Nicolas Chaudun

  • Pont de Fer, pont des Voleurs, pont de Neufcourt, pont de Rosières...
    Etre au-dessus de l'eau tout en conservant les pieds secs. Le beau privilège. Passe l'eau, et repasse, et nous autres comme couchés sur elle dans son lit de bronze miroitant parsemé de chevelures d'algues. Est-ce la vie alors que contemplent en dessous de leur bras noués les amoureux innombrables qu'attirent les ponts sur les rivières ?

  • Réédition du texte de Roald Amundsen, l'un des derniers grands explorateurs de terres inconnues, qui fut le premier à découvrir les Pôles nord et sud.

  • Histoire de l'actuel Carreau du Temple, dans le 3ème arrondissement de Paris, qui fut successivement l'enclos du Temple, plus grande commanderie templière de France, la prison de Louis XVI et de la famille royale avant son exécution en 1793, puis un marché aux habits. L'inauguration du "nouveau" Carreau du Temple aura lieu au premier trimestre 2014.

  • Qui ne connaît ces photos d'élégantes posant au volant de décapotables profilées ? la ligne des premières se prolongeant harmonieusement sur la carrosserie des secondes (si ce n'est le contraire) ! Mais peu savent qu'elles sont l'oeuvre de Boris Lipnitzki (1897-1971), photographe russe émigré en France.
    Cette première monographie conduite par l'historienne Françoise Denoyelle (auteur de Studio Harcourt (1934-2009), Éditions Nicolas Chaudun) nous plonge dans la fébrilité du Paris des Années folles et l'avidité affichée de l'après-guerre. Des modèles de Poiret, Schiaparelli, Chanel côtoient des hommes et femmes de lettres, de théâtre, de musique, d'opéra et de danse (Anouilh, Bardot, Cocteau, Colette, Giraudoux, Lifar, Prokofiev, Stravinsky). Pour légitimer son goût des mondanités et des jolies courbes, Lipnitzki avait créé son propre studio, qui couvrit l'actualité des sorties parisiennes jusqu'à la fin des années 1960.

  • Djamel Tatah, né en 1959, a fait ses études à l'école des Beaux-Arts de Saint- Etienne de 1981 à 1986. Au cours de son séjour à Marseille en 1989, il a défini l'essentiel de son dispositif de création et s'est engagé dans la réalisation de grands formats et de polyptiques.
    Son dispositif de création associe la technique ancienne de la peinture à la cire, la photographie, puis la numérisation des images qu'il explore dès 1994. Chaque composition est exécutée d'une façon identique. Il réalise des photographies de ses proches qu'il utilise comme banque d'images pour composer ses tableaux sur ordinateur.
    Le dessin est alors projeté ou agrandi sur la toile.
    L'artiste met en scène des figures humaines grandeur nature, vidées de leur chair et de leur volumeìtrie, dans des espaces colorés géométriques et plans. Silencieux et suspendus dans le temps, les marcheurs, les gisants, les hittistes sont les motifs que l'artiste rejoue de tableaux en tableaux autour des thèmes de la vie urbaine, de la guerre, de la suspension ou de la chute.

  • Nous continuons d'explorer la verve mordante de notre « homme pressé » en attaquant la face insulaire de l'Europe :
    La Grance Bretagne. Il y sera croqué des chasseurs à cour, des gentlemen farmer et autres sportsmen qui n'ont d'égal qu'eux-même : un esprit libertaire et snob souffle sur cette bohême aristo.

  • « C'est vraiment trop drôle ! C'est étincelant de verve et d'esprit ! » s'exclama Goethe lorsqu'il lut les premiers récits du Genevois Rodolphe Toepffer.
    Milan-Côme-Splügen en zig-zag est de cette veine, pétillante de malice, débordante d'invention. Dessinateur, caricaturiste hors pair, théoricien de la peinture, précurseur de la bande dessinée, directeur d'école, mais aussi écrivain salué par Sainte-Beuve, Rodolphe Toepffer conte avec finesse et vivacité, dans des pages d'une étonnante modernité, les tribulations d'un pensionnat et de ses touristicules et autres voyageurs d'avant-garde en excursion scolaire en Italie et dans les Alpes.
    On en redemande.

  • Regards croisés de jeunesses du début du XXème siècle qui, à l'occasion d'un voyage en Grèce, s'émancipent de leurs héritages classiques.

  • L'historien de l'art Fabien Bellat se passionne pour décrire les influences réciproques au niveau mondial en matière d'architecture. Pour sa thèse (soutenue en 2007), il a étudié l'influence entre la France et l'URSS du début des années 1930 jusqu'au Congrès de Moscou de 1958. Dans son ouvrage, il raconte la croisade soviétique intéressée à prendre pied dans les Amériques selon la logique ancienne de l'oeuvre d'art comme signe de conquête.
    Deux approches de l'Amérique peuvent être dessinées : l'une se saisissant de l'idée américaine tel un concept, propageant en URSS des typologies américaines réinventées ; l'autre relevant de la stratégie militaire, la réalisation de monuments soviétiques sur le continent américain apparaissant in fine comme la mise en place symbolique de postes avancés en territoire adverse.
    Ces approches concomitantes, parfois complémentaires, quelquefois divergentes, invitent à traiter tant la dimension des projets que celle des réalisations. Cellesci convergent ou divergent, dans leur chemin vers une même finalité : l'invention d'une culture architecturale mondiale où l'URSS entendit prendre l'ascendant.

