Payot

  • Qu'est-ce qu'un fait religieux et que révèle-t-il ? Qu'est-ce que le sacré ? Quel est l'idéal de l'homme religieux ? Une fois de plus, Mircea Eliade (1907-1986) met son érudition et sa puissance intellectuelle synthétique au service du lecteur pour l'éclairer sur les religions du monde entier, leur signification et leur histoire.

  • Les trois tomes de «Histoire des croyances et des idées religieuses» représentent une oeuvre irremplaçable. L'érudition et la puissance intellectuelle synthétique de Mircea Eliade apportent au lecteur une vision des religions qui fait apparaître à la fois l'unité fondamentale des phénomènes religieux et l'inépuisable nouveauté de leurs expressions selon sa formule. Ce tome II est consacré en grande partie aux religions de la Chine ancienne, au bouddhisme ainsi qu'à la naissance du christianisme.

  • Les trois tomes de l'Histoire des croyances et des idées religieuses représentent une oeuvre irremplaçable.
    L'érudition et la puissance intellectuelle synthétique de Mircea Eliade apportent au lecteur une vision des religions qui fait apparaître à la fois l'unité fondamentale des phénomènes religieux et l'inépuisable nouveauté de leurs expressions selon sa formule.
    Le tome III, De Mahomet à l'âge des Réformes, poursuit, de saint Augustin au siècle des Lumières, l'histoire des Églises chrétiennes. Il étudie également Mahomet et l'essor de l'islam et consacre plusieurs chapitres aux mystiques juive, chrétienne et musulmane, mais aussi aux hérésies, aux pratiques populaires et ésotériques, jusqu'aux Réformes. S'y ajoutent deux chapitres consacrés aux religions eurasiennes et tibétaines.

  • Ce livre explique pourquoi les « Arabes » sont une obsession française. À la fois histoire coloniale et histoire de la sexualité, il montre que la révolution sexuelle des années 1960 et 1970 fut intimement liée à la guerre d'Algérie, à la décolonisation et à l'immigration. Après l'indépendance, loin d'être un tabou, la figure de l'« Arabe » irrigue tous les débats publics : discours de l'extrême droite, du mouvement homosexuel, du catholicisme social, débats sur la prostitution, « vogue » de la sodomie dans les années 1970, fantasme de la traite des Blanches, ou question du viol, centrale pour l'extrême gauche et chez les féministes.
    Revisitant ces vingt années si cruciales pour l'histoire de la France d'aujourd'hui, «Mâle décolonisation» est appelé à faire date.

  • Rêves initiatiques, guérisons magiques, symboles et techniques du chaman : entre mystique, magie et religion, ce livre de Mircea Eliade, qui lui consacra plus de dix ans de recherches, reste le seul à donner une vision globale et cohérente du chamanisme dans toutes les parties du monde. Un ouvrage capital pour comprendre les traditions spirituelles non occidentales, par un auteur qui voyait son propre travail comme « une tentative de retrouver les sources oubliées de l'inspiration littéraire ».

  • Toute histoire de la Chine est aussi une histoire de la civilisation chinoise. Au fil des millénaires, les Chinois ont entretenu des rapports étroits avec un grand nombre de peuples. Huns, Turcs, Mongols, bouddhistes, musulmans, chrétiens, tous ont contribué à faire de la civilisation chinoise ce qu'elle est devenue. Certes, la Chine a tout absorbé, tout sinisé. Il n'en demeure pas moins que faire l'histoire de cette civilisation implique qu'on puisse analyser un à un les éléments extraordinairement nombreux et variés qui la constituent.
    René Grousset fut l'un des rares érudits capables de produire cette grande histoire de la Chine.

  • Une peinture en Occident sur cinq siècles des pratiques culturelles que recouvrent les notions d'abstinence, de continence, de virginité et de chasteté, chez les ecclésiastiques comme chez les laïcs. Deux éminents historiens des sensibilités et des mentalités, déjà responsables chez Payot de «Noël. Une si longue histoire...» (2016), passent en revue ces comportements qu'on croyait révolus depuis la "révolution sexuelle" des années 1970-1990 mais qui connaissent aujourd'hui un nouvel engouement avec l'expansion du mouvement No Sex.

