Notari

  • Écrit et illustré par Jennifer Yerkes, ce livre s'adresse à tous les enfants curieux de découvrir la vie qui se manifeste dans notre environnement immédiat : celle des fleurs, des petits animaux, des insectes en particulier. Ce monde est si étonnant que notre instinct nous pousse à nous en rapprocher, et même souvent à nous l'approprier. C'est si tentant de capturer un papillon ! Or, nous savons aujourd'hui que ce désir de posséder doit être contenu, que tout ce qui vit dans la nature doit être respecté si nous voulons nous-même continuer de vivre librement. Mais comment faire cet apprentissage ? Sans doute l'observation est-elle le meilleur moyen. L'échappée belle, par un scénario d'une grande simplicité reposant sur le dialogue entre un enfant et un adulte, attire l'attention sur la beauté et l'intelligence à l'oeuvre dans les activités d'un papillon.
    Et il en découle naturellement le désir d'en respecter l'épanouissement. Un désir qui pourra, à partir et audelà du livre, se reporter sur l'ensemble du monde vivant.

  • Aurore est une jeune femme équilibrée, attentive à elle-même et à ses enfants. Elle conduit sa vie avec assurance, comme sa voiture, qu'elle prend régulièrement pour effectuer des visites de courtoisie à un personnage solitaire, reclus dans sa maison au plus profond de la forêt : le loup. Cette histoire montre de façon lumineuse aux jeunes lecteurs qu'il est possible de devenir adulte, de dépasser le monde des passions, en apprivoisant le « loup » qui a pu un temps nous dévorer - et qui est autant en soi qu'en dehors de soi. Par les liens affectueux que l'on choisit d'entretenir avec lui plutôt qu'en le combattant, cet animal impétueux et vorace peut devenir un tendre et docile vieillard...
    Grâce à leur précision et à leur ambiance mystérieuse, les dessins servent à la fois le réalisme de l'histoire et les références aux contes de fée.

  • Comment sensibiliser de tout jeunes lecteurs à des questions importantes du monde actuel sans faire de discours ni développer des explications? Tel est le défi que relève magnifiquement ce livre pour les enfants grâce à un graphisme et un scénario vivants, simples, efficaces. L'histoire touche à la fois à des problèmes de justice et de respect de l'environnement, en faisant comprendre que le milieu naturel où nous vivons ne peut être harmonieux qu'en accordant de l'attention à tout ce qui constitue le monde, sans établir de hiérarchie entre la flore, les espèces animales et l'espèce humaine.
    Le point de vue adopté pour raconter les événements est celui d'un groupe d'animaux habitant une forêt, qui sont témoins de la disparition de leurs "maisons", c'est-à-dire des arbres à l'abri desquels ils logent et qui leur fournissent leur nourriture.

    Nouvelle édition en petit format, de cet album très aimé, paru la première fois en 2013.

  • Nouvelle édition de cet album à succès ! Un livre est un monde dans le monde. Pour passer de l'un à l'autre, on traverse une frontière invisible. Mais dans le livre lui-même, il y a d'autres frontières, par exemple celle qui sépare la page de gauche de la page de droite, rendue visible par le pli de la reliure. Ainsi le livre est-il un objet idéal pour dire quelque chose sur les notions de frontière, de passage, de pouvoir, de liberté de circulation et bien sûr...
    De pensée. En l'occurrence, Isabel Minhos Martins et Bernardo P. Carvalho utilisent les caractéristiques physiques du livre pour traiter de façon magistrale cette problématique à partir d'une idée très simple et d'une grande efficacité : ils mettent en scène un général du genre dictateur qui décide d'interdire à quiconque de passer de la page de gauche à la page de droite. Pour cela, il place un milicien à la frontière, c'est-à-dire au niveau de la reliure.
    Soucieux d'appliquer la consigne "à la lettre" , celui-ci interdit strictement le franchissement de la ligne de démarcation. Conséquence : peu à peu les passants (au sens fort du terme) s'accumulent sur la page de gauche, tandis que celle de droite reste absolument vierge. "Absolument" , oui, à l'image de ce pouvoir absolu qui dicte sa volonté de façon arbitraire. Et l'absurdité d'une telle décision, grâce au dispositif graphique, saute littéralement aux yeux de n'importe quel lecteur.
    Mais que va-t-il se passer à partir du moment où des enfants qui jouent sur la page de gauche vont lancer leur ballon par mégarde dans la zone blanche de la page de droite ? Serait-ce le début de la révolution ? ..

