Marguerite Waknine

  • Marines : textes de mer Nouv.

    Marines : textes de mer

    Collectif

    • Marguerite waknine
    • 13 Mai 2022

    Marine se disait anciennement pour désigner le rivage de la mer. Et marine s'est dit aussi du goût et de l'odeur de la mer. Et se dit encore d'un tableau représentant des mers, des vaisseaux, des ports, des tempêtes et autres sujets relatifs au domaine maritime. Et sans doute marine pourrait être dit des textes réunis sous cette couverture, qui nous révèlent en quoi, si singulièrement, la littérature est à même de saisir les fascinations que peuvent susciter les présences de la mer, que celle-ci soit du nord ou du sud, lointaine, imaginaire ou réelle, bienfaisante, effrayante ou légendaire.

  • Blasons et contreblasons : du corps, de l'oeil, de la bouche, du tétin, du coeur, du con, du cul, du pet et de la mort Nouv.

    Le blason est un étrange phénomène littéraire qui voit le jour au xvie siècle. Son initiateur ? Un certain Clément Marot, qui revendique cette paternité en quelques vers écrits au cours de l'année 1538 : Nobles Espritz de France Poëtiques, Nouveaux Phebus surpassans les Antiques, Graces vous rendz, dont avez imité Non ung Tétin beau par extrémité, Mais ung Blason, que je feis de bon zelle Sur le Tétin d'une humble Damoiselle. Le blason devient ainsi un procédé rhétorique que de nombreux auteurs se plaisent à pratiquer. On s'y consacre à l'éloge de telle ou telle partie du corps (féminin), ou à son blâme, quand il s'agit de son pendant : le contreblason. Une délicieuse et déroutante anatomie littéraire, qui n'est pas sans rapport avec l'avènement à la même époque de médecins anatomiques comme André Vésale ou Charles Estienne, et qu'on verra peu à peu s'étendre, au-delà des parties du corps, à des notions bien plus abstraites comme la mort ou l'esprit.

  • Considérations sur la gravure originale Nouv.

    Considérations sur la gravure originale

    Jean-Emile Laboureur

    • Marguerite waknine
    • 13 Mai 2022

    Il fut l'illustrateur d'ouvrages signés Stendhal, Wilde, Proust, Gide, Paul-Jean Toulet ; et fut encore, notamment, dans son atelier parisien, le professeur de gravure de Marie Laurencin et d'André Dunoyer de Ségonzac. La plupart de son oeuvre graphique se trouve à présent conservée au musée du Louvre et d'Orsay, ainsi qu'à la Bibliothèque nationale de France. Pourtant, combien pourrait aujourd'hui prétendre connaître ne serait-ce que le nom de Jean-Émile Laboureur ? Peintre, dessinateur, graveur, illustrateur, Jean-Émile Laboureur (1877-1943) est pourtant l'auteur d'une oeuvre monumentale, qui compte près de deux mille gravures. Autrement dit encore, et comme le soulignait si justement Louis Godefroy : L'oeuvre gravée de Jean-Émile Laboureur est un miroir où se rejoignent les harmonies d'un Poulenc et d'un Stravinsky, le lyrisme d'un Claudel et d'un Valéry, le graphisme d'un Matisse et d'un Picasso.

  • Rédigé au tournant du xve siècle, Les secrets de l'histoire naturelle contenant les merveilles et choses mémorables du monde appartient à ces créations animées d'un désir de totalité, qui se veulent consigner et rapporter tout ce que contient le monde, d'en donner la plus large et la plus éloquente des représentations et d'en constituer par là même un véritable savoir. En cela, cet ouvrage doit-il être également considéré comme une curiosité, une forme d'émerveillement et d'étonnement devant le spectacle de la prodigieuse profusion des formes du réel. À cet égard, s'agit-il là, aussi, d'une géographie : étymologiquement parlant d'une écriture de lieux, d'une écriture décrivant cinquante-six pays ou territoires plus ou moins lointains et présentés par ordre alphabétique, depuis la première entrée : Afrique, et jusqu'à la dernière : Ululande. Un texte à valeur encyclopédique qui se trouve relevé, de façon magistrale, par un autre discours, graphique cette fois, puisque chacun des chapitres présentant un pays est pourvue des illustrations réunies dans le présent volume, dont la fonction est de mettre en valeur les caractéristiques principales de chacun de ces territoires. Double discours, donc, fait de phrases et d'images, d'une vitalité sans pareille, au point de savoir encore et toujours toucher celles et ceux qui en tournent les pages.

