Sciences humaines & sociales

  • Depuis Amsterdam, Berlin et Paris, Etty Hillesum, Charlotte Salomon et Hélène Berr rêvaient de se réaliser en tant que femmes à travers l'amour, et en tant qu'artistes à travers l'écriture, la peinture et la musique. De ces promesses de vie et de créativités qui leur ont été confisquées à l'âge de tous les possibles, trois oeuvres magnifiques ont néanmoins émergé de leur nuit. Elles nous parlent de dépassement de soi par l'art, par la foi, par l'engagement, mais elles portent aussi la parole mémorielle de tous les autres partis sans laisser de trace.
    La vie qui était en elles triomphe ainsi du silence et de l'oubli et sillonne désormais le monde par-delà les langues, les religions et les âges grâce à l'implication sans réserve d'hommes et de femmes s'exprimant dans ce volume. Leurs interventions contribueront donc à offrir en partage, notamment à la jeune génération, l'héritage humain et artistique de ces trois jeunes femmes aux destins bouleversés par l'Histoire.
    Cette rencontre éphémère à travers leur oeuvre le temps d'un colloque, nous permet enfin de rester fidèles à la promesse faite et d'espérer l'inscrire dans une parcelle d'éternité.

  • Dès le début du XXe siècle, poussés par leur désir de poursuivre les « savoirs nouveaux », les intellectuels chinois sont très attentifs à l'évolution de la pensée occidentale et tentent d'accéder eux-mêmes à cette modernité philosophique. Il est donc naturel que Sartre, tout comme d'autres précurseurs de l'existentialisme, ait suscité leur intérêt. Malgré les conditions culturelles difficiles pendant la Seconde Guerre mondiale, Sartre a donc été lu en Chine, où un vaste engouement pour la pensée sartrienne se fît jour, presque en même temps qu'en France.
    Mais les conditions politiques désastreuses de l'époque ne permettaient pas que cet engouement demeurât constant. Quelle évolution, dès lors, pour l'influence de Sartre sur les penseurs chinois après la seconde Guerre Mondiale ?

  • « Simone Veil s'est exprimée à des tribunes, sur des sujets et devant des publics fort différents. Les discours rassemblés ici ne représentent donc qu'une infime partie de ses interventions publiques : ce sont ceux qu'elle a prononcés, au cours de ces six dernières années, comme présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
    En écrivant ces dernières lignes, je corrige tout de suite : quand notre présidente s'exprime sur la Shoah, c'est d'abord et toujours Madame Veil, la survivante d'Auschwitz, mûrie et enrichie par son expérience politique nationale et internationale, qui parle, du fond du coeur, de sa mémoire et de sa pensée.
    Sans doute il manquera, à la lecture seule de ces discours, son regard, la gravité de sa parole et le ton particulier de son récit qui bouleversent toujours ceux qui l'écoutent.
    Pourtant, je suis convaincue que ses paroles devenues textes ne perdront rien de leur profondeur et de leur authenticité.
    Je ne doute pas que le lecteur saura les entendre, les méditer et, je l'espère, s'en inspirer. » Anne-Marie Revcolevschi Directrice générale de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

  • Voilà plus de vingt-cinq ans que Sarah Montard raconte inlassablement, en particulier aux jeunes, ce qu'elle a vécu durant la Seconde Guerre Mondiale. Comment, avec sa mère, elle s'est évadée du Vél' d'Hiv au premier soir de la rafle, le 16 juillet 1942, comment une dénonciation les précipita en mai 1944 au coeur de la tourmente nazie: à Drancy, dans l'enfer d'Auschwitz-Birkenau puis au camp de Bergen-Belsen où elles seront libérées le 15 avril 1945. Livrant enfin aujourd'hui son témoignage écrit, Sarah a choisi de s'adresser tour à tour aux êtres chers à son coeur, entremêlant le récit de sa vie de femme et de mère profondément marquée par la Shoah, et celui de son adolescence brisée. Ce texte fort délivre un message de courage et d'espoir dont la portée est universelle.

  • Depuis les surprises-parties cannoises d'après-guerre jusqu'à son ermitage auvergnat, le théoricien iconique de La Société du spectacle fut un buveur invétéré.
    Au soir de sa vie, Guy Debord présenta son addiction comme « la fidèle obstination de toute une vie ». La consommation quotidienne d'alcools conditionna son rapport au réel, à la création et à la politique. Elle fut à la fois une échappatoire, un pied de nez à la société bourgeoise, une exploration collective des confins de la liberté absolue, le pilier d'un nouvel ethos révolutionnaire, une critique en actes des dérives de la viticulture productiviste.
    L'art de boire chez Guy Debord refléta sa mélancolie, déchirée entre la voyance d'une société utopique et les matins ternes des déceptions politiques.

