Les Arts Decoratifs

  • Livre accompagnant l'exposition présentée au musée des Arts décoratifs à Paris du 2 juin 2021 au 9 janvier 2022.

  • Ce livre présente pour la première fois au grand public comme aux spécialistes la singularité de la collection de photographies du musée des Arts décoratifs à Paris.
    Considérés comme des arts mineurs au XIXe siècle, les arts décoratifs et la photographie ont cherché à unir leur savoir-faire. Leurs ambitions pédagogiques, artistiques, politiques ou économiques ont nourri une relation dans laquelle le musée des Arts décoratifs a joué un rôle fondamental.
    Au fil des décennies s'est constituée une collection de plus de 350 000 photographies aux techniques et supports variés. S'étendant des années 1850 à 2000, elle convoque différents genres : le paysage, le portrait, la reproduction d'objets ou d'architecture, l'image de mode ou de publicité.

  • Edmund de Waal est un descendant de la dynastie Ephrussi, famille de banquiers juifs originaire d'Odessa qui a joué un rôle important dans le monde des affaires et de l'art à partir de la fin du XIXe siècle entre Paris et Vienne. En 1871, son aïeul Charles Ephrussi s'installa à Paris dans un hôtel particulier de la rue de Monceau, non loin de celui édifié par Moïse de Camondo, en 1911, pour y accueillir sa collection d'oeuvres d'art. Moïse de Camondo, dont la famille venait quant à elle de Constantinople, donna son hôtel et ses collections à l'État français en mémoire de son fils Nissim, tombé pour la France en 1917. Il est devenu le musée Nissim de Camondo.
    /> Saisi par l'histoire parallèle de ces deux familles, proches par leur goût pour l'art et leur philanthropie autant que par leur destin tragique au cours du XXe siècle, Edmund de Waal s'est nourri de leurs archives pour écrire une cinquantaine de lettres à Moïse de Camondo.

    Entre souvenirs personnels et réflexions sur la mémoire, la mélancolie et l'art, Edmund de Waal dessine en creux le portrait de Moïse de Camondo en collectionneur et, au-delà, celui de tout un monde aujourd'hui disparu où l'on croise Chardin, Renoir et Proust. oeuvres d'art, peintures et photographies sont les témoins tangibles cette époque révolue, au charme puissant.

  • L'année 2017 est celle du 70e anniversaire de la création de la maison Dior. C'est en 1947 que Christian Dior présente son premier défilé, marquant la naissance d'une nouvelle silhouette féminine : après l'austérité des années de guerre, la taille cintrée, les jupes amples et les épaules douces dessinent des femmes-fleurs qui incarnent alors l'image même du luxe parisien. Le « New Look » replace Paris comme la capitale de la mode et établit le nom de Dior comme synonyme de haute couture.

    Le musée des Arts décoratifs, qui possède un exemplaire du fameux Tailleur Bar de 1947 et avait déjà présenté, en 1987, une exposition « Hommage à Christian Dior », célèbre cet anniversaire en organisant une exposition phare dont ce livre est le catalogue.

    Il montre en détails une sélection de 70 silhouettes créées par Christian Dior et ses successeurs - Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et tout récemment Maria Grazia Chiuri. Spécialement photographiés pour cet ouvrage, ces vêtements sont accompagnés de textes les situant dans leur contexte, de croquis, de photographies de défilés et de réalisations des plus grands photographes de mode, Irving Penn, Richard Avedon, Cecil Beaton, William Klein, Helmut Newton, Patrick Demarchelier, Paolo Roversi, Peter Lindbergh, Mario Testino, Nick Knight...

