Paraguay Press

  • Zizanies

    Clara Schulmann

    Clara Schulmann trouve dans les timbres, les inflexions, les silences et les hésitations des voix de femmes qu'elle écoute dans les chansons et les films, à la radio, dans les oeuvres des artistes, les romans et les essais qu'elle lit des manières de reprendre son propre souffle et de finalement prendre la parole.
    Zizanies raconte comment une recherche, au départ académique et menée dans les règles de l'art, dévie de sa route. Jeune chercheuse et critique d'art, Clara Schulmann engage un travail sur les voix de femmes d'abord dédié aux voix-off cinématographiques. Progressivement, ses lectures s'élargissent, gagnent du terrain, quittent le domaine soi-disant réservé de la recherche universitaire. Sa propre vie s'immisce dans ce qu'elle écrit, les podcasts qu'elle écoute résonnent différemment, les histoires de ses amies lui restent en tête. Ces voix de femmes qui l'envahissent font valser les cloisons qui séparent encore les différents domaines de la pensée contemporaine.
    Aidée sur sa route par les auteures qui réfléchissent aujourd'hui aux effets de la transversalité (Donna Haraway, Vinciane Despret), par celles qui redynamisent les enjeux propres de la littérature (Nathalie Quintane, Valeria Luiselli, Chris Kraus), en regardant en arrière vers un héritage féministe peu connu en France et qui savait déjà faire dialoguer théorie et cinéma ou poésie et écriture critique (Denise Riley, Mary Ann Doane, Susan Howe), Clara Schulmann s'intéresse aux puissances de l'oralité lorsque celle-ci permet de repenser l'écriture au sens large.
    Les voix de femmes réunies ici forment ainsi une famille aux contours et aux attachements inattendus mais dont les engagements s'arriment aux préoccupations politiques les plus contemporaines : comment faire groupe ? comment se faire entendre ? comment trouver les mots justes ?
    À l'occasion de ses dix ans d'existence, Paraguay crée une collection de livres de poche qui rassemble essais, entretiens et textes de fiction en langue française, en brouillant les frontières académiques entre ces différents genres littéraires.
    Paraguay est une maison d'édition connue pour ses ouvrages faits en collaboration avec des artistes contemporains (Prix du jury Festival du livre d'art FILAF 2018).
    Avec cette nouvelle collection, de jeunes auteur.es - critiques, théoricien.nes, artistes, écrivain.es - enquêtent sur le monde contemporain, et en rendent compte dans des écritures engagées, sensibles et expérimentales, pour adresser à un large public la question de l'expérience des oeuvres d'art comme forme de contribution à un débat intellectuel et politique. La ligne graphique de la collection est confiée à Eurogroupe, Bruxelles (Laure Giletti et Grégory Dapra).

  • Alma matériau

    Emilie Noteris

    Une généalogie subjective de femmes artistes, du XIXe au XXIe siècles, à travers les affinités et les résonances qui les unissent, affirmant les pouvoirs d'une lecture féministe et queer des pratiques artistiques.
    Après avoir éprouvé les vertus d'un regard féministe et queer posé sur des formes de cinéma populaire dans son ouvrage La Fiction réparatrice (2018), Émilie Notéris porte son analyse sur des oeuvres d'art réalisées par des femmes aux XXe et XXIe siècles, et la nécessité pour celles-ci de se constituer leur propre généalogie, l'histoire de l'art officielle étant encore trop occupée par les pères et leur progéniture pour tenir compte des mères. Biologiques ou électives, celles-ci proposent d'autres outils et d'autres raisons de créer, au sein d'une multitude d'histoires rhizomatiques.
    Ce faisant, l'autrice prend conscience que son analyse féministe reste inachevée si elle ne prend pas en considération les femmes artistes noires, leur histoire spécifique et les relations qu'elles entretiennent par-delà les diverses diasporas.
    Cet ouvrage, à la fois littéraire et analytique, esthétique et politique, est aussi une réflexion sur les nécessités de la recherche en art aujourd'hui : la volonté de dénaturaliser nos champs de vision et nos outils critiques, de faire attention à ce qui est rendu visible ou maintenu invisible, et la nécessité de considérer la complexité des intersections entre race, classe, sexe et genre. De produire, enfin, une analyse de l'art non plus pour célébrer le passé, mais ouvrir des potentialités interprétatives au présent.

