Les Presses De L'inalco

  • Fei Xiaotong (1910-2005), formé en Chine puis en Grande-Bretagne avant la Deuxième Guerre mondiale, propose ici une analyse comparatiste de la société chinoise orchestrée autour de trois plans : ville et campagne, passé et présent, Occident et Chine. Au coeur de cette entreprise, la quête des « racines » s'ouvre à une caractérisation de la société chinoise fondée sur « l'ordre par distinction des statuts ». Cette description systématisée des structures, pensées et pratiques chinoises, qui avait pour objectif initial tant de les réhabiliter que d'en montrer les limites aux yeux d'un lectorat urbain et éduqué, a permis d'assoir les bases d'une réflexion sur les voies d'entrées de la Chine dans la modernité. Ce texte a fait de Fei Xiaotong l'un des plus grands noms des sciences sociales chinoises. De nombreux passages restent d'une étonnante actualité malgré le temps écoulé depuis sa parution initiale en 1948.
    Cette première traduction en français met à disposition des lecteurs francophones de tous bords un texte clair, précis, synthétique et brillant, qui présente la singularité chinoise de l'intérieur. Sa profondeur et son acuité en font une lecture essentielle pour toute personne s'intéressant à la Chine d'autrefois comme à celle d'aujourd'hui.

  • La Diète japonaise : pour un Parlement qui débatte

    Oyama Reiko

    • Les presses de l'inalco
    • 4 Novembre 2021

    La Diète, lieu de débat pour les représentants des citoyens, symbole de la démocratie parlementaire, sert-elle convenablement ces fonctions au Japon ? Cet ouvrage destiné à tout citoyen intéressé par la mécanique sous-jacente et la fabrique du débat public, emmène le lecteur à la rencontre d'une démocratie peu étudiée par la science politique générale : le Japon. Il l'explore sous l'angle hautement symbolique du parlement pour « dé-couvrir » les arcanes de son système politique. Et ses insuffisances... qui donnent relief aux nôtres.

  • Dans le sillage de la contestation sociopolitique de la fin des années 1960, les démocraties occidentales connaissent une vague de violence révolutionnaire dont des hommes et des femmes s'emparent comme d'un outil politique. Les groupes armés d'extrême gauche se caractérisent par une implication et un engagement remarquables des femmes. Le climat des années 1970, les situations de résistance et les luttes de libération sont propices à la renégociation des rôles masculins et féminins. Les femmes sont également au coeur du projet de libération nationale de certaines organisations de la gauche turque et kurde, aujourd'hui encore, comme elles l'ont été en Amérique latine ou en Asie du Sud.
    Interroger la violence politique des femmes revient à porter l'accent sur un phénomène quasi exclusivement décliné au masculin. Pourtant, le genre constitue un outil heuristique pour saisir ce que la féminisation fait à la violence politique et à son inscription dans l'espace sociopolitique. En croisant les dimensions sociale, politique et sexuée, le recueil S'émanciper par les armes ? propose des lectures interdisciplinaires de la lutte armée au féminin et revisite les systèmes de valeurs dans lesquels la violence politique et la violence des femmes sont prises.

  • En septembre 2018, à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de l'État d'Israël, a été organisé à l'Inalco un colloque international consacré à l'hébreu moderne et son passage d'une langue écrite et sacrée à une langue officielle, vivante et parlée au sein d'une société multilingue et multiculturelle. Ce numéro de YOD est le fruit de ce colloque et traite de différents aspects de cette langue au parcours unique dans l'histoire.

  • En mars 2016, s'est tenu à l'Inalco une journée d'étude internationale intitulée « Les premières étapes dans l'acquisition d'une langue étrangère : dialogue entre acquisition et didactique des langues ». Cette journée d'étude avait pour objectif de créer les conditions d'un dialogue entre deux disciplines connexes, celles de l'acquisition des langues étrangères et de la didactique des langues étrangères.
    Pour cela, nous avons pris le parti d'orienter les interventions et débats autour d'un sujet délimité et commun à tous les participants, celui des premières étapes dans l'acquisition des langues étrangères. Nos intervenants ont été invités à réagir à un texte commun de référence, basé sur certains résultats du projet de recherche intitulé VILLA et à présenter leurs conceptions en fonction de leurs orientations scientifiques personnelles. Le présent volume est le résultat de ces interactions.