  • Fabien Verschaere développe un univers grouillant à la fois ludique, étrange et mystérieux.

    Ses installations, ses peintures et ses sculptures convoquent l'imagerie médiévale, la culture populaire, la bande dessinée, le monde de l'enfance et la psychanalyse. Son travail est prolifique car il répond à une urgence non dissimulée. Le dessin et l'aquarelle sont les éléments fondateurs de la démarche de Fabien Verschaere et, quand il passe à la troisième dimension, c'est pour renouer avec le contact direct et tactile du jouet, pour mieux approcher les contes de fées et ses princesses et surtout ses monstres dans lesquels il s'incarne. Le musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole expose Fabien Verschaere du 14 juin au 21 septembre 2014. A cette occasion, les Editions Nicolas Chaudun publient son catalogue.

  • Alexandra Boulat

    Collectif

    La Bosnie, le Kosovo, l'Afghanistan ou encore l'Irak, Alexandra Boulat est allée chercher ses clichés au coeur des conflits majeurs des deux dernières décennies.
    Elle fut également l'une des premières à témoigner de la condition des femmes dans des pays qui n'en font pas grand cas.
    Distinguée par de nombreux prix internationaux, elle est décédée prématurément le 5 octobre 2007.

  • Tania Mouraud

    Collectif

    La photographie et la vidéo sont les moyens privilégiés de Tania Mouraud. Dans « Exhausted Laughters », elle utilise cinq installations vidéos qui tournent autour du réel comme spectacle de la mort. NEEIING et la pièce ELLE sont le produit de rencontres fortuites, l'une à Yad Vashem à Jérusalem, l'autre à Paris lors d'un vernissage dans le XXe arrondissement.
    Si son diagnostic sur le monde réel ne fait pas de doute - « mon sujet c'est l'ogre » -, si elle injecte dans ses images, la tragédie et le sens du drame, Tania Mouraud est d'abord une artiste qui place la recherche sur les formes au coeur de son oeuvre. Ses oeuvres constituent des matières de résistance : à la barbarie, à la violence, au chagrin, à la mort... Fondamentalement critique, engagée dans un « art total », Tania Mouraud est une visual artist. Sans moralisme, elle cherche dans « la bataille de l'art » à rétablir vérité et beauté dans le grand récit de l'humanité.

  • Theìophile Gautier, c'est l'homme presseì qui voyage en zig-zag ! Pour se rendre aÌ La Haye, il aÌ Neufchâtel, Berne, Bâle, Strasbourg, Heidelberg, descend le Rhin, se perd aÌ Dusseldorf, aborde Rotterdam, gagne enfin La Haye et l'abandonne aussitôt pour Bruxelles et Paris. Il parcourt le tout en moins d'une semaine, mais avec l'oeil du critique d'art, la plume du poeÌte et la verve du feuilletoniste. Il offre là un haletant reìcit de voyage qui tient aussi du livre d'art et de l'art poeìtique.

  • André Morain est né en 1938 à Courbevoie. Autodidacte, il est l'oeil de l'art contemporain depuis les années 1950. Phorographe de la Fiac depuis sa création, il y créa à partir de 1982 un studio où il réalisa le portrait des artistes et galeristes qui venaient s'asseoir devant son objectif. Ces photographies ont fait l'objet du livre Les Ambassadeurs : 406 photographies publié en 1989 aux Editions de La Différence.
    Sur le vif, en noir et blanc, il photographie Andy Warhol grimaçant mais aussi des artistes mondialement connus dont nous ignorons le visage. Dans André Morain, l'oeil aux aguets 25 ans de photo André Morain a sélectionné 300 photographies qui témoignent de la vie artistique de l'époque. La Maison européenne de la Photographie exposera 101 photographies de l'artiste à partir d'avril 2013.

  • À partir de 1528, François Ier reconstruit le château de Fontainebleau au coeur d'une immense forêt dans laquelle il se plaît à chasser. Il s'attache également à créer des jardins : jardin de la Reine, jardin du Roi, jardin du clos de l'étang... Les remaniements successifs leur confèrent la majesté qu'on leur connaît aujourd'hui : construction du Grand Canal sous Henri IV, réaménagement du Grand Parterre par Le Nôtre sous Louis XIV, création du jardin anglais sur l'ancien emplacement du jardin du clos de l'étang sous Napoléon Ier. « Maison des siècles », comme l'appelait Napoléon, le château de Fontainebleau et ses jardins forment un ensemble unique. S'émancipant des poncifs de l'étude architecturale et de l'analyse symbolique, cet ouvrage est pensé comme une promenade historique hantée par le souvenir de François 1er et de l'Impératrice Joséphine. Souvenir ressuscité par le texte vif et enlevé de Vincent Droguet, conservateur, et les superbes photographies de Laurence Toussaint.