  • Peintre et inventeur, Eugène Frey (1863-1930) a développé en même temps que les pionniers du cinéma des techniques inédites de décor animé pour le théâtre. Aujourd'hui, l'artiste João Maria Gusmão réinterpète ces techniques et les recontextualise aux côtés de Loïe Fuller, Georges Méliès, Lotte Reiniger... Première publication consacrée à l'oeuvre d'Eugène Frey, le somptueux catalogue de l'exposition au Nouveau Musée national de Monaco présente les textes de Stéphane Tralongo (université de Lausanne) et Laurent Mannoni (Cinémathèque française), ainsi qu'une oeuvre de fiction par João Maria Gusmão.

    Artiste oublié de l'histoire de l'art et de la scène, le jeune peintre Eugène Frey (Bruxelles 1863 - Courbevoie 1942) inventa en 1900 la technique des « Décors lumineux à transformations » - un système complexe de projections lumineuses combinant techniques picturale, photographique et cinématographique, qui permettait de conférer aux décors de scène de multiples variations de couleurs, de lumières et de formes, mais aussi d'y intégrer des images en mouvement. Il développa ce procédé unique sur la scène de l'Opéra de Monte-Carlo, entre 1904 et 1938.
    Dans la volonté de redécouvrir l'oeuvre prolifique d'Eugène Frey, le NMNM a invité l'artiste João Maria Gusmão à réinterpréter la technique des Décors lumineux. Assimilant sa recherche à une enquête métaphysique sur le terrain des médias analogiques expérimentaux, détournant au passage le vocabulaire de pionniers du cinéma (tels Eadweard Muybridge) ou de physiciens et philosophes des sciences (James Clerk Maxwell, Ernst Mach), João Maria Gusmão a élaboré une installation scénographique composée de multiples projecteurs de diapositives modifiés. Synchronisées dans les différents espaces de la Villa Paloma, ces projections réactivent les différentes techniques d'animation utilisées par Frey, sous la forme d'un « micro-cinéma en lumière continue ».
    Au fil de ce parcours pré-cinématographique, l'exposition confronte différents projets décoratifs d'Eugène Frey aux créations expérimentales de nombreux autres inventeurs, des premières années du XXe siècle jusqu'à nos jours, parmi lesquelles : les pièces d'ombres de Caran d'Ache; le théâtre mécanique de l'artisan-horloger Emmanuel Cottier ; le théâtre d'ombres de l'artiste Hans-Peter Feldmann et les performances de Lourdes Castro ; les films de silhouettes créés par Lotte Reiniger ou Michel Ocelot ; les expériences fantasmagoriques de Georges Méliès, Alexandre Alexeïeff et Claire Parker ou encore Jean Hugo ; les chorégraphies lumineuses de Loïe Fuller et les installations de Gusmão + Paiva.
    João Maria Gusmão présente cette première monographie consacrée à l'oeuvre d'Eugène Frey. L'ouvrage contient également des textes de Stéphane Tralongo, professeur de cinéma à l'université de Lausanne et de Laurent Mannoni, directeur des collections scientifiques de la Cinémathèque française.

    Publié à l'occasion de l'exposition « Variations. Les décors lumineux d'Eugène Frey présentés par João Maria Gusmão », Villla Paloma, Nouveau Musée national de Monaco, du 7 février au 30 août 2020.

  • Une lecture féministe et queer des pratiques artistiques des quarante dernières années à travers un corpus d'oeuvres et de textes produits depuis la fin des années 1960, de nouveaux essais et une anthologie de textes d'artistes.
    Comment s'articule aujourd'hui la négociation entre les corps et les langages ? Cet ouvrage dévoile un corpus d'oeuvres et de textes produits depuis la fin des années 1960, où les corps et les mots, libérés des déterminismes identitaires deviennent le modus operandi de nouvelles machineries narratives et poétiques. Richement illustré, ce livre réunit de nouveaux essais de Quinn Latimer, Émilie Notéris et de Lilou Vidal ainsi qu'une anthologie de textes d'artistes : poèmes, hyper-textes, scripts, notes, chansons, citations ou extraits de pensées plurilinguistiques.
    This is My Body... est le second ouvrage publié par Paraguay avec la curatrice Lilou Vidal, afin d'accompagner des pratiques curatoriales innovantes qui tiennent compte des changements politiques et sociétaux.
    Avec les oeuvres de Simon Asencio, Gianfranco Baruchello, Tomaso Binga, Irma Blank, Pauline Boudry & Renate Lorenz, Ernesto de Sousa, Felix Gonzalez-Torres, Karl Holmqvist, Derek Jarman, Ketty La Rocca, Hanne Lippard, Mélanie Matranga, Rory Pilgrim, Michele Rizzo.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Delta, Namur, du 23 novembre 2019 au 19 avril 2020.

