La Traverse

  • Bien qu'il déteste ce genre de célébration, Paul reçoit la visite de ses deux filles et de son gendre venus fêter son anniversaire. Stéphanie, célibataire, est agent immobilier. Sa soeur Caroline s'attache aux tâches ménagères et aux traditions avec une obstination maniaque. Flanquée d'un mari toujours stressé, soudé à son téléphone portable, elle cache le naufrage de son mariage, en couvant d'attentions sa fille, qui n'a pas voulu se joindre à eux. En prospectant aux alentours de la maison familiale, Stéphanie a remarqué, dans une villa à vendre, une photographie où figure son père. Cette découverte va bouleverser les certitudes de chacun.
    Une comédie douce-amère, comme une tarte au chocolat relevée de quelques gouttes de piment.

  • (11 hommes, 5 femmes).
    Isidore Lechat est un riche affairiste sans scrupule et se prétend " socialiste ". Pour augmenter son pouvoir et sa fortune déjà considérable, il ne refuse aucune compromission ; il n'hésite pas à écraser ses adversaires, acculer à la ruine et au suicide ses créanciers, humilier avec délectation un aristocrate endetté dont il envie secrètement la naissance. Il ira même jusqu'à ourdir une odieuse machination pour obtenir un titre de noblesse...
    Les affaires sont les affaires, créé en 1903, est une fable implacable sur le pouvoir de l'argent. Une dénonciation sans pitié de la malhonnêteté des hommes politiques, de la presse et de l'Église. Chaque réplique fait mouche, les caractères ont un accent singulier, un frémissement de vie. L'action est intense et saisissante comme dans une tragédie (unité de lieu, d'action et presque de temps).
    Un chef d'oeuvre du début du siècle dernier qui aurait pu être écrit aujourd'hui. Hélas !

  • Les Vignes du Seigneur :

    (4 hommes, 5 femmes) Le Comte Hubert de Kardec entretient une liaison amoureuse avec l'élégante Gisèle. Une liaison quasi-officielle... Il accueille avec empressement son ami, Henri Lévrier, parti aux Indes depuis dix-huit mois. Jadis ivrogne invétéré, Henri est maintenant guéri et s'en vante avec fierté. Resté seul un instant avec Gisèle, Henri lui avoue qu'il s'enivrait pour oublier l'amour qu'il avait pour elle. Ils deviennent des amants discrets, précautionneux, jusqu'au jour où, à la suite d'un accident, Hubert oblige Henri à boire trois whiskies. Cognac et brandy achèvent de l'enivrer. Henri a le vin triste ; il confesse à Hubert son chagrin de le tromper...

    Interprétée avec brio à la création par Victor Boucher, cette fameuse « scène d'ivresse » est devenue un classique, souvent reprise, au cinéma et à la télévision par les plus grands acteurs comiques (Fernandel, Jean Lefèvre...) Autour du fameux triangle « mari-femme-amant » vu sous un angle très original, virevoltent une mère de famille ambitieuse et truculente, soucieuse de bien marier ses filles, un jeune homme anglais qui cache bien son jeu, une jeune fille moderne et amoureuse, et une vieille tante excentrique... Une galerie de personnages hauts en couleurs !

    « La pièce est extrêmement amusante et spirituelle. On peut donc espérer voir revivre un théâtre charmant, empressé à nous plaire, et qui, se tenant à mi-côte entre la comédie et le vaudeville, trouve toujours moyen de satisfaire les goûts du gros public et des plus délicats... » (André Rivoire, Le Temps, 1923) "

  • C'est par le moment :

    2 hommes, 2 femmes.

    Le fils cadet de Gustave et de Béa fréquente la fille de Zoé, mariée en secondes noces à Samuel. Gustave est très absorbé par son travail d'autant qu'il espère une promotion. Samuel s'est fait virer de son boulot et envisage de créer sa propre boite. Chacun cultive ses secrets : l'un trompe sa femme dotée d'une rare complaisance, l'autre appréhende la venue du père de sa fille pour qui elle souhaite une vie plus brillante que la sienne, l'autre se réfugie dans le sport... Tous les tracas du quotidien s'accumulent, tels des nuages noirs, sur ces incroyables bobos : revers de fortune, accouchement prématuré, manque d'argent, fils drogué, ex encombrant et pervers... Le quatuor danse sur le volcan de leurs certitudes ; la vie s'écoule, les rancoeurs surgissent au détour d'un seul mot maladroit. Même dans un funérarium, la carapace égoïste des personnages ne se craquèle pas !