  • Un arbre attend, plein d'espoir... Qu'attend-il ?
    La journée idéale pour lâcher ses graines.
    Le bon jour, le jour parfait. Le jour arrive, mais l'aventure ne fait que commencer... Car si nous suivons les cent graines qui s'envolent, combien tomberont sur un bon sol ? Combien seront mangées par les oiseaux ? Combien finiront au fond d'une rivière ? Combien deviendront un arbre adulte ?
    Dans ce livre, nous décomptons, sans jamais perdre espoir. Même si l'histoire nous apporte ce qui semble être un récit infini de soustraction!
    Qui peut croire jusqu'au bout, comme cet arbre-mère, que tout ira bien ? (Veux-tu le faire, vraiment ? Espérons-le !).
    Un livre qui met la forêt au centre de l'attention, célébrant la résistance des graines et l'intelligence des arbres et de la nature. Pour des lecteurs de tous les âges.

  • Joanna Concejo s'approprie avec une maîtrise extraordinaire le texte de Charles Perrault, présenté ici dans sa version originale. L'illustration aux crayons de couleurs est résolument contempo-raine, proposant une interprétation très personnelle du conte des contes ! Comme souvent dans son travail d'illustration, Joanna Concejo va bien au-delà du texte et prend toute la liberté poétique due à une artiste unique, et cela toujours en restant d'un réalisme et d'une perfection d'exécution vraiment hors du commun.

  • Tout le monde connaît l'histoire d'Esope, du corbeau vantard, de son fromage et du renard qui, flatteur, a réussi à le lui prendre par la tromperie. Pascale Petit, dans cette version hilarante illustrée par Gérard DuBois, s'est bien amusée avec sa langue - en créant des mots rimés audacieux - ainsi qu'avec les personnages de l'histoire. Ici, en effet, le célèbre corbeau, si raillé, a bien pensé ne pas se faire trouver : il y a toujours quelqu'un d'autre au rendez-vous avec le renard.
    Serait-ce cette fois-ci, que le renard se retrouvera trompé ?

  • Un capitaine à la retraite demande la mer en mariage, et puisque « c'est la première fois qu'un homme l'invite à sortir », elle accepte. Elle se retire aussi : elle coule toute entière dans un verre que le capi-taine lui tend. Ils s'installent ensuite dans un meublé modeste et se racontent : elle lui raconte « les belles traversées, la conquête des mers, les exploits les plus sots accomplis sur son dos, les naufrages fameux ». Seulement la mer sans la mer, « ce n'est plus que du vent » : c'est la désolation. Et quand la mer reprendra sa place, pour le grand bonheur des habitants de la terre, des marins, des pêcheurs et des oiseaux, le capitaine en gardera une goutte au fond de son petit verre, histoire de « se retrouver de temps en temps en tête-à-tête, la mer et lui ».

  • Après avoir célébré en Suisse le centenaire de la disparition de Ferdinand Hodler (1853-1918), l'année 2019 est marquée par les commémorations du bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet (1819-1877), qui, suite à son engagement politique pendant la Commune à Paris, se voit contraint de fuir la France et de vivre ses dernières années en Suisse, où il meurt en 1877. Lorsque Courbet s'exile en Suisse en 1873, Ferdinand Hodler, alors âgé de vingt ans, demeure depuis peu à Genève.
    Ayant évolué dans les mêmes cercles artistiques, les deux peintres auraient pu éventuellement se rencontrer à l'Exposition nationale suisse de Lausanne de 1876, à laquelle tous deux participent. L'exposition Courbet-Hodler est un projet commun du Musée Gustave Courbet et des Archives Jura Brüschweiler, qui, dans le cadre de leur mission, ont pour objectif de mettre en valeur l'oeuvre de Ferdinand Hodler en Suisse comme à l'étranger, par le biais d'expositions et de publications.
    La collaboration avec le Musée Gustave Courbet offre ainsi une opportunité unique de présenter les tableaux du peintre suisse au public français.

  • En général, la lecture d'un livre se fait avec l'esprit : le lecteur se concentre sur les signes du texte et se représente mentalement ce qui lui est donné à voir. C'est du moins notre tradition. Mais le livre est aussi un objet que l'on tient dans les mains.
    Le Livre CLAP présente cette originalité d'inciter le lecteur à lire avec son corps : les situations, les attitudes et surtout les actions des per-sonnages montrées sur chaque double page peuvent être imitées par le lecteur. Il s'agit simplement de manipuler le livre en suivant les indi-cations du dessin, et de reproduire le bruit que cela fait dans la réali-té. Par exemple, si je vois face à moi le portrait d'un couple, en fermant le livre je pourrai faire en sorte que le personnage de gauche em-brasse celui de droite et imiter le bruit délicieux du baiser. Ou si je vois un grand papillon avec une aile sur la page de gauche et l'autre sur celle de droite, je vais pouvoir le faire « voler » en agitant les deux parties du livre qui s'articulent autour la reliure. Ce procédé permet de faire vivre la lecture en associant concrètement le livre et la personne qui le tient entre ses mains. Le plaisir est éprouvé totalement, autant par le corps que par l'esprit. Sans même qu'il soit nécessaire de le dire, le livre est alors ressenti comme un objet irremplaçable.