  • Témoignage inestimable sur la déportation et l'holocauste des Roms pendant la Seconde Guerre mondiale, l'oeuvre de Ceija Stojka (1933-2013) est présentée pour la première fois dans sa double dimension d'oeuvre graphique et poétique. Dans cet ouvrage, le verso de ses oeuvres, où elle décrit et témoigne par l'écriture, est présenté à égalité avec ses dessins et peintures. La langue particulière de Ceija Stojka, expressive et quasi phonétique, est transcrite en allemand et traduite en anglais.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme à la Malmö Konsthall en 2021.

  • Comment rendre aujourd'hui les institutions plus habitables, plus inventives, plus auto-critiques ? Comment conférer à l'école et au musée des fonctions d'accompagnement et d'élucidation, plutôt que d'explication et d'encadrement ? Un livre d'entretiens avec la curatrice et pédagogue Laurence Rassel, qui développe en pensée et en actes des manières de faire remédiant à ce qui ruine les relations et freine l'émancipation.

  • Théâtre complet

    Guy de Cointet

    Cet ouvrage est la première publication à comprendre l'intégralité des textes des oeuvres théâtrales de l'artiste Guy de Cointet, écrites entre 1973 et 1983. 25 pièces, augmentées d'un appareil explicatif et de très nombreux documents issus des archives du Fonds de Cointet à la Bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou.
    L'oeuvre de Guy de Cointet, restée dans l'ombre pendant près de deux décennies, a désormais repris sa place unique au sein de l'art des années 1970. Entre Los Angeles, New York et Paris, l'artiste français a développé une pratique singulière qui l'a mené de la peinture et du livre vers la scène : une trajectoire qui passe par l'écriture d'une vingtaine de pièces de théâtre entre 1973 et 1983. Cet ouvrage constitue la première publication complète de ces textes dans leur langue originale et en traduction, et permet de découvrir un auteur aux multiples « procédés », construisant peu à peu une écriture, de plus en plus libérée des contraintes. Abondamment illustré, l'ouvrage permet de découvrir les documents relatifs à la conception et à la mise en scène de ces oeuvres théâtrales, grâce à l'archive provenant du Fonds Guy de Cointet de la Bibliothèque Kandinsky au Centre Pompidou : carnets, dessins, photographies, affiches et cartons d'invitation. Le livre produit également commentaires et entretiens qui contextualisent et analysent l'oeuvre théâtrale de l'artiste, et restituent les notes de travail et les mises en scène de l'artiste.
    Guy de Cointet (né en 1934 à Paris, décédé en 1983 à Los Angeles) est considéré comme l'une des figures clé du mouvement de l'art conceptuel et de l'art de la performance qui ont émergé à Los Angeles dans les années 1970. Son influence sur la scène californienne actuelle est attestée par des artistes tels que Paul McCarthy, Mike Kelley, Allen Ruppersberg ou John Baldessari.
    La codification, le hiéroglyphe, la typographie représentent chez Cointet, dont l'oeuvre est fortement marquée par un intérêt pour les procédés de langage et notamment les techniques d'écriture de Raymond Roussel, un processus d'élaboration du mot mis en image, et de la couleur mise en forme. Ses dessins et livres attestent de son goût du mystère, des langages codés et de la cryptographie.
    Proche du théâtre et de la poésie sonore et visuelle (ses narrations non linéaires, ses « objets scéniques », véritables « tableaux parlants », et ses croisements entre théâtre, cinéma et danse auront des échos jusque dans les recherches actuelles d'artistes comme Catherine Sullivan), Cointet est l'auteur d'une synthèse entre culture populaire, sources littéraires, surréalisme et art minimal.