    Les textes abordent les thèmes qui ont marqué l'histoire de la maison : la notion de ligne et d'architecture du vêtement, le rapport à l'histoire et à l'art (Versailles et le Petit Trianon, le Second Empire, l'impressionnisme, la Belle Époque, les Ballets russes, Picasso, Dalì, Pollock...), le déploiement des couleurs, les jardins et l'ailleurs comme sources d'inspiration, et bien sûr les égéries et clientes célèbres de la marque (la duchesse de Windsor, Marlene Dietrich, Grace de Monaco, Marilyn Monroe, Elizabeth Taylor, Isabelle Adjani, Lady Diana, Marion Cotillard, Charlize Theron, Natalie Portman, Jennifer Lawrence...).

    Un livre qui offre une magnifique synthèse sur la plus emblématique des maisons de couture françaises et dont la richesse iconographique satisfera les lecteurs les plus avertis.

  • Cette anthologie rassemble un grand nombre de textes sur la mode du Xe siècle au XXIe, tous étant remis dans leur contexte et commentés par des historiens de l'art et de la mode d'aujourd'hui.Les textes sont accompagnés d'images (gravures, dessins, photo.

  • Harper's bazaar

    Collectif

    Harper's Bazaar, fondé en 1867 aux États-Unis, est le plus ancien magazine de mode existant. Il est célèbre pour les contributions essentielles de ses rédactrices, Carmel Snow et Diana Vreeland, et pour la modernité des mises en pages conçues par Alexey Brodovitch, directeur artistique à partir des années 1930 et jusque dans les années 1950.
    Nombreux sont les illustrateurs de renom qui ont collaboré à Harper's Bazaar, Léon Bakst, Erté, Cassandre, auxquels ont succédé dans les années 1950 les plus grandes signatures de la photographie de mode, Richard Avedon, Louise Dahl-Wolfe, Melvin Sokolsky, Hiro, et plus récemment Peter Lindbergh ou Patrick Demarchelier.
    Des gravures de mode des premiers numéros aux grandes machineries élaborées par Jean-Paul Goude, en passant par l'influence de l'Art nouveau et du surréalisme, c'est une véritable histoire de la silhouette féminine que dessinent ces 150 ans de Harper's Bazaar. Andy Warhol y a également fait ses premières armes, aux origines du pop art.
    C'est avant tout aux femmes que le magazine s'adresse en étant le premier à publier une robe de Mademoiselle Chanel en 1916 et en baptisant de « New Look » la première collection de Christian Dior en 1947. Toutes les grandes maisons de couture ont eu les honneurs de la couverture ou des pages intérieures de Harper's Bazaar.
    Le magazine se dinstingue également en accueillant les grands écrivains de son temps. Il est notamment le berceau de Patricia Highsmith, Truman Capote et Carson McCullers. Haute couture, mode de vie, illustration, photographie, design graphique et littérature sont ainsi au coeur de ce livre, le premier à paraître en français sur ce magazine de langue anglaise à la célébrité internationale

  • Créateur prolifique, autant intéressé par la production industrielle que par l?artisanat, Gio Ponti (1891-1979) a été un acteur majeur de l?architecture d?après-guerre et a ouvert les perspectives d?un nouvel art de vivre.
    Ce livre couvre l?ensemble de sa longue carrière, des années 1920 à la fin des années 1970. Architecture priv ée, publique et religieuse, mobilier, luminaire, verre, céramique, orfèvrerie, textiles? : tous les domaines où il a exercé son talent sont abordés. S?il a mené l?essentiel de sa carrière à Milan, où il a construit l?emblématique tour Pirelli, Gio Ponti a également été sollicité par des commanditaires new-yorkais, sud-américains ou pakistanais, entre autres, pour la réalisation de somptueuses villas ou de bâtiments officiels.
    Parmi ses réalisations les plus connues, citons la chaise Superleggera et la machine à café La Cornuta, toutes deux devenues des classiques du design.
    En créant la célèbre revue Domus, mensuel phare du monde de l?architecture et du design, et en étant rédacteur en chef de la revue Lo Stile, il a aussi été un remarquable promoteur de la modernité. C?est également Gio Ponti qui a permis à la Triennale de Milan de devenir un incontournable rendez-vous de l?innovation dans le domaine du design.
    Si Gio Ponti est aujourd?hui admiré par un public éclairé d?amateurs de design et d?architecture, et est très convoit é par les collectionneurs, son ?uvre reste peu connue en France.
    Cet ouvrage est à la fois le catalogue de l?exposition pré- sentée au musée des Arts décoratifs et le premier livre de référence sur Gio Ponti en français. Il rend hommage à l?univers créatif de cette personnalité mythique de la scène italienne, dont la générosité et l?enthousiasme ont stimulé ses contemporains et inspirent toujours les nouvelles générations de designers et d?architectes.