  • L'auteure et illustratrice portugaise Catarina Sobral signe ici un brillant conte contemporain sur le thème du développement durable. Le monde que nous avons tant maltraité, soudain, nous quitte: et nous, les humains, il faut qu'on trouve des solutions ! Avec beaucoup d'humour (noir?), on nous montre quelles seraient les réactions des habitants humains de notre planète: les politiciens, les physiciens, les philosophes, les écologistes, les cuisiniers et toute la population étonnée, jusqu'au «meilleur footballeur du monde» qui se demande, faute de monde: «...je suis le meilleur footballeur de quoi ?» Autant aller chez le psy... ! Fort heureusement, le final est optimiste et nous laisse de l'espoir : il est encore possible de sauvegarder notre monde !

  • Cora est la chienne de l'auteur-illustrateur, qui aime beaucoup se promener avec elle. En parcourant ce petit livre, on se demande qui, entre elle et son maître, est le plus doté d'imagination?
    Ce petit volume nous présente quelquesunes de leurs aventures extraordinaires: à chaque sortie, au gré des trouvailles, le rêve s'installe et de nouveaux mondes s'ouvrent...

  • 2020 sera une année de commémoration ? ; celle du centenaire de la mort d'Hector Hodler (1887 - 1920), fils de Ferdinand Hodler, mais surtout espérantiste et pacifiste engagé. Les Archives Jura Brüschweiler, en collaboration avec la Société Suisse d'Espéranto, célébreront cet événement à travers une publication bilingue français-espéranto, et une exposition itinérante. Les Archives Jura Brüschweiler possèdent un important fonds d'archives documentant la vie d'Hector Hodler, comprenant correspondance, carnets intimes, manuscrits, photographies et dessins, pour la majorité encore inconnus.
    L'étude et l'inventaire récents de ces documents permettent aujourd'hui d'éclairer sous un nouveau jour la personnalité et le parcours de ce pionnier de l'espéranto, particulièrement actif à Genève, à l'aube du XXe siècle. Bien qu'ayant été un acteur fondamental du développement de l'espéranto en Suisse et l'initiateur d'une action pacifiste en collaboration avec la Croix-Rouge durant la Première Guerre mondiale, Hector Hodler reste méconnu en dehors du monde espérantiste.
    Cette publication sera l'occasion de faire découvrir de nouvelles facettes du personnage à l'aune des documents récemment dépouillés. Modèle de son père, jeune collégien curieux et précoce dans son engagement, journaliste prolifique, fondateur de l'Association Mondiale d'Espéranto (UEA) et défenseur de la paix ? ; Hector Hodler a laissé son empreinte dans l'histoire de l'art, à travers les tableaux de son père, mais il a surtout impacté durablement le mouvement espérantiste.
    Sous la direction de Marine Englert, réunissant des textes de spécialistes de l'espéranto et d'Hector Hodler, ainsi que des textes écrits par ce dernier, l'ouvrage sera l'occasion de comprendre le cheminement intellectuel ainsi que les grandes actions de cette figure qui a manifestement marqué son temps.

  • Dans son village d'Angleterre, un jour de grande braderie, M. Wilson décide de mettre en vente quelque chose de tout à fait particulier : alors que ses voisins étalent devant leur porte, le long de la rue, toutes sortes d'objets usagés dont ils tentent de se débarrasser, il expose sur sa table, lui, de vieux souvenirs qu'il a extraits de sa tête en les tirant de son oreille... Et ça marche ! Voyage avec sa femme dans des contrées lointaines, rencontre amoureuse, tango langoureux, séquence de guerre, exploit scolaire, randonnée mythique en voiture, etc., tout ce que le vieux monsieur a engrangé dans sa mémoire au cours de sa vie est éparpillé aux yeux d'amateurs étonnés, amusés, émus, enthousiasmés, et tout le monde finit par s'arracher ces merveilleux souvenirs. Pourtant, tout à coup, M. Wilson prend conscience de la valeur réelle de son passé, de ce dont il est en train de se vider en échange de ces malheureux billets de banque qu'il accumule en contrepartie. Et c'est grâce à l'arrivée de sa petite-fille devant son étal presque vide que M. Wilson mesure l'importance de transmettre ses souvenirs - plutôt que de les brader. Un excellent ouvrage de Thomas Scotto et d'Annaviola Faresin qui rend attentif à la richesse de toute expérience humaine et à la nécessité d'inscrire celle-ci dans la continuité des générations.

  • Un conte à l'apparence classique sur des thématiques qui sont aussi très contemporaines : de la légende des amandiers en fleur, Joana Estrela crée une histoire pour tous les âges qui parle de la solitude, de la nostalgie et de la tristesse. Et aussi du réapprentissage qui doit être fait pour aller de l'avant...

