Le Cavalier Bleu

  • A l'instar du ninja et du samurai, le yakuza fait partie des figures imposées de la culture et de la société japonaise. Largement représenté dans la littérature et le cinéma, couvert de tatouages, phalange coupée, langage rude et violence soudaine, il fascine et interroge : comment cette structure archaïque et quasi-féodale peut-elle perdurer dans un Japon démocratique, industrialisé et technologique ?
    Pour comprendre et éviter le piège de l'essentialisation et du culturalisme, une comparaison avec d'autres pays, notamment la mafia née en Sicile, permet de dégager des éléments communs, mais aussi de mettre à jour la spécificité de la pègre japonaise : sa proximité avec l'extrême droite, dans l'idéologie comme dans l'action.
    S'appuyant sur un méticuleux travail de recherche et une analyse originale, Philippe Pelletier démontre ainsi comment les yakuza sont nés à un moment donné, en un lieu donné, en réponse à une demande politique qui interroge in fine sur deux éléments : la nature réelle de la démocratie japonaise et le rôle d'une figure tout aussi emblématique que le yakuza, celle de l'empereur.

  • Illustres en leur temps, nombre de femmes sont tombées dans l'oubli sans raison apparente. Comprendre les causes et les modalités de cette invisibilisation qui n'atteint jamais la notoriété masculine, telle est l'ambition de ce livre.
    À travers vingt portraits de femmes d'exception qu'il ramène à la vie, il questionne cette stratégie, toujours à l'oeuvre, et sa fonction dans la perpétuation des assignations de genre. Ainsi se révèle le détournement de la notion même d'exception, dès lors qu'elle est attribuée à « la femme » postulée des siècles durant faible, fragile, inapte à créer et à agir dans la sphère publique. L'ouvrage décèle trois modes d'évitement : l'exceptionnalité féminine pathologisée ; l'amputation mémorielle ; et enfin l'instrumentalisation pour renforcer la règle du genre.
    La raison première de cet oubli mémoriel reste assurément le refus de l'égalité entre les sexes.

  • Gitans, tsiganes, roms... ces mots désignent-ils toujours les mêmes personnes, ou au contraire des familles aux expériences humaines différentes et que l'on regroupe sous des termes larges et un peu flous ? Présents en Europe, mais aussi en Amérique, « ces gens-là » ont toujours attiré le regard de leurs contemporains et l'attention, quand ce n'est pas la suspicion, des pouvoirs publics.
    Beaucoup d'idées reçues circulent à leur propos, témoignant à la fois de la peur et de la fascination, et bien souvent de l'ignorance : « Les Gitans viennent de l'Inde », « Les Gitans vivent dans des camps », « Les Roms sont des Gitans nomades venus de l'Est », « Ils n'envoient pas leurs enfants à l'école », mais aussi « Les Gitanes savent lire les lignes de la main », « Les Gitans ont la musique dans le sang », etc.
    On loue leur sens de la famille et leur culture. Mais on leur interdit l'entrée de nos villages et le stationnement dans nos villes. Cet ouvrage est une invitation à ouvrir les yeux... et les esprits !

  • Peu de livres font actuellement l'objet de débats aussi brûlants et contradictoires que le Coran. Ce livre, bien que datant de quatorze siècles, reste encore largement méconnu et d'un abord difficile, ce qui alimente de nombreuses idées reçues : « Muhammad est l'auteur du Coran », « On ne peut pas traduire le Coran », « On peut faire dire n'importe quoi au Coran », « Le paradis coranique est très sensuel », « Le Coran est la source unique de toute loi en islam », « Le Coran infériorise la femme », « Le Coran est intolérant »... Pour chaque idée reçue, les auteurs présentent tour à tour ce que dit la tradition islamique d'une part, et la dimension historique et littéraire d'autre part. L'occasion de s'apercevoir que, bien souvent, ce que l'on attribue au Coran relève en réalité de la Tradition (Sunna) ou de la Loi (charia) qui, en de nombreux cas, ont durci le texte originel.

