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Lessius

  • L'écriture du livre d'Ézéchiel est issue d'une tragédie : l'exil, la destruction du temple et la fin de la dynastie de David. Assumant cet héritage difficile, souffrant au milieu des siens (qu'il rabroue et console à la fois), le prophète nous apparaît, dans le livre qui porte son nom, à la fois révolutionnaire, conservateur et utopique. La richesse du livre est donc foisonnante, sa thématique enchevêtrée, souvent difficile. C'est la raison pour laquelle le traducteur l'a suivi et commenté pas à pas, ne perdant jamais de vue la subtile cohérence de l'ensemble, car partout dans ce rouleau agit « l'esprit vivifiant », tantôt avec force et fracas, tantôt à peine audible, discret et bienveillant.
    Un long préliminaire et des notes abondantes permettent de saisir les enjeux du texte. La traduction est l'oeuvre d'un poète au fait non seulement des plus récentes recherches sur Ézéchiel mais aussi des possibilités qu'offre la littérature contemporaine.

  • «Je vais ouvrir la bouche pour une parabole,et énoncer les énigmes du passé» (Ps 78,2). L'ouverture du Psaume 78 a suggéré son titre au présent ouvrage, qui interroge à double titre «les énigmes» dont la Bible est tissée. Ces énigmes sont d'abord celles de l'histoire, que les trouvailles et les enquêtes des archéologues et des historiens obligent à considérer sous un nouveau jour. Ces énigmes sont aussi celles des récits par lesquels la Bible transmet à ses destinataires, avec un art qui lui est propre, un message original sur l'histoire du peuple d'Israël. Avec sagacité et un grand sens pédagogique, Jean-Louis Ska nous apprend à lire la Bible à ces deux niveaux, qu'il s'agisse du récit des origines, des figures d'Abraham et de Moïse, de la conquête de la terre de Canaan, des personnages royaux de David et de Salomon, ou de la fin des royaumes d'Israël et de Juda. Dévoilant leurs dimensions à la fois historiques, littéraires et théologiques, les énigmes du passé en deviennent autant de paraboles pour les croyants que nous sommes. Lecteurs et explorateurs, nous découvrons, d'un livre vieux de deux mille ans et plus, l'étonnante jeunesse. La presse en parle «C'est le mérite de l'auteur que de faire voir que ces textes tiennent davantage de l'oeuvre d'art que de l'historiographie, de la théologie que de l'archéologie.» André Wénin (Revue théologique de Louvain) «[...] un ouvrage à prendre comme une source d'eau fraîche, indispensable pour une approche intelligente et apaisée du corpus biblique.» Pierre Gibert (Recherches de science religieuse) «[...] passionnant ouvrage qui doit être chaleureusement recommandé.» François Brossier (Le Monde de la Bible) «L'ouvrage de Ska [...] invite le lecteur à s'interroger sur les rapports complexes entre l'oeuvre et le réel, le passé littérairement construit et la quête historique. Voilà qui permet d'échapper au fondamentalisme, mais tout autant à l'historicisme en redonnant au récit sa consistance propre : c'est là le plus grand intérêt de l'ouvrage.» Philippe Abadie (Esprit et Vie)

  • Le livre des Juges n'est guère connu. Il est pourtant, au plan littéraire, un des plus beaux de la Bible hébraïque. Si la tradition chrétienne ne le valorise guère, c'est sans doute en raison des nombreuses histoires de violence qu'il contient et d'une théologie à l'apparence simpliste. Cet ouvrage, qui privilégie l'approche narrative, a l'ambition de fournir des clés pour aborder ce livre biblique. À partir du prologue des Juges (1,1 -3,6) et d'une lecture de l'ensemble du livre, André Wénin invite à y lire le récit de la pédagogie patiente du Dieu de l'alliance vis-à-vis d'un peuple auquel il cherche à se faire connaître, mais dont la résistance finira par le mettre en échec. Il propose ensuite sa lecture de quatre épisodes relatant des faits violents. L'analyse montre que l'essentiel tient à la façon de raconter qui «programme» la réaction émotionnelle du lecteur et l'amène ainsi à se positionner face à ce qu'il lit. La force de ces récits réside dans leur capacité à «racheter» l'inhumain de la violence au moyen de l'art et de sa faculté d'éduquer à la réflexion et aux choix éthiques.

