Mousse Publishing

  • Un voyage photographique à travers l'architecture et l'histoire de la capitale du Pakistan, construite ex nihilo de 1961 au milieu des années 1970.
    En 1962, le cabinet d'architecture Ponti Fornaroli Rosselli a été chargé de concevoir et de construire une partie du quartier des ministères de la nouvelle capitale du Pakistan occidental, Islamabad, qui était en cours de construction selon le plan directeur de Constantinos Doxiadis et de Robert Matthew. Quinze cents dessins d'architecture et moins de deux ans plus tard, les bâtiments étaient achevés. À certains moments, cinq mille ouvriers étaient sur le site en même temps. Le chef de projet Alberto Rosselli a déclaré que l'idée n'était pas de transférer leur savoir occidental au Pakistan, mais de créer un nouveau Pakistan.
    Fascinée par ce projet, où les histoires personnelles des familles Ponti et Rosselli se croisent sur fond d'histoire architecturale et politique, Giovanna Silva s'est rendue à Islamabad en 2020 avec Paolo Rosselli, neveu de Gio Ponti et fils d'Alberto Rosselli. Ce fut un voyage à travers l'architecture, les souvenirs personnels et une ville construite dans le désert comme future capitale d'un nouveau monde, avec pour toile de fond le magnifique paysage des collines de Margalla. Les photographies de Silva montrent les bâtiments dans leur fonction publique quotidienne, en mettant l'accent sur les espaces tels qu'ils sont utilisés par leurs utilisateurs. Le livre contient également des images d'archives du chantier et de la construction, ainsi qu'un texte narratif de Paolo Rosselli retraçant l'histoire du projet et ses réactions lors de sa première visite du travail de son père à Islamabad.

  • Un parcours d'inventions et d'expérimentations à travers plus de 200 pièces d'artistes internationaux, observant la diversité non seulement des formes et des décors, mais aussi des processus de fabrication de la céramique.
    Ce projet évite les narrations traditionnelles qui maintiennent la céramique à la marge des arts, mais rend plutôt hommage au medium en le questionnant comme un matériau hétérogène capable de raconter de nombreuses histoires. Prenant comme point de départ la création de la première Poterie artistique de Monaco dans la seconde moitié du XIXème siècle, cette publication met en lumière des personnalités majeures de l'histoire de la céramique en Principauté - Charles et Marie Fischer, Eugène Baudin et Albert Diato - et en regard du travail de nombreux artistes parmi lesquels Johan Creten, Simone Fattal, George Ohr, Ron Nagle, Pablo Picasso ou encore Magdalena Suarez Frimkess, dont certains, malgré la distance historique ou géographique, partagent des connexions profondes et des complicités inattendues.
    Cette publication rassemble plusieurs des interprétations que ce médium malléable a inspirées sur plus d'un siècle, et reflète l'aspiration des artistes céramistes à provoquer un changement de perspective.
    Elle rassemble dans une édition bilingue français-anglais des textes de Cecilia Canziani, Valérie Da Costa, Chus Martínez, Cristiano Raimondi et Agnès Roux.
    Publié suite à l'exposition éponyme au Nouveau Musée National de Monaco - Villa Sauber, du 18 septembre 2020 au 31 janvier 2021.

  • Étude monographique consacrée à la réalisatrice, vidéaste et photographe Clarisse Hahn. Éditée par Nicole Brenez, la publication rassemble des écrits couvrant la variété des médias et des sujets qui constituent son travail, de l'art contemporain au cinéma, des guérillas à l'érotisme. L'ouvrage comprend également des dialogues entre Clarisse Hahn, des artistes et des historiens de l'art, ainsi qu'une série de reproductions de ses oeuvres, photographies, photogrammes et vidéogrammes.