  • Professeur de lycée strasbourgeois, réfugié à Nice en 1940, Lucien Dreyfus tient un journal. Il raconte le milieu des réfugiés alsaciens, juifs ou non, une expulsion de l'Education Nationale, la création d'une école ORT (Organisation - Reconstruction - Travail), les difficutés de la vie quotidienne et du ravitaillement, ainsi que ses très nombreuses lectures. Sous la plume de cet homme déjà âgé - il a 59 ans en 1940 - c'est une chronique intime et politique de la France occupée et de la persécution en Zone Sud qui est déroulée. Lucien Dreyfus pointe la petitesse de ses contemporains mais développe aussi une réflexion profonde sur les malheurs du temps. Ainsi voit-il dans l'abandon de la foi religieuse l'origine de la catastrophe européenne. Cynique, tragique, mais aussi souvent drôle, Lucien Dreyfus est un moraliste à la vaste culture, à la fois allemande et française. Il est déporté à Ausschwitz le 20 novembre 1943 (convoi n° 62), où il est assassiné.

  • En groupe, notre capacité d'être et de faire avec les autres est d'emblée sollicitée. Confronté à la multiplicité des altérités et des malentendus, même si l'on n'est pas trop défensif, l'expérience du groupe est une épreuve. De ce fait plutôt banal, nombre de gens se sentent meurtris voire annulés par le différent, et empêchés de penser ce qu'ils ressentent, ou de formuler ce qu'ils pensent, tout en le discutant, car ne parvenant pas à apprendre des autres ou des événements de leur vie, ni à développer leurs capacités de penser. Cet ouvrage propose une relance de la réflexion sur ce que veut dire penser, ainsi que sur la conduite des groupes qui rendent possible et fécond le travail de penser avec les autres. De nombreux récits sont donnés au plus près des « observables » à l'oreille ou à l'oeil nu. La formation psychologique par l'expérience du groupe est sans doute un incontournable. Elle conduit à bien des découvertes essentielles qui déniaisent sur soi et les autres. Elle éclaire sur les enjeux inconscients ou non qui entravent la perception des réalités externes ou internes, dont font partie les processus psychiques collectifs et cognitifs et pas seulement socioaffectifs, auxquels chacun contribue, à son insu ou non.

  • La recherche internationale sur la génétique théâtrale menée depuis le début de ce siècle montre l'importance d'aborder le processus de création théâtrale, à la fois pour donner un nouvel éclairage sur les textes dramatiques eux-mêmes mais également pour réfléchir sur la nature et la spécificité de la création théâtrale et en rendre compte.
    Revisiter le théâtre à la lumière de la critique génétique afin d'ouvrir de nouvelles perspectives de réflexion épistémologique et méthodologique constitue le principal défi de cet ouvrage. Il actualise les enjeux de la génétique théâtrale à travers différentes études de cas. Les méthodes et instruments de travail développés ici offrent ainsi la possibilité d'une meilleure connaissance des différentes étapes des processus de la création théâtrale.

  • Cet ouvrage traite d'un sujet d'une extrême actualité : la destruc-tion et le rapt culturel, véritable appropriation des biens et des oeuvres de l'esprit. La domination n'est pas que matérielle ou re-posant sur la gestion du sol, mais est aussi intellectuelle. Elle sert à falsifier l'histoire et déposséder un peuple de son passé, tout en l'infériorisant. À partir du xviiie siècle, nous avons assisté dans l'histoire à un réel déplacement des biens culturels, à l'instar de ceux des êtres humains et des matières premières. La puissance d'un État est représentée par la mise à disposition de l'autre, pro-voquant chez les pays dominés un traumatisme social dans la for-mation de l'identité.
    Faire table rase du passé, de ce passé qui dérange. Cela démontre la façon dont le passé culturel fait peur. Se l'approprier ou le détruire sont des façons d'attaquer l'intime de la formation de l'identité de l'autre, afin que celui-ci ne puisse pas s'exprimer ou se révolter pour atteindre son autonomie.