  • Démons et fantômes, gui , comptent parmi les figures les plus marquantes de la culture chinoise, et continuent de hanter encore de nos jours la société de la Chine et de ses voisins. En faisant appel aux taxinomies bouddhiques médiévales, aux livres de morale pré-modernes, aux débats philosophiques chinois ou japonais, comme aux oeuvres littéraires ou aux enquêtes de terrain, ce premier volume de Fantômes dans l'Extrême-Orient d'hier et d'aujourd'hui essaye de préciser les contours des êtres qui, en Asie orientale, se rapprochent le plus de nos « fantômes » et autres « ghosts ».

  • Ce Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale et d'Eurasie propose une mise en perspective des évolutions économiques, sociales et politiques d'une région du monde qui s'étend de Prague à Vladivostok en passant par Tallin, Skopje, Bucarest ou Bichkek. Vingt-neuf pays sont ainsi passés en revue par douze spécialistes issus du monde universitaire, de la consultance ou des administrations publiques. Depuis 2014, date de la précédente édition de l'ouvrage, des évolutions majeures se sont manifestées : économiques (chute puis redressement des prix des hydrocarbures) ; socio-politiques (rejet croissant de la corruption et montée de l'euroscepticisme et de l'illibéralisme) ; géopolitique enfin, avec la cassure que constitue le conflit ukrainien. Structuré en deux parties, intitulées « Europe centrale et orientale » et « Eurasie », cet ouvrage entend éclairer ces changements et donner à comprendre les singularités et les similarités des trajectoires socio-économiques des pays de cette région du monde.

  • Le 23 juillet 1952, les Officiers libres prennent le pouvoir en Égypte. Entre août 1953 et janvier 1954, Gamal Abdel Nasser signe trois articles de presse intitulés La Philosophie de la Révolution. Il y affirme que le mouvement de l'armée n'est pas un coup d'État mais une Révolution.
    La première partie du présent ouvrage propose une édition critique en arabe de ces trois articles ainsi qu'une traduction critique originale en français. La seconde partie de l'ouvrage aborde La Philosophie de la Révolution de deux manières. D'une part, la naissance et la fortune de ce texte, devenu très célèbre, sont replacés dans leur contexte historique. D'autre part, le texte est analysé de façon à nourrir une réflexion sur la place de la justice sociale et de la culture au sein des luttes de libération nationales.
    L'ensemble ambitionne de participer à la disparition, toujours pas achevée, du legs colonial tant dans les États-nations post-coloniaux que ceux post-impériaux.

  • Cipango n.24 ; eugénisme dans le Japon moderne et contemporain

    Collectif Cipango

    • Les presses de l'inalco
    • 4 Novembre 2021

    Ce numéro vise à restituer une contextualisation historique indispensable à la compréhension des politiques eugénistes au Japon. Les auteurs s'intéressent ainsi à l'étude de la science coloniale à l'université impériale de Keijo, à la montée au pouvoir des eugénistes prônant le développement social, à la logique d'exclusion des populations telles que les lépreux et les personnes handicapées au nom de la « purification raciale » ou encore aux luttes contre ce régime qui naquirent au sein de mouvements de personnes handicapées. Le système éducatif japonais ne fut pas non plus épargné par ces politiques d'eugénisme social et d'extermination des « mauvais » gènes) et en devint même un acteur puissant avec le recourt aux pratiques pédagogiques destinées aux enfants « normaux » et au « capabilisme », dont le prérequis fut l'égalité scolaire grâce au régime eugénique.

  • Cahiers de littérature orale n.86 ; l'heure du conte

    Cahiers De Litterature Orale

    • Les presses de l'inalco
    • 3 Décembre 2020

    À Paris en 1924 s'ouvre la première bibliothèque spécifiquement dédiée à la prime jeunesse. Cette institution pionnière - inspirée du modèle de la Story Hour américaine et animée par une visée éducative progressiste - invente une nouvelle forme de contage : L'Heure du conte. C'est à partir d'abondantes archives manuscrites et tapuscrites laissées par quelques remarquables bibliothécaires aux fortes et attachantes personnalités qu'est analysé cet original dispositif de médiation littéraire orale. L'accent est mis sur l'inédit travail de mise en oeuvre - une passionnante forme d'introspection professionnelle et militante - et sur l'attention extrême portée aux interactions vives entre conteuses et jeunes auditoires. En somme, un mode de socialisation culturelle innovant et moderne - promis à un brillant avenir - qui alors s'expérimente, se régule et s'enrichit à partir du « terrain ».