  • Lars Fredrikson

    Collectif

    Première grande monographie consacrée à l'oeuvre radicale du Suédois, peintre, dessinateur, sculpteur et précurseur des arts sonores (CD audio inclus).
    Publié à l'occasion de l'exposition rétrospective de Lars Fredrikson au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain à Nice, organisé en collaboration avec le Nouveau Musée National de Monaco et le fils de l'artiste, cet ouvrage est la première monographie consacrée à l'oeuvre radicale du Suédois, peintre, dessinateur, sculpteur et précurseur de l'art sonore (1926-1997). Au cours de sa longue carrière, l'artiste a créé un vaste corpus multidisciplinaire visant à remettre en question notre perception - les frontières entre le visible et l'invisible, la présence et l'absence, l'intérieur et l'extérieur.
    Cette publication s'intéresse en particulier à l'approche non linéaire de l'art prônée par Lars Fredrikson, son exploration corporelle des vibrations et son objectif de saisir les ondes et les fréquences invisibles qui nous entourent.
    Publié à l'occasion de la rétrospective de l'artiste au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain, Nice, du 16 novembre 2019 au 22 mars 2020.

  • Le philosophe et musicologue Peter Szendy présente quatre essais sur l'oeuvre récente d'Anri Sala. Szendy y souligne le rôle clé joué par la musique et le son au coeur des installations sensorielles de l'artiste.
    Cet ouvrage, publié à l'occasion de l'exposition « Anri Sala. Le Temps coudé » présentée au Mudam à l'automne 2019, comprend quatre essais du philosophe et musicologue Peter Szendy consacrés aux travaux majeurs de l'artiste depuis 2013. Manifestant les liens intellectuels forts qui se sont développés au cours de leurs collaborations, Szendy s'appuie sur l'expérience sensorielle que proposent les oeuvres d'Anri Sala pour explorer la porosité des liens entre l'image et le son, et leur relation à l'espace, à l'histoire et au temps.
    Publié à l'occasion de l'exposition « Anri Sala. Le Temps coudé », Mudam, Luxembourg, du 11 octobre 2019 au 5 janvier 2020.

  • Cette publication retrace les multiples origines du corpus le plus emblématique du pionnier de l'Arte Povera : les célèbres igloos de Mario Merz, réalisés de 1968 jusqu'à la fin de sa vie. Des essais de Germano Celant, Lisa Le Feuvre, Pietro Rigolo et Mariano Boggia complètent un riche ensemble d'illustrations et de documents inédits, dont une interview de Merz réalisée en 1974 par Harald Szeemann, ainsi qu'une reconstitution photographique de l'exposition Igloos au Pirelli HangarBicocca.
    Reprenant l'exposition historique de Mario Merz organisée par Harald Szeemann en 1985 à la Kunsthaus de Zurich, l'exposition au Pirelli HangarBicocca a réuni plus de trent oeuvres de grande taille (au lieu de dix-sept initialement), constituant un panorama au grand impact visuel.
    À travers cet ensemble d'oeuvres, l'exposition révèle les aspects et les thèmes les plus novateurs de la recherche de Merz, qui s'inscrit dans le panorama artistique contemporain international des 50 dernières années, avec l'utilisation de matériaux naturels et industriels, un déploiement poétique et évocateur du mot écrit et le dialogue avec l'espace et l'architecture environnante.
    La pratique de Mario Merz s'est développée à Turin à partir des années 1950. Figure clé de l'Arte Povera, il a été l'un des tout premiers à utiliser le medium de l'installation en Italie, brisant la nature bidimensionnelle de l'image en intégrant dans ses toiles des tubes au néon et des objets du quotidien, tels des parapluies et des lunettes.
    À travers son travail, il étudie et représente les processus de transformation de la nature et de la vie humaine, en utilisant des éléments du domaine scientifique et mathématique, comme la spirale et la séquence de Fibonacci, et introduit, à partir de 1968, ce qui allait rester l'un des plus récurrents et représentatifs motifs de sa pratique depuis plus de 30 ans : l'igloo.
    Ces oeuvres, visuellement reliées à des habitations primitives, deviennent pour l'artiste l'archétype des lieux habités et du monde, ainsi qu'une métaphore des diverses relations entre intérieur et extérieur, entre espace physique et conceptuel, entre individualité et collectivité. Ses igloos se caractérisent par une structure métallique recouverte d'une grande variété de matériaux courants, tels que l'argile, le verre, la pierre, le jute et l'acier, souvent penchés ou enlacés de manière instable, ainsi que par l'utilisation d'éléments et d'écritures au néon.
    Cinquante ans après la création du premier igloo, l'exposition offre un aperçu du travail de Mario Merz, de son importance historique et de sa grande portée novatrice. Rassemblés dans de nombreuses collections privées et musées internationaux, comme le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía à Madrid, la Tate à Londres, la Nationalgalerie à Berlin, le Van Abbemuseum à Eindhoven, le Kunstmuseum Wolfsburg à Wolfsburg et le Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen à Düsseldorf, les igloos sont présentés ensemble en si grand nombre pour la première fois.
    Le catalogue contient une documentation photographique détaillée de l'exposition, ainsi que des contributions de Germano Celant, Lisa Le Feuvre et Pietro Rigolo, et des notices pour toutes les oeuvres présentées.
    Publié suite à l'exposition éponyme au Pirelli HangarBicocca, Milan, du 25 octobre 2018 au 24 février 2019.