    Une comédie âpre et violente. On rit franchement mais on sourit jaune.



    Classé Secret Diamant :

    4 hommes, 1 femme . Dans un appartement d'où l'on peut observer l'immeuble d'en face, deux anciens policiers, démissionnés des Renseignements Généraux, Alphonse et Robert, sont en planque pour surveiller les allers-et-venues suspects d'un réseau de prostitution régenté par la mafia albanaise. Délégués par Clara, nouvellement nommée à la Brigade des Moeurs, il leur faut démasquer une certaine Ada et démanteler l'association Le Gogoli derrière laquelle se dissimule le pire des trafics. Secondés par un jeune policier stagiaire, parviendront-ils à accomplir leur mission ? Mais est-ce vraiment une mission ? et pourquoi la jeune recrue parle-t-elle couramment l'albanais ?
    Un thriller humoristique sur fond d'élection présidentielle avec fausses pistes, corruption à tous les étages, coups de théâtre, trafic d'identité, passés douteux et personnages ambigus. Une sauce policière savoureuse et pimentée.

  • Cet animal étrange (de 4 à 13 hommes et de 2 à 9 femmes).
    En adaptant pour le théâtre douze nouvelle d'Anton Tchékhov, Gabriel Arout dresse plusieurs portraits d'hommes et de femmes. Chaque tableau met en relief la complexité des rapports entres les deux sexes. Cette comédie fort drôle, prend sa source dans la finesse de l'observation. La succession habile des saynètes, riches en émotions alterne ironie, sentiment, humour et amertume. On découvre un Tchékhov joyeux, loin des plaintes lyriques de La Mouette ou de Oncle Vania. Il nous laisse entendre une petite musique impertinente et mélancolique.

    Quand un homme de théâtre (Gabriel Arout) sert un autre homme de théâtre (Tchékhov), cela fait de l'excellent théâtre.
    Djamila et Faustine, unies dans l'adversité, veulent à tout prix empêcher le mariage de leurs enfants. Comment une jeune fille arabe pourrait-elle épouser un blanc-bec catholique ? Et inversement ?
    Les deux « futures » belles-mères oublient leurs différents pour mieux s'allier contre leur progéniture irrespectueuse de leurs ambitions familiales et sociales.
    Inch'Allah chez les Bourgeois éclabousse de fous rires tous les préjugés générateurs de tant d'incompréhension entre gens « bien pensants ».
    Cette comédie fait un bien fou car elle se moque du politiquement correct.
    Indispensable par les temps qui courent.

  • Le texte de la pièce de théâtre se joue avec 4 hommes et 5 femmes Monsieur Montcel, haut fonctionnaire, est nommé ambassadeur à Rome. Veuf, il désire que ses deux filles - Gisèle, 18 ans et Irène, 25 ans - l'accompagnent. Encore célibataire, Irène refuse de quitter Paris. Son père soupçonne qu'elle a une liaison. Pour justifier son refus, Irène prétend aimer Jacques, son cousin,, mais qu'il ne s'est pas encore déclaré. Montcel décide de parler à Jacques. Affolée Irène appelle Jacques, lui dévoile son mensonge et lui demande d'être son complice. Elle le supplie de l'épouser. Jacques accepte en sachant pertinemment que ce mariage est voué à l'échec. Mais quel secret inavouable cache Irène ? La Prisonnière figure parmi les pièces les plus discutées d'Edouard Bourdet. Et pour cause : elle traite d'un sujet scabreux, rarement abordé au théâtre d'une façon aussi poignante et rigoureuse : l'homosexualité féminine. Depuis sa création en 1926, elle n'a été rééditée qu'une seule fois... en 1960. Il était temps de réhabiliter cette oeuvre audacieuse. Monsieur Edouard Bourdet a, le premier, enrichi le théâtre d'un sujet dont les écrivains avaient toujours eu peur. Ce jeune dramaturge sait désormais ce que nous attendons de lui. François Mauriac