  • Asanas

    Franck Guyon

    • Marguerite waknine
    • 15 Avril 2022

    En sanskrit, asana signifie s'asseoir, ou désigne une posture assise, un siège de méditation. Le terme s'inscrit dans une longue tradition du yoga comme système de techniques physiques, telles que les purifications, les manipulations de l'énergie vitale, les contrôles de la respiration, ou encore les postures du corps. Ainsi, un ouvrage rédigé en 1737, le Joga Pradipika, dont l'auteur est un dénommé Ramanandi Jayatarama, recense-t-il 84 asanas, en tant que techniques de poses ou de postures du corps, assis, debout, en torsion ou en équilibre. Ce texte ne sera illustré qu'un siècle plus tard, quand lui seront adjointes les vignettes peintes rassemblées sous cette couverture. Illustrations où l'on retrouve à chaque page un drôle de petit personnage, un yogi, court vêtu, d'un simple linge en guise de culotte, effectuant chaque asana dans un décor d'une étonnante sérénité. Une suite de dessins remarquablement effectués, qui ne doit pas cependant nous faire oublier que les asanas ne sont pas de simples postures de bien-être physique mais avant tout des postures ou des positions d'existence, où se jouent l'éveil de l'énergie fondamentale comme celui de la conscience, selon une méthode rigoureuse, d'une extrême précision, engageant des efforts peu communs. Mais il est vrai qu'aucune grande aventure spirituelle ne peut faire l'économie du corps, de notre incarnation, en sa matérialité même.

  • Sic transit gloria mundi

    Jean-Luc Verna

    • Marguerite waknine
    • 15 Avril 2022

    Cet ensemble est l'oeuvre d'une savante élaboration, sachant que ses étapes, du point de vue technique, sont le scanner, la photocopie, le transfert, l'impression. Une fois sur le papier ou le tissu, ces dessins sont alors rehaussés au pastel, au crayon de couleur, au fard, au maquillage, et parés pour certains de bijoux ou de plumes. Et voilà qui nous offre cette étonnante épiphanie : cette troublante cohorte d'oiseaux qui se présentent à nous de manière quasi immatérielle, dans ce qu'ils ont justement de plus volatile, de plus léger, de plus fantomatique. Et malgré tout, malgré ces manières qu'ils ont de s'éloigner, se retirer, s'éteindre, ils semblent nous être proches, très proches, comme nos prochains. Mais comme le sont sans doute aussi nos reflets dans les miroirs, ou nos façons de disparaître et de voir la fumée que laisse après nous la vanité de nos postures. Ainsi passe la gloire du monde.

  • Giovanni Benedetto Castiglione

    Henri Focillon

    • Marguerite waknine
    • 19 Novembre 2021

    Ouverte aux auteurs modernes et contemporains, la collection Livrets d'art regroupe des textes dont l'objet relève du domaine de l'art : peinture, sculpture, musique, sans oublier le cinéma ou la photographie, ainsi que la littérature.

  • Le bestiaire d'amour

    Richard De Fournival

    • Marguerite waknine
    • 19 Novembre 2021

    À l'époque gréco-romaine, les animaux avaient été déjà l'objet de nombreux traités, fictions, dicours. Et bien que nourrie par cette longue tradition, l'époque médiévale a su instaurer un nouveau rapport avec le monde des animaux, en concevant une création littéraire qui lui est propre: le bestiaire. Autrement dit encore, un recueil ou se trouvent décrites, étudiées les natures ou les propriétés des animaux, que celles-ci soient réelles ou relevant de légendes et de croyances. À parti de l'étude de ces natures ou propriétés, la plupart de ces bestiaires sont l'occasion de tirer des enseignements moraux ou religieux, dans des vues d'édification. Toutefois, parmi cette large production, un bestiaire occupe une place tout à fait à part, celui de Richard de Fournival. En effet, de ces natures ou propriétés, sont obtenus cette fois des enseignements concernant l'amour: comment obtenir, conquérir et conserver l'amour, comment déchiffrer les signes de l'amour, comment éviter les pièges...Un bestiaire, en somme, qui devient l'occasion, par le texte et l'image, de reprendre les topiques de la tradition courtoise et de montrer combien chaque animal est exemplaire des relations amoureuses et des désillusions et des délectations auxquelles elles peuvent conduire.

