Littérature générale

  • Arabe Si c'est un homme

    Primo Levi

    Attention, cette présentation est la quatrième de couverture à votre livre imprimé. C'est une introduction que vous adressez à vos lecteurs, elle doit susciter leur intérêt, amorcer l'histoire (sans en dévoiler l'issue), planter le décor, introduire le ou les personnages principaux. Elle doit révéler votre style, l'originalité de vos sujets et de vos thématiques. Enfin, cette présentation pourra saisir les enjeux de votre réflexion et vos intentions d'auteur (rédigées à la 3e personne).Attention, cette présentation est la quatrième de couverture à votre livre imprimé. C'est une introduction que vous adressez à vos lecteurs, elle doit susciter leur intérêt, amorcer l'histoire (sans en dévoiler l'issue), planter le décor, introduire le ou les

  • Après avoir refermé le manuscrit de Simone Polak, m'est venu spontanément à l'esprit ce mot de Vladimir Jankelevitch dans son livre L'imprescriptible : « On croyait savoir et on ne savait pas encore, ni à quel point. » À l'instar de Charlotte Delbo, Simone Polak réussit à nous dire avec une sobriété inouïe (rien d'incantatoire ni de larmoyant) une barbarie et une souffrance ayant appartenu à une Planète (la « Planète des cendres » comme l'a qualifié Haïm Gouri) au-delà des mots, au-delà de tout langage. Et ceci avec une réserve, une distance, que l'on retrouve aussi sous la plume de Primo Levi, et qui nous fait toucher la vérité. Seule, sans doute, elle peut nous communiquer son expérience, nous faire sentir le désespoir de son immense solitude mais aussi nous faire croire en la capacité en l'être humain de vivre, comme elle en témoigne lorsqu'elle s'adresse à un officier SS en prétendant avoir 16 ans et être couturière : « Mon audace me sidère encore, avoir osé exister ! » Un livre qui nous donne envie de continuer à l'interroger avec nos questions naïves, à lui demander, dans la mesure où l'on ne comprend que trop, comment tant de déportés ont été assassinés par millions là-bas, comment quelques-uns comme elle ont survécu, et surtout comment ces survivants ont pu redevenir des vivants. Notre reconnaissance ira aussi à Muriel Klein-Zolty, elle-même petite- fille de déportés, qui a réussi cette difficile tâche de construire un dialogue entre elle et Simone Polak, et pour avoir eu le courage de l'accompagner dans ce retour bouleversant sur son passé afin de donner forme à ce livre. René Gutman Grand rabbin Émérite de Strasbourg et du Bas-Rhin

  • Un enfant qui, tout petit, a été confronté à un terrible secret, peut-il devenir un adulte semblable aux autres ? Comment fait-il face aux choses cachées, dont il devine obscurément l´effrayante présence ? Comment, plus tard, devient-il père et époux ? Comment devient-il un homme ? Jean-Claude Snyders tente de répondre à ces questions, et à bien d´autres, à travers ce récit autobiographique d´un enfant placé très jeune devant le silence de son père, sur un épisode particulièrement douloureux de la vie de celui-ci.

    En mal d´affection et en recherche d´identité, l´enfant imposera peu à peu sa présence à cet étranger, lui manifestant un soutien constant. Père et fils devront s´apprivoiser. Les blessures de l´Histoire, qui ont marqué ses parents et dont il a reçu le violent contrecoup, pourront-elles s´apaiser un jour ?

    Dans un texte publié en fin de volume, Georges Snyders, père de l´auteur, éclaire ces problèmes d´une nouvelle lumière.

  • Parle-moi mon coeur

    Bernard Abry

    « Je suis double et singulier et peut-être schizophrène car de droite et de gauche ! Qui suis-je ? » Anesthésiste-réanimateur en chirurgie cardiaque depuis de nombreuses années, l´auteur a imaginé faire parler le coeur, organe central et source de fantasmes. Il nous raconte avec malice, humour et parfois philosophie ses maladies, les souffrances que les hommes lui infligent et comment ces hommes s´ingénient à le réparer avec plus ou moins de bonheur et de succès. Les futurs opérés trouveront là des réponses simples aux questions complexes qu´ils se posent. Les soignants y trouveront un autre éclairage sur leur pratique. Tous les autres s´amuseront de cette approche originale.

