Parole

  • En 1852, Violette Ailhaud est en âge de se marier quand son village des Basses-Alpes est brutalement privé de tous ses hommes par la répression qui suit le soulèvement républicain de décembre 1851. Deux ans passent dans un isolement total. Entre femmes, serment est fait que si un homme vient, il sera leur mari commun, afin que la vie continue dans le ventre de chacune. "Ça vient du fond de la vallée.
    Bien avant que ça passe le gué de la rivière, que l'ombre tranche, en un long clin d'oeil, le brillant de l'eau entre les iscles, nous savons que c'est un homme. Nos corps vides, de femmes sans mari, se sont mis à résonner d'une façon qui ne trompe pas. Nos bras fatigués s'arrêtent tous ensemble d'amonteiller le foin. Nous nous regardons et chacune se souvient du serment. Nos mains s'empoignent et nos doigts se serrent à en craquer les jointures, notre rêve est en marche, glaçant d'effroi et brûlant de désir."

  • «?Crise sanitaire, crise économique, sociale et même ecclésiale qui a frappé aveuglément le monde entier : la crise a cessé d'être un lieu commun des discours et de l'establishment intellectuel pour devenir une réalité partagée par tous. Ce fléau est une mise à l'épreuve qui n'est pas indifférente et, en même temps, une grande occasion de nous convertir et de retrouver une authenticité?».

    «?La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos «ego» toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d'être frères?».

  • «?La conversion écologique nous fait voir l'harmonie générale, le lien entre tout : tout est lié, tout est en relation. Dans nos sociétés humaines, nous avons perdu ce sens du lien humain. Je parle de cette relation fondamentale qui crée l'harmonie humaine. Souvent nous avons perdu le sens des racines, de l'appartenance. Quand un peuple perd le sens des racines, il perd sa propre identité. Il y a l'appartenance à une tradition, à une humanité, à un mode de vie... C'est pourquoi il est très important aujourd'hui de prendre soin des racines de notre appartenance, pour que les fruits soient bons.?».

    Ce livre regroupe les différentes interventions du pape François à propos de la conversion écologique.

  • Il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu Nouv.

    «?Quand nous expérimentons la force de l'amour de Dieu, quand nous reconnaissons sa présence de Père dans notre vie personnelle et communautaire, il nous est impossible de ne pas annoncer et partager ce que nous avons vu et entendu. La relation de Jésus avec ses disciples, son humanité qui se révèle à nous dans le mystère de l'incarnation, dans son Évangile et dans sa Pâque nous font voir jusqu'à quel point Dieu aime notre humanité et fait siennes nos joies et nos souffrances, nos désirs et nos angoisses. Tout dans le Christ nous rappelle que le monde dans lequel nous vivons et son besoin de rédemption ne lui sont pas étrangers et nous invite également à nous sentir partie active de cette mission : « Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les » (Mt 22, 9)?».

    Ce livre rassemble les textes du Pape François sur la Mission : les messages pour les journées mondiales des missions et trois chapitres de l'exhortation apostolique Evangelii gaudium sur l'évangélisation.

  • Huit ans après son élection, le Pape François a écrit une nouvelle encyclique, qui représente le point de confluence d'une grande partie de son magistère. La fraternité fut le premier thème que François évoqua au moment de commencer son pontificat, quand il a incliné la tête devant les gens rassemblés sur la place Saint-Pierre. Là, il a défini la relation entre l'évêque et le peuple comme un « chemin de fraternité » et exprima ce désir : « Prions toujours pour nous : l'un pour l'autre. Prions pour le monde entier afin qu'advienne une grande fraternité ».

    Le titre est une citation directe des Admonitions de saint François : Fratelli tutti. Or, cela indique une fraternité qui s'étend non seulement aux êtres humains mais aussi immédiatement à la terre, en pleine harmonie avec l'autre encyclique du Pape, Laudato si.

    Antonio Spadaro

  • Ce livre regroupe les catéchèses du pape François sur le NOTRE PERE (5 décembre 2018/ 22 mai 2019) et celles sur la PRIERE (6 mai 2020/...).
    «Jésus priait comme priait chaque homme». Il priait avec intensité et notamment avec les Psaumes, «la prière des Juifs, celle que sa maman lui avait enseignée». Jésus «n'est pas jaloux de son intimité avec le Père», a expliqué le pontife : «Il est précisément venu pour nous introduire dans cette relation avec le Père». C'est ainsi que du temps de son ministère public, le Seigneur était le «maître de prière de ses disciples».
    C'est pourquoi, les chrétiens devraient demander au Seigneur de leur apprendre à prier aujourd'hui encore, et spécialement pendant le temps de l'Avent. Même «si nous prions depuis de nombreuses années, nous devons toujours apprendre». A l'inverse des pharisiens orgueilleux, qui aiment être regardés lorsqu'ils prient mais faisaient semblant, le premier pas pour aller vers le Père est d'être humble, a encore souligné le pontife. Car «la prière humble est écoutée par le Seigneur».

