Littérature traduite

  • The Society of Captives, publié aux États-Unis en 1958, est rapidement devenu un classique de la sociologie carcérale, tant sur le plan des nouveautés théoriques que son auteur y développe que sur le plan méthodologique. La limpidité du propos, la brièveté du texte, le ton sobre teinté d'ironie de l'auteur en font aussi un modèle de restitution vivante et agréable des résultats d'une recherche ethnographique. Depuis soixante ans, cet ouvrage est devenu incontournable.
    Encore réédité en anglais en 2007, il demeure la référence la plus citée par les chercheurs qui s'intéressent à la prison. Il n'avait cependant jamais été traduit en français. Cette édition facilitera, aux étudiants et au public du monde francophone intéressé par les problématiques pénitentiaires, l'accès au chef d'oeuvre de Gresham M. Sykes.

    Cette traduction est par ailleurs « augmentée » puisque les coordinateurs ont demandé à des chercheurs contemporains, français et belges, de commenter chacun des sept chapitres de l'ouvrage original. Ces commentaires permettent de contextualiser et d'actualiser le savoir sur les prisons à propos de chacun des thèmes traités : la description du dispositif matériel et moral de la prison, le régime imposé par l'administration, les défaillances du contrôle total des surveillants sur les détenus, les souffrances de l'emprisonnement, les rôles sociaux que l'argot désigne, les conditions d'émergence et d'apaisement des émeutes et, enfin, les « recommandations » que Gresham M. Sykes a adressées aux réformateurs de son temps.

  • « L'homme ne se connaît pas » était une devise d'Étienne De Greeff. Comme psychiatre, criminologue et romancier, il nous a légué une oeuvre originale et visionnaire. Ce livre donne une réponse à deux questions : qui était Étienne De Greeff et quelle est la signification de son oeuvre pour la psychiatrie, la criminologie et la littérature actuelle?
    La première partie du livre est entièrement consacrée à l'histoire fascinante et quelquefois dramatique de sa vie. Il s'agit d'une reconstruction minutieuse basée sur des interviews, l'étude de plusieurs archives, de ses propres publications ainsi que de celles le concernant et de nombreuses visites d'endroits qui étaient importants pour lui. Étienne De Greeff est progressivement rendu vivant comme humaniste personnaliste passionné, comme une personne particulièrement intelligente et aimable, qui ne mâchait pas ses mots en exprimant ses idées.
    La signification actuelle de son oeuvre impressionnante, originale et visionnaire est élucidée dans la seconde partie du livre. Son plaidoyer pour l'humain en l'homme est hautement d'actualité dans un monde psychiatrique dominé par les neurosciences et une pratique criminologique qui navigue au compas de l'approche evidence based. Il a développé une approche de l'homme d'inspiration phénoménologique et psychodynamique en gardant une base biologique solide. Comme criminologue il est devenu mondialement connu pour l'examen interdisciplinaire de la personne et la description de processus criminogènes.

  • Une étude descriptive approfondie des règles relatives à la composition, à l'organisation et au fonctionnement de l'institution parlementaire.

  • How can we simultaneously conserve biodiversity and use its components (genetic resources) to create new medicines and better seeds ? Signed in 1992, at the Earth Summit in Rio, the Convention on Biological Diversity answers this question by resorting to intellectual property rights on living material with the objective to create a market for genetic resources.
    Fifteen years later, we cannot but observe that biodiversity keeps eroding and that the proliferation of intellectual property rights hinders research and innovation on new medicines and seeds. Combining legal, economical and historical approaches, this book explains in simple terms how the Biodiversity Convention came into existence, and how the providing countries and bio-industries (pharmaceutical and seeds industry) are striving to implement it, and why the Convention and its project of a market for genetic resources do not work properly.
    The book, then, examines new orientations and suggests avenues for solutions. What makes this book different? It puts the Convention on Biological Diversity back in the wider context of the organization of both innovation and conservation of nature. This approach highlights what is really at stake : Financing innovation and conservation : what should be the distribution of tasks between the market and public funding ? Coordinating the agents of conservation and innovation (providing countries, local communities, universities, firms, etc) : what should be the distribution of tasks between the market and regulation ?

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