    Voir aussi Marie de Brugerolle : Who's that guy? - Tell me more about Guy de Cointet (DVD).

  • A la fois monographie et livre d'artiste plutôt que simple catalogue d'exposition, cette publication inscrit un volume de textes à l'intérieur d'un cahier d'images constituant un projet photographique spécifique de l'artiste. Le livre comprend également un ensemble de descriptions d'oeuvres par l'artiste, ainsi qu'un entretien dans l'atelier avec Marco Bene, son assistant.

    La matière est sur le point de disparaître, étouffée par la prédominance des images numériques qui s'accroissent exponentiellement pour se faire plus grandes que nature, « comme un gant de velours coulé en acier ». Cette monographie tient lieu de boîte à outils, dédiée à la reconstruction posthume d'objets d'art, à savoir les oeuvres de l'artiste Alexandre Estrela. Celles-ci ont été assemblées pour constituer Métal Hurlant, la dernière exposition organisée à la délégation de la Fondation Calouste Gulbenkian à Paris.
    Les textes de Sergio Mah, Sophie Cavoulacos, Miguel Magalhães, François Piron, Joël Vacheron et Marco Bene sont le résultat d'études couvrant l'ensemble de l'oeuvre d'Estrela. Ils jouent le rôle d'un guide de visite explorant les différentes facettes du concept de métal, de ses propriétés visuelles, sonores et haptiques jusqu'aux impacts psychiques et physiologiques des discordances de sa perception.

    Publié à l'occasion de l'expositon éponyme à la Fondation Calouste-Gulbenkian, Paris, du 13 mars au 16 juin 2019.

    Depuis le milieu des années 1990, Alexandre Estrela (né en 1971 à Lisbonne) défend activement la vidéo et le cinéma expérimental. Située à la croisée de l'image en mouvement, de la sculpture et de l'art acoustique, son oeuvre interroge les relations entre le thème et l'image.
    Alexandre Estrelaa étudié à la School of Visual Arts de New York. Dans cette même ville, il a effectué une résidence dans le cadre de l'International Studio & Curatorial Program. Il est également diplômé en peinture de la Faculté des Beaux-arts de Lisbonne, où il enseigne actuellement. Il a réalisé des expositions personnelles au musée de Serralves (Meio Concreto, Porto en 2013), au Musée national centre d'art Reina Sofía (Pockets of Silence, Madrid en 2015-2016), ou au M HKA (Roda Lume, Anvers, en 2016). Il est responsable de l'espace Oporto, à Lisbonne, où il organise des projections de films expérimentaux.

    Voir aussi Alexandre Estrela & João Maria Gusmão & Pedro Paiva.

  • Publication consacrée à l'unique manifeste que l'artiste belge a diffusé sur son oeuvre.

    Ceux qui sont familiers du travail de Mees savent qu'il désignait, avec le titre énigmatique Lost Space, deux importants corpus dont les origines et les principes formels divergent : plus de vingt ans séparent les objets et panneaux géométriques recouverts de dentelles, produits dans les années 1960, et les papiers de couleur découpés qu'il épingle au mur dans les années 1980. Cette publication est consacrée à un chapitre de cette histoire resté méconnu : le processus d'écriture d'un court texte tenant lieu de manifeste ambigu, également intitulé The Lost Space, auquel Mees aura contribué à distance par des annotations sans jamais l'écrire ou le signer lui-même. Ce livre reproduit pour la première fois les huit versions du texte, en fac-similé et reproduites typographiquement à la manière des notes pour le Grand Verre de Duchamp par Richard Hamilton.

    Publié à l'occasion de l'exposition de Guy Mees au musée d'Ostende, MU.ZEE, en 2019.

    Édition limitée à 350 exemplaires.

  • Une anthologie de textes de l'artiste.