  • Quels étaient les souliers pour les premiers pas de l'enfant ? Les talons, les semelles plates, les plates-formes, les bouts pointus ou carrés ont-ils eu une incidence sur la marche et la démarche ? L'apparition de la notion de chaussures «de marche» à la fin du XIXe siècle est-elle liée aux grands aménagements urbains faisant de la rue un espace accessible aux piétons ? De la fin du Moyen Âge à nos jours, ce livre offre un voyage à travers les fonctions pratiques ou symboliques de la chaussure et des manières de marcher, en Occident et dans les cultures non européennes.

  • Le musée des Arts décoratifs à Paris conserve une collection de 130 tapisseries européennes datant de 1400 à 1600. Ce livre les publie dans leur intégralité, aussi bien les pièces maîtresses que les fragments, accompagnés de photographies et de textes détaillés.
    Cet ensemble constitue une collection de référence que même les spécialistes mondiaux de ce domaine ne connaissent pas dans leur intégralité. Ces tapisseries sont très variées, de qualité inégale, plus ou moins restaurées, mais la variété des ateliers (France, Pays-Bas du Sud, Italie, Allemagne) la rendent incontournable et d'un très grand intérêt.
    La diversité des thèmes entraîne le lecteur à se plonger dans l'histoire des croyances, chrétiennes, romaines et mythologiques ; chaque tapisserie décrit un évènement dont le récit, le plus souvent mêlé de symbolisme et de figures allégoriques, est analysé. Lorsque c'est possible, le modèle gravé ayant servi de source à la tapisserie est reproduit en regard. Une campagne photographique a été réalisée spécialement pour cet ouvrage, permettant de (re)découvrir ces pièces souvent superbes. La maquette privilégie pleines pages et détails, invitant le lecteur à entrer dans cet univers fascinant.
    Ce catalogue, « raisonné » dans le sens où la totalité de la collection y figure, s'inscrit dans la continuité de ceux publiés à Glasgow (Burrell Collection, 2017), au Rijksmuseum (Amsterdam, 2004) et au Metropolitan Museum of Art (New York, 1993), collections prestigieuses avec lesquelles le musée des Arts décoratifs partage des pièces de même tenture ou des panneaux très proches, sortis des mêmes ateliers.

  • L?Exposition universelle de 1867 est la première à laquelle participe le Japon, qui l?année suivante s?ouvre à l?Occident avec les débuts de l?ère Meiji. La découverte de cette culture et de cet art radicalement autres suscite un immense intérêt chez de nombreux artistes français qui y puisent des formes, des motifs et des techniques propres à renouveler leurs réalisations. Une part de la modernité du XXe siècle y trouve ses racines.
    Des personnalités comme Émile Guimet, Hugues Krafft, Henri Cernuschi, Siegfried Bing ou Hayashi Tadamasa, voyageurs, collectionneurs ou marchands, ont été des passeurs remarquables entre ces deux mondes.
    Ce livre explore ainsi l?influence du Japon sur les arts français, de la seconde moitié du XIXe siècle à nos jours, dans les domaines de l?objet (céramiques, verres, bronzes, laques, papiers peints, bijou, mobilier?), de l?estampe, de la photographie, du jouet, des textiles, de la mode ou encore du design graphique.
    Il fait une large place aux collections japonaises et japonistes du musée des Arts décoratifs de Paris, qui fut l?un des premiers musées européens à avoir acheté et exposé les réalisations qui témoignent des savoir-faire japonais.
    Mais il présente également des ?uvres contemporaines provenant de collections publiques ou privées japonaises, inédites en France.
    Il rassemble à la fois de grandes figures de la scène japonaise, tels Hokusaï, Hiroshige, le graphiste Ikko Tanaka, le designer Shiro Kuramata, les créateurs de mode Issey Miyake ou Rei Kawakubo, et de grands noms de l?art décoraif, d?Émile Gallé aux frères Bouroullec, en passant par Jules Chéret et Charlotte Perriand.
    Dans une mise en pages qui fait la part belle aux images, avec une attention aux papiers et aux motifs toute japonaise, ce livre ravira autant les connaisseurs des arts décoratifs que tous les amateurs d?art japonais.

