Littérature générale

  • Un voyage à travers quelques collections privées remarquables, avec pour fil d'Ariane les grandes traditions qui ont accompagné l'art de la marionnette à travers le monde - de l'Inde au Japon, de la Chine à l'Afrique - et à toutes les époques - depuis les ombres projetées des temps préhistoriques jusqu'aux spectacles contemporains.
    Ces figures produites par des humains témoignent de la force des mythes, de l'état d'une civilisation, d'une image de l'homme. Le livre raconte l'histoire et la sociologie de la marionnette, ce mode d'expression populaire plusieurs fois millénaire encore très vivant.
    L'ouvrage est illustré de photographies qui rendent compte de l'esthétique de ces étranges personnages, de la finesse de stylisation, du raffinement de leur facture.

  • Il y a dix ans, en avril 2001, la première AMAP voyait le jour en France, dans le Var. Depuis, de nombreuses AMAP se sont créées, transformées, dissoutes, recréées. De la découverte du concept à la création des premières AMAP puis leur diffusion, au plus près des hommes, des femmes et des enfants - si nombreux dans les AMAP -, au plus près de la terre, l'histoire des AMAP est multiple, comme le sont ceux qui la font. Histoires au pluriel donc, improbables, imprévisibles, qui emportent et qui portent, qui font penser et créer. Oh ! non sans embûches ni déboires, mais parcourues de belles rencontres, de celles qui transforment et donnent des forces. Qui, comme le disait si bien Georges Brassens, nous montrent « qu'il reste encore du monde et du beau monde sur terre ». Si ce livre peut être utile pour l'action, pour suivre quelques-uns des innombrables chemins à parcourir pour que notre Terre commune reste habitable pour tous les êtres vivants, pour inventer les chemins qui n'existent pas encore, alors son but sera atteint. « Nous l'avons fait, vous pouvez le faire ».

  • Après les « Histoires de pierres » et les « Histoires de plumes et de poils », il restait aux conteurs du territoire un dernier aspect de la fabuleuse légendaire des Pyrénées catalanes à explorer : les contes et les usages des plantes de notre territoire.
    Cette entreprise collective a réuni le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, l'Association de développement économique du canton d'Olette et les conteurs et collecteurs du territoire. Pendant plusieurs mois, les Anciens ont parlé et ont été écoutés. Leur mémoire des plantes a été soigneusement transcrite.
    Aujourd'hui, tous les partenaires du projet vous livrent ainsi ces secrets de plantes, ces histoires de racines et de rameaux à la croisée des chemins entre l'imaginaire collectif, la réactualisation des contes traditionnels et des usages millénaires à conserver.

  • A Ciudad Juàrez, ville tentaculaire à la frontière nord du Mexique, des centaines de jeunes femmes disparaissent. Mondialisation, cartels de la drogue ou tueur en série, qui est responsable ? Si les faubourgs les plus pauvres s'enlisent dans la peur, la vie continue malgré la psychose. l'espoir d'une vie meilleure de l'autre côté, chez les gringos, amène ici quantité d'hommes et de femmes prêts à tout pour traverser clandestinement : se prostituer pour gagner l'argent des papiers, voler, tuer, mourir. Oscar, ancien flic, vigile dans un bar de nuit, mène l'enquête aux côtés d'Eva, jeune Américaine hantée par son passé. Entre fatalisme et rébellion, nombreuses sont celles qui tremblent pour leurs proches. Graciela, Guadalupe, Maria, Griselda, toutes invoquent leur sainte patronne, la Vierge Noire de Guadalupe. Mais pour que cesse enfin cette descente aux Enfers, il faudra bien plus que l'intercession d'une madone.

  • Le travail d'écriture que je mène depuis une trentaine d'années sur la relation profonde que nous entretenons avec les lieux où nous vivons, sous toutes sortes de déclinaisons (chants, poèmes, récits, photos, mais aussi ateliers d'écritures, séjours d'écriture dans les musées, au Château du Cayla, création d'Histoires Chantées avec des enfants, etc.) a trouvé dans ce Champ de Lave (lieu réel situé dans le Nord Aveyron nommé La coulée de lave) l'espace même de son incarnation (si tant est que ce terme vaut pour de la pierre). Soudain devant moi se présentaient à la fois la métaphore parfaite de cette écriture éclatée, en fragments, et son épiphanie, son surgissement réel au monde. Ce livre est donc l'aboutissement d'un creusement qui a commencé dès mon premier livre mais aussi spectacle du Chant-Flipper (1980) et se termine peut-être ici. Ce Champ de Lave représente donc pour moi un tournant que l'édition enfin trouvée va matérialiser. Et rendre possible de nouveaux creusements. Ph. B.