  • L'automne se termine et la plupart des animaux de la forêt se préparent à hiberner. Le blaireau par contre ne veut rien savoir : il a des programmes pour s'amuser pendant tout l'hiver mais lorsqu'il va chercher ses amis pour les sortir, il les trouve tous endormis. Obligé d'aller chercher ailleurs, il fait la rencontre de nouveaux amis, avec qui passer l'hiver jusqu'au printemps, quand ses vieux amis fraichement réveillés le chercheront à leur tour.

  • Quand j'étais petit, je voulais être un "rafistoleur de fins", c'est-à-dire quelqu'un qui répare les fins des histoires.
    Parce que, si vous remarquez, très souvent les histoires finissent au meilleur moment... et de la pire des manières. Trop souvent, le final est trop compliqué, trop triste, trop décevant, trop injuste, trop difficile à avaler, totalement incompréhensible...
    Ce livre a remporté en 2018 la 2e édition du très important Prix international pour albums illustrés SERPA, dans sa première édition en portugais.

  • Ce récit surprenant raconte l'histoire de la découverte de la célèbre peinture de Manet, par le biais d'une simple carte postale, par deux adolescents de banlieue. Cette rencontre avec le célèbre tableau suscitera de leur part une réflexion assez naïve sur l'art et leur donnera envie de "jouer aux artistes".
    Cela, avec l'idée non cachée de s'enrichir de manière démesurée, comme le font certains artistes contemporains dont ils ont eu vent et dont les "oeuvres" laissent très perplexes les deux garçons. Le tableau qui donne le titre à ce récit les stimulera ainsi à "remettre en scène" le fameux déjeuner, ce qui sera fait avec la complicité d'une jeune tante, prête à jouer le jeu. Ceci jusqu'au point de se dénuder pendant le pique-nique que les deux garçons auront organisé. La grande excitation que suscitera cette "performance" chez les deux amis, leur empêchera, pour finir, de mener à bien leur "projet artistique". Ils oublieront en effet de faire ce qu'ils avaient prévu depuis le début, soit de prendre une photo de leur «installation», éblouis -ou plutôt étourdis- par la nudité de la jeune femme... mais le souvenir de leur «déjeuner sur l'herbe» restera gravé pour toujours dans leur mémoire !

  • "Ça a commencé comme ça. Un soir, son père est rentré tout content. Il a annoncé qu'il avait trouvé du travail en ville, un bon travail. Benjamin n'a pas tout de suite compris." Dans cet album, il est question d'un enfant qui passe de la vie à la campagne à la vie en ville. Benjamin doit soudain tout quitter : ses amis, ses voisins, son cerisier dans le jardin. Le déménagement s'impose (mais comment tout faire tenir dans un carton ?), ainsi que la nouvelle manière d'habiter en ville, qui est toute à découvrir, du haut de sa nouvelle fenêtre : la grande place, le paysage urbain, le grouillement des petits humains qui vivent là-dessous. Ce n'est qu'après un bon moment, pendant lequel tout lui semble inacceptable, moche et malodorant, et grâce à une rencontre providentielle, que Benjamin se décide enfin à sortir et à se lancer dans sa "nouvelle vie" d'enfant citadin.
    Les somptueuses illustrations de l'italienne Cristina Pieropan, qui accompagnent ce premier texte jeunesse de la genevoise Silvia Härri, sont entièrement réalisées en gra-vure à l'eau-forte coloriée à l'aquarelle.

  • Sous un même toit, se rassemble un nombre considérable de parties du corps : des têtes, des mains, des pieds, des os, des cheveux ou des seins.
    Dans ce livre, les mathématiques nous aident à dénombrer les parties du corps et les activités de la famille. Une fois les calculs faits, on apprend à connaître la famille tout de suite mieux...

  • Des "petits riens" écrits au printemps 2020, dès le premier jour du confinement, et adressés par l'auteur au jour le jour par WhatsApp, sous la forme de messages audio, à ses proches et à ses filles, façon de lancer avec une naïveté assumée des brins de poésie pour éclairer le monde qui nous venait. Son ami comédien Patrice Bornand s'est prêté au jeu en mettant son très beau talent d'interprète à les enregistrer sur son téléphone dans sa petite cuisine parisienne.
    C'était plein de bruits de casseroles et de bouteilles, et de motos qui pétaradent dans la nuit. La poésie est faite de cela, d'un oiseau qui passe dans le ciel, d'un enfant qui pleure au loin, des petites brumes qu'on regarde accrocher aux branches leurs fantômes après la pluie, des étangs qui luisent dans le soir au coeur de la forêt, de toutes nos envies, et de la farouche volonté de ne jamais nous laisser prendre et enfermer par les événements.
    Et de filer nos rêves, et de nous souvenir, que le bonheur est fait souvent de trois fois rien.

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