  • Un grand fleuve

    Victor Segalen

    • Marguerite waknine
    • 9 Novembre 2017

    Ouverte aux auteurs modernes et contemporains, la collection Livrets d'art regroupe des textes dont l'objet relève du domaine de l'art : peinture, sculpture, musique, sans oublier le cinéma ou la photographie, ainsi que la littérature.

  • Les travaux & les jours

    Ibn Butlan

    • Marguerite waknine
    • 22 Octobre 2021

    Il se nomme Ibn Butlân. Il est l'auteur au xie siècle d'un célèbre manuel de médecine, le Tagwim al-Sihha, où se trouvent notamment convoqués tous les savoirs antiques d'Hippocrate, d'Aristote et Galien. Traduit en latin au xiiie siècle, ce manuel se voit prendre au siècle suivant la direction du Nord de l'Italie où l'on en fait alors des sortes de versions, d'adaptions dans lesquelles le texte disparaît peu à peu pour laisser place à des suites d'illustrations absolument absentes du livre original. Ainsi naissent ce que on appelle les Tacuinum Sanitatis (Tables de santé), des ouvrages richement enluminés qui occupent encore aujourd'hui les rayons de quelques bibliothèques européennes, au Vatican, à Paris, Liège, Rouen, Vienne... De façon tout à fait surprenante, tout en demeurant des manuels traitant de questions de santé et d'hygiène propres à l'homme, ces versions n'en deviennent pas moins, à part entière, des oeuvres esthétiques où peuvent être admirées page à page toutes ces illustrations décrivant la vie quotidienne des hommes et leurs rapports à la nature au fil des quatre saisons.

  • Leibniz a écrit de lui : il est l'un des hommes les plus universels que je connaisse, rien n'échappe à sa curiosité. En effet, Melchisédech Thévenot (1620-1692) appartient à cette catégorie des hommes complets. Écrivain, physicien (il est l'inventeur du niveau à bulle), cartographe, diplomate, bibliothécaire du Roi, linguiste, auteur d'une somme monstrueuse : Relations de divers voyages curieux, qui collecte près de 300 manuscrits présentant tout ce qu'il est possible alors de connaître du monde à travers les récits des grands explorateurs. Et, pour compléter l'ensemble, il est encore l'auteur de ce curieux petit volume intitulé : L'art de nager. Initialement paru en 1696, l'ouvrage n'est pas le premier en cette matière, un certain Nicolaus Wynman l'ayant précédé, en 1538, avec son Colymbetes sive de arte natandi dialogus. Et bien qu'il soit aussi la traduction d'un livre anglais écrit en latin, en 1587, par un certain Everard Digby, le traité de Thévenot, qui sera en retour rapidement traduit en anglais, connait un immense succès et fait référence jusqu'à la fin du xviiie siècle, époque jusqu'à laquelle il sera réédité.
    Grand nageur, Benjamin Franklin, expliquera lui-même avoir essayé toutes les sortes de nages décrites dans l'ouvrage, sur lesquelles la terminologie moderne apposera plus tard les noms de crawl, de brasse, de dos... Une question cependant reste en suspens.
    Être l'auteur d'un tel traité fait-il de vous nécessairement un nageur ? Autrement dit, Thévenot savait-il nager ? Nul n'a su sérieusement répondre encore à cette question brûlante.

  • Charivari

    Anonyme

    • Marguerite waknine
    • 22 Octobre 2021

    Le phénomène existe depuis la nuit des temps, sous toutes les latitudes.
    Période des excès autorisés, ces manifestations populaires sont l'occasion d'exubérances et de débordements. Le carnaval fait partie intégrante de ces phénomènes festifs. Encadré par l'Église à l'époque médiévale pour devenir une fête religieuse précédant le Carême, le carnaval est ce pied-de-nez farcesque aux conventions de l'ordre établi, où s'opèrent pour un temps donné tous les renversements possibles entre l'interdit et l'autorisé, entre le sacré et le profane. L'un des plus célèbres de ces événements est allemand :
    Le carnaval de Nuremberg, le Shembartlauf. Extrêmement populaire au xve siècle, la plupart de ses éditions ont été chaque année consignées dans une petite centaine de livres, les Schembartbuch, où sont représentés à l'aide d'illustrations d'une finesse et d'une richesse rare toutes ces journées de liesse et de festivités : défilés, rondes et farandoles, musiciens, chars, costumes extravagants. Une liberté sans mesure qui semble comme habitée, comme traversée par le mouvement d'un prodigieux charivari.