  • « La première biographie en musique du maestro jamais publiée en français ».
    UN LIVRE-DISQUE ÉVÉNEMENT DE SÉBASTIEN AUTHEMAYOU ET MARIELLE GARS.
    « Un récit de vie qui se lit comme un grand roman, avec les yeux et avec les oreilles » à l'occasion du centième anniversaire de la naissance du maestro.
    En 1921 naissait Astor Piazzolla. 100 ans plus tard, son oeuvre n'a jamais été autant jouée, son inventivité a fait tomber toutes les frontières du monde de la musique. Astor Piazzolla était un personnage hors normes, à tous points de vue. On connaît une partie de son immense oeuvre, on connaît très peu son incroyable vie. À l'occasion du centenaire de sa naissance, célébré un peu partout sur la planète, Sébastien Authemayou et Marielle Gars signent un livre-disque événement : la première biographie complète du maestro jamais écrite et publiée en France, accompagnée de témoignages, clés d'écoute, analyses, archives, documents rares et d'un disque de 75 minutes couvrant la plus grande période d'activité du compositeur, interprété par le Duo Intermezzo (bandonéon et piano).

  • «Cabines» ce texte de Gilles Vincent, sonne comme une alerte. Celle d'un citoyen qui s'inquiète de voir la démocratie de plus en plus bafouée. Mais comme Gilles Vincent est auteur, c'est aussi un récit haletant dont le lecteur a peine à émerger.
    Une situation a priori anodine, un homme dans une cabine téléphonique, évolue vers un huis clos terrifiant : l'homme ne ressortira pas de cette cabine.
    Au travers de ce récit mené de main de maître, Gilles Vincent aborde aussi d'autres thèmes très actuels : l'engagement citoyen, l'indifférence générale, les peurs, la liberté d'expression, l'isolement...
    Dense, intense mais court, habilement mené, ce texte s'adresse tout autant à un public de lecteurs adultes qu'à un public d'adolescents. Support pour l'étude au lycée, prétexte aux échanges dans un club de lecture, en médiathèque, ou pour le plaisir de la lecture, «Cabines» ne laisse pas indifférent !
    «Cabines» inaugure Les cahiers de Parole. Un Cahier de Parole, c'est une carte blanche à une autrice, un auteur. Toute liberté sur le genre et la forme lui est offerte. La seule contrainte, pas plus de 32 pages à l'intérieur. Ce sont donc des textes courts : fiction, essai, sciences humaines, carnet de voyage, autobiographie, autofiction, poésie, théâtre...
    Et toujours, des découvertes pour les lecteurs. Un cahier, c'est une surprise !

  • Lorsque l'on parle du réchauffement climatique, et on en parle de plus en plus et dans tous les cercles de la société, on a tendance à regarder le ciel, le soleil, en oubliant ce qui se passe sous nos pieds. Et pourtant, sous nos pieds, il y a le sol, sa biodiversité, son histoire. Sous le sol, il y a nos ancêtres aussi.
    D'après Daniel Nahon, scientifique de la terre, pour pouvoir agir, il faut d'abord comprendre. Comprendre comment on en est arrivé là. Comprendre que si l'invention de l'agriculture il y a 12 000 ans, la domestication des animaux voici environ 10 000 ans ont permis le développement de l'Humanité, la rapide transformation du chasseur-cueilleur en Homme Moderne, elles ont aussi pris une part non négligeable aux dérèglements climatiques auxquels nous devons faire face aujourd'hui.
    Ce livre nous propose de revenir sur cette évolution pour en cerner les mécanismes. Il nous propose également un questionnement sur notre société devenue « hors sol » où, chaque seconde, 100 m2 de terres arables sont engloutis par le développement urbain aux États-Unis et quatre à cinq fois plus en Chine, où, à force de faire de la « chimio » avec le sol en faisant fi de sa biodiversité, on annihile le meilleur rempart contre le réchauffement climatique.
    Comment agir ? Pour Daniel Nahon, la réduction de l'utilisation des combustibles fossiles ne suffira pas : il faut repenser entièrement les pratiques agricoles et agroalimentaires. Il s'agit là d'un projet politique qui demandera de concilier la façon dont on va nourrir une humanité grandissante avec une nouvelle relation Homme/nature. Lutter ne suffira plus, nous devrons nous adapter à un monde un peu plus chaud, faire preuve de résilience, déplacer des villes, les réinventer, repenser notre quotidien, notre rapport aux autres.
    Dans l'oeil du cyclone sont les hommes de sciences, les premiers « lanceurs d'alerte ». Instruit par le scientifique, le citoyen pourra alors se tourner vers le politique et exiger des actions pour l'immédiat et le futur.