  • La Révolution française est l'un des moments clés de l'histoire nationale. Nos imaginations sont marquées par des noms, des mots, des lieux. Réservoir inépuisable de fantasmes, cette période suscite nombre d'idées reçues, sans cesse revisitées au gré de notre propre histoire : « La Révolution est fille de la misère », « La Révolution française commence avec la prise de la Bastille », « Robespierre fut le roi de la Révolution », « La Révolution est anti-religieuse », « La Révolution française a causé un génocide en Vendée », « La Révolution française marque le début des temps modernes »...
    Jean-Clément Martin est professeur émérite de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l'institut d'Histoire de la Révolution française. Il a consacré de ­nombreux livres à la Révolution française comme à la Contre-Révolution et à leurs mémoires.

  • Tout le monde connaît au moins une personne phobique, qu'elle ait une peur maladive des araignées, du sang, des ascenseurs ou encore des avions ! Et parmi ces phobies, il y a celles dont on parle et sourit volontiers et celles, plus nombreuses, que l'on garde secrètes. Par pudeur, embarras, honte parfois car ces angoisses sont incontrôlables. Les tentatives d'explications sont légion, des plus personnelles aux plus générales, associées à des croyances variées sur la signification, les conséquences et les solutions à y apporter : « Il faut chercher la cause des phobies dans l'inconscient », « Les phobiques sont surtout des femmes », « Les parents transmettent leurs phobies à leurs enfants », « Il faut se confronter à sa peur », etc. Antoine Pelissolo passe ici en revue les nombreuses idées reçues sur les phobies et les analyse à la lumière des connaissances psychologiques et neuroscientifiques actuelles, mais aussi des observations issues de son expérience de praticien.

  • Mégafeux en Californie ou en Australie, précipitations hors norme et inondations dans le sud de la France, ouragans dévastateurs en Asie... les catastrophes climatiques semblent se multiplier et s'intensifier. Elles suscitent effroi et inquiétude au sein des populations. Disparition de sociétés, déclenchement d'événements historiques majeurs, source de conflits et de guerre, de maladies et de migrations de masse... les nombreuses idées reçues liées à ces phénomènes climatiques inquiètent !
    Cependant, ces catastrophes climatiques sont-elles inélucta­bles ? De tous les périls, sont-elles les plus graves ? Ne sont-elles pas autant d'opportunités pour repenser et transformer nos sociétés ? La science et le progrès technique peuvent-ils nous mettre à l'abri ? Au Nord comme au Sud ?
    Ces 21 idées reçues mêlant histoire, science et géographie nous permettent de démêler le vrai du faux sur ces catastrophes climatiques qui effraient autant qu'elles fascinent.

  • Les régions polaires sont engagées dans un processus de changements climatiques majeurs qui font redouter une cristallisation des rivalités pour l'accès aux richesses minières et énergétiques, ainsi qu'aux nouvelles routes maritimes dégagées par la fonte de la banquise.
    Ainsi, serions-nous à l'aube d'une nouvelle Guerre froide, voire d'un conflit armé. Or, une analyse précise de la situation et des acteurs en présence montre que ces scénarios-catastrophes sont grandement exagérés.
    Plutôt que l'affirmation de la souveraineté individuelle des États, on assiste en effet à la mise en place d'une coopération au travers de traités internationaux spécifiques et d'instances de dialogue. Car l'enjeu est avant tout de gérer les impacts dévastateurs des changements climatiques au regard desquels la question de savoir à qui appartiennent les pôles semble bien dérisoire...

  • On dit d'eux qu'ils étaient des barbares sanguinaires, sauvages et incultes qui étaient donc ces Vikings qui ont suscité tant d'idées reçues ?

  • Le Royaume-Uni des dernières décennies est indissociable des crises multiples qu'il a affrontées et qu'il continue d'affronter. Certaines culminent avec le Brexit, qui en retour en provoque d'autres.
    Crise économique et aggravation des inégalités sociales, nationalisme exacerbé, velléités de sécession de l'Écosse, instabilité de l'Irlande, services publics exsangues, syndicats laminés par quinze ans de thatchérisme et perte d'influence sur la scène diplomatique européenne et mondiale... Ces tensions qui parcourent la société britannique sont aussi les défis auxquels il lui faudra faire face à l'aube de cette nouvelle époque pour retrouver une identité commune sereine.
    Contextualisant ces crises au regard du temps long de l'histoire britannique, Clémence Fourton analyse les dynamiques à l'oeuvre qui expliquent comment le Royaume-Uni en est arrivé là.

