Metispresses

  • Ouvrage collectif très riche donnant des clefs d'intelligibilité de la production architecturale contemporaine.

  • Défendre une architecture du bien commun, signifie interroger le bâtiment mais aussi les conditions de son édification, les pratiques spatiales, l'usage social, l'attachement au lieu.
    L'objet architectural doit être pensé dans un temps long et dans un contexte social ouvert afin de mieux cerner son empreinte et les possibles qu'il génère. Les oasis sont une source d'inspiration qui engage la réflexion sur la durabilité des constructions contemporaines. Agriculture et construction y sont étroitement liées autour de la pierre, de la terre, du palmier et autres végétaux résistants. Cette ingénierie de l'adaptation, développée par les communautés de l'Atlas et du Sahara, concerne tout autant les techniques d'irrigation et de préservation du végétal que le génie architectural. Les espaces oasiens attestent, sur la durée, de la capacité des hommes à constituer un environnement viable malgré des contraintes climatiques extrêmes.

  • Fruit d'une enquête interdisciplinaire sur l'institutionnalisation des contre-cultures à Genève, Lisbonne et Lubjana, cet ouvrage offre un regard inédit sur les métamorphoses spatiales et politiques des villes européennes. Il interroge en particulier l'aporie de la «ville créative» qui proclame la réconciliation entre la culture et l'économie alors même qu'elle exclut physiquement les franges les plus marginales et radicales des mondes de l'art.

  • Cet ouvrage, réunissant chercheurs, étudiants, artistes et professionnels, avance l'idée que l'imagination narrative, telle qu'elle fonctionne en littérature, joue aussi un rôle important dans la conception urbaine et paysagère. En effet, concevoir l'environnement urbain revient à raconter et imaginer une cohérence entre espaces, personnes, objets et activités, tout comme le fait de raconter une histoire équivaut à concevoir un récit. Depuis les années 1990, le «tournant narratif» conduit à mieux comprendre ces processus créatifs.

  • Cet ouvrage propose une réflexion originale sur la nature de l'urbain à partir du ciment en Afrique. Matériau banal mais omniprésent, il permet de saisir les villes et formes urbaines inédites qui se dessinent.
    L'ouvrage propose de remonter la filière du béton, depuis la carrière jusqu'à la parcelle, depuis les géants du secteur jusqu'à l'individu qui construit sa maison. En retraçant la vie politique, économique et sociale du ciment, l'auteure démontre que ce dernier est bien plus qu'un simple matériau inerte. Il est un liant, vivant, chargé d'affect et de valeurs (modernité, réussite, richesse...), au coeur des pratiques et des imaginaires sociaux.
    Derrière le consensus qui présente le ciment comme solution au développement, il y a une industrie polluante et non durable.
    Sa production, circulation et consommation soulèvent de nombreux enjeux environnementaux et invitent à explorer des alternatives possibles au béton.

  • Le présent ouvrage procède d'une interrogation critique sur l'espace de l'exposition contemporain dans les domaines de l'art, de l'histoire, des sciences et des sociétés. Il vise à évaluer les modes opératoires du scénographe d'exposition tant du point de vue des outils à sa disposition que de son engagement critique.

  • Aujourd'hui, en Europe plus qu'ailleurs, les habitudes de déplacement se transforment au rythme de la prise de conscience environnementale. Les réseaux de transports en commun se développent et les adeptes des mobilités douces se multiplient. Pourtant les automobilistes demeurent majoritaires. Bien que l'urgence climatique requière un changement radical de nos modes de vie, certaines habitudes restent profondément ancrées dans les usages, et c'est notamment le cas de la voiture. De nombreux témoignages montrent néanmoins qu'un changement pas à pas vers des pratiques plus durables est possible et se révèle souvent épanouissant.

    Cet ouvrage, issu d'une riche enquête de terrain, nous appelle à repenser nos habitudes dans un juste équilibre entre préférences personnelles et intérêt commun, et amorce une théorie de la prise et de la perte d'habitude à l'échelle individuelle, tout en proposant des solutions concrètes.

