Paris Experimental

  • Pionnière du cinéma, Germaine Dulac (1882-1942) est une des grandes figures de l'Avant-Garde française des Années 20. Personnalité importante, elle initiera et sera à la tête de nombreuses organisations et, parallèlement, mènera une activité inlassable pour la défense des droits des femmes.
    Dans ses réalisations, Dulac expérimente les nouvelles possibilités d'expression du cinéma. Elle réalisera une vingtaine de films à partir de 1916. La Souriante Mme Beudet (1923) et La Coquille et le clergyman (1927), d'après Antonin Artaud, sont parmi ses films marquants.
    Les Ecrits sur le cinéma présentent une autre facette de la cinéaste et de la féministe, la Dulac écrivaine, théoricienne, conférencière. La publication reprend les principaux textes, entretiens, interventions, où Dulac développe, dans un style passionné, ses conceptions du cinéma.
    Elle y défend un cinéma sans entraves, de création, essayant de tracer les spécificités de ce nouvel art autour du maître mot de l'avant-garde française : le cinéma comme Mouvement. Y sont abordées toutes les grandes questions de cette époque comme l'apparition du parlant ou de la couleur, l'éducation par le film et plus généralement une réflexion sur l'image et la modernité qu'était alors le cinéma.
    Cette réflexion sur la représentation, véritable plongée dans les théories cinématographiques des Années 20, n'a rien perdu de sa vigueur ni de sa cohérence à l'heure où émergent de nouvelles technologies et pratiques de l'image.

  • Recueil des textes et articles écrits par l'historien du cinéma Prosper Hillairet, Passages du cinéma retrace un parcours à la fois historique et théorique consacré principalement au cinéma d'avant-garde et expérimental. Découvrant ce cinéma dans les années 1970 à l'Université de Vincennes, Prosper Hillairet accompagne l'apparition de toute une génération de cinéastes français des années 70 et 80.
    L'ensemble des textes de cette époque donne une image complète de ce qu'on peut appeler "l'Ecole de Vincennes" dont les inventions formelles marqueront l'expérimentation de ces années là. C'est à travers l'intérêt pour ce cinéma que Prosper Hillairet s'intéresse aux avant-gardes des années 20. La naissance du film abstrait (Leopold Survage, Hans Richter, Viking Eggeling), le cinéma pur (Henri Chomette), le cinéma dadaiste (Man Ray), surréaliste (Bunuel/Dali), impressionniste (Germaine Dulac, Jean Epstein, Marcel L'Herbier), sont, entre autres, autant de thèmes qui dessinent un tableau de ces avant-gardes, et qui dialoguent avec le cinéma d'aujourd'hui.
    Porteur de ce regard, Prosper Hillairet s'est aussi intéressé au cinéma narratif, au gré de l'actualité ou des rééditions. Cinéma qu'il a abordé comme avant tout des oeuvres visuelles et formelles en écho avec les avant-gardes historiques ou contemporaines. Ainsi se tissent, au long de ce recueil, des liens d'une époque à l'autre, d'un genre à l'autre. Chaque texte cherchant et expérimentant son style en accord avec l'objet abordé.
    Créant ainsi une expérimentation dans l'écriture de cinéma.

  • There is a cinema that has developed off the beaten track inventing its own rules. There is a cinema independent from the commercial world as well as from industry, the art world, and outside of the fashion world. There is a cinema in which every great film challenges the very definition of cinema. There is a cinema which constantly renews both the forms and the modalities of its existence. There is a cinema that forms a solid, inescapable core.
    It is this radical cinema that the author endeavors to explore through the analysis of some major works by the following filmmakers : STAN BRAKHAGE - ROBERT BREER - HENRI CHOMETTE - ANTONIO DE BERNARDI - MARCEL DUCHAMP - GERMAINE DULAC - GUY FIHMAN HOLLIS FRAMPTON - GEORGES FRANJU - CLAUDINE EIZYKMAN - GE ? RARD FROMANGER / JEAN-LUC GODARD - RAOUL GRIMOIN-SANSON - ISIDORE ISOU - KEN JACOBS - PETER KUBELKA - FERNAND LE ? GER - MAURICE LEMAI^TRE - MAN RAY - JONAS MEKAS - ALAIN MONTESSE - JEAN-CLAUDE ROUSSEAU - PIERRE ROVERE - PAUL SHARITS MICHAEL SNOW - RENE ? VAUTIER - WIM WENDERS...
    Written over a period of about thirty years to accompany retrospectives, publications and exhibitions, the texts gathered in this volume are grouped into five distinct chapters. The book begins with an interview in which the author explains the conditions of existence, teaching and development of experimental cinema. Filmmaker and photographer, Christian Lebrat founded Paris Expe ? rimental Editions and has organized several major experimental cinema events including Jeune, dure et pure ! Une histoire du cine ? ma d'avant-garde et expe ? rimental en France, presented at the Cine ? mathe`que franc ? aise in 2000.