  • Anglais Yang Fudong

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    Monographie de référence de l'une des figures majeures sur la scène de l'art contemporain et du cinéma indépendant en Chine, avec une large sélection des films, des installations vidéo et des travaux photographiques de Yan Fudong et plusieurs analyses inédites de son travail.

    Peintre de formation, Yang Fudong (né en 1971 à Pékin, vit et travaille à Shangai) a rapidement choisi le médium du film et de la vidéo. Son travail reflète la modernisation rapide de la Chine et les incertitudes créées par le renversement de ses valeurs culturelles traditionnelles, que l'artiste met en relation avec une réflexion sur l'histoire du cinéma, de l'image en noir et blanc notamment, dans des oeuvres intemporelles à l'esthétique extrêmement travaillée.

  • Dora Budor, Martine Syms, On the copy (par Bettina Funcke, Michele Robecchi, Ian Cheng, Liam Gillick, Daniel McClean, Kenneth Goldsmith, Darren Bader, Nick Currie, Martin Clark, grupa o.k.), L'imitation par Philippe Pirotte, Walter Benjamin par Jens Hoffmann, Jim Nutt par Hans Ulrich Obrist, Leidy Churchman, Albert Serra, Other futures par Angie Keefer, The 80s par Kelly Taxter, Yuri Parrison, Rachel Rose & Ben Russell, Michael Snow & Sharon Lockhart, Aldo Tambellini, Nancy Lupo & Hayley Silverman, f.marquespenteado, A Brief-and prolonged-history of trauma in contemporary art par Jennifer Allen...

    Magazine international bilingue (anglais / italien) de quelque 300 pages au format tabloïd, Mousse rassemble tous les deux mois, depuis 2006, des interviews, des conversations, des articles et des essais avec et autour des principaux acteurs de la scène artistique et de la culture contemporaines (critiques, artistes, curateurs), fédérant des contributeurs basés dans les plus grandes capitales artistiques du monde, Berlin, New York, Londres, Paris, Los Angeles, etc.
    Mousse (Mousse Pubblishing) est également une plate-forme éditoriale qui publie de nombreux catalogues, monographies et livres d'artistes (voir la rubrique correspondante dans la section éditeurs).

  • Articulé autour d'un entretien au long cours entre Robert Filliou et Irmeline Lebeer (lui-même structuré en abécédaire allant des termes « amitié » à « zen »), ce catalogue, illustré de nombreuses reproductions d'oeuvres et d'images d'archives, constitue une rétrospective complète de l'oeuvre plastique du poète, dramaturge, artiste et penseur français, figures clé, parmi les plus influentes, de l'art de la seconde moitié du XXe siècle.