  • Sans oublier la nuit

    Rigaud-J

    Frappé par le malheur, un vieil homme décide d'entreprendre avec sa femme un ultime voyage à travers la Russie des années 90. C'est dans les « nuits blanches » de Saint-Pétersbourg qu'ils doivent affronter les fantômes de leur passé. Quelques années plus tard, un étudiant français, installé à Saint-Pétersbourg, nous apprend à travers son journal la destinée de ce couple. Ecrit dans un style plein de finesse, ce roman, qui n'est pas sans rappeler la virtuosité des romans russes, nous conduit vers un dénouement bouleversant. Jean-Paul Rigaud est né à Athènes en 1947. Il vit d'abord en Grèce puis en Allemagne avant d'intégrer une école d'enfants de troupe. Agrégé de Lettres, il enseigne maintenant dans des Classes préparatoire à La Rochelle, où il a décidé de s'installer définitivement.

  • Arabe Journal d'anne frank

    Anne Frank

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  • Lola FEUILLERES a 10 ans en 1962. Pendant un an, sa vie va être perturbée par des événements familiaux révoltants qui vont la bouleverser, la faire souffrir et la faire grandir. Les questions graves de l'existence surfent sur la crête de ses journées avec insolence et effronterie, ironie et cruauté, mais aussi avec drôlerie. Dans une recherche d'amour, de justice, de transparence et de liberté. Quel sera le prix à payer pour faire le deuil de l'enfanceoe faire le deuil du père...oe Catherine REGNIER-BONNISSENT appartient à la famille de Jean JAURES, une ascendance qui lui donne très tôt le sens de la justice. Elle signe ici son deuxième ouvrage : on y retrouve l'humour, la pâte poétique et l'esprit rebelle déjà présents dans Histoire d'IL.

  • Michel, Clara et leur fils Nathanael sont juifs. Ils détiennent depuis plus de vingt ans une serre conquise sur le désert dans la région de Goush Katif. Témoins directs du violent conflit qui oppose les armées de Tsa'hal et les troupes Palestiniennes, le couple assiste à la mise en place du plan d'évacuation de la bande de Gaza. A la recherche d'une solution pacifique, ils multiplient manifestations publiques, appels au gouvernement, prières et entraides. Impuissants et résignés, ils doivent cependant renoncer à leur terre lorsqu'Israël fait évacuer de force les populations juives.

  • Les vacances, la mère de Luc fait un AVC, il va assister à cette réunion d'anciens élèves à laquelle elle tenait tant, le vieil instituteur haï, tout cela va dépoussiérer les souvenirs. Pendant ces événements, Krso le corbeau discute avec Pneso la corbe, des secrets d'hommes et de ponts entre les mondes. Les tarots, Luc a tant de choses à comprendre sur son enfance, sur ces malaises si présents en lui. Le monde est mon miroir, dit-il, il va le lire. Les livres, lorsque Luc s'interroge, qu'il sent un secret pesant, il les dévore, il apprend, comprend, intègre. Trois mondes parallèles et pourtant interconnectés, c'est l'envol de Luc le chaman Corbeau.