  • ( 5 hommes, 6 femmes).
    Un groupe d'hommes et de femmes a été contraint de se réfugier dans une île.
    Ce jour-là, on doit élire les deux nouveaux gouverneurs de l'île : l'un représentera la noblesse, l'autre le tiers-état.
    Les femmes n'acceptent plus de vivre sous la dépendance des hommes ; elles refusent que ces derniers ne les admettent pas au gouvernement et décident, à leur tour, de dresser des lois. Elles veulent également abolir le mariage considéré comme une pure servitude...
    La Colonie, malgré une conclusion politiquement et sexuellement conforme aux idées en place depuis des millénaires, amorce les grands mouvements féministes qui agiteront notre société deux cents ans plus tard.
    Avec cette comédie vive et riche en rebondissements, aux propos étonnamment modernes, Marivaux serait-il l'un des précurseurs de la libéralisation de la femme ?

  • 3 hommes, 3 femmes... ou davantage.
    Libertins Libertines Quand on consulte Le Petit Robert, on peut lire : Libertin : qui se donne sans retenue aux plaisirs charnels.
    Le poète Robert Desnos définissait ainsi le libertinage : Liberté d'esprit et de moeurs en amour.
    De l'Antiquité à nos jours, d'Ovide à André Breton, nombreux sont les-" poètes, les romanciers, les dramaturges qui ont chanté les plaisirs de la chair. Ils ont tout dit dans un langage inventif sans jamais emprunter ni au vocabulaire médico-légal ni à celui des salles de garde.
    Notre propos n'est ni de choquer ni de provoquer mais de proposer un moment léger, spirituel, insolent, libertin, sans jamais sombrer dans la vulgarité. Suggérer... n'est-ce pas plus excitant que montrer, décrire, expliquer ?
    Six comédiens de générations différentes se croisent, se rencontrent, et disent.
    Nous faisons nôtre cette affirmation de Havelock Ellis :
    Les hommes ont besoin de récits érotiques comme les enfants de contes de fées...
    Nous vous souhaitons un bon plaisir...

  • 12 hommes et 7 femmes, des domestiques, une noce, deux agents.
    Il est temps pour le charmant Fernand Bois d'Enghien, noceur avéré, de se marier. Il doit épouser Viviane, jeune fille du monde fantasque dont la mère, la riche Baronne Duverger, apprécie un peu trop son futur gendre... Auparavant Bois-d'Enghien doit rompre avec Lucette, une divette au caractère volcanique... Mais voilà qu'il renoue avec elle alors qu'il doit signer son contrat de mariage le soir même ! Il s'empêtre dans une cascade de mensonges dont il sortira curieusement vainqueur, mais à quel prix !
    Pour pigmenter cette inconfortable situation, déboulent un Mexicain nouveau riche prêt à tuer les amants de Lucette pour qu'elle lui appartienne, un clerc de notaire-chansonnier vaniteux et timoré, toute une noce dévalant un escalier, horrifiée par la vue d'un homme en caleçon sur le palier d'étage...
    Un fil à la patte est une comédie maîtresse dans l'abondante production théâtrale de cet horloger du rire qu'est Georges Feydeau. Ici la morale est sauve in extremis, mais après une farandole vertigineuse de dangers qui ont fait pleurer de rire plusieurs générations de spectateurs.

  • "La Maîtresse en maillot de bain de Fabienne Galula:

    (2 hommes, 2 femmes).

