méconnu. Timide, craintif, pudique, il n'a jamais occupé le devant de la scène. Pourtant, son existence est bien attestée par des auteurs très sérieux, en particulier de la période gréco-latine et du Moyen Âge.

    À la différence de ses congénères d'Afrique et d'Asie, il a disparu, car cet animal, chaste et chrétien, ne se reproduisait pas comme des lapins. L'espèce s'est peu à peu éteinte, apparemment à tout jamais.

    Nous vous présentons ici la vie de l'éléphant d'Europe, et en particulier sa vie sexuelle et amoureuse. Qui est, on le constatera, étonnante.

  • Voici un corps féminin, point de liaison évident entre le « moi », ses paysages intérieurs, et une piscine d'été pour environnement extérieur. Un cadre inattendu d'exercice poétique pour un retour humoristique à la « nature », une nature artificielle. Laisser son corps à l'eau, son esprit à l'instant : une recherche et une pratique que l'être humain n'a cessé de suivre. En voilà une retranscription contemporaine, singulière. Cet ouvrage est une invitation à la légèreté, à la lumière dans une atmosphère méditerranéenne de soleil, d'oiseaux et d'eau chlorée. C'est une ode à la fraîcheur, à la spontanéité, dans une rêverie bien réelle aux accents orientaux et japonais.

    Il s'agit d'un travail quasiment performatif où le corps, le visage de l'auteure elle-même deviennent les supports de l'expression photographique des états, des observations, des sensations intimes.

    On peut ainsi contempler et examiner, au travers des regards complémentaires et croisés de la poète et du photographe, différents fragments, facettes, pulsations d'une expérience si particulière, pourtant si connu de tous : la baignade.

    Un dialogue sensuel entre les poèmes de Céline Escouteloup et les images de Jean-Luc Favre.

  • Douleur rend humble, sceptique devant les systèmes, les conseils épars dans les livres, ceux des voisins des amis même pour survivre, j'ai choisi modestement de composer avec chaque instant, organiser ma vie jour après jour au gré de l'intensité de la souffrance. La subir en silence, l'apaiser d'un calmant parfois s'en moquer la honnir la maudire selon mon humeur fluctuante. Tenter de saisir chaque instant de répit, d'attraper par le col mes rêveries, de les ordonner de mon mieux pour en faire des chansons tristes ou gaies.
    Des histoires à lire aux enfants. Vivre sans système établi heure après heure inventer un moyen de desserrer le noeud qui sinon m'étranglerait.

  • Parisiennes du monde entier, d'ici et d'ailleurs, ces femmes croquées sur le vif nous racontent leur vie cabossée ou joyeuse, leurs sentiments, leurs envies, leurs rêves. Sous forme de fables intimes, elles explorent leur parcours au gré des vingt arrondissements de Paris, dans des lieux aussi divers que leur caractère et leur vécu.

  • "Tu crois que ça peut parler les patates ?" nous questionne la couverture des Patates Parlantes. Peut-être bien ? Alors ouvrons vite ce recueil insolite de Grégoire Lacroix où deux gueules de personnages nous livrent tout du long leurs pensées paradoxales, tendres, étonnées, lunaires mais toujours rigolotes sous forme de dialogue. "La principale différence entre l'homme et la femme...", nous dit la première patate, "...
    C'est la femme !", nous dit la seconde. "Je suis très fidèle à moi-même...", affirme la première, "...Je ne me trompe jamais." conclut la seconde. Ou encore : "Un eunuque décapité...", nous dit l'une, "ça n'a ni queue ni tête !", nous dit l'autre. "Grâce au lecteur de code-barres...", "...on va enfin savoir ce que coûte un zèbre !". Ainsi de suite dans une sarabande menée par Grégoire Lacroix qui nous plonge dans la joie de ces mots d'esprit dessinés.

  • C'est toujours à un étrange, incertain, cosmique et enivrant voyage que nous convie l'amour. Merveilleux et périlleux périple où « nous sommes / du bois flotté / qui invente ses côtes / ou l'inverse ». Entre les amants, le dialogue ne cesse jamais, même si peut s'y mêler le regret ou la nostalgie - pire encore, la disparition : « aujourd'hui nos paroles errent sur la mer / nous nous aimons comme des noyés ». L'un est inquiet, tel Orphée craignant de perdre sa raison d'être. L'autre sait que la force de l'amour les unira à tout jamais à l'univers : « va ne crains rien / la beauté te rattrapera / le long d'une route / à la lisière d'un bois / d'une prairie ou d'un lac ». Par ses poèmes, qu'illustrent comme les ailes d'un oiseau les encres et aquarelles de Véronique Durruty, Marilyse Leroux nous emmène en « ce lieu / où ne plus chercher / qui de l'amour / ou du voyage / nous fait avancer » et nous donne en partage cet amour qui nourrit « le sein de la terre ».
    Jean-Claude Martin

  • Raconter l'histoire du 19e, c'est parcourir l'histoire d'un ensemble de quartiers solidaire et résistant, qui était surtout industriel et ouvrier au service de Paris jusqu'au début des années 1970, Aujourd'hui, cet arrondissement est voué à la culture musicale et théâtrale, aux loisirs, et aux sciences. C'est un quartier agréable à découvrir avec ses péniches et ses passerelles, ses nombreux squares, ses parcs et ses jardins partagés qui en font le lieu le plus vert de Paris, tout en restant populaire et cosmopolite. Partageant leur ressenti et leur savoir, les deux auteurs, habitant le 19e arrondissement avec leur famille depuis 3 générations, nous accompagnent dans ce voyage au bout de Paris

  • Quelle est la température exacte du bonheur ?

  • Il était une fois un ouistiti jongleur ou empereur, un génie pas toujours dégourdi, un ouistiti chanteur, un ouistiti musicien, bavard ou coi.

    Il était une fois un drôle de ouistiti qui en fait voir de toutes les couleurs, un ouistiti espiègle sommeillant en nous, les humains, pas aussi malins.

    Il était un jour deux ouistitis, un poète bouffon qui s'emmêle les crayons, un artiste rêveur qui se mélange les pinceaux, à force de faire les singes.

  • Amours d'hier, amitiés d'aujourd'hui, Paris métro ou Paris rétro, Fabienne Schmitt nous entraîne parmi ses ritournelles réalistes, naviguant entre rêveries et révolte.

    Sans crier gare, elle nous conduit la main dans la main à travers un monde rude, mais rendu meilleur par ses poèmes justes et lucides.

    « Le malheur, c'est du temps perdu » écrit-elle. Alors, entre rose et cactus, Fabienne Schmitt nous chante sa vie, c'est-à-dire un peu la nôtre, désireuse et piquante.

  • 500 photographies autour du rire, prises dans une centaine de pays. 500 photos ponctuées de textes drôles ou informatifs. Vous y apprendrez ce qu'est la rirothérapie, le Bonheur National Brut et le Yoga du rire. Des photos tendres et surprenantes à travers des visages,et bien d'autres surprises ! Une invitation à rire avec des personnes du monde entier. Un livre qui met de bonne humeur. C'est un livre à papier brillant de 70g doté d'une couverture souple à rabbat.

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