  • Partant du présupposé qu'une pratique esthétique peut renseigner sur des éléments spatiaux, cet ouvrage se base sur l'étude du mouvement graffiti palestinien pour interroger les frontières qui traversent les camps de réfugiés situés dans les Territoires palestiniens occupés.
    L'ouvrage propose une réflexion sur les conditions de réalisation d'une recherche au sein de l'espace israélo-palestinien.
    Il accorde ainsi une large place à la méthode de recherche, innovante, car basée sur des méthodes visuelles (photographie et documentaire). L'impératif de déconstruction de la position surplombante du chercheur trouve ici une application concrète dans la coréalisation du film documentaire Les murs de Dheisheh dont la fabrique est largement explicitée.

  • Aujourd'hui, sur la planète, plus de la moitié des individus vivent en milieu urbain. Si cette révolution territoriale et sociétale est en marche depuis longtemps déjà, elle représente désormais un défi colossal pour les pays du Sud dont beaucoup sont dans une phase initiale d'un processus accéléré d'urbanisation.
    En observateur aguerri de cette évolution, impliqué scientifiquement et professionnellement depuis plus de 30 ans dans le développement urbain, Jean-Claude Bolay s'intéresse particulièrement au destin des «villes intermédiaires»: ces villes de moins de 500'000 habitants représentent des pôles stratégiques entre les très grands centres urbains et les zones rurales. Ces villes moyennes sont souvent dotées de ressources inférieures à celles des grandes villes, accentuant encore la paupérisation des couches modestes de la population.

  • Ce livre apporte des informations inédites et précieuses sur le processus d'urbanisation de la banlieue japonaise et d'une façon plus générale, de l'impact de ce dernier sur le fonctionnement social au Japon.
    Afin de mener une réflexion en profondeur sur ces espaces, il présente une histoire complète de l'habitat urbain japonais, du XIXe siècle à nos jours, dans un pays où le capitalisme est à un stade avancé et où l'exposition aux désastres naturels est un facteur clé de la gestion de la population.
    L'ouvrage montre les étapes du phénomène de banlieusardisation à travers les principaux acteurs de l'urbanisation.
    Une description de l'occupation des différents logements et du fonctionnement social des quartiers permet en outre de comprendre l'évolution de la vie des banlieues.
    Comme le montre ce livre, ce phénomène de banlieusardisation se poursuit actuellement. Répondant à des logiques économiques strictes, les nouvelles formes de logements sont rapidement reprises par le secteur privé de la construction, qui les répandra sur l'ensemble du territoire. À mi-chemin entre la protection sociale et l'assujettissement économique, les cités de logements publics sont aujourd'hui, dans l'ensemble des sociétés postindustrielles, les lieux de drames sociaux les plus divers.
    Les documents originaux (photos) ou difficilement accessibles, même au Japon (photos anciennes, cartes), et les témoignages présents dans cet ouvrage sont particulièrement précieux.

  • - Des jardins & des livres documente l'exposition homonyme de la Fondation Martin Bodmer qui aura lieu à Genève du 27 avril au 31 août 2018.
    - L'ensemble est formé par 174 notices commentant les objets exposés et rédigées par les meilleurs spécialistes internationaux, ainsi que par 10 essais d'auteurs de renom portant sur le jardin dans les livres et sur le livre comme modèle de jardins.
    - Des jardins & des livres entend illustrer de manière savante et élégante le dialogue pluriséculaire entre l'art des jardins et le livre. Doté d'un très riche appareil iconographique, le volume présente différents aspects du va-et-vient incessant entre ces deux réalités artistiques, c'est-à-dire aussi bien des livres de jardin ou des manuels de jardinage que des textes littéraires à l'origine de jardins bien réels.