  • Alexandre Charpentier (1856-1909) a joué un rôle essentiel dans l'émergence de l'Art Nouveau. Il a milité pour que l'art soit à la portée de tous et gagne le décor de la vie quotidienne, au-delà des clivages entre Beaux-Arts et arts décoratifs. Touche à tout de génie, il expérimente une palette infinie de techniques et de matériaux : plâtre, marbre, bronze, or, argent, étain, porcelaine, grès, cérame, pâte de verre, estampe en relief et en couleurs, affiche, cuir gaufré... Toujours à l'avant-garde, Charpentier expose avec les néo-impressionnistes, comme Signac et Pissarro. Pendant l'affaire Dreyfus, il se range aux côtés de Zola. Musicien, il est très lié à Debussy ; il fréquente aussi le théâtre libre d'André Antoine. Célèbre de son vivant, mais éclipsé pendant un siècle, ce précurseur du design est à nouveau mis à l'honneur par ce catalogue, premier et unique ouvrage de référence sur son oeuvre.

  • qui se souvient que, jetant l'ancre à tahiti, bougainville baptisa " nouvelle cythère " cette île merveilleuse ? sur le pont de la boudeuse, un de ses jeunes compagnons partage cet enchantement.
    son journal en conserve la fraîcheur, digne d'un candide des lumières.

  • Recueil de textes décrivant le charme envoûtant et les contrastes saisissants de l'Andalousie du début du XXème siècle.

  • Nicolas Colombel

    Karen Chastagnol

    Bien représenté en France et à l'étranger, notamment aux États-Unis, l'oeuvre de Nicolas Colombel est pourtant mal connue du public. Originaire de Sotteville-lès-Rouen, il se forme à Paris avant de commencer sa carrière à Rome en 1678 où il est le seul français de sa génération à être reçu à l'Accademia di San Luca et au sein de l'Accademia dei Virtuosi al Pantheon. En 1694, il est admis à l'Académie royale de Peinture et de Sculpture en tant que peintre d'histoire. La suite de sa carrière se déroulera dans le cadre de cette institution.
    Il est sans doute l'artiste de sa génération qui a assumé le plus rigoureusement l'héritage de Poussin à une période charnière de l'histoire de la peinture française. Colombel puise également directement à la source des modèles italiens contemporains.
    Le catalogue de l'exposition réunit pour la première fois l'ensemble des oeuvres du peintre Nicolas Colombel.

  • Le 20 juillet 1879, l'explorateur Adolf Erik Nordenskjöld réussit, à bord du Véga ce que nombre de navigateurs avaient vainement tenté depuis plus de trois siècles : le passage du Nord-Est.
    Mais ce ne fut qu'au terme d'un hivernage long de dix mois près des côtes de la Tchoukotka. L'expédition internationale qu'il dirige en profite pour étudier les moeurs des peuples de ces confins de la Sibérie, les Tchouktches. Nordenskjöld relate cette aventure et cette rencontre dans une longue lettre adressée à son mécène Oskar Dickson. Jamais réédité depuis lors, ce texte est présenté par l'écrivain voyageuse Karin Huet, qui est partie en 2009 sur le Manguier, suivre les traces de Nordenskjöld et franchir le passage du Nord-Est.

  • Théâtre de luttes incessantes depuis 1978, confronté à la présence sur son sol d'armées étrangères, l'Afghanistan pèse lourd d'incertitude sur le destin de la planète.
    L'avenir de son peuple est aussi le nôtre. C'est ce que rappellent les reporters photographes de l'agence VII et de l'ECPA-d.

  • Le musée des Beaux-Arts de Rennes sort les amateurs de l'ombre en exposant la collection de Christian Adrien, collectionneur d'art ancien, grand amateur de dessins XVIIe et XVIIIe siècles.

  • Un tour d'Europe façon Pickwick, voilà ce que nous réserve ce merveilleux petit recueil de textes inédits ou introuvables de Paul Morand.

  • Edifiés entre 1759 et 1763 par la volonté de Louis XV, admirés de toute l'Europe au XVIIIe siècle, les hôtels jumeaux de la Guerre et des Affaires étrangères à Versailles furent les premiers immeubles français conçus pour les besoins spécifiques d'une administration. Après avoir abrité jusqu'à la Révolution les ministères de la Guerre, de la Marine et des Affaires étrangères, ils sont aujourd'hui occupés, l'un par le Service d'infrastructure de la Défense et l'autre par la Bibliothèque municipale de Versailles, dont les collections de manuscrits et d'imprimés sont parmi les plus riches de France. Traitant à la fois d'architecture, d'histoire et de bibliophilie, le présent ouvrage décrit les murs et les occupants de ces deux hôtels, où furent écrites quelques-unes des belles pages d'histoire militaire, diplomatique et culturelle de la France. Sa réalisation est le fruit d'une équipe d'auteurs réunie sous la direction commune de Basile Baudez, maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne, Elisabeth Maisonnier, conservateur des bibliothèques à la bibliothèque de Versailles, et Emmanuel Pénicaut, conservateur du patrimoine au Service historique de la Défense.

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