  • En dehors des temps de prière, d'étude, de réunion, l'agenda d'un prêtre exorciste est rempli d'une suite de rendez-vous, précédés en général d'un premier entretien assuré par un prêtre de paroisse ou un membre du service diocésain. Une vraie rencontre est toujours inédite et imprévisible. À plus forte raison lorsque la personne, avec une confiance touchante, vous donne accès à son histoire personnelle et à ses combats intimes. Mais parfois l'imprévu prend une autre forme. Quelqu'un qui n'était pas invité est au rendez-vous. Un troisième, un tiers manifeste sa présence et prend la parole (prendre est le mot). Oui, le monde démoniaque est un monde réel. Devant cette réalité, on oscille entre aveuglement et fascination. On devrait plutôt exercer vigilance et résistance.

    C'est dans cet esprit que ce livre est écrit. On peut le lire comme un recueil de chroniques, dans les deux sens du terme : à la fois récits et commentaires personnels. Ou comme un témoignage, composé de brefs chapitres, à partir de choses vues et entendues. On trouverait dans l'histoire de l'Église et dans la vie des saints bien d'autres récits, plus impressionnants et plus significatifs. Mais ces exorcismes ordinaires vécus par un exorciste ordinaire peuvent apporter une information, susciter une réflexion, ouvrir des horizons.

  • Sois belle / Sois fort est un double essai qui reprend l'essentiel de deux conférences données par Nancy Huston : « Belle comme une image » et « Damoiseaux en détresse ». Point de vue sans concession, il permet de mieux comprendre et accepter les forces et les faiblesses des hommes et des femmes, la part animale qui les assemble et les oppose ainsi que leurs souffrances respectives dans notre monde actuel. Ce petit livre à deux faces nous fait profiter du regard clair de Nancy Huston sur des questions souvent mal posées. Ses propositions concrètes font la part belle à l'urgence d'éduquer. C'est un cadeau à s'offrir et à offrir.

  • Loin d'une présentation abstraite des vérités de la foi, le pape François propose au jour le jour, dans ses homélies à sainte Marthe, le mystère chrétien dans sa manifestation pratique et de manière éminemment personnelle. Avec un style simple et ouvert, son message et sa solidarité sont d'un enthousiasme contagieux.
    Ce petit ouvrage recueille pour nous 365 paroles spirituelles tiréss de ses homélies quotidiennes. Des trésors à méditer en notre coeur ! En prenant quelques minutes quotidiennes avec François, c'est pour nous l'occasion de nous laisser rejoindre par Jésus qui nous a promis d'être avec nous tous les jours.

  • «En ces temps troublés, il n'est jamais inutile de poser un regard chrétien sur le monde qui avance, sur les libertés qui reculent, sur les événements qui nous font trembler et sur les questions de société qui nous troublent. C'est cette mission qu'a accomplie avec patience, lucidité, pondération et ouverture d'esprit Monseigneur Jean-Michel di Falco Leandri de l'été 2012 à l'été 2016. Chaque dimanche, il partageait ses lumières avec les lecteurs du site du Point. Un regard bienveillant, informé et mesuré ne lasse pas et ne se démode jamais.».
    Jérôme Béglé.

    Alors qu'il était évêque de Gap Mgr di Falco Leandri a fait plus de cinquante vidéos diffusées sur le site du journal LE POINT. Ce livre reprend ces textes à l'écrit. Une parole directe, bienveillante et vraie. Un regard chrétien sur l'actualité. Une démarche qui rejoint l'aventure des «?PRÊTRES?» chanteurs : 2 000 000 d'albums, plus de 500 000 personnes dans les concerts en France et dans le monde, des milliers de lettres.