  • Cet ouvrage propose de partir d'une recherche sur les ambiances, pour envisager les modifications historiques que vivent actuellement les environnements oasiens. Il met en jeu une compréhension croisée des formes bâties, des modes d'usage et des sphères relationnelles qui donnent vie et sens au territoire aménagé pour être habité.
    Appliquée aux cités oasiennes d'Afrique du Nord, cette analyse permet de faire émerger les relations entre les sociétés et les autres formes du vivant (végétal et animal) qui assurent la permanence de pratiques spécifiques dans un contexte de forte contrainte climatique et de transformation accélérée des villes et des techniques agricoles.

  • Aujourd'hui, le paysage s'inscrit dans un contexte institutionnel qui promeut la prise en compte des habitants et des usagers, leur consultation voire leur participation. Il est devenu un enjeu de mobilisations, un objet de politiques publiques et un outil de médiation. Les acteurs, à toutes les échelles, en appellent à la sensibilisation, à l'éducation, à la mobilisation autour du paysage.
    Cet ouvrage fait dialoguer les principaux acteurs actuels de la formation du paysage, provenant de contextes divers: enseignement secondaire, formation des enseignants, universités, écoles de paysage, etc. Il propose des outils, des analyses, des démarches pour nourrir une didactique du paysage. Il présente une variété de dispositifs pédagogiques adaptés à tous les publics.
    Les 13 chapitres du livre sont enrichis par une version numérique qui présente des cas d'étude pédagogiques par le biais de 38 fiches interactives.
    Aboutissement d'un programme de recherche financé par le Fonds national suisse de la recherche intitulé « Didactique du paysage» (2015-2018) qui s'est consacré à l'élaboration de méthodes et d'outils qui peuvent nourrir la didactique du paysage, Sur les bancs du paysage initie et anime le débat autour du paysage et de son devenir.

  • L'ouvrage explore une partie significative des projets et des réalisations de Gunnar Asplund, protagoniste central de l'architecture moderne suédoise.
    En se focalisant sur la période comprise entre le concours pour le célèbre Cimetière boisé (1913) et l'Exposition internationale de Stockholm de 1930, le livre présente les éléments les plus caractéristiques de l'oeuvre de Gunnar Asplund et de l'architecture scandinave en général.
    Le texte est accompagné d'une riche série d'illustrations provenant des Archives d'Architecture et Design (ArkDes) de Stockholm et offre l'occasion d'une première approche à la richesse et à l'originalité de la production d'Asplund.
    Les projets et les réalisations sont présentés par thèmes, chacun traité et développé à l'intérieur d'un chapitre spécifique:
    Paysages, Maisons, Monuments, Villes, Architectures de fête constituent autant de clefs de lecture permettant de découvrir la période la plus riche et fertile d'un renouveau architectural qui fera de Stockholm et de la Suède un cas unique de raffinement, originalité et capacité d'invention en Europe.
    Cette expérience, qu'un critique Anglais avait défini en 1925 comme « Swedish Grace » a produit un grand nombre de bâtiments publics remarquables. En équilibre parfait entre modernité et tradition, les réalisations de la « Swedish Grace » représentent un chemin, relativement peu exploré, alternatif à la radicalité des avant-gardes et aux tentations historicisantes.

  • Public intéréssé par l'architecture, la philosophie, la sociologie. La perspective inusitée de l'auteur peut viser un public plus large par son approche humaniste et génératrice de questionnements profonds.
    Ainsi cet essai est-il envisagé comme un chantier où s'entrecroisent praxis, recherche, transmission pédagogique et médiation à l'égard des publics et usagers non professionnels.