  • L'histoire de Joseph, qui clôt le livre de la Genèse (chapitres 37 à 50), est de celles qui gagnent à être lues de près.
    Serrant la dramatique narrative du récit, la lecture d'André Wénin met en évidence l'anthropologie des relations familiales qui la sous- tend. La saga de Joseph et de ses frères - de Jacob et de ses fils - nous permet de poser un regard à la fois lucide et optimiste sur les conflits. Au fil des péripéties, le narrateur nous fait entrevoir la possibilité de traverser les crises en déjouant les pièges du mensonge et de la violence.
    Le récit de Joseph devient ainsi comme un miroir qui renvoie le lecteur à une question personnelle et universelle : qu'est-ce qu'être frère ? Comment inventer des chemins de fraternité au coeur même des déchirements qui semblent mener à l'impasse ?

  • La Bible offre le point de départ d'une réflexion adulte, au moment où les questions concernant la religion et le sens de la vie se trouvent refoulées hors de la société. Face à l'extinction du « mystère » et à l'exacerbation de la « démystification » moderne, ce livre naît d'un pari : l'Ancien Testament possède une manière propre de stimuler la réflexion contemporaine. Il le fait certes en dialogue avec le Nouveau Testament, mais en démontrant une pertinence spécifique - dont le Nouveau Testament est le premier à bénéficier. L'Ancien Testament a ce pouvoir parce qu'il se situe au niveau le plus radical de l'exister humain et de la vie en société. Une lecture de la Bible ouverte à l'apport critique, mais surtout attentive au « travail » que ces textes anciens opèrent sur nous-mêmes, s'avère étonnamment féconde au XXIe siècle. Et ceci parce que rien d'humain n'est étranger à la Bible : elle fait de l'existence de l'homme le milieu divin.

  • Que les biographies évangéliques aient visé un public large et pas seulement les croyants d'une communauté, cela a également été montré. Mais on peut se demander si, en plus des lecteurs chrétiens potentiels, Marc et les suivants n'ont pas aussi pensé que d'autres seraient intéressés et pourraient connaître Jésus autrement que par les rumeurs caricaturales qui commençaient à se propager chez les juifs et chez les païens. Si l'apologie n'est pas absente des évangiles, elle n'est pas seulement faite pour confirmer les croyants mais aussi pour présenter à ceux qui ne le sont pas des raisons de croire.

  • Le défi des évangélistes fut double :
    Montrer que Jésus méritait une vie, une biographie. Comment l'écrire, cependant, quand le seul modèle littéraire est celui des Hommes illustres (des Césars principalement) ? C'est toute la question du précédent ouvrage de l'auteur, Jésus, une vie à raconter (Lessius), et qui est résumé au commencement de ce nouvel ouvrage.
    Montrer que les souffrances et la mort en croix de Jésus (scandale pour les juifs) ne mettaient nullement en question sa messianité. Pour ce faire les auteurs des vies évangéliques durent recourir à la concordance entre textes de l'Ancien Testament et paroles de Jésus (la typologie). C'est tout l'objet du présent essai

  • Les « Écritures » citées par le Nouveau Testament étaient des Écritures déjà lues et interprétées : la tradition rabbinique ancienne, dans le Targum et le Midrash, représente un maillon indispensable dans la dynamique herméneutique qui va de l'Ancien au Nouveau Testament. En dix-sept étapes, l'auteur nous en fait ici une démonstration par les textes.
    Des motifs évangéliques, des arguments pauliniens, des affirmations de la lettre aux Hébreux reçoivent une intelligibilité nouvelle lorsqu'ils sont lus sur fond des traditions premières du judaïsme. La nouveauté du Christ apparaît ainsi dans une lumière nouvelle - réfractée dans la vigilance interprétative - du peuple juif.
    Cet ouvrage paru initialement en 2003, devenu un classique et épuisé depuis plusieurs années, a été pour cette édition revu et augmenté. Il est précédé d'une importante préface inédite d'Anne-Marie Pelletier.

  • L'évangile de Marc n'est pas un roman. Mais dans la rencontre entre le texte et son lecteur, cet évangile se laisse bien lire comme un roman. Après avoir exploré quelques pistes pour une interpétation de la Bible qui fasse sens aujourd'hui, l'ouvrage présente une analyse concrète du plus ancien évangile, en prêtant attention à la réception du texte part le lecteur. La rhétorique du narrateur - le comment de la narration - lève déjà le voile sur le contenu - le quoi du récit. Ainsi le style, la caractérisation des personnages, les questions, les répétitions, l'usage des titres christologiques aident le lecteur à prendre position par rapport à l'identité' de Jésus et suscitent ensemble son engagement personnel. L'évangéliste se montre conscient de ce qui fait vivre Jésus, du message révolutionnaire de 'qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur' ou de 'qui perd sa vie la sauve'. Son évangile vise une réponse pratique du lecteur dans la vie de tous les jours plutôt qu'une confession de foi verbale. Ce livre a obtenu en Flandre le prix bisannuel du meilleur livre religieux (2005).