  • Luxes

    Olivier Gabet

    Catalogue de l'exposition présentée au musée des Arts décoratifs à Paris, ce livre propose une histoire du luxe en 80 oeuvres, de l'Antiquité égyptienne à nos jours et sur tous les continents.

  • Ce livre révèle au grand public comme aux spécialistes l'ampleur exceptionnelle et la qualité de la collection de dessins du musée des Arts décoratifs à Paris.
    Constituée dès la fondation de l'institution en 1864, cette collection comprend des dessins de maîtres isolés, sans lien apparent avec les arts décoratifs, comme Watteau, Boucher, Prud'hon, Ingres, Delacroix, Degas et Rodin ou, pour l'Italie, Parmigianino, Nicolo dell'Abate et Vasari.

  • Le renversement de la dictature du général Batista en janvier 1959, à laquelle succède le gouvernement révolutionnaire présidé par Fidel Castro, amorce de profonds changements dans la société et l'esthétique cubaines.
    D'une logique capitaliste avec ses codes visuels empruntés aux États-Unis, Cuba se tourne vers un système communiste où prédominent institutions et commande publiques.

  • Il est désormais courant d'appeler revivals les phénomènes de renaissance des styles artistiques qui ont jalonné le XIXe siècle : les artistes et les artisans de cette période revisitent et réinvestissent les styles du passé, dans lesquels ils trouvent matière à renouveler la création. Le goût pour les historicismes qui anime décorateurs, marchands et collectionneurs tout au long de ce siècle est sans précédent dans l'histoire de l'art.

  • Le 26 décembre 1895, le marchand d'art Siegfried Bing (1838-1905) ouvre les portes de son magasin parisien, l'Art nouveau.
    Cette ouverture, attendue de longue date, marque la naissance d'un nouveau courant artistique. Commerçant passionné, Bing est également un commanditaire et un précurseur qui vise à réunir l'art de l'Occident et celui de l'Orient, incitant artistes et concepteurs - tels Eugène Carrière, Constantin Meunier, Louis Comfort Tiffany, Paul Signac et Edvard Munch - à emprunter de nouvelles voies. L'art japonais va jouer un rôle essentiel dans l'émergence de ce nouveau courant.
    Lors de l'Exposition universelle de 1900, Bing parachève sa reconnaissance internationale en proposant des pièces entières meublées par Eugène Gaillard, Georges de Feure et Edvard Colonna. Ses efforts entrepris pour réaliser un style Art nouveau harmonieux atteindront ainsi leur point d'orgue. Les origines de l'Art nouveau est davantage qu'une monographie consacrée à Siegfried Bing, à son magasin et à son influence nationale et internationale dans le développement de l'Art nouveau.
    Cet ouvrage envisage la fusion des beaux-arts et des arts appliqués dans une forme stylistique globale, en s'appuyant sur de nombreuses photos d'oeuvres d'art inédites à ce jour.