  • éloge des oiseaux ; chant du coq sauvage

    Giacomo Leopardi

    • Marguerite waknine
    • 6 Novembre 2020

    Il y a exactement deux cents ans, Giacomo Leopardi (1798-1837) concevait le projet des Petites oeuvres morales, un singulier ensemble de textes courts où l'on peut croiser nombre de personnages, comme Le Tasse et son démon, un gnome et son follet, la mode et la mort...
    On y retrouve toute l'obsession de Leopardi à scruter le néant de toute chose, cette volonté délibérée de représenter de manière vive la nullité des choses et faire sentir l'inévitable malheur de la vie, comme il l'écrit ailleurs, dans son Zibaldone. Parmi ces Petites oeuvres, deux merveilles : Éloge des oiseaux et Chant du coq sauvage, où l'on s'étonne une nouvelle fois de découvrir ce lyrisme lumineux au service du pessimisme le plus sombre. Giacomo Leopardi lui-même l'avait constaté :
    Ma philosophie n'est pas du genre qui plaît à ce siècle. Reste à savoir s'il se peut qu'elle puisse plaire au nôtre.

  • Donnant une autre voix à l'heure

    Georges Rodenbach

    • Marguerite waknine
    • 15 Avril 2022

    Fort injustement, il semble aujourd'hui n'être plus que l'auteur du trop fameux : Bruges-la-Morte, chef-d'oeuvre de la modernité, publié en feuilleton dans les colonnes du Figaro, avant de l'être en volume, chez Flammarion, en 1892. De son vivant, pourtant, sa notoriété fut grande, pour ne pas dire plus, et ses amitiés admiratives nombreuses : Mallarmé, les Goncourt, Rodin, Huysmans, Daudet, Rops, Redon, Monet, Cézanne, Carrière, pour ne citer que ceux-là. Classé parmi les poètes et romanciers symbolistes, Georges Rodenbach (1855-1898) est effectivement l'auteur d'une oeuvre remarquable et terriblement prolifique, dont la variété semble aujourd'hui plus qu'oubliée. C'est la richesse et la beauté de cette oeuvre que le présent volume propose de (re)découvrir, en proposant, dans l'immense palette de cette création, quelques pièces parmi les plus remarquables

  • Histoire du roi de Bohême et de ses sept châteaux, t.1 et t.2

    Nodier

    • Marguerite waknine
    • 15 Avril 2022

    Sans doute existe-t-il deux catégories de littérateurs : les hommes de lettres et les êtres de lettres. À cette seconde appartient incontestablement Charles Nodier (1780-1844), poète, critique, romancier, grammairien, conteur, philologue, bibliophile, essayiste et bibliothécaire. Sans oublier qu'il fut également un passeur, lorsqu'il ouvrit vers 1820, à la bibliothèque de l'Arsenal, un salon recevant un cénacle d'écrivains certainement pleins d'avenir : Hugo, Dumas, Balzac, Nerval, Musset, Gautier... Être de lettres, donc, surtout si l'on songe, parmi la multitude de textes de toute nature qui constituent son oeuvre, à celui qui recèle certainement l'attachement viscéral que portait Charles Nodier à l'idée même de littérature : Histoire du roi de Bohême et de ses sept châteaux, où s'élabore une véritable conception de l'écriture qui se met elle-même en scène et devient dès lors pour elle-même et son propre objet et son propre sujet. Texte d'une modernité totalement déroutante et chef-d'oeuvre qui se joue délicieusement et promptement des catégories de la fiction.

  • L'enluminé

    Yoann Estevenin

    • Marguerite waknine
    • 22 Octobre 2021

    Nous avons connaissance à présent de milliers de mondes à l'intérieur du monde de l'homme... Ces quelques mots de Pierre Jean Jouve, qui datent de mars 1933, ne sont pas sans faire écho à l'univers dessiné de Yoann Estevenin. Nous sommes peutêtre en effet là dans des intériorités où n'opèrent pas encore, ou plus, les différences entre le féminin et le masculin, le lointain et le proche, la pudeur et l'indécence...
    En ce sens, aucun de ces dessins ne se présentent dans le cours d'un récit. Tous ne séjournent qu'en eux-mêmes, comme si tous ne se tenaient en aucun lieu, alors qu'en eux, pourtant, par eux, tant de choses se produisent et ont lieu. Et ce non-lieu où tout a lieu est très précisément la révélation même de ces matières étalées comme des fards, l'opération de ces superpositions, ces couches. Comme s'il était question de grimer, de maquiller toute la surface d'un monde possible, toute la matière de cette surface, sa peau, sa texture et son grain. Et non pour y chercher et découvrir ce qui pourrait s'y trouver caché, s'y trouver déjà. Car seul le geste et sa manière de maquiller, de colorer, d'enduire, de déposer, peut ici faire présence en donnant formes par l'artifice à ces savantes et luxuriantes apparitions.