  • L'évangile de Marc réussit le tour de force de raconter l'itinéraire de Jésus tout en exposant celui du «disciple selon Jésus ». Scrutant la figure des disciples dans l'ensemble du récit, ce livre s'intéresse particulièrement à la section dite « du chemin » (Mc 8,27 - 10,52). L'approche narrative de la montée vers Jérusalem permet de rendre compte de la manière dont Jésus instruit ses disciples et les introduit dans le mystère de sa pâque. Au terme, la guérison de Bartimée est un médaillon qui récapitule l'ensemble de la trajectoire : l'aveugle qui «suit Jésus sur le chemin» (10,52) révèle les traits du disciple tel qu'espéré par le Maître. L'actualité de l'évangile de Marc est dès lors mise en lumière. En exposant la formation des disciples dont Bartimée est une figure exemplaire, l'évangéliste s'adresse au lecteur de tout temps, et donc aussi du nôtre. Comme les premiers disciples, le lecteur de l'évangile est invité à s'impliquer librement à la suite de son Maître. Il s'agit de croire en suivant Jésus : dans l'attachement au Christ se joue le statut du lecteur devenu disciple. Avant-propos de Jean-Noël Aletti.

  • L'ouvrage de Robert Alter vient recréer l'imagination littéraire des lecteurs de la Bible que nous sommes. Trésors de la foi des croyants, la Bible hébraïque est aussi l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature narrative de tous les temps. Encore faut-il que nous apprenions à lire les récits bibliques dans l'art qui leur est propre. En faisant parler les textes avec perspicacité, et en usant du contrepoint d' Homère, de Shakespeare, de Flaubert ou de James, Robert Alter met en lumière les voies et les moyens de la narration biblique : la centralité du dialogue, l'art de la variation dans la répétition, l'usage des scènes types, la réserve du narrateur omniscient, le recours aux sources distinctes dans la multiplication des points de vue.Ces techniques littéraires, montre l'auteur, représentent autant d'options théologiques : il y va, dans cet art de raconter, de la révolution du monothéisme d' Israël, où le dessein du Dieu unique se conjugue aux tours et aux détours de la liberté humaine.Tant d'enjeux dans ces histoires bien composées - elles agrandissent comme à la loupe les trajets de nos libertés devant celles de Dieu -, mais aussi un tel bonheur à lire ! L'ouvrage de Robert Alter est contagieux à cet égard. Presse: «L'ouvrage de Alter devrait [...] marquer une étape dans l'intelligence moderne de l'Écriture. » Pierre Gibert (Études) «Nous retrouvons la Bible comme on aime la lire, à la fois comme un art sophistiqué et comme un art populaire, et , pour une fois, ceci ne tue pas cela !» Jacques Sys (La vie spirituelle)

  • De tous les livres de la Bible, le Cantique des cantiques est celui qui a donné lieu aux interprétations les plus divergentes : les unes tirent ce dialogue du côté de la mystique ; les autres, du côté de l'érotisme.
    Les auteurs de ce recueil prennent du recul par rapport aux diverses théories sur le sens du Cantique, afin de s'interroger sur la vertu du texte qui a permis ce foisonnement interprétatif et sur ce que signifie " lire un texte biblique " hier et aujourd'hui.

  • Un homme pieux devenu aveugle à cause de fientes d'oiseaux, un démon jaloux tuant des fiancés ensérie, un ange un peu roublard qui cache son identité, un chien fidèle trottant derrière son maître, des familles dans la peine ou dans la joie, et puis des larmes, encore des larmes ! Du livrede Tobie, chacun garde un vague souvenir édifiant ou une image attendrissante. Mais ce petit roman, transmis sousdes formes textuelles multiples (araméen, hébreu, grec),reste peu lu et encore moins commenté. Cinq exégètes rouvrent ce livre et le scrutent patiemment. L'originalité de leur démarche ? Leur formation à l'analyse narrative ; l'interprétation qu'ils proposent, fruit d'une véritable lecture commune ; et leur choix decommenter le «texte (grec) court» de Tobie, alors que la quasi-totalité des traductions et des études optent pour le«texte (grec) long». Les aventures du jeune Tobie se révèlent comme une voie à la fois simple et profonde pour accéder à l'art du récit biblique, pour goûter le plaisir de la lecture et, peut-être aussi, pour trouver ou retrouver le bonheur de vivre.