  • Née à 32 ans

    Brigitte Guilbau

    Gaëlle, c'est une fille. Une fille sympa, une amie à moi. Le problème de Gaëlle, c'est qu'elle a eu beau dire qu'elle était une fille, personne ne la croyait. Parce que, Gaëlle, quand elle est née, c'était un garçon.D'abord, elle a essayé désespérement d'être ce qu'on disait qu'elle était et puis, elle a dit non... A 32 ans, une analyse génétique lui révèle qu'elle est une femme et l'état autorise, dans ces conditions, l'opération. Mais comment la payer légalementoe C'est l'histoire d'une vie pas comme les autres parce que la fée du sexe s'était trompée. L'histoire d'une vie avec humour et larmes, un récit fort, tendre et passionnant, agressif et violent, planté entre la réalité sociale et la vérité humaine.
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  • "Quelle tâche plus ardue que celle de se réaliseroe Aucune. Chacun d'entre nous, je pense, en a fait l'expérience. On peut éluder toutes les interrogations sauf celle-ci : qui suis-jeoe De l'enfance à l'âge adulte, en passant par les doutes de l'adolescence, on tente de ""se construire"". Goutte de sang après goutte de sang, lambeau de chair après lambeau de chair. Léo est comme nous tous. Il essaye de résoudre ce problème. Fruit des années 2000, seul. Il se jette à corps perdu dans une amitié exclusive, destructrice. Celle qu'il éprouve pour sa voisine Eléonore. Peu à peu, il s'apercevra de son erreur. Et si cette passion n'était qu'une béquille, un prétexte à son mal de vivreoe Devra-t-il changeroe Si oui, quelle direction emprunteroe"

  • La rieuse

    Moulle-Zetterstrom M

    L'univers glacé aux traditions ancestrales d'un pêcheur suédois, se fissure à l'arrivée d'une femme étrangère, libre et déterminée. L'attrait éprouvé est contrebalancé par le poids des différences culturelles. Réveillant de lourds secrets, elle créera un monde d'incompréhension et de rejet qui encerclera puis envahira Örian.Des sentiments en déphasage de ceux qu'elle ressent naîtront de l'ambivalence de son désir de découvrir un nouvel aspect des relations humaines, mêlé à sa peur de l'inconnu. Ils feront éclater l'harmonie apparente des forces en présence. La description de ces êtres et leur ressenti se fait en accord total avec les variations de la mer, intense, violente, si particulière au Nord de la Suède.

  • Depuis les années 1970 jusqu'en 2013, entre la France et la Suisse, deux jeunes femmes lesbiennes s'aiment et désirent avoir un enfant sans père. Mais comment faire, 30 ans avant la loi du mariage pour tous en France ? Elles vont être confrontées aux problèmes de nationalité, de garde d'enfants, d'héritage et bien d'autres difficultés encore auxquelles le mariage pour tous apportera des solutions. C'est grâce à l'aide de personnes prêtes à prendre des risques qu'elles parviendront à réaliser leur désir d'avoir et d'élever des enfants.

  • Brins de mémoire

    Agnes Buisson

    J'ai écrit "Brins de Mémoire" pour que mon père disparu me revienne et j'y suis arrivée.
    "Leur vie n'était pas conquête, elle était effritement et dispersion" d'après Georges Pérec. Celle de mon père l'était également.
    La nouvelle "mon père s'est tu" est un baume ayant la douceur du pardon, une paix en devenir. Mais j'ai cru naïvement que j'en aurai fini avec la Shoah.

    "Le juif est inéluctablement rivé à son judaïsme" d'après Lévinas et mon père le savait intimement. Pendant des années il s'est caché sous un châle de prières non pas en adéquation avec le "Père" mais avec lui-même. Il émanait de cet homme un Silence qu'il nous était impossible de briser et j'ai eu la faiblesse de croire que j'étais la seule qui aurait pu le rompre. Il a préféré disparaître que de se laisser amadouer, laissant un silence vrombissant comme le train qui l'a emporté.
    Son comportement suicidaire a donné naissance à ma colère qui a nourri ma vie de femme.

    La nouvelle "Mon père s'est tu" est la recherche de celui qui s'est éclipsé. Je l'ai retrouvé avant mon propre départ. Rencontre affectueuse et enfin intelligible.

    Mon père n'a jamais été aussi vivant.
    Dorénavant je suis là à son chevet. Enchaînée à son souvenir, celle d'une humanité exclue, je peux enfin partager avec lui, cet absent-présent, des brins de mémoire.
    Décidément je n'en aurai jamais fini avec la Shoah.