  • L'objet joue un rôle aussi important dans la construction des relations sociales que dans leur révélation. Le téléphone portable devient aujourd'hui un outil de communication omniprésent dans notre vie quotidienne et dans nos relations avec les autres. Bien que le téléphone ait des fonctions prédéfinies par des designers, celles-ci sont actualisées et développés au cours de son utilisation qui peut varier d'une culture à l'autre.
    Cet ouvrage est le résultat d'une étude basée sur des enquêtes de terrain menées à Changsha, en Chine. L'auteure examine les implications sociales du téléphone portable et des différences entre les Chinois et les Français observées tant dans les pratiques que dans les représentations de cet objet. Elle s'interroge sur les valeurs sociales attachées au téléphone portable, les significations symboliques que porte le numéro de téléphone, l'utilisation de l'appareil dans les lieux publics et dans les interactions interpersonnelles.

  • Francfort 1931. Hans Callmann, jeune banquier d'origine juive, mène une agréable vie mondaine quand un rêve prémonitoire le décide à quitter brusquement avec sa famille l'Allemagne dont il devine les noirs desseins.
    Après quelques années à Paris, la déclaration de guerre l'envoie dans différents camps (camps pour ressortissants étrangers, Légion étrangère...). Après une période de clandestinité, aidé en particulier par l'abbé Glasberg, il est arrêté à Lyon le 16 mai 1944, puis déporté du camp de Drancy à celui d'Auschwitz par le convoi n° 75, le 30 mai 1944.
    Mais au camp, sous les coups, il découvre aussi la bonté et la générosité. Il y entre athée et en sort profondément croyant. Le chemin dans l'enfer d'Auschwitz I sera pour lui le chemin de la foi.
    Par son témoignage, Hans Callmann, revenu vivant du camp de concentration nazi, rend grâce à Dieu et tente de ne pas succomber à la tentation de la haine, prônant la sagesse de la tolérance au nom de l'humanité.
    Hans, pendant ces années de détresse, a gardé en mémoire les mythes allemands qui avaient bercé son enfance et particulièrement celui de la Lorelei qui, aujourd'hui encore, d'après la légende, coiffe ses longs cheveux blonds sur un rocher au-dessus du Rhin. Mais ce n'est plus une fière jeune femme : comme lui, elle a pleuré de voir son pays, sa culture, sa langue avilis par le nazisme.

  • Le Comité de bienfaisance israélite de Paris constitue, à la fin du XIXe siècle, le bras armé des institutions juives parisiennes en matière de charité, s'occupant de secourir les pauvres de confession juive de la capitale. Depuis 1887, il dispose d'un conseil d'administration composé de notables qui participent à sa direction et organisent ses activités. L'étude de ces administrateurs et de leur implication dans la vie du Comité de bienfaisance éclaire la manière dont celui-ci fait l'expérience des transformations à l'oeuvre dans la capitale dans les milieux de la réforme sociale et de la bienfaisance privée. Alors que le Comité de bienfaisance israélite de Paris est progressivement modernisé et laïcisé, qu'il doit faire face à l'immigration juive et de la montée de l'antisémitisme, l'analyse de ses membres questionne également la place de la pratique de la philanthropie dans le processus d'émancipation des juifs de France à l'époque de l'affaire Dreyfus.

  • En 1998, Les Cahiers Albert Cohen (n° 8) faisaient paraître un « numéro anniversaire » pour les trente ans de Belle du Seigneur. Pour saluer les cinquante ans du chef-d'oeuvre, ce numéro des Cahiers publie une série d'études sous l'intitulé « nouvelles approches ». Certaines complètent, prolongent et enrichissent des recherches entamées depuis longtemps sur des dimensions cardinales de l'oeuvre (la violence et le sacré, l'imaginaire sexuel, l'intertextualité, l'humour, l'ironie, le lexique de l'amour ou la poétique des incipit), d'autres explorent des thèmes inédits (l'ennui, la figure du pervers narcissique, la mimicry des études postcoloniales) ou risquent des hypothèses nouvelles (faut-il postuler un « narrateur » dans Belle du Seigneur ?).
    Contributions de Carole Auroy, Baptiste Bohet, Jérome Cabot, Valeria Dei, Marc Hersant, Antonia Maestrali, Anne-Marie Paillet, Alain Schaffner, Anaëlle Touboul, Joëlle Zagury...