    Elena Di Pede (auteur) Claude Lichtert (auteur) André Wénin (auteur) Didier Luciani (auteur) Catherine Vialle (auteur).

  • L'ouvrage que voici met en lumière les sources juives de la foi chrétienne. Ces dernières ne se réduisent pas à un "Ancien Testament" que le Christ viendrait accomplir. Certes c'est cela, mais bien plus encore. Les Ecritures que Jésus a connues étaient des Ecritures déjà interprétées, dans la tradition vivante de son peuple. La révélation, consignée dans la "Torah écrite", est en effet inséparable de la vie du peuple d'Israël. La "Torah orale" est la cristallisation de cette vie dans la liturgie, la prière, le débat éthique et l'interprétation des Ecritures. Les pharisiens en étaient les vecteurs au temps du christianisme naissant. C'est à l'intérieur de ce courant qu'il faut comprendre les textes du Nouveau Testament. Le Christ transmet aux chrétiens la sève de "l'olivier franc" (Rm 11,24) dans laquelle ils peuvent puiser un sens communautaire renouvelé, remis en valeur par le concile Vatican II.

  • En jugeant, le 7 mai 2012, que la circoncision était assimilable à une blessure passible de condamnation, le président du tribunal de grande instance de Cologne ne s'attendait sans doute pas à susciter une polémique aussi vive, qui allait très vite franchir les frontières de son pays. Pris dans une logique trop exclusivement juridique, il oubliait, sans doute, qu'en contestant la légitimité de ce rite, sous prétexte d'atteinte à l'intégrité physique de l'enfant, il faisait fi de dimensions symbolique et religieuse pourtant essentielles aux yeux de nombreux croyants, juifs, musulmans, mais aussi chrétiens. Cet ouvrage, même s'il croise l'actualité, n'entend pas réagir à celle-ci - le séminaire de recherche dont il est issu précède d'ailleurs l'événement - et encore moins entrer dans la polémique. En revisitant la quasi-totalité des textes bibliques sur le sujet, Nouveau Testament inclus, les six contributeurs cherchent, au contraire, à scruter la signification de ce rite aux origines obscures et à mieux comprendre, au travers des textes qui le fondent, sa signification et son importance. On pourrait même espérer que ce recueil contribue à éclairer le débat.

  • Haes les a traduits à nouveau, tenant compte de la recherche exégétique récente et essayant de saisir ces textes au plus vif de leur langue, de leurs voix émues, sans tomber dans les pièges du mimétisme ou du littéralisme. Nourri d'une solide connaissance de l'hébreu biblique, mais aussi d'une expérience poétique propre, le traducteur a visé un français clair, nerveux et rythmé, afin de mieux faire entendre la poésie qui fait vibrer Osée, Joël, Amos et les autres.
    Priorité a donc été donnée à la concision et à la densité cumulative qui caractérisent, en hébreu, les appels, invectives, implorations, narrations et visions des prophètes. Un préliminaire substantiel, des introductions à chaque prophète et des notes précises initient le lecteur aux richesses et difficultés de la langue et aux divers problèmes de lecture ; ils insistent aussi sur le lien de cette poésie spécifique avec ce qu'il y a de plus novateur dans la littérature contemporaine.

  • Avec 20 dessins de Ghislaine Stas de Richelle Quel langage pouvons-nous tenir sur Dieu lorsque certains, à nos côtés, sont victimes d'une violence sans nom? Ces hommes, ces femmes et ces enfants ne rendent-ils pas plus vive l'actualité du Job des Écritures, figure aussi dérangeante qu'attachante? Dans son attention à l'itinéraire de Job, dans le récit comme dans le discours (le texte est donné en traduction littérale), le commentaire de J. Radermakers met le lecteur en liberté. Comme Job qui ne s'est jamais résigné, le lecteur sera invité à poser la question essentielle - au nom de quelle justice l'innocent souffre-t-il ? - mais aussi à recevoir, dans le silence de Jésus, l'Esprit de sagesse qui libère et ressucite. La presse en parle «Job est à lire comme un livre de sagesse qui bouleverse nos idées sur Dieu» La Croix «Le commentaire que nous propose ici J. Radermakers, l'un des plus fameux biblistes catholiques d'aujourd'hui, est à nos yeux l'un des meilleurs qui ait été écrit en langue française.» Jean BOREL (Croire)