  • Les coups du sort

    Philippe Rousseau

    On n'arrête pas le temps. Scrutant les événements d'une vie, on pointe toujours des étonnements. Et voyant ce qui ponctue une année, on s'habitue aux repères, on les colore de notre intérêt. Il faut bien que chaque saison qui passe corresponde à son mythe. Il faut bien que le sort soit comme un ennemi, un dé   pour que l'âme humaine ne se sente pas piégée par le temps qui passe mais rassérénée par ses chances de combats. Face à tant de questions surviennent des réponses décalées ou illusoires. Les coups du sort seraient alors les coups de gong d'un match qui fait rage entre chacun et sa petite destinée. Les coups qui résonnent quand l'âme se raisonne...

  • Enfants cachés pendant la guerre, Nathan et Mauricette ont tous deux échappé au génocide perpétré par les nazis.
    Nathan est né en 1928 à Pinczow, en Pologne, au sein d'une famille nombreuse. Après l'invasion du pays par les Allemands en 1939, son père dut prendre de grands risques pour assurer la survie des siens. Mais en octobre 1942, les parents de Nathan, ses quatre soeurs et sa grand-mère sont déportés avec les autres Juifs de la ville et assassinés à Treblinka. Avec ses deux frères aînés, Nathan erre de ville en ville et parvient à se cacher chez des paysans polonais, dans la forêt ou dans des champs jusqu'à l'arrivée de l'Armée rouge, en janvier 1945.
    Mauricette est née en France en 1935. En famille à Bagnolet jusqu'en juillet 1942, elle est cachée avec sa soeur aînée à l'Assistance publique de Paris puis dans un orphelinat catholique au sud de la capitale. Restée à Paris, sa mère donne naissance à une autre fille, mise en nourrice pour la protéger. Arrêtés par la police française, le père et le grand-père maternel de Mauricette ont été déportés et assassinés à Auschwitz II-Birkenau.
    Quelques années après la guerre, les destins de Nathan et de Mauricette se sont croisés à Paris. De leur amour est née une famille, deux filles et six petits-enfants qui sont comme une revanche sur le sort qui leur était promis.

  • De 1789 à 1792, à l'initiative des colons de Saint-Domingue admis comme députés au sein de l'Assemblée nationale, les débats se focalisent sur la question des droits des hommes de couleur libres ou « mulâtres ». Hostile à la reconnaissance de ces droits, le lobby colonial d'alors réussit à écarter toute application aux « îles » de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen malgré les interventions répétées des membres de la Société des amis des noirs. Cet « abcès de fixation » permet de différer la suppression de la traite et la première abolition de l'esclavage.

  • "Une adolescence volée par le nazisme, ainsi pourrait être résumée celle de Nicolas Rosenthal, exilé des siens dès 1938, en apprentissage alors qu'il n'a pas quinze ans, avant de franchir clandestinement la ligne de démarcation en juillet 1942. Le Journal qu'il écrivit en français à partir de 1940, choix de rupture avec sa patrie d'origine empoisonnée par le national-socialisme, s'adresse à ses parents qui paradoxale-ment méconnaissent cette langue, comme un pont spirituel constituant un défi aux bourreaux. Sans doute, ses parents ont-ils pu le feuilleter, en parler à leur enfant qui les rejoignit dans la déportation après un aller-retour tragique d'à peine deux mois entre Paris, les camps d'internement de zone « libre » et celui de Drancy.
    Manuscrit impressionnant par ses qualités descriptives d'une France encore largement rurale, du monde du travail et de démarches légalistes dans le Paris de l'Occupation, le Journal de Nicolas Rosenthal est plus que cela. Ses qualités littéraires, les résonances d'un coeur en mouvement en font un des grands textes d'introspection écrits à vif par les témoins de la Shoah." Michel Laffitte

  • L'oeuvre de Pierre Michon, contemporain majuscule, rencontre un public toujours grandissant. Mais alors que l'importance du sacré y est manifeste, elle n'avait encore jamais été étudiée pour elle-même. C'est à quoi s'attache cet ouvrage, parcourant les différents textes de Pierre Michon pour y mettre en évidence la nature et la fonction du sacré. Sacré chrétien et sacré archaïque s'y rencontrent, s'y affrontent, dans un tressage de références qui irrigue la prose de Michon et participe à son identité même. Essentiel à l'élaboration d'une écriture qui voit en Dieu le dédicataire de l'art, le sacré ne saurait pourtant se réduire à la littérature : le traitement que lui réserve Michon le fait apparaître comme l'un des centres de gravité de sa vision du monde.