  • « On rencontre toujours une forme de yoga chaque fois qu'il s'agit d'expérimenter le sacré ou de parvenir à une parfaite maîtrise de soi-même, qui est elle-même le premier pas vers la maîtrise magique du monde. » Pour écrire ce livre, Mircea Eliade a vécu quatre ans en Inde, de 1928 à 1932, au cours desquels il s'est initié aux techniques du yoga et s'est imprégné de textes rarissimes en sanscrit. Résultat, on trouvera ici tout ce qu'il faut savoir sur le yoga : sa philosophie, ses pratiques, positions et techniques pour méditer et atteindre l'état de contemplation, ses rapports avec l'hindouisme, le tantrisme, l'alchimie indienne et l'érotique mystique.

  • La grande aventure de la première mondialisation, celle de l'Empire romain, qui, par-delà les clivages et différences politiques, culturelles et économiques, réussit à construire une identité romaine forte dans l'ensemble des territoires alors sous sa domination. Une thèse singulière qui bat en brèche la perception communément acquise d'un Empire fondamentalement biculturel, à la fois grec et romain.

  • Pourquoi l'Afrique occupe-t-elle une place cruciale dans l'histoire mondiale ? Que voulurent réellement les Africains aux différents moments de leur histoire ? Quelles furent leurs résistances à la colonisation et au capitalisme, mais aussi leurs adaptations ? L'État-nation était-il la seule solution quand vint le temps de l'indépendance ? Avec cette fresque de l'Afrique, de ses connexions et de ses interactions avec les autres puissances depuis le XVe siècle jusqu'à nos jours, Frederick Cooper offre une réflexion passionnante sur la fin des grands empires coloniaux européens qui se lit également comme une histoire du monde.

    Spécialiste incontesté de l'Afrique et l'un des rares historiens à prendre en compte la période de l'indépendance, Frederick Cooper est professeur à la New York University. Son oeuvre, très influente en France aujourd'hui, est publiée chez Payot, notamment L'Afrique depuis 1940, Le Colonialisme en question, et, avec Jane Burbank, Empires. De la Chine ancienne à nos jours.

  • Les trois tomes de l'Histoire des croyances et des idées religieuses représentent une oeuvre irremplaçable.
    L'érudition et la puissance intellectuelle synthétique de Mircea Eliade apportent au lecteur une vision des religions qui fait apparaître à la fois l'unité fondamentale des phénomènes religieux et l'inépuisable nouveauté de leurs expressions selon sa formule.
    Le tome I, De l'âge de pierre aux Mystères d'Éleusis, nous conduit des premiers comportements magicoreligieux préhistoriques au culte de Dionysos, aux religions mésopotamiennes, de l'Égypte ancienne, d'Israël, des Indo-Européens, de l'Inde pré-Bouddha, ainsi que la religion grecque et iranienne.

  • « Amazones de la terreur », « tigresses », « furies », « égéries », « aveugles amoureuses », « femmes fatales » : ces expressions furent utilisées pour désigner les femmes qui ont rejoint les rangs d'organisations politiques violentes durant le dernier tiers du XXe siècle, qu'il s'agisse de la Fraction armée rouge allemande, des Brigades rouges italiennes ou d'Action directe en France. La réactivation de la violence révolutionnaire dans les démocraties occidentales est en effet synonyme d'une féminisation qui parut alors inédite, au point que l'on fabriqua et médiatisa largement une nouvelle catégorie, celle de la « femme terroriste ». De 1970, date de la création de la Fraction armée rouge, à 1994, date du dernier procès d'Action directe, ce livre pionnier propose une réflexion de fond sur un sujet tabou, une étude sur les mouvements révolutionnaires radicaux, et des résonances très actuelles, en particulier avec l'engagement des femmes dans les attentats sur tous les fronts.

  • Par une plongée en abîme au coeur des nombreux procès-verbaux des interrogatoires et dépositions de 231 templiers qui, parfois, résistèrent et défendirent leur ordre mis en accusation par le roi de France Philippe le Bel à partir de 1307, Alain Demurger, spécialiste des ordres religieux militaires et auteur de nombreux ouvrages sur les templiers, donne de cette persécution au jour le jour qui ne laissa rien au hasard, jusqu'à l'exécution du dernier grand-maître, Jacques de Molay en 1314, une vision saisissante.