  • Premier numéro de la grande revue annuelle de l'École des arts décoratifs de Paris, consacrée aux enjeux du décor contemporain.
    Traiter la notion de « décor » implique au moins deux présupposés : d'une part que la critique moderne de l'ornementation et du décoratif n'a pas eu raison du décor ; et d'autre part que la réhabilitation ludique et parfois cynique du décoratif dans le postmoderne ne suffit pas à rendre compte du décor contemporain. Le décor reste à l'oeuvre, autant quand on prétend le dépasser que lorsque l'on le recouvre par l'emphase décorative.
    Il s'agit donc de réfléchir à la pratique actuelle des décorateur.ice.s, que ce soit au théâtre, au cinéma, dans les jeux vidéo ou la réalité augmentée, ainsi qu'aux propositions artistiques qui incorporent cette dimension. Mais plus largement, il s'agit de comprendre cette notion en un sens qui déborde celui du décor de fiction pour étendre sa désignation à l'ensemble de l'environnement quotidien et montrer à quel point le décor touche à l'organisation même du réel dans sa dimension esthétique, sociale et politique.

  • D?origine polonaise, Roman Cieslewicz (1930-1994) est un acteur majeur du graphisme en France dans les années 1960-1970. Formé à l?école des Beaux-Arts de Cracovie, il s?installe à Paris en 1963 pour fuir la dictature, apportant avec lui l?esthétique de l?école polonaise de l?affiche.
    Graphiste infatigable et véritable banque d?images à lui seul, il s?emploie à refléter son temps à travers une esthétique minimaliste et percutante, influencée par les mouvements d?avant-garde du début du XXe siècle.
    L??uvre de Cieslewicz, d?une grande diversité, rassemble travaux de commande et projets personnels : affiches pour le cinéma, le théâtre, les expositions du Centre Pompidou, mises en pages pour Elle, Vogue ou encore L?Autre Journal, photomontages, collages, couvertures de livres pour le Seuil, Hazan, 18/18 ou encore les Guides bleus?
    Inquiet de l?uniformisation visuelle croissante dans les médias, qui vide de leur signification des représentations pourtant violentes, il choisit soigneusement des images pour les associer et les confronter.
    Le lecteur découvrira deux livres réunis sous un emballage en carton sérigraphié : un livre consacré au travail préparatoire de Cieslewicz (esquisses, maquettes?) et un autre présentant ses réalisations finales. Le tout est organisé sous la forme d?un abécédaire, de A comme affiche à Z comme zoom.
    Les textes sont écrits par des contemporains de Cieslewicz, qui l?ont côtoyé, ainsi que par des historiens de l?art, du graphisme ou de la photographie actuels. Les très nombreuses illustrations sont largement extraites du fonds d?archives constitué par l?artiste lui-même.
    Exceptionnel par l?ampleur de son contenu et par sa forme, ce livre de référence invite à plonger dans la démarche même de Cieslewicz lorsqu?il fabriquait ses images.

  • Le musée des Arts décoratifs à Paris lance une nouvelle collection de livres sur sa collection de bijoux. Du Moyen Âge à aujourd'hui, celle-ci est riche de plus de 4000 pièces, dont les chefs-d'oeuvre sont exposés dans une galerie permanente au musée.
    Le thème choisi pour ce premier titre est celui de la flore.
    Au fil du temps, des techniques et des inspirations stylistiques, elle a donné lieu à des interprétations d'une extrême variété.
    Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la fleur fait l'objet de décors émaillés et donne lieu à de grands ornements de corsage en pierres préciseuse et fines. Broches, pendants et bagues prennent l'aspect de bouquets ou de corbeilles de fleurs. Sous l'Empire elle devient fleuron, flèche ou croissant, autant d'ornements non naturalistes, avant de revenir au naturel, sublimée, sous le Second Empire, dans les créations de la maison Mellerio par exemple.
    La fleur se fait sinueuse sous l'Art nouveau : brins de muguet, fleurs d'iris ou de lotus, pruneliers, chrysanthèmes, rameaux de gui sont l'objet d'interprétations virtuoses (en corne, en ivoire, en émail comme en pierres fines), chez Fouquet, Vever, Falize et bien sûr Lalique, dont le musée conserve l'une des collections les plus remarquables.
    La fleur est géométrique sous l'Art déco, monochrome et sculpturale dans les années 1930, associée à l'or et colorée dans les décennies suivantes. Aujourd'hui, Claude Lalanne, JAR, Gilles Jonemann ou Lorentz Bäumer l'emploient avec une grande liberté.
    Merveilleusement photographiés, en lumière naturelle, par Jean-Marie del Moral, les bijoux apparaissent dans ce livre sous un nouveau jour, dans toute leur poésie. De brefs commentaires sur les techniques, le style ou l'iconographie donnent au lecteur quelques clefs pour pénétrer dans cet univers tout aussi mystérieux que prestigieux.