    Publié suite à l'exposition « Robert Filliou - Le secret de la création permanente », M HKA, Musée d'art contemporain d'Anvers, du 13 octobre 2016 au 22 janvier 2017.

  • Célébrant deux expositions conjointes de Parreno, cette monographie offre un riche aperçu critique de son travail, avec des essais de Cyril Béghin, Molly Nesbit, Brian O'Doherty et Adam Thirlwell, et des entretiens avec Hans Ulrich Obrist et Andrea Lissoni. Un outil de recherche conséquent qui permet d'appréhender l'ensemble des enjeux du travail de l'une des figures les plus influentes et charismatiques de la scène artistique contemporaine.

    Publié suite aux expositions « H {N)Y P N(Y} OSIS », Park Avenue Armory, New York, du 11 juin au 2 août 2015 et « Hypothesis », Pirelli HangarBicocca, Milan, du 22 octobre 2015 au 14 février 2016.

  • Première monographie de l'artiste photographe suisse.
    Publié suite à l'exposition de Stefan Burger à la Kunsthalle Bern en 2017.
    Né en 1977 à Müllheim, Stefan Burger vit et travaille à Zurich.

  • Première monographie d'envergure consacrée au travail de Ben Rivers, Ways of Worldmaking explore la diversité et l'ampleur de son oeuvre à travers une documentation centrée sur une série d'expositions mettant à l'honneur le cinéaste expérimental britannique.

  • Conçu en étroite collaboration avec l'artiste, avec des textes de Michel Racine, architecte paysagiste, et de Célia Bernasconi, conservateur en chef du Nouveau Musée National de Monaco, ce livre présente le regard de Latifa Echakhch sur les collections du musée, ainsi que son interprétation des représentations historiques du Jardin Exotique de Monaco, à travers un flipbook retranscrivant au fil des pages le mouvement de cinq vidéos produites pour l'exposition au NMNM.

    « Invitée à intervenir à la Villa Sauber par Célia Bernasconi, Conservateur en chef du Nouveau Musée National de Monaco, Latifa Echakhch a choisi de revisiter le patrimoine exceptionnel de chefs-d'oeuvre des arts de l'illusion de la Principauté, explorant les collections du NMNM, les maquettes de décor et les automates de Madame de Galéa - mais aussi les émouvantes cartes postales de faux rochers et de faux bois du Jardin Exotique. Une interprétation subtile et juste des voix anonymes qui se sont tues et qui chantent à nouveau en sourdine sous sa direction, dans un jardin bien à elle. » Michel Racine.

    Publié suite à l'occasion de l'exposition éponyme au Nouveau Musée National de Monaco en 2018.

  • Nouvelle monographie, présentant les oeuvres les plus récentes de l'artiste américano-canadienne, en dialogue avec les oeuvres d'un musée.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Centraal Museum, Utrecht, en 2019.

  • Anglais Tehran

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    En 2018, Giovanna Silva a photographié les rues de Téhéran et a rassemblé des documents d'archives issus de l'ambassade américaine dans la capitale de la République islamique. Les images constituent un récit stratifié qui rencontre les mots de Hamed Khosravi, dont la contribution s'inscrit dans une recherche sur les mouvements sociaux et leur relation avec l'architecture.

  • T*

    Giordano Bonora

    Une archive photographique de la communauté transgenre de Bologne dans les années 1980. Avec des textes critiques d'universitaires et de théoriciens queer.