  • C'est la hantise d'un Français sur deux : perdre son logement, se retrouver à la rue. Et, de fait, on peut relire toute l'histoire de la société française, depuis le XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, à la lumière des relations souvent conflictuelles entre propriétaires et locataires, et du rôle parfois trouble joué par l'Etat, aujourd'hui juge et partie. Un livre qui devrait susciter beaucoup d'intérêt au sortir de la trêve hivernale...

  • Au petit matin du 24 février 1525, après quatre mois de siège devant Pavie, François Ier s'élançait sur le champ de bataille, persuadé de sa victoire imminente : « C'est maintenant que je suis duc de Milan ! » Midi n'avait pas sonné qu'il se rendait à Charles de Lannoy, vice-roi de Naples, représentant de l'empereur Charles Quint. Il en devenait le prisonnier en Espagne jusqu'en ce 17 mars 1526 où il remit pied sur le sol de France après avoir laissé ses deux jeunes fils en otage et abdiqué une partie de sa couronne.
    Cinglante défaite pour la France, qui signe la fin de ses prétentions sur l'Italie, Pavie a moins marqué la mémoire française que Marignan, victoire qui, dix ans plus tôt, coïncida avec l'avènement de François Ier et vengea les revers de la fin du règne de Louis XII. Pourtant, loin de n'être qu'une simple « journée » des guerres d'Italie qui construisit la France, c'est à Pavie, en cette année 1525, que se joua pour deux siècles, dans une Europe secouée par de violentes révoltes, l'hégémonie des deux grandes puissances. Une année inscrite aussi dans l'imaginaire politique qui mit à mal la stature de François Ier comme roi-chevalier et marqua la mort de la chevalerie héroïque.

  • Une histoire de la Conquête espagnole en Amérique du Nord, de la Floride et la vallée du Mississippi au Nouveau-Mexique et à la Californie, du XVIe au XVIIe siècle, ou comment les rêves de milliers de conquistadores se brisèrent de façon dramatique devant l'hostilité des Amérindiens. Un pan méconnu de la Conquête espagnole qui offre un regard neuf sur ces territoires qui font encore la richesse des Etats-Unis.
    Par l'auteur chez Payot de Le grand désenclavement du monde : 1200-1600 (2011) et de Charles Quint (PBP, 2004).

  • Au tout début du Moyen Age, convertis au christianisme dans des conditions qui demeurent surprenantes, les Irlandais ont fait de leur pays le creuset dans lequel s'est fondue une nouvelle civilisation qu'ils ont contribué à répandre et à établir sur l'ensemble d'un continent qui se laissait dévorer par ses propres violences. L'Irlande a reconverti l'Europe au christianisme. Elle a aussi été le conservatoire de la culture de l'Antiquité classique et a sauvé la grande tradition orale des Celtes par la grâce de ses moines, soucieux de préserver la mémoire de tout ce qui avait été la richesse spécifique de leurs ancêtres. Cet extraordinaire travail des moines entre le VIIe et le XVe siècle n'a pas été vain. C'est en effet grâce à ces mythes, pieusement recueillis et répandus au bon moment, que l'Irlande a pu renaître de ses cendres et constituer un Etat moderne...

  • Juillet 1944. Alors que la libération de l'Europe est en route, la dernière grande communauté juive, celle de Hongrie, encore intacte, s'apprête à être exterminée depuis que, quatre mois plus tôt, Eichmann et ses hommes se sont installés à Budapest. Raoul Wallenberg arrive alors de Suède pour tenter de sauver les Juifs. Pendant six mois, à force de négocier avec Eichmann, il permet à près de 100 000 d'entre eux d'échapper à la mort. Mais en janvier 1945, l'Armée rouge entre à Budapest ; Wallenberg est arrêté comme espion, puis il disparaît.
    Juste parmi les nations depuis 1963, deuxième (après Churchill) des sept citoyens d'honneur des États-Unis, Wallenberg est célèbre dans le monde entier, mais reste méconnu en France. Ce livre collectif éclaire sa personnalité, son action et son destin. Qui était-il ? Comme expliquer son arrestation et sa disparition dans l'Union soviétique de Staline ? Que sait-on aujourd'hui de son sort ?

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