  • Depuis Marco Polo évoquant le lointain Cipango, le Japon fascine les Occidentaux.
    Et il intrigue aussi ses voisins Chinois. L'argumentaire sur la singularité des Japonais, vus comme impénétrables, spéciaux sinon bizarres, nourrit depuis des siècles une avalanche d'idées reçues que le passage dans la modernité technique apparemment contradictoire avec une tradition réinventée n'a fait que renforcer.
    Des anciennes générations du « péril jaune », qui se complaisaient à dire que les Japonais étaient incompréhensibles et dangereux, à la fascination actuelle, et planétaire, pour la « J-Pop culture », mélangeant animê, manga, samurai, sushi, karaoke, tofu, sûdoku, origami et autres yakuza... les clichés sont légion qui méritent d'être décortiqués dans cet ouvrage, véritable panorama du Japon contemporain.

  • Qui sont les Tsiganes ? Quels points communs entre des familles manouches d'Auvergne, des Roms de Roumanie ou de Finlande, des Sinti allemands, des Gitans espagnols ou de Camargue, des Zingari italiens, des Gypsies anglais, des Roms australiens, américains ou argentins, des Tchinganés turcs ?
    Déclinées au pluriel, les géopolitiques des mondes tsiganes, dans cet ouvrage, proposent des clés de lecture pour penser des façons d'être au monde diverses, bien que généralement perçues de l'extérieur comme homogènes. En regardant le monde contemporain à la lumière du passé, Adèle Sutre cherche à rendre compte de toute l'importance des processus historiques dans la compréhension des enjeux contemporains.

  • Longtemps ignoré, voire méprisé, l'art roman sort au XIXe siècle de l'oubli dans lequel il était tombé à partir de la Renaissance. Il n'a dès lors cessé de fasciner et d'interroger, suscitant une énorme masse de commentaires, entre rejet et adoration.
    L'art roman serait ainsi un art français cantonné aux églises, une architecture sombre, oeuvre d'artistes inconnus, qui refléterait une époque angoissée par la fin des temps... l'exact opposé de l'art gothique.
    Autant d'idées reçues que Nicolas Reveyron s'attache à ­déconstruire pour nous faire découvrir cette période méconnue de la création artistique.
    Nicolas Reveyron, agrégé de lettres classiques, docteur en histoire de l'art de la Sorbonne, est professeur d'Histoire de l'art et Archéologie du Moyen Âge à l'Université ­Lumière-Lyon 2 et membre de l'Institut Universitaire de France.

  • Altermondialistes, zadistes, environnementalistes, anarcho-primitivistes... Anarchie et écologie semblent partager de nombreux points communs. Une même aspiration à un monde meilleur, plus proche de la nature, respectant les espèces vivantes et les paysages, fait de communautés solidaires et tolérantes. Une même détestation d'un monde dominé par l'argent, les guerres et la soif du pouvoir.
    Pourtant, les choses sont loin d'être aussi simples qu'il n'y paraît. Elles sont parfois même antagoniques si l'on considère, comme Philippe Pelletier en fait l'hypothèse dans cet ouvrage, que la finalité de l'injonction au « tous écologistes » n'est autre que de faire évoluer le système actuel vers un capitalisme vert, bien éloigné de l'idéal anarchiste...

  • Médiatisée depuis une dizaine d'années au travers de témoignages souvent poignants, l'histoire complexe et douloureuse des « enfants de la Creuse » est encore largement méconnue.
    Qui sont ces mineurs de La Réunion transplantés dans l'Hexagone entre 1963 et 1984 ?
    Selon quel processus ? Ont-ils été exploités par des fermiers de régions reculées ? Quelle est la responsabilité de l'Etat français ? Peut-on parler de déportation ?... Autant de questions qui suscitent des débats passionnés et méritent un éclairage scientifique.
    C'est ce à quoi s'attachent ces quatre auteurs dans cet ouvrage issu d'un long travail de recherche et d'analyse d'archives souvent inédites.