  • Une histoire ? Une théorie ? Oui, et parmi les plus complètes jamais publiées sur le sujet en France et dans le monde. Une histoire : des futuristes des années 10 et 20 aux cinéastes français des années 50-80, en passant par l'underground nord-américain des années 60 ou le cinéma « structurel » des années 70. Autrement dit de Dziga Vertov à Teo Hernandez, via Jonas Mekas et Andy Warhol. Une théorie : l'auteur, qui a particulièrement contribué à faire connaître ce cinéma en France, en propose une définition rigoureuse, fondée sur des critères esthétiques et économiques. Mais surtout un éloge : l'écrivain prête la main au critique pour donner à ce livre érudit le relief du plaisir, de l'humour et de l'enthousiasme.

  • Le volume offre une synthèse critique et chronologique de l'histoire du cinéma futuriste, des années 1910 aux années 1930.
    Le cinéma populaire, par son attitude irrévérente et démystificatrice, apparaît d'abord aux yeux de marinetti comme une révolution futuriste qui avance sans idéologies, ni théories. ensuite, grâce à l'assimilation dialectique des idées futuristes, les frères ginanni-corradini entreprennent une recherche cinématographique fondée sur la dramatisation et la musicalisation des lignes et des couleurs. l'expérience futuriste du cinéma se fait alors radicale.
    L'auteur nous en donne un important témoignage par la reconstruction des évènements du tournage du premier film, vita futurista, conçu et réalisé en 1916 à l'initiative du groupe futuriste florentin. pendant les années 1920, le caractère protéiforme du futurisme se reconnaît dans une série de thèmes et de solutions formelles participant de l'avant-garde internationale : esthétique de la machine, célébration vitaliste des bruits, vision extatique de l'espace urbain, cinétisme abstrait, compénétrations visuelles et accélérations cinétiques, ainsi qu'une approche formelle du film documentaire en tant qu'instrument de lecture du monde moderne.
    Le futurisme est à présent beaucoup plus une culture de dimension européenne qu'un seul mouvement activiste animé par marinetti en italie. c'est précisément en 1930, quand le cinéma d'avant-garde amorce son déclin à cause de l'avènement du sonore, que le futurisme italien réalise le film velocita (vitesse) de cordero, martina et oriani, qui apparaît aujourd'hui comme l'une des oeuvres cinématographiques les plus significatives du mouevment.
    La période suivante enregistre les recherches d'avant-garde accomplies de façon indépendante par goffredo alessandrini, corrado d'errico et francesco di cocco. les idées futuristes ne cessent alors de fasciner les metteurs en scène du cinéma professionnel, ou encore de marquer les procédés formels du film documentaire. le futurisme du cinéma s'identifie désormais à un style et à une approche des grands thèmes de la modernité.

  • On ne peut que saluer l'esprit de clarté, le soin méticuleux de Noguez, qui examine toutes les catégories de son objet : histoire, économie, politique, réception critique de l'underground. Gérard Lucas, Art Press

  • Figure historique du Lettrisme dont il accompagne la naissance et la propagation des idées aux côtés d'Isidore Isou dès 1950, Maurice Lemaître, né en 1926, est un peintre, poète, cinéaste, performeur. Paris Expérimental a publié en 2007 avec l'aide du Cnap ses « OEuvres de cinéma (1951-2007) », véritable somme sur son travail de cinéaste. En 2005, nos éditions publiaient Ecran Total, livre d'artiste réalisé à partir de planches originales réalisées par l'artiste, alors que dans les années 2000 paraissaient deux Cahiers de Paris Expérimental, documents consacrés respectivement à un long entretien de l'artiste et à un ensemble de films emblématiques réalisés dans les années 68-70.