    Bienvenue au paradis des gommettes, des doudous et des antidépresseurs !
    Mandatée par le ministère de l'Éducation Nationale, une jeune psychologue atterrit dans la salle des maîtres d'une école maternelle. Ce qu'elle va y découvrir est loin de ce qu'elle imaginait : une directrice au bord du burn-out, un instituteur soumis et résigné à sa solitude, et l'autre boute-en-train de l'équipe, abonné aux aventures sans lendemain.
    La présence incongrue de la psychologue va bouleverser le train-train quotidien de la vie des enseignants.
    Avec une acuité rigolarde et une tendresse amusée, Fabienne Galula dresse un portrait acidulé d'un petit monde fermé auxquels nous avons tous confié nos gamins... et dont nous ne savions pas grand-chose. Nous voilà renseignés dans un flot continu de rires.
    Cette Maîtresse en maillot de bain affiche partout une réussite inoxydable.



    Le Cri de la feuille de Fabienne Galula & Fabrice Feltzinger:

    (3 hommes, 1 femme).

    Auteur dramatique et metteur en scène en mal de reconnaissance, Éric anime un Stage nature où il enseignera à chacun à prendre conscience de son corps... Hélas, seuls deux stagiaires, armés d'une volonté à toute épreuve, ont répondu présent : Jean-Benoît, petit entrepreneur, et Prune, végétalienne convaincue. Gillou, embauché comme assistant, se joint, malgré lui, au groupe pour étoffer l'effectif !
    Perdus en pleine nature, nos quatre compères goûtent aux joies de la promiscuité. L'ambiance bon enfant vire très vite au pugilat verbal ; les frustrations de chacun explosent en étincelles hilarantes auxquelles nous sommes heureux d'avoir échappé !
    Le cri de la feuille a connu, et continue de connaître un succès phénoménal auprès de tous les publics "

  • Le cheval de la Reine d'Espagne s'est emportée. Or il est strictement interdit de toucher la Reine sous peine d'être condamné à mort. La reine est sauvé par un inconnu, vivement recherché, Deux hommes vont prétendre être le sauveur de la reine...

  • Le docteur Lucien Petypon a fait la noce avec son ami Mongicourt.
    Hélas, le lendemain, il ne se souvient de rien surtout lorsqu'il découvre dans son lit une danseuse du Moulin Rouge : la Môme Crevette. L'arrivée inopportune de son oncle, le général Petypon du Grêlé, entraîne le pauvre Lucien dans une cascade de quiproquos, chacun plus loufoque que le précédent. Ainsi, le général qui a besoin d'une " mère " durant le mariage en Touraine de sa nièce orpheline, prend la Môme pour madame Petypon. La vraie madame Petypon est prise à son insu pour Madame Mongicourt et les deux dames se retrouvent ensemble en Touraine.
    Une sarabande menée à cent à l'heure pour le plus grand bonheur des spectateurs.

  • Potiche (3 femmes et 4 hommes dont un rôle presque muet) Le personnel de l'usine de parapluies Michonneau et Pujol déclenche un vaste mouvement de grève pour protester contre la dictature de leur PDG, le tyrannique et colérique Robert Pujol. En apprenant la nouvelle, Robert échappe de peu à un infarctus ; il doit s'éloigner de l'usine et songer sérieusement à se soigner. C'est sa femme, la naïve et soumise épouse, qui assurera l'intérim en son absence. Mais celle que sa fille traitait de « potiche » se révèle une femme d'affaires efficace et souriante au passé beaucoup moins candide qu'on ne le pensait..
    Une pièce et un rôle écrits sur mesure pour Jacqueline Maillan, que François Ozon a récemment adaptés au cinéma avec Catherine Deneuve dans le rôle de cette « Potiche » qui refuse d'être prise pour une « Cruche ».

  • On ne saurait penser à tout comédie-proverbe d'Alfred de Musset (3 hommes - 2 femmes) Nous sommes chez la jeune comtesse de Vernon. Diligenté par le Roi, le Baron y cherche son neveu, le marquis de Valberg qui doit l'accompagner à Gotha, à la cour de Saxe en Allemagne. Tous deux doivent présenter leurs compliments à la grande-duchesse qui vient juste d'accoucher. Le marquis est amoureux de la comtesse, sa voisine, mais ne lui a pas encore déclaré sa flamme. Il est trop distrait !... la comtesse est également très étourdie.. Pourtant il veut absolument la demander en mariage et lui proposer de partir avec lui en Allemagne.