    My epidemic (texts about my work and the work of other artists) est une anthologie, publiée en langue anglaise uniquement, de textes de l'artiste française Lili Reynaud-Dewar. L'ensemble réunit pour la première fois des essais et des critiques parus dans divers revues et catalogues, en France et à l'étranger, sur une douzaine d'années. Des textes écrits pour ou sur des artists (Lothar Hempel, François Curlet, Caroline Mesquita, John Smith, entre autres) côtoient des textes de conférences, ainsi qu'un petit traité sur l'enseignement de l'art.
    Stimulantes et provocantes, comme l'est son travail artistique, les questions et les idées que traite Reynaud-Dewar soulignent, dans leur diversité même, combien sa démarche s'oppose aux idées générales. La différence dans la manière de concevoir et d'explorer un sujet, et de situer ce qu'est un sujet, est ce qui fait ici toute la différence.
    Au fil des textes de My epidemic, on voit l'écriture de Reynaud-Dewar se construire, selon les méthodes de travail et les prises de position, rendant évident le rôle central de l'écrit dans son oeuvre. Retraçant le parcours intellectuel de l'artiste, ce livre se lit ainsi comme une forme de biographie.
    Comme c'est souvent le cas dans ses projets artistiques, Lili Reynaud-Dewar a conçu ce livre de manière collaborative: c'est un portrait réalisé par l'artiste Marina Faust que l'on retrouve en couverture, et c'est une autre artiste, Verena Dengler, qui a rédigé l'avant-propos du recueil, tandis que Ramaya Tegegne, artiste et designer graphique, en a conçu la mise en page. Enfin, c'est pour l'éditeur Paraguay Press un nouveau chapitre dans une collaboration qui comprend déjà la monographie Interpretation et le livre Pensée Nomade Chose Imprimée, auquel avait contribué Reynaud-Dewar.

    Faisant appel à une multiplicité d'influences, des sous-cultures musicales au design radical en passant par l'histoire du cinéma, Lili Reynaud Dewar (née en 1975 à La Rochelle) trace des perspectives obliques entre son histoire familiale et des signifiants culturels universels - le combat pour l'égalité des races, les revendications identitaires. Dans son travail, elle s'attache à des icônes de la transgression culturelle ou raciale, comme l'écrivain et militant Jean Genet, ou le musicien visionnaire Sun Ra.
    L'exposition autant que le texte lui permettent de remettre en mouvement des identités figées, ainsi que le rôle de la galerie et des objets de l'art.
    Lili Reynaud-Dewar est la lauréate du 15e Prix Fondation d'entreprise Ricard.

    Voir aussi Yves Aupetitallot : Conversation avec Lili Reynaud-Dewar, avant Ceci est ma maison, Magasin, Grenoble, 2012.

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  • Catalogue présentant un corpus spécifique et inédit de chacune des trois artistes Joëlle de La Casinière, Ana Jotta et Anne-Mie Van Kerckhoven.
    Three Moral Tales accompagne l'exposition des artistes Joëlle de La Casinière, Ana Jotta et Anne-Mie Van Kerckhoven organisée par François Piron à la Konsthall de Malmö pour l'été 2019. La publication met l'accent sur un corpus spécifique de chacune des trois artistes, qui n'a pas fait l'objet d'une documentation jusqu'à présent. Les Tablotins de La Casinière sont des poèmes-collages, entre le haïku et la miniature médiévale réalisés entre 1972 et 2014 au fil des déplacements et méditations de l'artiste qui les concevaient initialement comme des lettres à ses ami.e.s. La pratique de Van Kerckhoven s'accompagne fréquemment de textes, poèmes, déclarations et statements dont 24, rédigés entre 1979 et 2019, sont ici réunis. L'oeuvre Ana et eu (Ana et moi), 2018 d'Ana Jotta est un vaste mobile constitué de vingt disques peints, associant des motifs abstraits et des fragments empruntés au comic de George Herriman, Krazy Kat, documentés en détail dans la publication.

  • Anglais Active art

    Collectif

    Le livre prend pour point de départ le manifeste « Active Art », rédigé en 1923 par le philosophe Letton Andrejs Kurcijs. A partir des propositions de Kurcijs, différents artistes, auteurs et curateurs réfléchissent sur la notion d'activisme dans l'art, sa trajectoire historique autant que son actualité.
    Chaque contribution à ce volume, écrite ou graphique, interroge à son tour la dimension active des pratiques respectives des contributeurs du livre. Active Art rassemble des textes de Rebeka Põldsam, Evita Vasiljeva, Eva Barto, Laura Boullic, Bella Marrin et Robert Glück, un texte de 1987 de James Baldwin republié ici, ainsi qu'une conversation au long cours entre les trois éditeurs de l'ouvrage et le philosophe Ainars Kamolinš.