  • À l'heure du cinéma d'exposition et de la diffusion des films sur les écrans domestiques de l'ordinateur ou du téléphone mobile, le cinéma semble être l'objet d'une profonde transformation.
    Est-il renversé, au sens d'une fin de règne, par de nouveaux médias et de nouvelles pratiques, ou inverse-t-il, en termes dialectiques, ses propres éléments en vue de sa relève ? " L'envers vaut l'endroit ", écrit Jean Epstein dès les années vingt. Curieusement, le motif du renversement, qu'il soit optique, plastique, dramatique, structurel ou musical, a longtemps hanté l'histoire du médium.

  • Entre 1952 et 1978, Guy Debord réalise six oeuvres cinématographiques. En 1994, peu avant sa mort, il y ajoute un film de télévision. Dans sa critique de la société du spectacle, qui réduit la vie à une représentation, Guy Debord fait pleinement usage de l'image. Avec la pratique du détournement, le cinéaste révolutionnaire remet en cause le conditionnement social propre au capitalisme et évoque son itinéraire sur un mode à la fois héroïque et intime. En prenant pour fil d'Ariane le cinéma de Guy Debord, ce livre retrace le combat du réalisateur dans le labyrinthe de l'Histoire de la seconde moitié du XXe siècle. II étudie sa poétique, indissociable d'un refus politique de tout compromis. Son oeuvre s'appuie sur le principe de la négativité, qui s'inscrit au coeur d'une contradiction dialectique : produire un art tout en insistant sur son impossibilité. Au fur et à mesure de l'abandon de l'horizon révolutionnaire, Debord transforme cette négativité en " mal ", seul moyen d'échapper à l'idéologie bourgeoise du bonheur. Cet ouvrage retrace le parcours singulier d'un créateur, dans et contre la culture contemporaine.

  • Figure majeure du mouvement lettriste, Maurice Lemaître, né à Paris en 1926, après un bref passage au mouvement libertaire, se joint au groupe lettriste dès 1949. Il devient alors l'un des principaux propagateurs et artistes du mouvement, et développe une oeuvre plastique, filmique et littéraire de grande envergure.
    Poète, peintre, sculpteur, homme de théâtre, romancier, photographe, Maurice Lemaître réalise son premier film, Le film est déjà commencé ?, en 1951. Avec cette oeuvre ouverte de " participation du public ", il révolutionne le cinéma, renouvelle la notion d'avant-garde et invente une nouvelle forme de spectacle, le " syncinéma ", qui préfigure les happenings des années soixante.
    Maurice Lemaître a réalisé, du milieu des années soixante à nos jours, une oeuvre de cinéma qui apparaît aujourd'hui comme l'un des axes majeurs de sa création. Auteur de plus d'une centaine de films et actions filmiques, l'artiste a entrepris d'explorer à travers le cinéma toutes les dimensions de la création filmique. C'est ainsi que films conceptuels alternent avec travaux sur la matière, performances ou essais dysnarratifs, l'artiste faisant souvent figure de pionnier dans chacun de ces domaines.
    Les oeuvres de cinéma (1951-2007) rassemblent l'ensemble des régies, instructions de projection et scenarii des films de Maurice Lemaître. La somme de ces écrits et documents apporte un grand nombre d'informations sur les procédures mises en place par l'artiste. En outre, la vue panoramique qu'offre ce livre sur plus d'un demi-siècle de création lemaîtrienne permet d'en saisir à la fois la force plastique et la cohérence théorique et politique. Elle montre également qu'il existe bel et bien un " style " Lemaître, incomparable, qui en font l'un des cinéastes majeurs de l'histoire du cinéma d'avant-garde et du cinéma tout court du XXe siècle.