  • Figures

    ,

    Le musée des Arts décoratifs de Paris poursuit sa série de livres sur ses collections de bijoux, avec pour troisième thème celui de la figure humaine.
    Ce sujet est par essence le plus proche de l?intime, le plus chargé en émotion. Il met en jeu les passions humaines essentielles : la mémoire, la croyance, la dévotion, l?amour, le deuil, l?attachement et la séparation.
    La figure humaine apparaît sur les bijoux du musée dès l?époque byzantine, puis dans l?Occident médié- val et à la Renaissance sous la forme de peintures émaillées ornant des pendentifs et des bagues de scènes historiques, bibliques ou mythologiques.
    Au XIXe siècle, les bijoutiers René Lalique, Alphonse Fouquet et la maison Vever la déclinent sur des broches, des colliers, des pendentifs ou des châtelaines qui rivalisent de raffinement et de perfection technique.
    Au XXe siècle, des créateurs comme Alberto Giacometti, Pablo Picasso, Georges Braque, Jean Lurçat, Line Vautrin, Andrea Branzi ou encore Claude Lalanne en donnent des interprétations aussi personnelles qu?émouvantes.
    Quelle que soit leur époque de création, les repré- sentations de tête de mort, symboles de vanité parfois empruntes d?un humour sarcastique, frappent particulièrement nos esprits contemporains.
    Mis en valeur par le regard subjectif du photographe, tous ces bijoux ne cessent de surprendre, par leur originalité comme par leur sophistication.

  • Entre 1880 et les années 1920, le couturier Jacques Doucet habilla les dames de la haute société : Réjane et Sarah Bernhardt étaient ses clientes, les chroniqueurs de mode relataient régulièrement ses créations et l'Albertine de Proust rêvait de se voir dans « tel peignoir de Doucet aux manches doublées de rose ».
    Mais Jacques Doucet était surtout un amoureux de l'art et fut l'un des plus importants collectionneurs de son temps. Il s'entoura des meilleurs conseillers, André Breton, André Suarès ou Pierre Reverdy, et, grâce à son immense fortune, acheta les plus belles oeuvres :
    Ses dessins, sculptures, peintures constituaient de fabuleuses collections qu'il installa dans des demeures conçues comme des écrins.
    Tout commença par une collection d'art du XVIIIe siècle où les Watteau le disputaient aux Chardin, Clodion et Hubert Robert. La vente de cet ensemble, en 1912, eut un grand retentissement. Doucet se passionnait aussi pour les impressionnistes : les peintures de Degas, Monet, Manet, Van Gogh ou Seurat ornaient ses salons. Homme curieux, il sut reconnaître l'importance des avant-gardes et fut le premier propriétaire des Demoiselles d'Avignon de Picasso ; des toiles de Duchamp, Picabia, Matisse, le Douanier Rousseau et Miró, des meubles de Legrain, Iribe, Eileen-Gray et des reliures de Rose Adler trouvaient place chez lui.
    Mécène généreux, Jacques Doucet finança des revues (Nord-Sud) et des campagnes photographiques en Chine et au Japon. Ayant à coeur de réunir la documentation permettant d'approfondir les connaissances de tous, il était l'affût de pièces rares (manuscrits, éditions originales...) et des documents nécessaires à la compréhension des oeuvres de l'esprit. Il créa deux des plus grandes bibliothèques de son temps : la bibliothèque d'Art et d'Archéologie et la bibliothèque littéraire.
    C'est cette histoire que raconte ce livre : il restitue ces collections aujourd'hui dispersées, témoins d'une époque à la fois douloureuse et enthousiaste et qui rassemblaient « tout ce qui compte par la beauté de l'oeuvre, par la rareté du sentiment et par le sens de l'art » (André Suarès).