  • Présenté sous forme d'abécédaire, cet ouvrage nous révèle que chaque époque, de l'Antiquité à l'époque moderne et contemporaine, a connu ou connaît un esclavage spécifique. Il montre que paradoxalement, les esclavages furent aussi des catalyseurs de poésies, musiques, romans et films au pouvoir libérateur et révélateur.
    En abordant le sujet sous toutes ses facettes, il pose les vraies questions et donne des outils de réflexion pour que le combat contre la servitude se perpétue jusqu'à la victoire finale des droits humains.

  • Cet abécédaire raisonné, pour analyser la complexité de l'histoire coloniale française, se nourrit de personnages-clés, d'événements décisifs, de créations artistiques remarquables et de concepts polémiques. Il laisse librement entrer par des multiples approches convergentes au coeur d'une expansion historique qui a construit un pan du récit national. Mais formater l'esprit des peuples indigènes, les soumettre par la force ou les violences, leur apporter autoritairement la civilisation n'eut qu'un temps. L'action sans relâche d'intellectuels, de militants politiques, de journalistes, d'artistes va saper les fondements d'un empire apparemment triomphant. D'où le projet de ce travail collectif : appréhender, à travers le filtre nuancé des arts, l'histoire de la colonisation et des indépendances.

  • Le vieillissement de la population, phénomène démographique d'envergure en ce début de XXIe siècle, touche l'ensemble des pays développés. Cet enjeu majeur à la fois économique, socio-culturel, technologique et réglementaire nous pousse à proposer des combinaisons inédites de pratiques sociales permettant de répondre aux attentes des personnes âgées et de leurs proches. Les initiatives foisonnent en France et à l'étranger où des femmes et des hommes de conviction permettent ce dynamisme.
    Cet ouvrage livre différents exemples de projets inédits conduits par des chercheurs et des praticiens soucieux de (re) donner aux personnes âgées une place centrale au sein de nos sociétés mo-dernes.
    Les problématiques ici analysées permettent de mieux appré-hender les conséquences de nos représentations en termes de pratiques sociales et de construction de normes au sein des en-treprises et des organisations qui oeuvrent en faveur des per-sonnes âgées et de leurs proches.

  • Issu d'une journée d'étude sur le thème Sexualités et Mondialisation, cet ouvrage interroge l'altérité et la diversité dans la sexualité, ou plutôt les sexualités.Des questions que les auteurs abordent à travers les prismes de la littérature, de l'anthropologie, de la biologie, de la philosophie, de la musique et du cinéma.Gilbert Elbaz a regroupé ces interventions avec l'objectif de briser le silence sur une thématique couverte, encore aujourd'hui, d'opprobre par certaines cultures, quiempêchent que l'on en débatte comme tout autre sujet digne de considération publique, scientifique, sociale et politique.

  • Odette Spingarn décrit ici le fonctionnement des différents camps de la « Solution finale » par lesquels elle est passée à partir de son arrestation avec ses parents, le 31 mars 1944, dans un village de Corrèze : la caserne de Périgueux, le camp de transit de Drancy, le camp d'extermination d'Auschwitz II-Birkenau - sa mère y décède -, un de ses sous-camps, le Kanada, où elle trie des vêtements de déportés assassinés, et enfin le camp-usine de Zschopau (Saxe, Allemagne), destination de son transfert du début octobre 1944. À l'approche des Alliés, en avril 1945, les travailleuses forcées sont entassées dans un train à destination d'un camp de la mort. À ce moment-là, Odette prend son destin en main et s'évade en sautant du train. S'ensuit une longue odyssée qu'elle nous relate par le menu. En définitive, elle est sauvée par une femme allemande. À son retour, grâce à sa jeunesse et à son inébranlable optimisme, Odette a su se reconstruire, étudier, mener une carrière et fonder une famille.

  • « Ce sont eux, ces témoins qui ont vraiment écrit l'histoire des Juifs de Tunisie entre novembre 1942 et mai 1943. Ce sont dans ces récits que quelques historiens ont puisé leurs sources depuis soixante-dix ans. Nous devions tous les éditer ou les rééditer pour les rendre disponibles. Ces témoignages sont particulièrement précieux pour celui qui veut monter dans la machine à remonter le temps et en ces lieux où les Juifs tunisiens étaient taillables et corvéables et où leurs persécuteurs rêvaient de massacres que seule leur victoire pouvait provoquer, ou de déportation rendue impossible par le manque de navires et par la domination de la Navy. À ces obstacles auxquels se heurtait la barbarie.