  • De tout temps, la mode a traversé les frontières au gré des marchands et des explorateurs qui rapportent tissus, teintures, techniques de tissage, etc. Mais c'est au XXe siècle que sa géographie se structure, autour de Paris d'abord, puis de Milan, Londres et New York qui se livrent une concurrence acharnée, révélatrice du rôle majeur de la mode dans le rayonnement de ces pays.
    Au tournant du XXIe siècle, l'apparition conjuguée des médias numériques et de la fast fashion engage une mutation complète : de nouveaux leaders, suédois, espagnol et chinois, rebattent les cartes de la production et de la consommation, tandis que nouveaux médias et réseaux sociaux en transforment radicalement la diffusion. Dans le même temps, la clientèle se modifie, bouleversant les manières de créer, de communiquer et de vendre.
    Sophie Kurkdjian analyse ces différentes évolutions passées et présentes de la mode, devenue phénomène global qui, au-delà de sa quête de créativité et d'innovation, doit repenser tout son système. Rattrapée par la surproduction et la surconsommation, la mode se trouve aujourd'hui aux prises avec des défis sociaux et environnementaux qui conditionnent son avenir.

  • Destination touristique prisée, tradition culinaire raffinée, développement économique rapide, source d'inspiration de nombreux artistes, mais aussi terrain d'affrontements sanglants pendant des décennies, le Viêt Nam évoque en chacun de nous une multitude d'images, de récits réels, romancés ou fantasmés.
    Dépassant les idées reçues, cet ouvrage nous invite à la découverte de l'identité, de la société et de l'économie d'un Viêt Nam qui n'est ni un « syndrome », ni une « leçon », encore moins une « déchirure », mais un pays d'Asie du Sud Est qui s'offre à notre curiosité et à notre sensibilité.

  • Et si, pour reprendre un roman d'Alberto Torres Blandina, le Japon n'existait pas ? Une invention qui aurait marché, écho à ce lointain Cipango décrit par Marco Polo sans en avoir jamais foulé le sol !
    Cette farce littéraire traduit combien le Japon et les Japonais interrogent, depuis des années sinon des siècles... Le pays incarne et cristallise bien des choses, dépasse sa propre réalité pour générer fantasmes, idées reçues, utopies - paradis des hautes technologies, des manga, d'une nature sacralisée, d'un érotisme débridé -, ou dystopies, d'Hiroshima à Fukushima, des horreurs de la guerre aux tsunami, du groupisme et de l'entassement au conservatisme de la classe politique...
    Alors oui, le Japon a été inventé ! Mais par qui ? quand ? et pourquoi ? C'est a cette question que s'essaie à répondre Philippe Pelletier, en nous conviant à un voyage de plusieurs siècles au travers de l'histoire et de la culture japonaise.

  • Objets géographiques paradoxaux, les frontières quadrillent le monde depuis l'époque moderne et fondent la base des relations internationales, présupposant d'une part l'égalité de droit entre les territoires qu'elles délimitent et d'autre part une distribution exclusive de la souveraineté. Mais ce concept est désormais instable : dépassant les limites binaires du dedans/dehors de l'état, les frontières sont en effet devenues mobiles, comme autant de dispositifs complexes de tri des flux de la mondialisation.
    Si leur linéarité semble renforcée par la recrudescence de murs qui les ferment, ce n'est qu'un trompe-l'oeil car une grande partie des mécanismes frontaliers est invisible. À travers une approche géo-historique qui décentre le regard européen et permet une relecture tant économique que politique des frontières, ce livre propose une plongée originale dans les implicites de leur construction. Désormais disloquées, fonctionnant en prenant appui sur des lieux hétéroclites, les frontières contemporaines évoluent d'une manière qui transforme en profondeur notre rapport à l'identité. Au fil des pages, on comprend comment ré-ouvrir les possibles politiques à partir de ces lignes qui semblent pourtant enfermer nos imaginaires.