  • Installée au coeur du Jura français, à Moirans-en-Montagne, et créée en 1911 par Narcisse Villet, la société Vilac perpétue une longue tradition régionale, celle du jouet en bois tourné et laqué.
    L'histoire de l'entreprise, d'abord familiale, suit les rebondissements d'un siècle qui voit se succéder les crises, l'impact de la concurrence, l'évolution du marché et les délocalisations. En regard du tableau sombre de l'industrie française du jouet, Vilac fait aujourd'hui figure d'exception : sans perdre le style et l'esprit qui forgent son identité depuis 100 ans, la société a prouvé sa capacité d'adaptation au marché. En cultivant l'amour du beau avec audace et en soignant le design de ses créations, elle a su s'imposer dans l'univers des boutiques de luxe dans le monde entier.

    Qualité, créativité, esthétique, beauté des lignes et du matériau s'inscrivent dans la tradition et le savoir-faire des anciennes tourneries qui ont fait la renommée du Jura. Qu'elles soient de hêtre, de charme, d'aulne ou de buis, les forêts de la région garantissent l'originalité et la qualité de la fabrication. Des premières créations (quilles, jeux de boules, cordes à sauter, bilboquet, jokari et yo-yo) aux déclinaisons de licences (personnages de Walt Disney, puis Oui-Oui, Babar, Petit Ours Brun, Barbapapa.), en passant par les jouets à traîner, le mobilier de poupée, les locomotives, les bateaux ou les camions, ce livre retrace l'histoire de l'entreprise et présente un panorama de l'ensemble des jouets qu'elle a créés depuis un siècle. Sont également évoqués les liens de Vilac avec le monde de l'art : les collaborations avec des artistes (Raymond Savignac, Keith Haring ou Jean-Charles de Castelbajac) ou la réédition de jouets d'artistes (Calder, Caran d'Ache.).

    Tourné, lissé, poncé, laqué, décoré, stylisé et embelli par artisans, designers ou artistes, le bois exerce toujours sur petits et grands un charme particulier. Dans le foisonnement des matériaux modernes, un jouet en bois reste un merveilleux support pour le rêve, un archétype du jeu qui s'inscrit dans la mémoire collective.

  • Une relecture de l'oeuvre du grand graphiste franco-suisse, pionnier du minimalisme et précurseur en terme de typographie.
    Jean Widmer a transformé l'histoire du design graphique et de la communication visuelle. À l'occasion des 90 ans de ce créateur et à l'initiative de Laurent Ungerer, enseignant et graphiste, l'École des Arts Décoratifs lui a consacré en octobre 2019 une riche programmation (workshop, colloque, exposition). L'ouvrage Jean Widmer. Une traversée revient sur ces trois temps forts tout en proposant une relecture originale de l'oeuvre du maître. Pas moins de 200 images de créations en design visuel, mais aussi d'oeuvres plastiques et de reportage photo accompagnent ainsi les témoignages et analyses d'artistes et de spécialistes du design graphique (Peter Knapp, Philippe Appeloig, Fanette Mellier, etc.).

empty