  • - Un avenir utopiste ? Nous n'avons pas la certitude aujourd'hui qu'un développement durable des sociétés humaines soit définitivement réalisable. Pourtant, ce projet représente notre seul horizon collectif possible. Pour se faire, une évolution drastique de nos modes de vie est nécessaire et requiert inévitablement une adhésion significative de la population ainsi que sa participation et que seul l'établissement d'une symétrie entre économie, écologie, espace et société puisse motiver. Le projet de villes soutenables doit partir de l'ambition de réduire les inégalités actuelles en se basant sur des principes démocratiques égalitaires et sur des politiques sociétales, écologiques et économiques visionnaires et audacieuses.
    - L'urbanisme au centre. Il semble aujourd'hui que l'urbanisme doive répondre de responsabilités majeures et bien définies dans l'aggravation des inégalités et que toute politique qui cherche à les éliminer et à les combattre doivent prendre le projet de la ville comme point de départ. Les urbanistes se doivent désormais d'ouvrir le dialogue à d'autres domaines.
    Dans cette perspective, le présent volume est constitué de constributions issues de diverses disciplines: aux côtés de l'architecture et de l'urbanisme, entre en résonnance le discours de chercheurs en sciences politiques, d'anthropolgues et d'acteurs de terrain.
    - L'ouvrage s'articule autour de 4 grandes lignes:
    - Penser des stratégies sociales de développement durable en développant la porosité urbaine et en redynamisant les quartiers;
    - Analyser l'urbain à risque en tant que laboratoire de possibilités spatiales dans le but de mesurer sa capacité de résilience;
    - Développer des politiques de soutenabilité urbaine à travers des institutions publiques engagées et le dialogue d'acteurs pluridisciplinaires;
    - Mettre à l'épreuve des micro-projets locaux et les adapter à grande échelle dans un soucis d'économie de la mesure.

  • Cet ouvrage se penche sur une question cruciale pour nos sociétés contemporaines, celle de la planification d'un projet d'urbanisme engagé dans la réduction des consommations énergétiques.
    La diversité des rapports des personnes à l'espace et au temps, la variété de leurs aspirations et la place parfois hégémonique de la voiture dans ce cocktail constituent en effet des défis de taille.
    Derrière cette difficulté à faire évoluer les pratiques, notamment lorsque les enjeux collectifs deviennent colossaux, se cache une compréhension souvent imparfaite des phénomènes sociaux, des pratiques et des leviers qui les soustendent.
    Le présent ouvrage propose un état des lieux des relations entre modes de vie et consommation énergétique à partir de travaux de recherche originaux et récents portant sur l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, les États-Unis, la France, l'Italie, la Grande-Bretagne, le Japon, la Suisse et la Turquie.
    Avec des approches variées autour des consommations domestiques, des pratiques de mobilité, des enjeux frontaliers, ou encore sur la question de la vitesse et sa place dans nos sociétés, cet ouvrage permet de mieux comprendre les comportements en termes d'activités et de mobilité et la complexité des logiques qui les sous-tendent avec des outils simples et appropriables.

  • Dans une perspective monographique, l'auteur contribue à mettre en lumière la singularité de la démarche de Peter Eisenman en suivant l'émergence polyvoque du thème de l'interstitiel dans son parcours.
    L'ouvrage est organisé en quatre chapitres qui suivent le cheminement discursif, critique et projectuel de l'architecte américain, de l'univers abstrait des débuts de son cheminement théorique dans les années 1960 aux récits de ses premières investigations urbaines, à la fin des années 1970 et au courant de la décennie suivante. Les textes publiés d'Eisenman forment la trame de base du corpus analysé, qui vise à souligner la spécificité de sa contribution à un renouvellement de la discussion architecturale du thème de l'interstitiel, et par extension, sa contribution à de nouveaux regards sur la condition urbaine contemporaine.

  • La question du logement de masse est au coeur de la réflexion urbanistique et architecturale des villes européennes.
    Elle a donné lieu à des réponses hétéroclites, proposant une grande diversité d'approche et de solutions.
    Dans ce cadre, Vienne et Francfort s'affirment comme les résultats les plus convaincants: le Hof et la Siedlung constituent ainsi deux modèles distincts et cohérents pour aborder des problématiques communes.

empty