  • Madagascar, l'île rouge, l'île heureuse comme certains l'appelaient il y a encore quelques années. Il est vrai que tout est là pour entretenir le mythe : paysages somptueux, faune et flore exceptionnelles, hospitalité souriante de ses habitants, traditions encore vivaces...
    Pourtant, l'observateur attentif ne manque pas de souligner la grande pauvreté, les crises politiques à répétition, la violence sous-jacente qui écornent sérieusement cette image de carte postale. Regard croisé d'une Malgache et d'un Français, cet ouvrage montre que, si Madagascar n'est pas, et n'a jamais été, l'île heureuse rêvée par certains, elle n'est pas davantage l'enfer que pourraient décrire les statistiques...

  • Même si tel n'a pas toujours été le cas, le bouddhisme bénéficie aujourd'hui d'une image positive dans nos sociétés occidentales. Où l'on ne voyait hier que nihilisme, on ne trouve désormais que des vertus, jusqu'à faire de cette doctrine la panacée de tous les maux de l'Occident. Mais que savons-nous du bouddhisme ?
    Caractérisé par une multiplicité des pratiques et une absence de dogme, le bouddhisme est difficile à définir ce qui constitue un terreau fertile pour les idées reçues : « Le bouddhisme n'est pas une religion, mais une philosophie », « Le dogme du karma conduit au fatalisme », « Le bouddhisme enseigne la réincarnation », « Le bouddhisme est une religion sans dieu(x) », « Le Dalaï-lama est le chef spirituel du bouddhisme », « Le bouddhisme est pacifique »...
    Entre mythes et réalités, l'analyse de la doctrine et la mise en perspective historique permettent de mieux saisir les différentes facettes et la richesse du bouddhisme.

  • Depuis un siècle, la psychiatrie a fait de considérables progrès dans la connaissance et le traitement des troubles mentaux. Pourtant, ces pathologies restent méconnues de la plupart d'entre nous, souvent résumées en « folie », une folie qui effraie...
    Or, qu'y a-t-il de commun entre les troubles bipolaires, la maladie d'Alzheimer, l'épilepsie, la schizophrénie, l'anorexie, pour ne citer que quelques-uns de ces troubles ?
    Comment le cerveau dysfonctionne-t-il ? Quels sont les facteurs extérieurs, génétiques, héréditaires ? Quels sont les traitements disponibles ?
    C'est à toutes ces questions que répondent les spécialistes, psychiatres, psychologues, gériatres..., qui ont participé à cet ouvrage.

  • S'il est un terreau fertile pour les idées reçues, c'est bien le féminisme et son histoire. Préjugés innocents ou délibérément antiféministes, ces idées reçues ont la vie dure et nourrissent les malentendus et les attaques qui impactent les luttes et les disqualifient.
    Des suffragettes à Nous toutes, en passant par l'incontournable MLF, ce livre dévoile des combats passionnés et passionnants, au coeur de controverses essentielles dans le débat public. Les divergences politiques et philosophiques traversant également les mouvements féministes, l'autrice entre dans le vif des querelles pour en expliciter le sens. Qu'il s'agisse de la laïcité, de la parité, de l'écologie, des normes corporelles, de la révolution sexuelle ou encore de l'écriture inclusive, des féminismes pluriels apportent des réponses plurielles, présentées ici avec nuance et pédagogie.

  • Existe-t-il, dans l'histoire, un terrain plus propice à l'éclosion des idées reçues que la vie, l'oeuvre et la légende de Napoléon ? Dans le temps comme dans l'espace, le « Grand Homme » n'a jamais laissé indifférent...
    Fils et continuateur d'une Révolution qui avait bouleversé le monde, il légua aux générations suivantes le souvenir embelli de ce qu'il avait fait et une légende tenace qui annexa les imaginations et forma ainsi une sorte de Napoléon « moyen », ni vrai, ni faux : « Napoléon est le père de nos institutions », « Il est le précurseur de la construction européenne », « La France n'a jamais été aussi puissante que sous Napoléon », « Il a incendié Moscou », « Il gouvernait seul », « Il est mort empoisonné »...
    Autant d'aspects sur lesquels revient Thierry Lentz, parfois en laissant le débat ouvert, parfois en tentant un avis plus tranché.

empty