Langue française

  • À l'épreuve du Grand Nord, un jeune chien-loup apprend à survivre dans ce paysage glacé et sauvage.
    Il sera recueilli par des Indiens qui lui donneront son nom : Croc-Blanc. Il découvre auprès de ces hommes la chaleur et la quiétude? mais aussi le goût du sang.
    Racheté par un homme blanc sans foi ni loi, il deviendra chien de combat et découvrira un sentiment inconnu de lui jusqu'alors : la haine. Après bien des épreuves, il sera de nouveau recueilli par un homme qui le sauvera de son enfer.

  • Édition limitée reliée simili cuir.

    Martin Eden, le plus autobiographique des romans de Jack London, est le récit d'un écrivain né dans les bas-fonds, homme de rien basculé dans la bourgeoisie qui croit tenir sa revanche sur la vie...

    C'est aussi la rencontre d'un homme et d'une femme ; l'occasion enfin de découvrir le vrai visage de Jack London, une personnalité rare à la source de notre modernité. Son oeuvre, dont Martin Eden est le point d'orgue, a fasciné des millions de lecteurs.

  • Lorsqu'il s'embarque en 1842 avec sa femme pour le Nouveau Monde, l'auteur d'Oliver Twist n'a pas trente ans mais se trouve être déjà un écrivain fêté des deux côtés de l'Atlantique. Son périple le conduira dans tous les lieux-phares de la jeune Amérique - Boston, New York, Philadelphie (l'évocation dantesque du pénitencier de l'endroit est une grande page), Washington, les États du Sud, la remontée du Mississippi, le Niagara... Mais rien de ce qu'il voit ne répond à ce qu'il attendait. Il espérait visiter le pays de la justice, de l'égalité, de la démocratie. Il découvre une société esclavagiste, brutale, cupide - et, par-dessus tout, d'un conformisme qui l'atterre. L'ironie naturelle de l'écrivain, au fur et à mesure que nous progressons en sa compagnie, vire rapidement au noir. Le récit, féroce, de cette déception, en vient ainsi, comme en filigrane, à se doubler d'un véritable réquisitoire contre les mirages du progrès.

  • Édition limitée reliée simili cuir.

    « ... je partage l'humanité en deux catégories fondamentalement différentes : une poignée de gens qui savent ce qu'il en est des réalités et l'énorme majorité qui ne sait pas. » Vladimir Bartol Retranché dans sa citadelle dominant la plaine, le grand maître Hassan Ibn Sabbâh mène, à la fin du XIe siècle, une guerre sainte en Iran. Il n'a que peu de soldats et seuls ses proches le connaissent intimement. Parti de presque rien, sans armée, sans terre et sans guère d'appuis à la cour, il dominera le monde. Des hommes seront prêts à mourir pour lui avec le sourire aux lèvres. Des foules entières se prosterneront sans combattre. Un millénaire plus tard, la manipulation des masses, telle qu'il la pratiqua, continue d'ébranler les empires modernes.

    Mélange d'aventures et de philosophie politique, Alamut n'évoque la violence des complots d'alors que pour mieux renvoyer aux problèmes cruciaux des civilisations modernes.

  • Édition limitée reliée simili cuir.

    « Ils s'étaient tenus cachés tout le jour et, à présent qu'il faisait nuit, ils traversaient une forêt de pins clairsemés. Les deux hommes, qui avaient de bonnes raisons d'éviter les rencontres, devaient veiller à ne pas être vus. L'un était un vagabond, un maraudeur de foire réchappé du gibet, l'autre était un déserteur. » Leo Perutz considérait Le Cavalier suédois comme son roman le plus réussi. Le plus angoissant pour le moins, gouverné de bout en bout par l'Ange du Bizarre.

  • Bella en a assez. Bien que discrète, elle ne supporte plus le voyeurisme de son voisin, la main baladeuse de son épicier de quartier. Elle ne supporte pas davantage les comportements malsains que génère la promiscuité de son train de banlieue aux heures de pointe.
    C'est alors qu'elle décide par un beau matin, elle si discrète, de mettre un terme à ces conduites de la manière la plus radicale qui soit : l'élimination de tous ces mâles déviants. Devenue tueuse en série, Bella y prendra un plaisir jusque-là insoupçonné... Les rôles seront dès lors inversés. Roman d'une violence rare sur les rapports de domination, il sera le dernier livre de littérature à faire l'objet d'une demande d'interdiction pour immoralisme à la Chambre des Lords lors de sa parution en 1991.
    Il est adapté au cinéma par Michael Winner en 1993.