  • Bible et droit : la confrontation est inédite. Au fil des cinq études, l'ouvrage explore le droit dans la Bible et la Bible dans le droit. Il étudie d'abord le droit d'Israël dans l'Ancien Testament, l'institution du jubilé, la loi et le jugement dernier dans le Nouveau Testament. Il s'interroge ensuite sur la présence de la Bible dans le droit : le droit occidental, et en particulier la législation en bioéthique, et le droit interne à l'Église ou droit canonique. Du droit biblique à l'engagement pour le droit d'aujourd'hui, un livre qui fait le pont. Après Bible et Littérature (1999) et Bible et Histoire (2000) , ce livre est le troisième d'une série consacrée à le confrontation entre la Bible et une discipline qui ordonne le savoir, l'expression et l'action. Un projet des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix (Namur). La presse en parle «[les auteurs] font de cet ouvrage un modèle de dialogue interdisciplinaire.» Didier Luciani (Vie Consacrée) «...la confrontation de certaines des traditions bibliques avec une discipline comme le droit présente le grand avantage de suggérer que le rapport à la Bible peut aussi aider à penser les défis d'aujourd'hui et les réponses à y apporter.» Jean-Marie Carrière (Études).

    Alphonse Borras (auteur) Xavier Dijon (auteur) Françoise Mies (auteur) François Ost (auteur) Jean-Louis Ska (auteur) Daniel Marguerat (auteur) Étienne Montero (auteur)

  • Un agneau debout mais tué, un cavalier sur un cheval blanc avec son vêtement trempé dans le sang, une bête semblable à un léopard, avec des pattes d'ours et une gueule de lion, une prostituée vêtue d'écarlate, une épouse parée pour son époux. Voilà quelques-unes des images suggestives de l'Apocalypse de saint Jean. Quelle est la signification des visions remplies de ces images étranges et parfois déconcertantes ? Ce volume tente d'y répondre en examinant attentivement la nature du langage symbolique, les métaphores et les autres procédés littéraires utilisés par Jean pour transmettre la révélation de Jésus Christ.

  • Comment lire le récit biblique ? Comment entrer dans les histoires de la Bible en s'accordant à l'art de raconter qui les traverse ? L'ouvrage que voici introduit aux éléments fondamentaux de cet art narratif : le narrateur et ses personnages, la quête et le héros, le temps et l'espace, le point de vue et les valeurs, la prose et la poésie. Cette «grammaire» du récit s'apprend sur le terrain : sur la base de douze textes de référence et de beaucoup d'autres, analysés avec finesse jusque dans leurs structures de composition. À chaque pas de l'enquête, la question «Que dit le texte ?» s'accompagne de l'interrogation : «Comment le dit-il ?» Une exploration de l'art du récit dans le Nouveau Testament termine le parcours. S'adressant aux lecteurs de tous niveaux, mais notamment à ceux qui ne connaissent ni l'hébreu ni le grec, ce livre invite à entrer dans le jeu créatif et serré de la lecture - et dans la responsabilité théologique de toute lecture. La presse en parle «Remarquable synthèse, à partir d'exemples précis, de l'exploration littéraire du monde biblique.» Frédéric Boyer (Le Monde de la Bible) «Cette introduction mérite d'être lue tant par les simples lecteurs de la Bible que par les exégètes érudits.» Mikaela Bauks (Études théologiques et religieuses) «...Traduit en français ..., le petit manuel de Jan Fokkelman se révèle être un bon compagnon pour l'ouvrage de R. Alter, L'Art du récit biblique, paru en français dans la même collection.» André Wénin (Revue théologique de Louvain)