  • Loin vers l'ouest

    Picaudou Arpaillange

    Du funiculaire de Valparaiso à l'île de Chiloé, du phare des Évangélistes aux rues de Santiago, sur les traces d'un écrivain disparu ou d'un ancien passage à travers les glaces, ces onze nouvelles de Mireille Picaudou-Arpaillange nous plongent dans un monde où les lieux isolent autant qu'ils protègent, dans lequel le passé se vit au présent, les rêves sont réels et le fantastique vrai. Les personnages, absorbés dans leur histoire, se croisent et se frôlent, à la fois étrangers aux autres et reliés par une mémoire et une terre communes.


  • thérésa juvé est née en 1921 et sa vie a été marquée par les grands événements du xxe siècle.
    née à madrid de mère madrilène et de père catalan, elle a étudié à la prestigieuse institucion libre de ensenza. l'exil va finalement la conduire à toulouse oú elle passera sa licence en lettres et littérature comparée, en même temps qu'elle rejoint les rangs de la résistance. elle y obtiendra le grade de capitaine, puis renoncera à la nationalité française qui lui était offerte à la libération, marquant ainsi sa désapprobation pour la reconnaissance du gouvernement de franco par les gouvernements des pays alliés.
    elle épouse à toulouse, en 1948, le leader socialiste catalan décédé en 1977, josep pallach, aux côtés duquel elle vit la résistance antifranquiste. de retour en espagne au début des années 1970, elle est nommée professeure de traduction littéraire à l'université autonome de barcelone après sa thèse sur le poète occitan peire godolin. sa production littéraire débute après la mort soudaine de josep pallach, au tout début de la transition démocratique.
    ont été publiés en castillan el ultimo guerrero et concierto y desconcierto de moerico el joven et, en catalan, cinq des quinze romans policiers historiques les investigacions del portanveus plagumà. ces mémoires d'exil ont également été publiées en catalan sous le titre l'aiguarmort a la ciutat. teresa juvé y raconte les bombardements, la fuite vers la frontière et la partie de son exil en france qui se déroule dans un hôpital désaffecté d'une petite ville.
    ces femmes réunies - et enfermées - dans des conditions de vie très dures, forment une société singulière oú tous les caractères du dehors s'exacerbent : la méchanceté, la méfiance ou la duplicité côtoient la générosité et la pureté. un théâtre de personnages vrais qui ressurgissent dans ces mémoires d'exil.

  • 12 écrivains ont rencontré 12 chercheurs dans des domaines scientifiques différents et ont écrit une nouvelle en rapport avec cette rencontre et le domaine de recherche concerné.

  • Carne

    Cahen Claverie Pierr

    Si je suis souvent au bistrot, chez Pincette ou ailleurs, à siroter et à observer, sans jamais vraiment parvenir à faire partie des meubles, c'est que je dois avoir le temps. Ce n'est pas seulement par piété filiale. Vous m'y avez peut-être déjà croisé. Vous en avez déduit que j'appartiens à la caste de ceux qui ont le temps. Judicieuse observation. Rmiste ? Pensionné ? Maquereau ? Tout à la fois ? J'entends fuser les hypothèses. J'ai en effet le temps. On me l'a laissé ou bien je l'ai repris, je ne sais plus trop, peu importe.