    Alfred de Musset a emprunté le sujet de cette charmante comédie à Carmontelle (Le Distrait). On ne saurait penser à tout a souvent été jouée en lever de rideau à la Comédie-Française.

  • Au théâtre comme au théâtre :
    (de 5 à 10 hommes, de 5 à 10 femmes) " Sont convoqués, dans une vive sarabande, jeunes premiers et pères nobles, valets de comédie et clowns, amoureuses et soubrettes, sous la conduite d'un fou échappé à une cour de jadis, mais qui connaît aussi bien Musset qu'Artaud, la commedia dell'arte que le mélodrame où Margot a pleuré. Comment rêver plus subtil et plus inventif pédagogue, pour confronter les jeunes gens du temps présent aux figures immémoriales du théâtre, brassées comme dans un jeu de cartes ? " Robert Abirached

  • Le Foyer (9 à 10 hommes - 7 femmes) Président du Foyer, un établissement de charité, destiné à héberger et à éduquer les jeunes filles pauvres, le baron Courtin attend avec impatience l'inspection d'une riche duchesse pour renflouer les caisses vides du Foyer où un drame est difficilement étouffé : une jeune fille est morte après avoir été punie et enfermée dans un placard pendant 24 heures. La femme de Courtin, Thérèse, repousse les avances de Biron, un homme d'affaires fortuné, dont elle a été jadis la maîtresse. Biron la prévient des graves difficultés financières que lui cache son mari. Des rumeurs courent sur les maltraitances et les châtiments corporels subies par les pensionnaires du Foyer ; Courtin avoue avoir détourné les subventions qu'il a jouées et perdues en bourse. Mlle Rambert, la directrice du Foyer, menace de demander à la justice de vérifier les comptes de l'établissement. Courtin doit trouver d'urgence une très forte somme d'argent pour rembourser ce qu'il a volé. Il ne voit pas d'autre opportunité que de demander à sa femme d'agir auprès de Biron.

  • (4 hommes, 3 femmes) .
    Antoine, homme de confiance de M.Vanderke, un riche négociant, a promis en mariage sa fille, Victorine, 17 ans, à Fulgence, un jeune commis.Mais la jeune fille aime secrètement Alexis, le fils de M.Vanderke, lieutenant de marine qui l'aime aussi, sans avoir osé le lui avouer. Fulgence se rend compte de l'indifférence qui lui témoigne Victorine et des sentiments qu'elle éprouve pour Alexis.Il lui propose de quitter la maison, après leur mariage, et de partir le plus loin possible des Vanderke. La jeune fille refuse et veut rompre le mariage.
    George Sand, fidèle à ses convictions sociales, rappelle, comme elle l'avait soufflé à Alfred de Musset, qu'On ne badine pas avec l'amour et que les différences de conditions ne doivent pas être un obstacle au bonheur de deux jeunes gens. Pour elle, il est indispensable de se marier par amour et non pas par devoir. Avec Le Mariage de Victorine, elle écrit une comédie provinciale, loin des salons parisiens, où elle instille toute la vivacité de son esprit, la pertience de ses idées révolutionnaires dans un XIXe siècle obtus et âpre au gain, sanglé dans des principes austères.

  • 10 hommes et 2 femmes, figuration.
    Londres,1553. Marie Tudor la " reine sanglante ", entretient une liaison passionnelle avec Fabiano Fabiani, un aventurier mi-italien, mi-espagnol. Aveuglée par son amour, elle lui a donné les biens de lord Talbot et l'a fait comte de Clanbrassil et baron de Dinasmonddy.
    Fabiano, en véritable tyran, multiplie les exécutions capitales. Les conseillers du gouvernement et le peuple le haïssent.
    Gilbert, ouvrier-ciseleur, doit épouser Jane, une orpheline qu'il a recueillie et élevée. Jane est en fait la fille de Lord Talbot ; Fabiano ayant appris la véritable identité de la jeune fille, l'a séduite pour l'anéantir et conserver ses privilèges. Elle devient sa maîtresse.
    Marie doit épouser le prince d'Espagne dont Simon Renard est le légat auprès d'elle ; ce redoutable bailli a déjà éliminé les précédents favoris de la reine ; il est bien décidé à faire tuer Fabiano. La reine apprend que Fabiano la trompe. Elle le fait arrêter ainsi que Gilbert, sous un faux-prétexte. La condamnation à mort de Fabiano est prononcée. Il sera décapité. Prise de remords et surtout très amoureuse, la Reine veut faire évader son amant ; c'est sous un voile noir qu'on conduira le supplicié à l'échafaud ; Gilbert prendra la place de Fabiano. Le soir de l'exécution, la ville est en liesse tandis que Marie et Jane attendent avec anxiété de savoir la tête de quel homme va tomber.
    Marie aurait-t-elle été trahie ?