  • Traduite en plusieurs langues, la première édition de la Storia di Israele (1984) de J. A. Soggin s'est imposée comme un outil de référence tant pour le chercheur que pour l'étudiant. La seconde édition, parue en italien en 2002 et proposée ici en français, met à jour - et met au point - toutes les problématiques liées à l'histoire d'Israël, depuis la préhistoire jusqu'à la domination romaine et aux grandes révoltes juives des Ier et IIe siècles ap. J.-C. L'intérêt de ce volume réside dans l'utilisation critique de toutes les sources - Bible, documents extra-bibliques et données archéologiques - et dans l'exposition équilibrée et prudente de toutes les questions que soulève encore la reconstruction de l'histoire d'Israël. Loin des a priori idéologiques ou théologiques, et sans tomber dans le piège d'une approche «probatoire» des témoignages bibliques, l'Auteur, excellent connaisseur de l'Ancien Testament, recourt à une méthodologie qui ne force pas les documents, valorise au mieux les apports récents de l'archéologie palestinienne et prête grande attention aux mécanismes délicats de l'historiographie à rebours. Cette Histoire d'Israël et de Juda accompagnera l'enquête de quiconque s'intéresse aux coulisses du récit biblique ainsi qu'aux destins croisés du peuple et de la terre d'Israël qui déterminent jusqu'à notre histoire présente. Presse : «... un ouvrage de référence de toute première importance.» A. Marx (Revue d'Histoire et de Philosophie Religieuses) «L'avantage de l'ouvrage de J. Soggin est de présenter le plus rigoureusement possible ce qui peut être dit d'une 'Histoire d'Israël et de Juda.'» Recherches de Sciences Religieuses «On saura gré aux éditions Lessius de fournir à un large public une présentation à jour et 'laïque' de cette histoire d'un peuple du Proche-Orient ancien, où judaïsme et christianisme, différemment, reconnaissent l'intervention du Seigneur.»Joseph Hug s.j.(Choisir) «... une synthèse mesurée qui ne craint pas de laisser ouvertes les nombreuses questions non résolues à ce jour.» A. Wénin (Revue théologique de Louvain)

  • "Chantez pour le Seigneur un chant nouveau, car il a fait des choses étonnantes" (Ps 98,1). Dans la Bible, étonnement et poésie vont de pair et le chant nouveau surgit d'un art très ancien. Le présent livre initie à cet art. En s'appuyant sur des versets, des strophes et des chants tirés du répertoire poétique de l'Ancien Testament, Luis Alonso Schökel présente les genres, le matériel sonore et le rythme de la versification hébraïque, ainsi que son ressort le plus puissant: le parallélisme. Il s'attarde ensuite sur les images mises en jeu et sur les figures de style; il caractérise enfin le déploiement d'ensemble de quelques grands textes poétiques. Précis et pédagogique, cet ouvrage, initialement publié en espagnol et adapté en français par le professeur Maurice Gilbert, est devenu au fil des ans un "classique"; il est aujourd'hui l'une des meilleures introductions à la poétique biblique.

  • «Lorsque, demain, ton fils te demandera: «Pourquoi?...»» (Ex 13,14).Le livre que voici se tient tout entier dans l'espace et le temps de cette demande. Comme le fils mis en scène dans le livre de l'Exode, nos enfants grandissent en interrogeant. Et puisque tous les phénomènes de la vie suscitent chez eux des questions, la vie de Dieu et la vie de foi sont, elles aussi, au départ d'un questionnement de leur part.Ce livre s'attardera sur les réponses autant que sur les questions, explorant d'abord et avant tout les réponses formulées par la Bible, entre Ancien et Nouveau Testament. Le vis-à-vis biblique du père et de l'enfant, la responsabilité narrative des parents, la spécificité du récit de la mère, la manière qu'a Dieu de «visiter la faute des pères», la vocation des fils et des filles à être prophètes face à leurs parents : telles sont les étapes du parcours. Une conviction sous-tend l'ensemble de l'ouvrage : quand il y va du mystère de Dieu et de son Christ, l'échange entre le père et son fils ou sa fille, entre la mère et ses enfants, est un échange à nul autre pareil.

  • Quelle est la place de Jésus dans la vie morale des chrétiens ? Puisque tout chrétien est appelé à devenir son disciple, l'éthique chrétienne considère Jésus-Christ comme la " norme concrète et universelle " de la vie morale.
    Pour en préciser le sens, William Spohn, construit ce livre sur trois piliers : les récits de la vie de jésus dans le Nouveau Testament, l'éthique des vertus et du caractère, les pratiques de la spiritualité chrétienne. L'histoire de jésus façonne notre manière de percevoir la réalité ; elle inspire des dispositions spécifiques du coeur; elle forme notre identité personnelle et communautaire. De manière originale, l'auteur montre ainsi quel est le rôle des émotions, des dispositions fondamentales et de l'imagination dans le discernement moral en situation.
    Une réflexion d'éthique chrétienne innovante, enracinée dans l'Ecriture et dans la vie spirituelle.

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