  • Le Nouveau Musée National de Monaco présente un nouveau projet d'Ettore Spalletti, dont le commissariat est assuré par Cristiano Raimondi - réalisé spécialement pour les espaces de la Villa Paloma -, à travers un parcours constitué de trente oeuvres réparties en sept environnements dans les trois étages de la villa. Les espaces pensés et produits par l'artiste mettent en scène, de manière non chronologique, tous les aspects de son travail par la présentation de nouvelles productions importantes mais aussi d'oeuvres historiques provenant de son atelier ou d'importantes collections privées.
    L'atelier de l'artiste est le point de départ à partir duquel se construit le parcours de l'exposition. Comme un chef d'orchestre, il réorganise l'espace où il conçoit son intervention à travers des parcours de couleurs et de volumes qui deviennent des projections de sa dimension spirituelle et du paysage qui l'entoure depuis sa naissance, afin de nous plonger dans une atmosphère de spiritualité universelle et de rigueur.
    Le Nouveau Musée National de Monaco présente ce nouveau projet dans le cadre d'un programme d'expositions dédié à des artistes qui, comme Thomas Schütte, Richard Artschwager, Erik Boulatov, Mike Nelson, Alfredo Volpi, ont développé une recherche autonome, indépendamment des mouvements ou courants artistiques, entièrement tournée vers la fusion des arts et l'expérience concrète de l'espace.
    Publié suite à l'exposition éponyme au NMNM - Villa Sauber, Monaco, en 2019.

  • Une analyse du travail de Mike Kelley dans une perspective matérialiste, concentrée sur les oeuvres qu'il a produites autour de la question de la mémoire, son leitmotiv à partir de 1995.
    Mike Kelley est considéré comme l'un des artistes visuels les plus influents de sa génération. Mais c'était aussi un théoricien perspicace qui a beaucoup écrit sur son travail ainsi que sur l'esthétique dans les années 1980, 1990 et 2000, une époque marquée, selon lui, par la culture des victimes et le phénomène de psychologie connu sous le nom de syndrome de la mémoire réprimée. Mike Kelley: Materialist Aesthetics and Memory Illusions dévoile l'artiste sous un nouveau jour, comme philosophe empirique qui affirme ses positions à travers l'art et l'écriture. Dans une approche méticuleuse et transdisciplinaire, Laura López Paniagua présente l'oeuvre de Kelley comme une prise de position dans l'esthétique matérialiste et tisse des relations réfléchies entre la critique, les déclarations et les commentaires de l'artiste et les théories de penseurs tels que Georges Bataille, Walter Benjamin, Pierre Bourdieu, Sigmund Freud, Jacques Lacan et Maurice Merleau-Ponty. López Paniagua se concentre sur la production artistique de Kelley entre 1995 et sa mort en 2012, en analysant ces oeuvres par rapport au concept de mémoire, une des obsessions et des leitmotivs de l'artiste tout au long de sa carrière.

  • Nouvelle monographie basée sur le projet vidéo éponyme de l'artiste, qui retrace son exploration des reliefs et climats les plus hostiles, reculés et glacés de la planète. Cosmologie et cosmogonie sont conviées pour former de nouveaux imaginaires, à l'heure où ces zones de l'extrême subissent aujourd'hui des variations intenses dues au réchauffement climatique.
    Depuis ses débuts artistiques, Julian Charrière explore les changements de la nature et le rôle que les humains y jouent. Dans l'oeuvre cinématographique Towards No Earthly Pole, il agence différents paysages de glace de notre planète dans un univers sensuel et poétique. L'oeuvre réfère à la crise climatique actuelle à travers la topographie particulière des paysages glaciaires et la figure historique de l'artiste en tant qu'aventurier, enquêteur et explorateur.
    Pour réaliser le film, Charrière a voyagé avec son équipe dans certaines des régions les plus inhospitalières de la Terre. Il avait déjà visité des terrains difficiles d'accès pour des projets antérieurs : l'ascension du volcan indonésien Tambora, ou l'entrée dans les zones d'accès restreint des sites d'essais nucléaires. Tous ces lieux ont en commun un puissant symbolisme historique, culturel et géographique.
    Dans ses photographies, vidéos et objets - exposés au MASI Lugano, à l'Aargauer Kunsthaus et au Dallas Museum of Art, et documentés dans cette publication - l'artiste interroge les idées reçues et l'imaginaire visuel souvent trompeurs liés à certains lieux difficiles d'accès et à la « nature » en général. L'artiste fait appel à notre capacité d'émerveillement et encourage à rechercher la connaissance, mais aussi, parfois, à nous laisser submerger par la beauté du monde.