  • Étonnant voyageur que cet homme dont la vie n'est qu'un bouquet de voyages : l'infini de la Chine qu'il traverse enfant, la peau d'une femme le long de laquelle il grandit, la mer sur laquelle il court de chalut en carapace glacée. Deux passions l'agitent et le construisent : Shù, garde du corps et femme?; l'arbre à thé qu'il introduit en Provence. Deux folies héritées d'un père qui fut un roi du thé.
    Ce livre est lauréat du Festival du premier roman de Chambéry 2020 et a reçu le prix « Alain Lèze - Le Bazart des Mots » du premier roman.

  • Poèmes anglais

    Fernando Pessoa

    Entre l'âge de 8 et 17 ans, Fernando Pessoa a vécu en Afrique du Sud ; il lui en restera une parfaite maîtrise de la langue anglaise. S'appropriant cette langue qui n'est pas la sienne, il la réinvente à sa façon (un peu à la manière de Beckett écrivant en français). Si, de son vivant, il n'a publié sous son nom qu'une seule oeuvre en portugais, sont par contre parus quatre recueils en anglais, plus de nombreux fragments, rassemblés dans ce livre. Dans une grande rigueur d'expression, Pessoa y atteint les sommets de la poésie métaphysique, notamment dans Antinoüs et dans les Trente-cinq sonnets, qui comptent parmi ses plus grands chefs d'oeuvre.

    Charme.
    De la rive lunaire des songes, Je tends vers toi mes mains jointes, O toi qui descendis d'autres fleuves, Que ceux que l'oeil espère voir !
    O couronnée des rayons de l'esprit !
    O spiritualité voilée !

    Mes rêves et mes pensées abaissent, Leurs oriflammes à tes pieds.
    O ange qui naquis trop tard, Pour rencontrer l'homme déchu !
    Sous quelles neuves espèces sensibles, Nos vies jumelles connaîtront-elles, la douceur ?

    De quel nouvel émoi dois-je, Rêver pour te croire mienne ?
    De quelle pureté du désir ?
    Toi qui te vrilles comme une vigne, Autour de ma foi caressée !
    O vin de l'esprit pressé en rêve !

  • « C'est un stage intensif, en quelque sorte. Formation accélérée en Vie de femme. » Une femme, malade, écrit à sa fille. Elle parcourt ses cahiers intimes, se livre, et cherche les mots qui permettraient d'éviter les souffrances, les mots qui délivreraient. Mais, est-ce possible ?
    Ce texte nous plonge au coeur de la féminité, dans les luttes des femmes depuis toujours : contre elles-mêmes, face au monde et aux hommes en particulier. Mais dans toute cette violence, il est une félicité qui n'appartient qu'aux femmes ...
    Nancy Huston n'y va pas par quatre chemins, il y a urgence : sa langue est tour à tour directe et tendre, pudique et crue, intime et universelle.
    Un livre de femme à mettre entre les mains de tous les hommes !

  • Pourquoi Emma choisit-elle l'intranquillité en répondant aux lettres d'un inconnu?? Que lit-elle entre les lignes de celui qui l'entraîne dans la danse de leur correspondance?? Pourquoi dévoile-t-elle ses blessures profondes en écho à ses mots à lui?? Ce roman, baigné de musique, de peinture et de suspens, tresse deux existences passionnées qui remettent en jeu leurs tragédies dans une subtile chorégraphie des sentiments. Alors que l'on pensait le mystère dévoilé, la rencontre rebondit sur un chaos de la relation. Connu et récompensé pour ses polars et ses romans noirs, Gilles Vincent sort cette fois-ci de sa route habituelle. En empruntant ce que l'on pourrait penser être un chemin de traverse, il nous entraîne dans une réalité qui réveille quelque chose en nous.

  • Ce n'est pas un témoignage en plus sur l'holocauste, sur l'horreur de la guerre, mais un récit duquel émerge une lumineuse tendresse, un récit sensible qui interroge sur le pardon, sur la résilience qui permet de vivre, sur la part d'inhumanité en chacun.
    Il faut oser écrire sur un tel sujet lorsqu'on n'est pas juive. Oui, mais Simone Righetti a connu la guerre, a vu, a entendu...
    Elle a publié, entre 1975 et 2008, 17 livres, essentiellement pour la jeunesse, et 2 romans.
    Maille à maille répond à une urgence, celle de devoir écrire ce texte.
    On ne sort pas indemne de cette lecture, on en sort plus fort.
    Extrait : « Lequel est son vrai nom?? Sarah?? Gerda??
    Penchée sur son tricot, elle compte les mailles, persuadée qu'elle en a lâché une. Et cette maille qu'elle cherche, qu'elle a beau chercher et qui, en s'échappant, a laissé un trou dans le tricot, cette maille, elle fuit comme son vrai nom, comme ses souvenirs d'AVANT. »