  • Démons et fantômes, gui, comptent parmi les figures les plus marquantes de la culture chinoise, et continuent de hanter encore de nos jours la société de la Chine et de ses voisins. Dans le premier volume de notre recueil fantomatique, nous avons essayé de préciser les contours des êtres qui, en Asie orientale, se rapprochent le plus de nos « fantômes » et autres « ghosts », avant de nous tourner vers l'analyse d'oeuvres littéraires du passé qui les font apparaître. Avec ce second volume de Fantômes dans l'Extrême-Orient d'hier et d'aujourd'hui, le lecteur trouvera les articles traitant du problème fantomatique aux époques modernes et contemporaines. Les contributions mettent l'accent sur le phénomène spectral dans la littérature et les arts (roman, cinéma, arts graphiques) s'essayant à définir ce que l'on pourrait qualifier d'esthétique de la fantasmagorie dans l'Extrême-Orient d'hier et d'aujourd'hui.

  • Autorité et pouvoir en perspective comparative

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    • Les presses de l'inalco
    • 26 Septembre 2017

    L'autorité, thème majeur de la philosophie politique, apparaît comme un mystère (ou une mystification) dans nos sociétés modernes où l'on déplore (ou célèbre) sa disparition, au moment même où les « relations de pouvoir » paraissent s'imposer dans certaines théories comme la clé ouvrant toutes les portes du savoir sociologique, par ses capacités infinies de dévoilement des intérêts cachés au coeur de toute relation sociale. Pourtant, à l'issue d'un examen approfondi, réunissant des lieux aussi divers que la Chine, l'Inde, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Guinée, les Philippines, la Russie, la Tunisie et Wallis, des sociétés aux régimes politiques allant de l'empire à la « société sans État » en passant par la démocratie et des religions allant de l'islam au chamanisme, l'autorité se révèle être une dimension nécessaire et consubstantielle à la vie sociale, articulant et ordonnant les valeurs fondamentales qui régissent la pensée et l'action collectives. En plaçant chaque forme d'autorité observée dans le tout de chaque culture, ce travail dégage non seulement certaines conclusions quant à la nature de l'autorité, mais invite également à des considérations méthodologiques générales en soulignant les impasses des « anthropologies potestatives » pour lesquelles seuls les rapports de pouvoir sont au fondement de l'ordre social.

  • Krikor Beledian est un auteur majeur de la littérature contemporaine, écrivant en arménien occidental et vivant en France (maître de conférences à l'Inalco jusqu'en 2012). Ce volume est le premier volume scientifique international consacré à son oeuvre. Il fait suite au colloque international qui s'est tenu à l'Inalco en septembre 2015.

  • Birmanie (Myanmar) 2010-2017 : un pays en transition ?

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    • Les presses de l'inalco
    • 8 Octobre 2020

    En 2011, alors que la Birmanie (Myanmar) est soumise au joug militaire depuis plus de cinq décennies, la junte se démet de ses fonctions au profit d'un gouvernement « semi-civil ». Son président, l'exgénéral Thein Sein, engage une série de réformes démocratiques et les élections générales de 2015 consacrent l'alternance politique en portant au pouvoir Aung San Suu Kyi, figure emblématique de l'opposition.
    Mais quelles sont les vraies dimensions, significations et limites de cette évolution en apparence spectaculaire ?
    Adoptant un angle d'approche différent des études, majoritairement anglophones, consacrées à la transition politique et trop souvent centrées sur le seul processus de démocratisation, cet ouvrage propose une interprétation plus générale des transformations de la société birmane entre 2010 et 2017 par des anthropologues, géographes et historiens français. Spécialistes de longue date et jeunes chercheurs ont enrichi la réflexion propre à leur domaine disciplinaire d'analyses de terrain, d'approches transversales et de mises en perspective afin d'expliquer la transition et d'éclairer les analogies et les discontinuités entre temps passé et présent, entre la Birmanie d'hier et celle de demain. Proposant des clefs de lecture originales pour comprendre le processus de réforme birman, dans les villes comme dans les campagnes, au centre comme aux périphéries, du point de vue birman comme international, ils mettent aussi au jour l'imbrication de la montée du nationalisme bouddhique, des conflits intercommunautaires et de la crise humanitaire des Rohingya.

  • Shakespeare a mal aux dents

    Marie Vrinat-Nikolov

    • Les presses de l'inalco
    • 24 Mai 2018
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