  • Nouvelle monographie.
    Conçue pour documenter trois expositions personnelles - Dioramas à la Fondation Pernod Ricard, Paris (2016-17), l'exposition aux Moulins de Paillard à Poncé-sur-le-Loir (2018) et Replica au CCA - Center for Contemporary Art Tel Aviv (2018) -, cette publication, comprenant deux essais de Philippe-Alain Michaud et de Mike Sperlinger, offre un aperçu complet de l'oeuvre de l'artiste sur près de vingt ans.

  • La période romaine de l'artiste suisse, moment décisif du développement de l'approche sculpturale de la photographie qui façonnera l'ensemble de son oeuvre ultérieure.
    Hannah Villiger a vécu et travaillé comme artiste résidente à l'Istituto Svizzero de Rome de 1974 à 1976. C'est là qu'elle concrétise ses premières idées artistiques et qu'elle développe l'approche sculpturale de la photographie qui façonnera l'ensemble de son oeuvre ultérieure, à savoir des photographies grand format de son propre corps disposées en blocs de plusieurs images, qui montrent des gros plans de parties du corps parfois fragmentées et abstraites. Villiger se considérait comme sculptrice plutôt que comme photographe, et ces années romaines ont été décisives dans l'élaboration de sa pratique artistique. Dans son atelier et dans le jardin de la Villa Maraini, elle a d'abord développé des objets simples inspirés des matériaux de l'Arte Povera, puis s'est progressivement tournée vers la photographie, qu'elle percevait comme une méthode plus sculpturale.
    Ce catalogue prolonge et élargit l'horizon de l'exposition consacrée à cette période à l'Istituto Svizzero en 2021 (la première exposition d'envergure de Villiger en Italie) en réunissant des documents inédits provenant de la succession de l'artiste, ainsi que des images tirées de ses journaux de travail qui donnent un aperçu de sa pratique artistique à Rome.
    Publié à l'occasion de l'exposition Hannah Villiger - Works/Sculptural à l'Istituto Svizzero, Rome, en 2021.

  • Monographie de référence, la première à couvrir l'intégralité de la carrière de l'« anarchitecte » Gianni Pettena.
    Le livre se compose d'une série d'études ciblées et approfondies et d'un vaste ensemble d'illustrations. Alors que la division en thèmes qui structure l'ouvrage suit l'analyse détaillée effectuée par Luca Cerizza et permet de mettre en évidence les domaines de recherche récurrents dans l'oeuvre de Pettena, au-delà de toute articulation chronologique et formelle, les autres essais se concentrent sur des aspects plus spécifiques de sa pratique.

  • Anglais Kidnappers foil

    Gareth Long

    Un projet sur les thèmes de la production de l'histoire, de la figure de l'amateur et du recyclage des médias à travers la figure du cinéaste itinérant Melton Barker, qui a voyagé à travers les États-Unis des années 1930 aux années 1970 pour produire plus de trois cents itérations du même film avec des castings locaux d'enfants (ouvrage basé sur l'exposition éponyme de Gareth Long à la Kunsthalle Wien en 2014 et reprise au Blaffer Art Museum de Houston en 2019) : un point de vue insolite sur l'histoire de la production cinématographique au XXe siècle.

  • Edition fac-similé d'un livre d'artiste réalisé par Marcel Broodthaers en 1973, Je hais le mouvement qui déplace les lignes prend le septième vers du sonnet de Baudelaire La Beauté pour point de départ d'un jeu éditorial basé sur une stratégie d'occultation des éléments péritextuels.

    Edition originale publiée en 1973 à Hambourg par les éditions Hossmann.

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