  • À partir d'un corpus d'oeuvre de l'artiste Sidsel Meineche Hansen, ce catalogue monographique propose divers angles de vue sur le genre, la sexualité et le travail à l'ère digitale.
    Le livre Second Sex War conclut une série d'expositions de l'artiste Sidsel Meineche Hansen qui questionne le corps virtuel dans la culture visuelle actuelle, et ses modes de production et de distribution. La réalisation d'avatars, qui sont utilisés indifféremment dans l'industrie pornographique, du gaming ou dans la culture, pose de nombreuses questions éthiques et politiques, débattues dans cet ouvrage au fil des trois entretiens et des six essais qui le constituent. Sidsel Meineche Hansen s'entretient avec les différent.es praticien.nes avec lesquel.les elle a collaboré : l'autrice Helena Vilalta, la musicienne et DJ Nkisi et l'animateur 3D James Stringer. La théoricienne des médias Helen Hester (connue pour son Manifeste xénoféministe) s'intéresse à l'usage des avatars féminins dans l'industrie pornographique, tandis que Linda Stupart, citant Sara Ahmed, Kathy Acker and Ursula K. Le Guin, interroge ce que signifient les pratiques sexuelles radicales aujourd'hui. Le collectif d'artistes Radclyffe Hall partage son étude des magazines érotiques lesbiens des années 1980 avec la photographe Phyllis Christopher, tandis que la contribution de l'artiste Hannah Black, qui ouvre le livre, se donne comme un manifeste à l'usage des artistes qui tentent de se confronter au poids des circonstances politiques d'aujourd'hui.
    Publié suite aux expositions éponymes à Gasworks, Londres, du 17 mars au 29 mai 2016, et au Trondheim Kunstmuseum, Norvège, du 12 juin au 16 octobre 2016.

  • Synthèse des recherches du curateur Pierre Bal-Blanc, cette publication présente une partition de gestes performatifs, entre art et danse, tirée d'un corpus d'oeuvres de l'art conceptuel et du Body-Art de l'Europe de l'Est et Centrale des années 1970 et 1980.
    Développée dans le cadre de documenta 14 à Athènes, Collective Exhibition for a Single Body synthétise les recherches du curateur français Pierre Bal-Blanc sur les articulations entre le corps, le langage et la valeur. À partir d'un corpus d'oeuvres de l'art conceptuel et du Body-Art de l'Europe centrale des années 1970 et 1980, Bal-Blanc propose de tirer une partition de gestes à performer dans différents contextes, aux frontières de l'art et de la danse. Interprétée dans des espaces publics - le supermarché discount qui occupe l'espace de l'ancienne Generali Foundation à Vienne, ou récemment, un bureau de service social à Leuven en Belgique (dans le cadre du festival « Playground ») - Collective Exhibition for a Single Body est aussi un prototype de contrat qui détermine le cadre qui peut régir la valeur d'une partition, d'un geste.
    Oeuvres de Milan Adamciak, Geta Bratescu, Anna Daucíková, Valie Export, Stano Filko, Tomislav Gotovac, Sanja Ivekovic, Anna Jermolaewa, Július Koller, Jirí Kovanda, Katalin Ladik, Simon Leung, Karel Miler, Paul Neagu, Manuel Pelmus, Petr Štembera, Mladen Stilinovic, Sven Stilinovic, Slaven Tolj, Goran Trbuljak.

    Publié à l'occasion de l'exposition « Exposition collective pour un corps individuel - La partition privée », gb agency, Paris, du 12 octobre au 5 novembre 2019 et au festival « Playground », Louvain, du 14 au 17 novembre, 2019.