  • Cet ouvrage s'est donné comme objectif simple d'aider tous ceux qui veulent passer l'option facultative d'éducation musicale du baccalauréat. Outil pédagogique tant pour les candidats que pour leurs professeurs, il présente de façon synthétique et précise les informations nécessaires pour préparer efficacement l'épreuve. Voici donc réunis dans un volume de format pratique des éléments de cours adaptés à l'épreuve et concernant les trois oeuvres au programme du baccalauréat 2011, à savoir : · Aaron Copland : Fanfare for the Common Man. · Jean-Sébastien Bach, Messe en si mineur, BWV 232, extraits · Marc-André Dalbavie, Color Le candidat y trouvera également des informations sur le déroulement à proprement parler de l'épreuve ainsi que des conseils pour l'exécution instrumentale.

  • « Personne ne voulait m'aider, j'ai dû faire cela seul, marcher à pied des jours et des jours avec un sac à dos très lourd comme seul bagage. Il fallait que je le fasse. Mes soeurs avaient bien risqué leurs vies à l'époque du Tsar Nicolas. Il fallait que je fasse ce que j'avais à faire, à mon tour. En quatre ans, je me suis rendu dans tous les shtetls d'Europe de l'Est et j'ai pris seize mille photos en Roumanie, Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne, dans tous les pays qui n'étaient pas derrière le "Rideau de fer"... avec toujours cette obsession de construire un monument à la souffrance juive... L'exigence majeure, pour un être humain, est de faire ce que les autres ne veulent pas faire. » Cet entretien avec Roman Vishniac, photographe emblématique du mouvement documentaire humaniste des années 1930, offre un témoignage unique et poignant sur la vie juive en Europe orientale, à la veille de l'ascension nazie. Monique Atlan est journaliste et productrice de l'émission quotidienne « Un livre » diffusée sur France 2.

  • La réussite pour tous est possible, à l'école comme au collège. L'essentiel, c'est la méthode. Devant l'accroissement des inégalités entre les élèves, Pierre Turon démontre que l'égalité des chances n'est pas une utopie et réhabilite l'école de la République. Avec ce traité de pédagogie, il expose aux parents et aux enseignants une méthode efficace pour enseigner le français à l'école élémentaire et secondaire. Longtemps professeur des écoles, l'auteur nous livre le fruit de son expérience. Des conseils simples et pratiques pour aider tous les élèves à mieux réussir à l'école.

  • Quatre-vingt lettres écrites à son épouse par le Dr Mass, interné au camp de transit de Drancy du 16 octobre 1941 au 31 juillet 1943, nous font entrer dans l´intimité d´un médecin de la cité ouvrière de Maisons-Alfort victime de la persécution antisémite. Pour sa femme Élisabeth et leur fille Gabrielle qu´il aime profondément, le Dr Mass nourrit l´espoir d´une libération, alors que planent parmi les internés juifs, la famine, la terreur d´être fusillé comme otage puis, à partir de mars 1942, la peur d´être déporté.

    Aucune des protections que pourraient lui valoir son passeport roumain, la Roumanie étant un allié du Reich, ni même son état de santé précaire ou sa volonté de tromper ses bourreaux ne lui épargnent la déportation. Envoyé dans les mines de charbon de Jaworzno, Zacharie Mass, à bout de force, est transféré à Auschwitz-Birkenau où il sera gazé et son cadavre brûlé.

    Cet ouvrage saisit de l´intérieur ce que fut la vie dans le camp de Drancy, où transitèrent la grande majorité des déportés juifs de France durant la Seconde Guerre mondiale.

  • Longtemps conçue comme la conséquence locale d'une dynamique urbaine, la culture apparaît aujourd'hui comme un levier essentiel de (re)dynamisation des villes. Les politiques culturelles et les politiques urbanistiques interfèrent de plus en plus au service des stratégies d'insertion dans la nouvelle étape de mondialisation. De véritables métropoles culturelles émergent et fonctionnent en réseau, tandis que toutes les politiques urbaines tendent à inclure une dimension culturelle.
    Cet ouvrage collectif issu du séminaire Politiques culturelles et enjeux urbains organisé à l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm analyse la fabrique métropolitaine de la culture et réciproquement la fabrique culturelle de la métropolisation. Il porte une attention particulière aux processus de patrimonialisation au sein des politiques culturelles.

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