  • Elle s'appelait Ida...
    Née en 1924 à Marseille dans une famille juive arrivée de Salonique (Grèce) au début du siècle, elle a vu sa jeunesse insouciante broyée par les menées exterminatrices nazies. Arrêtée le 9 mai 1944, déportée à Auschwitz?II-Birkenau (convoi no 74), elle recouvra la liberté un an plus tard dans les Sudètes. Comme un signe, c'est un 9 mai, 68 ans plus tard, qu'elle nous a quittés.
    Elle a heureusement pu nous transmettre son témoignage, celui d'une femme énergique et courageuse, retranscrit après de nombreuses séances d'enregistrement et qui se révèle être un émouvant testament.
    Témoigner et transmettre ont été le combat de sa vie pour que ne se dispersent pas les cendres de la mémoire.

  • Enfant, Eve se réinvente chaque jour : Emma, Antonella, Giuseppa... Des filles, des femmes heureuses bien loin de son quotidien miné par une mère désabusée. Adolescente, en allant au cirque pour la première fois, elle découvre enfin le monde auquel elle s´identifie. Sa fascination pour la trapéziste Magdalena Maggione liera pour toujours sa vie à la sienne. Epousant la forme rhapsodique du souvenir, Saltimbanque fait revivre l´itinéraire d´Ève de l´enfance à l´âge adulte, entrecoupé par la destinée fascinante et tragique de Magdalena.

    Estelle Bonnier-Bel Hadj, pour qui et avec qui ce texte a été écrit, est comédienne, metteure en scène et professeure au Cours Florent.
    Déjà auteur de nombreux ouvrages, dont La vie de Mathilde Sincy (Prix du Premier Roman en Ligne 2008) et Fantaisies d´été (Prix du Roman en Ligne 2010) Dominique Chryssoulis signe avec Saltimbanque un texte sur le cirque, sur l´art et sur la complexité paradoxale de tout désir.
    Après des lectures dans le cadre du festival Off d´Avignon 2010 et à Paris, la pièce a été présentée au public dans une mise en scène d´Elisabeth Commelin.

  • Seuls à deux

    Fabienne Broders

    L'un reste, l'autre part. Morte dans un accident de voiture, Bérengère observe de l'au-delà la vie que mène Vincent sans elle. La jeune femme connaît les moindres détails de son quotidien et les plus intimes de ses pensées. De Paris à Dubaï, il se noie dans le travail, découvre la singularité des rencontres virtuelles et joue avec la mort sous le regard étonné et tendre de celle dont il ne parvient à surmonter l'absence. Entremêlant deux voix qui parlent de la même solitude, Fabienne Broders nous livre un premier roman à la sensibilité irréelle.

  • La joie de mettre un enfant au monde est sans égal. Quelles que soient ses différences. Corinne Ginestet n'en a pas été privée en devenant maman, à l'âge de 18 ans, d'un premier fils. Un premier fils polyhandicapé. Elle n'a pas été privée non plus des difficultés inhérentes, des réactions parfois dérangeantes de son entourage, de l'univers médical parfois déroutant. Puis Mélanie, sa fille, est arrivée. Dans le même monde, celui du polyhandicap. Mais aussi sous la même protection, celle de Corinne Ginestet, lui permettant de grandir et d'atteindre aujourd'hui l'adolescence. Ce livre n'est pas une plainte ; c'est un témoignage, un constat de réalité, une leçon d'humilité et d'humanité.

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