  • Troisième édition remaniée et augmentée. Première édition française.
    Le Cinéma visionnaire élève son brillant et scandaleux sujet à un haut niveau critique. Avec intelligence et lucidité, l'un des plus extraordinaires mouvements de l'histoire de l'art aux Etats-Unis a enfin trouvé son exégète. Stephen Koch

  • Un nouveau livre de Dominique Noguez, c'est toujours un événement. Essayiste de talent et écrivain renommé (Prix Fémina pour L'Amour Noir, etc), Dominique Noguez est également un grand connaisseur du cinéma, qu'il a enseigné pendant de nombreuses années à lUniversité de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne). Dans cet ouvrage il nous livre ses réflexions sur le cinéma en rapport avec d'autres domaines. L'écriture est ici au service d'une réflexion tantôt théorique, tantôt critique, qui ouvre nos perspectives d'appréhension du cinéma. Un livre à la fois pour les spécialistes, mais surtout destiné à un public plus large, prêt à s'affranchir des conventions classiques sur le cinéma. Un essai en plusieurs chapitres, tous indépendants les uns des autres, qui peuvent être lus dans n'importe quel ordre : Cinéma & théorie, Cinéma & philosophie, Cinéma & musique, Cinéma & peinture, Cinéma & photographie, Cinéma & ville, Cinéma & paysage, Cinéma & baiser, Cinéma & tolérance, Cinéma & amateurs, Cinéma & comique, Cinéma &... rien. Un livre pour butiner, à lire avec délectation. Dominique Noguez a déjà publié plusieurs ouvrages sur le cinéma, dont deux de référence : Éloge du cinéma expérimental (1999) et Une renaissance du cinéma : le cinéma « underground » américain (2002), toujours aux éditions Paris Expérimental.

    SONT ABORDES ICI LES RAPPORTS DU CINEMA AVEC LES ARTS, DISCIPLINES, CONTENUS, ETC. DONT IL EST FAIT, QU'IL INSPIRE OU QU'IL COTOIE. MAIS LE « ET » DU TITRE DEVIENT UN « & », CE SIGNE TYPOGRAPHIQUE QU'ON APPELLE UNE ESPERLUETTE. IL A LA MEME SIGNIFICATION, AVEC, EN PLUS, UNE GRACE ESTHETIQUE, TOUTE EN COURBES ET VOLUTES (COMME UNE BAIGNEUSE D'INGRES, COMME UN CHIEN ASSIS SE GRATTANT LE MUSEAU), QUI LUI DONNE UNE SORTE DE PLENITUDE.
    DU COUP, LE SENS DU TITRE CHANGE. IL NE S'AGIT PAS  OU PAS SEULEMENT  D'UNE DE CES CONFRONTATIONS ENTRE DEUX REALITES D'EGALE IMPORTANCE DONT LES ESSAYISTES SONT FRIANDS (« PHILOSOPHIE ET RELIGION », « NAPOLEON ET WELLINGTON », « COLONIALISME ET DECOLONISATION », ETC.). IL S'AGIT PLUTOT D'UNE COMPARUTION, L'UN DES TERMES AYANT PRIORITE  ET PRIMAUTE  SUR L'AUTRE OU LES AUTRES, COMME UN ASTRE L'EMPORTE SUR SES SATELLITES.
    DANS CE LIVRE, LE CINEMA EST L'ASTRE, PARCE QU'IL EST PAR NATURE CENTRAL ET SATELLISANT. IL A L'ESPERLUETTE CHEVILLEE AU CORPS. IL EST, PLUS QU'AUCUN AUTRE ART, ATTRAPE-TOUT, GOURMAND DE RAPPROCHEMENTS, DE FLIRTS, DE COORDINATIONS, DE FUSIONS UN INTERMEDIAIRE, UN ACOQUINEUR, UN RASSEMBLEUR.
    IL EST AUSSI CAPABLE DU MOUVEMENT INVERSE. FAISANT LE VIDE AUTOUR DE LUI, IL PEUT SE TOURNER VERS LUI-MEME, A LA RECHERCHE DE SON ESSENCE. C'EST LE THEME DU DERNIER  : APRES LE CINEMA AVEC, LE CINEMA SANS.
    D. N.


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