    Gommier, le narrateur, s'est retiré dans une maison du piémont. Cela aurait pu être ailleurs. Il y vit très simplement, n'a pas d'activité régulière, pas de métier précis. Il passe ses journées avec les quelques habitants qui sont encore là. Comme eux, il tue le temps entre l'oisiveté, les discussions sans queue ni tête, la recherche des champignons, la préparation des repas, les tournées de bière à la fête du village, la voisine dans les bois.
    Il s'adapte, il observe, il donne des coups de main, il s'intègre dans une société qui ressemble beaucoup à un jardin potager : utilitaire, des légumes de saison, quelques fleurs pour faire joli quand même, des bouts de bois qui traînent, un lieu bricolé, rafistolé, mais dans lequel rien n'est vraiment laissé au hasard.
    « Carne » est un livre drôle, rempli de personnages attachants faits de bric et de broc mais capables de raffinements soudains. Un roman où l'on croise tous les grands thèmes de la littérature : l'amitié, l'amour, la mort, le sexe, la cuisine. De la chaleur humaine à haute dose.

  • Un choc visionnaire.
    On mixe couramment les partitions sonores : la musique électronique facilite cette démarche, créant à partir d'éléments divers un ensemble harmonieux.
    Alors, pourquoi ne mixerait-on pas aussi la littérature, en particulier la poésie, en vers et en prose, dont l'alchimie rythmique est support d'expression ?
    Mais peut-on mixer Hugo et Baudelaire, deux immenses poètes, sans trahir leurs pensées, ni amoindrir le souffle privilégié que l'on sent vibrer en eux ?
    On ne peut le réaliser que si leurs VISIONS du monde se rejoignent, non qu'elles soient forcément similaires mais, qu'à minima, elles soient complémentaires, donc juxtaposables.
    Telle se présente, dans un formidable choc de rencontre, en douze séquences thématiques, illustrées par leurs idéogrammes respectifs, cette construction novatrice orientée sur le paradoxe de notre destinée.

  • Ce roman historique retrace l'histoire d'une femme libre dans le Languedoc du XIIIe siècle, aux temps du catharisme et de l'inquisition.

  • À l'appel de La Novela qui se déroule chaque année à Toulouse au début de l'automne, et avec en perspective l'oeuvre de Richard Powers invité de l'édition 2013, onze auteurs ont rencontré onze chercheurs de toutes disciplines. De ces rencontres sont nées onze nouvelles du monde, rassemblées ici.

  • Le montaigu. montagne pastorale de bigorre - geohistoire d'un espace d'altitude Nouv.

  • Louis-Hector de Ségure, héritier des plus anciennes familles pyrénéennes, est le dernier d'une longue lignée de magistrats. Destiné à prendre la succession de son père, il ne rêve pourtant que plaies et bosses au service du roi - à l'instar de son modèle, M. de Tréville, capitaine des mousquetaires de Louis XIII. A la mort de son père, il choisit de quitter les Quatre-Vallées et s'engage chez les mousquetaires gris. Commence alors une vie d'aventures qui va le mener en Corse, en Bohême, en Espagne puis en Pologne, à nouveau en Espagne, accomplissant des missions militaires, diplomatiques ou de renseignement. En France aussi où il retrouvera périodiquement son ancrage d'Arreau entre deux missions ou quand il est banni de la cour. Car tout au long de sa vie le comte de Ségure a montré un intérêt très marqué pour les affaires de sa province, s'opposant à l'administration royale pour défendre les paysans, si bien qu'ils le désignèrent comme représentant des Quatre-Vallées aux états généraux. Anne Quéruel a écrit une biographie en forme de roman où elle fait revivre le comte de Ségure, sa vie, ses rencontres - Dumouriez, Casanova, Choiseul ses amours, ses rêves et ses ambitions. Il en ressort le portrait d'un homme généreux, presque jusqu'à la naïveté, sincère, fidèle au roi et à ses amis; une sorte de Cyrano pyrénéen.

  • La traversee du parc

    Michel Rey

    « Il venait d'acheter ce jour-là une chemise et une cravate. Cravate pour lui, pour faire bonne figure. Pour se regarder dans sa glace en s'inventant des aventures romanesques. Il faut de la tenue quand on est un jeune homme sous une IVe République finissante et qu'on habite au bas de l'étroite rue Saint-Rémi, dont les dernières façades encadrent la fontaine des Trois Grâces. L'eau n'en coule plus depuis longtemps. Hachurant l'arrière-plan, deux flèches de grue se penchent sur une cheminée de cargo rouge vif. Bordeaux était à l'époque un port et Paul venait d'avoir vingt ans. »

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