  • Où nous retrouvons toujours sur son âne juché, Nasr Eddin Hodja, personnage de légende issu du folklore arabo-musulman, pour de nouvelles aventures. Dans le respect de la tradition populaire, Jean-Louis Maunoury restitue toute la saveur et l'irrévérence d'historiettes tour à tour morales, absurdes ou coquines. Qui dit profondeur ne dit pas forcément esprit de sérieux, au contraire. La sagesse s'avance masquée et la naïveté a toujours eu raison des fausses certitudes.
    Si Edgar Allan Poe a écrit que « le secret de l'homme sage est de paraître fou », alors Nasr Eddin Hodja en est la parfaite illustration. Ces historiettes ont été composées entre les XIIIème et XVème siècles. Un monument de la culture arabo-musulmane au même titre que les Mille et Une Nuits.

  • Voici l'histoire vraie d'August Engelhardt (1875-1919), qui s'exila au début du XXe siècle en Nouvelle-Guinée et y fonda une colonie entièrement dédiée à la culture de la noix de coco. Cependant, ce qui commence comme la biographie romancée de l'un des pionniers allemands du nudisme et du végétarisme, devient rapidement le rêve éveillé d'une époque et d'une géographie proches et lointaines à la fois.

    Véritable roman d'aventure, Imperium est également une réflexion sur l'impérialisme, sur le pouvoir des idées, même les plus délirantes, et sur un monde européen en pleine décadence. Avec une ironie déconcertante, Christian Kracht poursuit une oeuvre littéraire des plus singulières, aujourd'hui traduite en plus de trente langues.

  • Nous sommes au Mexique, au lendemain de la bataille de Torréon, qui voit la mythique División del Norte de Pancho Villa écraser les forces loyalistes - un pas décisif pour l'avancée de l'insurrection - et nous suivons les tribulations du licenciado Velasco, un avocaillon à la dérive qui manque plus d'argent que d'idées. Velasco a en fait beaucoup plus que des idées, il a UNE idée. Il soumet à Villa une inven- tion extraordinaire, capable selon lui de semer la ter- reur parmi ses ennemis et de consolider son pouvoir comme jamais : la guillotine ! Mais très vite Villa se fatiguera de voir des corps sans tête gigoter comme des pantins. Il n'achètera pas la guillotine. Quoi qu'il en soit Valesco sera nommé capitaine et Villa lui confie un escadron qui va bientôt s'illustrer au pre- mier rang des troupes révolutionnaires.

  • L'un - Klaus Mann -, le plus jeune, est fils d'un prix Nobel de littérature. La critique l'éreinte régulièrement, ne voit en lui qu'un dandy superficiel, un fils à papa et un écrivain médiocre.
    L'autre - Stefan Zweig - est un auteur célébré dans le monde entier.
    Leur correspondance échangée entre décembre 1925 et décembre 1941 illustre parfaitement les attitudes plutôt opposées que ces deux hommes de grand talent pouvaient prendre face à l'engagement. Là où Stefan Zweig témoigne d'une indulgence coupable à l'égard d'une jeunesse attirée par les sirènes du nationalisme, Klaus Mann, très tôt conscient du danger que représente le nazisme, se montre sans pitié pour les atermoiements de son prestigieux aîné.
    Voici l'édition la plus complète existant à ce jour de cette correspondance. Elle rassemble 82 lettres, dont douze inédites de Stefan Zweig, et cinq de Klaus Mann.

  • Hervé de Gransailles mène une vie de luxe et d'oisiveté dans son château du Vaucluse qui n'est pas sans rappeler celui du marquis de Sade. Menacé par les progrès de la vie moderne, il tente de mettre en oeuvre ce qui peut l'être pour maintenir son train de vie. Grandsailles nourrit également une passion forte mais platonique mêlée de cruauté pour la belle Solange de Cléda. Toute mobilisée à ses plaisirs, la brillante société qu'entoure le comte est entre autre constituée d'une riche Américaine, une aviateur héros de la guerre d'Espagne, personnages hauts en couleur. Ils commentent les événements politique, font la chronique mondaine des milieux artistiques et intellectuels et assistent, tout spectateurs qu'ils sont, à la montée des fascismes en Europe. La guerre déclarée, on quitte la France pour Casablanca où le comte entre dans la Résistance. Il met alors en oeuvre ses talents de manipulateur et ourdit quelques complots entre royalistes et communistes. Le roman nous conduit ensuite aux Etats-Unis où il prend un tour nettement plus baroque voire rocambolesque. C'est en France que le roman s'installe pour sa dernière partie, plus amère. Le comte prend alors conscience à quel point il a déroulé sa vie bien loin de Solange de Cléda, son véritable amour... Salvador Dali va même jusqu'à imaginer la fin de la Deuxième Guerre mondiale mettant en scène Adolf Hitler se suicidant en écoutant la musique de Richard Wagner.