  • Préfacé par Xavier Emmanuelli, voilà un livre qui va droit au coeur du sujet. Et le sujet est URGENT, d'une impérieuse nécessité, comme les vies qu'il est question de sauver, de soutenir, quel que soit le contexte.
    Dans ces temps de bouleversements, s'il est un point démontré par la Covid-19, c'est que personne ou presque ne sera épargné par ses conséquences sur cette planète, si petite finalement. Nous aurons le choix entre construire des murs de protection, nous confiner et nous protéger de l'Autre ou, au contraire, jouer la carte de la solidarité objective, réfléchie et indépendante. C'est ce que propose Pierre Micheletti dans ce livre, en 10 points très concrets.
    Cet essai prend les chemins nécessaires à la compréhension, indispensables à l'analyse. Mais il fallait l'assurance d'un homme d'expérience, toute son honnêteté, sa simplicité et le sentiment très fort d'une absolue importance pour l'écrire.
    Pierre Micheletti conjugue tout cela ainsi que la conviction que chacun d'entre nous est concerné. Au-delà des humanitaires, ce livre s'adresse à tous les citoyens. Parce que l'Autre c'est nous, parce que les conflits ne s'épuisent pas, parce que d'autres naissent et naîtront, parce que nous pouvons apporter notre soutien à une nouvelle organisation de l'aide humanitaire internationale.
    «La solidarité internationale d'urgence se déploie au nom du principe fondamental d'une commune humanité entre les aidants et les aidés. Elle se débat pourtant face à des difficultés qui l'exposent à la paralysie. Elle n'arrive pas à réunir les ressources financières annuelles qu'il conviendrait de mobiliser. Plus d'une centaine de pays constitue le groupe défini par la Banque mondiale comme à revenus élevés. Si chacun de ces pays contribuait à hauteur de 0,03 % de son Revenu national brut, alors serait obtenue l'intégralité des sommes nécessaires pour faire face aux crises humanitaires internationales.»

  • Une femme de quarante ans vient d'apprendre qu'elle attend un enfant. Elle décide de louer une chambre chez une vieille dame, quelque part sur la côte ouest du Cotentin. Ces deux-là ne sont pas tout à fait étrangères l'une à l'autre mais elles l'ont oublié ou préfèrent s'en donner l'illusion. Jour après jour, la narratrice accompagne sur son journal la lente remontée d'un passé détourné qu'elle est venue affronter seule dans l'espoir de s'en défaire et de (re)naître autrement.
    Sept jours en face est un petit roman intimiste et énigmatique construit en miroir, une quête sur la vérité des origines, une histoire de résilience et de réconciliation, où le paysage, omniprésent, est presque une figure poétique à part entière.
    Ce livre est lauréat du Festival européen du Premier roman de Kiel en Allemagne, du Festival du Premier roman et des littératures contemporaines de Laval 2020, du Prix littéraire Québec-France Marie-Claire-Blais 2021.

  • « Je suis fait pour conduire les âmes à Dieu, pour les conduire à l'union divine. ».
    La vie du Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus, p. 5.

    Avec cet éphéméride, laissons-nous conduire au jour le jour, dans notre vie quotidienne de 2021-2022, par le bienheureux père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus.

  • Ce corpus d'homélies qui trace en filigrane les trente premières années de la fondation de Rosans apportera non seulement aux familles et amis de la communauté, mais aussi au monde monastique et chrétien, un contenu riche et vivant. Pour illustrer cette courte histoire, pas d'album-souvenir, pas de chroniques ni de rétrospective, mais un recueil d'homélies des évêques qui ont présidé, comme pasteurs, aux destinées de la jeune fondation. À partir d'événements ponctuels de la vie de la communauté, leur regard de veilleur a saisi quelque chose de la réalité intérieure qui les anime et les dépasse, et leur parole de pasteur, au fil des textes proposés par la liturgie, a su mettre en évidence les ingrédients humains et spirituels qui composent un art de vivre selon la règle de saint Benoît.

    «?La vie monastique est bien une aventure dans un espace et un temps qui habitent tous les espaces et tous les temps. Ce qui fait la richesse et l'intérêt de cet ouvrage, c'est proprement ce regard croisé sur une vocation somme toute étrange et étrangère pour tant de nos contemporains. Une véritable pédagogie qui permet d'approcher le mystère de la vie monastique à travers le regard de ceux qui la côtoient sans en avoir pourtant l'expérience.?».

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