  • Histoire philosophique du pou voyageur ; apologie des animaux

    Jacques Collin De Plancy

    • Marguerite waknine
    • 15 Avril 2022

    Le fantastique, l'insolite et l'occultisme furent assurément ses domaines de prédilection. Jacques Collin de Plancy (1794-1881) est effectivement encore connu pour son Dictionnaire infernal paru en 1818 et qui connut six éditions du vivant de son auteur. À cette oeuvre majeure doit être ajouté un nombre considérable d'autres ouvrages où se trouvent relatées chroniques et légendes, parmi lesquels réside un recueil insolite, gorgé d'humour, où se trouve mis en scène les histoires philosophiques de trois animaux : un ours, un chat, et surtout un pou. Oui, un pou, dont les aventures rocambolesques font l'objet de ce récit plein d'esprit, qui s'inscrit, à n'en pas douter, dans la longue tradition de ces fables cocasses et profondes, et qui se veulent, à juste titre, source d'enseignement.

  • James ensor

    Emile Verhaeren

    • Marguerite waknine
    • 14 Mai 2021
  • Alt.

    Jochen Gerner

    • Marguerite waknine
    • 16 Avril 2021

    Cet ensemble de 50 dessins a été réalisé entre août 2019 et juin 2020. Réinterprétations graphiques frôlant l'abstraction, ces dessins à l'encre de Chine noire prennent pour support de recouvrement deux chapelets de cartes postales touristiques du massif vosgien (les Hautes-Vosges et le Hohneck, circa 1920) et un ensemble de photographies de la Cordillère des Andes et des Alpes, issu de récits d'expéditions en montagne (circa 1950).
    Alt. pourra être lu comme l'abréviation du mot "altitude" ou comme une référence à la touche "alt" , la touche alternative des claviers d'ordinateur. Jochen Gerner

  • De la physionomie

    Arthur Schopenhauer

    • Marguerite waknine
    • 14 Mai 2021
  • L'homme et la coquille

    Paul Valéry

    • Marguerite waknine
    • 19 Avril 2017

    Se permettrait-on de ranger Paul Valéry parmi les classiques, quand son oeuvre, en cette année 2017, entre dans le domaine public ? Et surtout Paul Valéry est-il ou devient-il pour autant un auteur grand public ? À bien y regarder, cette oeuvre n'est pas des moindres. Une foultitude d'essais réunis notamment sour les titres Cahiers, Tel quel ou Variété ; et puis ce qu'on appellera le versant poétique avec La jeune Parque ou Charmes ; et puis encore bien d'autres pièces di(cilement classables comme Monsieur Teste, Dialogue de l'arbre ou L'Âme et la danse, pour ne citer que ces trois-là. Alors, grand public ? Certes non et, surtout, bien malheureusement. Encore trop con*né dans une certaine représentation plus ou moins raide de la poésie et de l'intellectualité, Paul Valéry demeure, quoi qu'on en dise, une sorte de grand auteur vénérable et lointain et di(cile d'accès, alors que la découverte et la lecture d'un texte comme L'homme et la coquille, proposé dans ce volume richement illustré, permet d'apprécier, en*n, le mouvement d'une pensée et d'une sensibilité inextricablement liées, au point d'entendre Paul Valéry lui-même se permettre de parler d'une poésie des merveilles et des émotions de l'intellect. C'est en e3et à partir de la contemplation d'une simple coquille que Paul Valéry nous introduit par ce texte (d'une écriture limpide) à la plus animées des pensées, celle qui consiste à lier entre elles, au long de son cheminement, une géométrie, une biologie, une philosophie portant sur la question de l'être ;
    En somme une ré6exion sur la création et les limites de notre pouvoir à saisir et connaître en son fond comme en son extension cette création même. Autrement dit encore, en quelques pages modestement intitulées L'homme et la coquille, une petite merveille de ré6exion profondément délicate de la part d'un poète essayiste qui se doit d'être en*n connu du public le plus large.

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