  • En 1991, Mariusz Wilk s'est retiré pour six ans sur les îles Solovki, archipel isolé de la mer Blanche. Véritable microcosme de l'empire soviétique, centre de la religion orthodoxe russe avec un monastère très important, mais aussi lieu où le SLON, premier camp de travail forcé d'Union soviétique, sorte de laboratoire du goulag, fut établi au lendemain de la révolution de 1917, cet archipel reflète l'histoire tumultueuse et complexe de la Russie. Wilk, durant son séjour, a connu chacun des mille habitants de Solovki, évoqué avec eux leurs destins broyés, pittoresques ou cocasses, affronté avec eux un environnement hostile, mais aussi partagé leur fascination pour l'étrange beauté des paysages du Grand Nord.

  • C'est le premier en date (1815) et le plus sidérant des recueils de contes d'Hoffmann. La présente édition offre aux lecteurs d'aujourd'hui la version intégrale de ce chef-d'oeuvre qui déborde de très loin, de très haut, le cadre ordinaire de ce que l'on appelle le fantastique. Le plus beau portique qui soit pour accéder à l'oeuvre d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann.

  • Désespéré de ne pas avoir d'héritier pour lui succé- der, un sultan turc quitte son palais pour se retirer des affaires du monde. Peu de temps après, il fait la connaissance de quatre derviches, trois princes et un riche marchand, en route pour la Turquie, guidés par une force surnaturelle qui avait prophétisé leur rencontre. Les cinq hommes vont alors passer toute une nuit à se raconter des histoires plus étonnantes les unes que les autres : histoires d'amour perdu ;
    Histoires nous conduisant dans les contrées les plus lointaines et fantastiques ; histoires pleines de féeries et de créatures étonnantes dans lesquelles les djinns jouent un rôle essentiel ; histoires qui nous mènent dans les jardins les plus luxuriants et merveilleux ;
    Histoires prenant pour cadre les fêtes les plus somp- tueuses...
    Élaborées au XIV e siècle, ces aventures ont été pro- fondément remaniées en ourdou (langue de l'Inde musulmane et du Pakistan) en 1803 par un érudit du nom de Mir Amman.
    Ce livre est aujourd'hui l'un des plus importants héritiers de l'univers des contes fantastiques orien- taux. Peut-être même est-ce là le premier témoignage d'un genre littéraire aujourd'hui en vogue : la fantasy.

  • Il était une fois, un roi et une reine qui avaient toutes les peines du monde à avoir un enfant. Puis un jour, l'heureux événement tant espéré arriva. Mais leur bonheur leur fit oublier leur peuple... Le roi et la reine omirent d'inviter les habitants du royaume à la grande fête organisée, et, fâcheux oubli, la soeur même du roi, femme étrange, peut-être même un tantinet sorcière. Le jour du baptême, elle jette à sort à la jeune princesse qui se voit retirée toute sensation de gravité. La voilà qui, en plus de flotter dans les airs, est incapable de prendre une situation au sérieux...
    Un livre moins léger qu'il n'y paraît sur le passage de l'enfance à l'âge adulte.
    /> Paru en 1864, ce conte est un immense classique dans le monde anglo-saxon.
    La traduction de Pierre Leyris joue sur les différents niveaux de langue et barde le texte d'heureux jeux de mots.

  • À l'aube de leur vingtaine, trois personnages, Joyce, Noah et un narrateur sans nom, entament une quête de leurs origines. Joyce, issue d'une longue lignée de pirates, va quitter les bords du golfe du Saint-Laurent pour les côtes montréalaises et se lancer dans le piratage informatique ; Noah, fils d'une nomade des Prairies qui a appris à lire sur les cartes routières va, lui aussi tenter de se sédentariser dans la métropole ; le narrateur, quant à lui, est un voyageur immobile. Coincé derrière le comptoir de la librairie dans laquelle il travaille, il n'a de cesse de surveiller le compas-boussole déréglé que lui a légué son père et qui pointe en permanence le petit îlot de Nikolski. Ces trois protagonistes ont beaucoup plus qu'une ville en commun, et ce sont les années, un intrigant livre sans couverture et de folles aventures (réelles ou imaginaires) qui leur feront découvrir l'incroyable symétrie de leurs existences.

  • Édition limitée reliée simili cuir.

    Publié ici en version intégrale, La Dame en blanc fascinait Borges et rendit Dickens ivre de jalousie.

    Suspense, pièges retors, terreurs intimes et scènes inconvenantes, rien ne manque à ce chef-d'oeuvre populaire où des gens irréprochables se livrent, une fois les portes closes, aux pires abjections. Vertus publiques, vices privés ! Rien de tel que la précision toute hitchcockienne des narrateurs pour que le lecteur ne puisse plus dormir...

empty