  • Pendant près de 25 ans, Pensée Nomade, Chose Imprimée (PNCI) a cherché à réinventer les conditions et les modalités de l'enseignement de l'art autant que la pratique artistique elle-même, à partir de l'héritage mêlé de la contre-culture, de l'Internationale Situationniste, de la « French Theory », de Martin Kippenberger, de Walter Benjamin, ou des savoirs locaux du Sud Ouest. En refaisant l'itinéraire suivi par l'atelier de Séville à Oaxaca, Los Angeles, Figueras, Barcelone, New York, Bruxelles, Rome, Naples, Ibiza puis Buenos Aires, avant de s'achever par un « tour » des Pyrénées, le livre raconte, chemin faisant, l'utopie émancipatrice d'un enseignement de l'art à la fois hyper-mobile et ultra-local, où le savoir se grappille, en premier lieu, sur le bord des routes.
    PNCI - Histoire d'un atelier nomade de l'Ecole des Beaux-arts de Bordeaux réunit également un ensemble de textes écrits pour ce livre par des compagnons de voyage de l'atelier (Thomas Lawson, Pedro G. Romero, Ralph Rugoff) ou des héritiers des principes pédagogiques et artistiques développés par PNCI (Yann Chateigné et Lili Reynaud-Dewar). Ces auteurs partagent avec l'atelier PNCI la conviction que l'éducation artistique, en dépit de son institutionnalisation et de sa normalisation croissante, continue d'offrir des conditions sans cesse renouvelées pour penser autrement, échapper au poids des traditions accumulées et se détourner des catégories reçues.

  • Mangelos

    François Piron

    Un aperçu de l'ensemble de l'oeuvre d'une figure essentielle de la scène artistique d'avant-garde yougoslave des années 1960, avec trois essais et les carnets pour la plupart inédits de l'artiste.
    Cette nouvelle monographie contient un essai de l'historien serbe Ješa Denegri sur le travail de l'artiste, une analyse des relations entre mangelos et l'oeuvre de son père, Ilija Bašicevic, par Ivana Bašicevic, et une interprétation de la philosophie de l'histoire de mangelos, par François Piron. Le livre recouvre l'ensemble de son oeuvre, en mettant l'accent sur ses cahiers et ses carnets, dont la plupart sont reproduits pour la première fois.

    Aujourd'hui considéré comme une figure essentielle de la scène artistique d'avant-garde yougoslave des années 1960, mangelos est le pseudonyme sous lequel le critique et historien d'art yougoslave Dimitrije Bašicevic (1921-1987) a réalisé, sa vie durant, une oeuvre qu'il n'a rendue publique qu'à partir des années 1970. Les peintures et carnets de mangelos sont des tableaux noirs sur lesquels il inscrit poèmes cryptiques, citations, manifestes et fragments philosophiques qui sont l'expression des doutes ironiques et tragiques de l'historien, qui oppose à la figure de l'artiste moderne celle de l'homme naïf. L'oeuvre de mangelos, issue de l'expérience de la guerre, est une entreprise de contre-éducation, pour se défaire de l'emprise des idéologies sur la langue.

  • La Moustache cachée dans la barbe est une publication conçue par l'artiste portugais Francisco Tropa en collaboration avec l'auteur Thomas Boutoux et le graphiste Pedro Falcão, qui adopte la forme des revues que l'on feuillette dans les bars et les salles d'attente. Vrai-faux magazine hebdomadaire de tendances, à l'iconographie sophistiquée, sur papier glacé, La Moustache cachée dans la barbe traite de l'actualité culturelle et scientifique, de design et des styles de vie ou encore du marché immobilier, à travers des articles incisifs, décalés, enquêtes, portraits et reportages.

    La publication est l'excroissance fictive des expositions récentes de l'artiste Francico Tropa à la Galerie Jocelyn Wolff (Paris), et au Grand Café | Centre d'art contemporain (Saint-Nazaire). Ses sculptures, sérigraphies, machines optiques et d'énigmatiques éléments mobiliers y reconstruisaient l'espace d'un café, dans ses dimensions physiques et comme lieu producteur de récits. Les oeuvres issues de l'exposition s'intègrent à la revue dans des séquences visuelles et textuelles autonomes, qui tentent de donner l'image du monde que fabrique l'oeuvre de l'artiste, un monde au sein duquel un magazine hebdomadaire à grand tirage, intitulé La Moustache cachée dans la barbe, se trouverait en kiosque.

    Edition limitée à 200 exemplaires.

    Depuis le début des années 1990, la sculpture a tenu lieu de préoccupation centrale pour Francisco Tropa (né en 1968 à Lisbonne), dont le travail a reçu une attention croissante de la part du monde institutionnel et de la critique. Son exploration d'autres médiums comme le dessin, la performance, la photographie et le film, font converger plusieurs traditions de l'histoire sculpturale en en en réinterrogeant les sujets (le corps, la mort, la nature et l'origine du temps).
    Francisco Tropa a représenté le Portugal à la Biennale de Venise (2011), a exposé à la Biennale de São Paulo (1998), Manifesta 3, Ljubljana (2000), la Biennale d'Istanbul (2011), et présenté des expositions monographiques à Culturgest à Lisbonne (2009), Mudam à Luxembourg (2013), La Verrière à Bruxelles (2013), ou au Musée régional d'art contemporain de Sérignan (2015).