  • Le docteur Moulineaux entame une liaison extra-conjugale avec Suzanne, une de ses patientes. Pour abriter cette passion adultère, il loue un entresol récemment occupé par une couturière. À peine installé dans les lieux avec sa maîtresse, Moulineaux voit débarquer quelques clientes de la confectionneuse, mais aussi sa belle-mère, sa femme légitime, le mari de Suzanne, lui-même accompagné de sa maîtresse...
    Mensonges en cascades et rebondissements imprévus rythment cette trépidante oeuvre de jeunesse de celui que l'on a surnommé : l'Horloger du rire.

  • Yourcenar, juste avant l'aube.
    (1 femme).
    La veille de son entrée à l'Académie Française, Marguerite Yourcenar relit son discours. Dans un appartement situé en plein centre du Marais à Paris, âgée de 77 ans, elle ressuscite tous les êtres qui ont nourri sa vie et son oeuvre, voyage dans tous les lieux où elle a aimé vivre.
    Une magnifique évocation d'un personnage hors du commun, d'une femme " universelle " tant décriée, tant admirée.?Une oxygénante bouffée d'optimisme administrée par cette gourmande de vie qui respectait la pensée de son père bien-aimé : " Il ne faut pas pleurer parce que ce n'est plus, il faut sourire parce que cela a été. ".

    Sand, ou l'Aurore d'une liberté.
    (1 femme).
    /> Au crépuscule de sa vie, George Sand attend ses petites filles, Aurore et Gabrielle, dans sa serre à Nohant. En classant son herbier, elle carde les fils de sa vie épanouie par quelques ombres nommées Musset, Chopin, Marie Dorval, Solange et Maurice, ses enfants, Manceau, son dernier compagnon, et quelques autres. Assoiffée de liberté depuis sa plus tendre enfance, elle osa défier les règles établies et déclarait à l'ami Flaubert : " Ma révolte et ma provocation sont les formes les plus passionnées de mon amour. ".
    Une généreuse réhabilitation d'une femme que ses contemporains et les générations futures ont si mal comprise.

    Les Parias chez Hugo.
    (1 homme , 1 femme, 4 hommes - 1 femme ou 3 hommes - 2 femmes ).
    À travers le destin de quatre Parias qui peuplent les romans célèbres de Victor Hugo (" Les Misérables ", " L'Homme qui rit ", " Claude Gueux "), Pierrette Dupoyet écrit un frémisssant pamphlet contre l'exclusion, contre tous les nantis qui ne savent ni regarder, ni écouter, ni ressentir.?Hugo souhaitait que la misère soit abolie à jamais. Cent cinquante ans plus tard, elle n'a guère régressé ! Un constat d'échec cuisant.?Pourtant voici un formidable plaidoyer pour la fraternité, l'une des clés qu'on pourrait croire perdue et que Pierrette Dupoyet s'obstine à brandir face à notre cécité.

  • Duel au canif (la Paix du ménage) - (2 hommes, 1 femme).
    Madame de Sallus, abandonnée par son mari qui court de maîtresse en maîtresse, se confie à son amant Jacques de Randol. Néanmoins, Monsieur de Sallus décide de reconquérir sa femme et celle-ci accepte à certaines conditions...
    Tout l'univers de Guy de Maupassant dans une brillante comédie injustement éclipsée par les succès de ses romans et de ses nouvelles.

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