  • LL

    Laura Lamiel

    Cet ouvrage retrace l'évolution de la pratique de Laura Lamiel, en accompagnant une chronologie de ses expositions des vingt dernières années d'une anthologie d'écrits critiques, d'un entretien inédit avec l'artiste et de deux nouveaux essais qui renouvellent l'analyse et l'interprétation de son oeuvre.

    Publié à l'occasion de l'exposition Laura Lamiel - Les Yeux de W au CRAC Occitanie, Sète, en 2019.

  • Le double catalogue de la 5e édition de la biennale : vingt-neuf artistes internationaux ont été invités à construire une exposition qui met au premier plan l'expérience sensible des oeuvres en réaction aux idéologies et systèmes régis par le monde économique. L'ouvrage invite à reconsidérer les forces d'émancipation qui résident dans la résistance, l'opacité, la part de négativité affirmées dans les oeuvres produites et réunies pour l'exposition.

    Le catalogue de la 5e édition de la biennale se compose de deux volumes au format poche, l'un de textes, l'autre d'images. Conçus ensemble par François Piron, Marie de Gaulejac et le graphiste Roman Seban, ils constituent à la fois un approfondissement du propos curatorial de la biennale et une documentation iconographique de toute l'exposition, réalisée par le photographe Aurélien Mole.
    Le volume de textes est constitué de trois entretiens menés et introduits par François Piron, commissaire de la biennale :
    Un premier entretien avec les jeunes chercheurs Adrien Abline et Elza Clarebout à l'Université de Haute Bretagne développe et met en perspective les questions posées par l'approche curatoriale de la biennale : questions politiques, éthiques et esthétiques ; réflexions sur les possibles subjectivations dans des contextes fortement marqués par les paramètres politiques et économiques.
    La réflexion sur les affects économiques, et autres conséquences de l'économie sur les existences, est développée dans un entretien croisé entre Vincent de Gaulejac et Maurizio Lazzarato, qui y décrivent, à partir de points de vue distincts, la manière dont l'économie libérale, son idéologie et son discours, se constituent en hégémonie naturelle et se constituent, implicitement, en pouvoir politique invisible mais tangible.
    Une conversation entre Yves Citton et Vinciane Despret, tous deux intéressés par les affects irrationnaux, aborde la question des affects contemporains, à travers diverses notions telles que la perte de la singularité, la relation à l'autre à travers les interfaces technologiques, et les relations de croyance entretenues avec les technologies elle-mêmes.
    Afin de constituer une mémoire de l'exposition comme parcours d'oeuvres dans treize lieux à Rennes, Brest et Saint-Brieuc, le volume d'images est une documentation réalisée par le photographe Aurélien Mole, qui restitue non seulement les oeuvres produites par les artistes invités à la biennale, mais aussi l'accrochage et les relations entre les oeuvres en situation.

    Publié à l'occasion de la cinquième Biennale d'art contemporain de Rennes, du 1er octobre au 11 décembre 2016 (www.lesateliersderennes.fr).

    Oeuvres de Ed Atkins, Babi Badalov, Ismaïl Bahri, Eva Barto, Camille Blatrix, Maurice Blaussyld, Jean-Alain Corre, Trisha Donnelly, David Douard, Michaela Eichwald, Jana Euler, Jean-Pascal Flavien, Aaron Flint Jamison, Michel François, Melanie Gilligan, Karolina Krasouli, Laura Lamiel, Klaus Lutz, Mark Manders, Mélanie Matranga, Anna Oppermann, Jean-Marie Perdrix, Jorge Queiroz, Anne-Marie Schneider, Liv Schulman, Lucy Skaer, Thomas Teurlai, Darielle Tillon, Anne-Mie van Kerckhoven.

    Voir aussi Les Ateliers de Rennes - Valeurs Croisées (2009) ; Les Ateliers de Rennes - Ce qui vient (2010).

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