Perrousseaux

  • L'idée de cet ouvrage est née de l'activité de vulgarisation de l'auteur, docteur en linguistique ancienne, sur les réseaux sociaux : Hugo Blanchet y a en effet constaté aussi bien l'intérêt que le public peut porter aux origines des mots que l'étonnement suscité par de curieuses étymologies. La langue française, au cours de son histoire, s'est enrichie de nombreux mots d'origines variées, de ses racines latines, gauloises ou germaniques jusqu'à l'arabe, l'hébreu, le persan, le sanskrit, etc.
    L'origine de certains emprunts est encore perceptible dans le vocabulaire courant mais, pour beaucoup d'autres, cette origine et le cheminement souvent insoupçonné de ces mots ont été comme effacés par l'usage qui en est fait. Par exemple, comment penser que cidre ou mesquin viennent d'une langue de la Mésopotamie de l'âge du bronze, que barge remonte aux hiéroglyphes de l'égyptien ancien, ou qu'une ville de la Palestine antique se cache derrière l'échalote ? Cet Abécédaire illustré des mots voyageurs n'est pas une simple approche lexicale : les études de l'auteur en linguistique comparée lui permettent, grâce aux données les plus récentes de la phonétique et de la morphologie historiques, d'aborder non seulement l'origine mais aussi l'arborescence multiple que portent souvent les mots les plus communs de notre vocabulaire.
    Le choix de ces mots voyageurs entre ainsi dans une démarche originale, une suite de Flâneries étymologiques où les illustrations d'Anouck Ferri accompagnent merveilleusement cette invitation à un voyage inattendu.

  • Codex 80

    Jean Alessandrini

    Jean Alessandrini, illustrateur et écrivain, a toujours aimé les alphabets : depuis ses études d'art à l'école Corvisart, il les découpe et les collectionne, pour pouvoir mieux s'en resservir plus tard (quand il ne les dessine pas).

    À la fin des années 1970, il se retrouve donc avec des centaines d'alphabets et cherche à les classer, mais trouve la classification en vigueur, dite Vox-Atypi, peu performante. Il décide donc de créer son propre système, tel un entomologiste... Et présente sa classification, baptisée Codex 1980 par un François Richaudeau en forme, au grand public, ce qui lui vaudra une impressionnante volée de bois vert de la part des anciens compagnons de Lurs.

    Cet ouvrage retrace l'histoire et les principes de cette classification controversée mais dont on reparle maintenant avec beaucoup d'intérêt et qui est même enseignée aujourd'hui dans certaines écoles. Un manuel très pratique pour s'y retrouver dans le dédale de la profusion typographique.

  • Quelques décennies d'informatique ont suffi pour bouleverser considérablement le travail de saisie de texte ou de mise en page. Aujourd'hui, quasiment tout le monde est amené à se servir d'un clavier et d'un ordinateur, voire de logiciels spécifiques, pour créer divers documents, dans un cadre privé ou professionnel. Du collégien au retraité, en passant par toutes les tranches d'âge et de secteurs d'activité, l'ordinateur, devenu incontournable, s'est imposé partout - mais il ne fait pas tout. Même si les traitements de texte actuels proposent beaucoup de fonctionnalités et de paramètres, réglables ou automatiques par défaut, le choix typographique définitif appartient toujours à l'utilisateur qui crée son document. Un choix qui n'a très souvent rien d'évident et qui suscite bien des questions, auxquelles cet ouvrage apporte des réponses. Comme l'écrivait Yves Perrousseaux dès la première édition de son ouvrage, « chaque personne concernée devrait maîtriser l'expression typographique de sa langue ». Ces Règles de l'écriture typographique du français s'adressent donc à toutes les personnes qui utilisent un logiciel de traitement de texte ou de mise en page mais qui ne possèdent pas, ou très peu, les connaissances typographiques nécessaires pour composer correctement un article, une brochure, un mémoire ou une publication importante. De l'emploi des majuscules à celui des guillemets, de l'écriture des nombres à l'emploi des espaces et de la ponctuation, l'ouvrage aborde toutes les questions qu'on peut se poser en saisissant un texte. Il reste encore le seul code typographique sur le marché qui montre ce qu'il faut faire, mais aussi les erreurs à ne pas commettre. Cette nouvelle édition, revue et augmentée, tient compte de l'évolution des logiciels et des règles ou des habitudes qui ont pu en découler - un ouvrage pratique indispensable pour un travail de qualité.

  • L'expression de « rapport texte-image », si courante, recouvre une multitude de sens et de non-dits. Ce livre cherche à gratter la surface de ce terme pour nourrir une pratique d'auteur mariant les mots et les images, qu'il s'agisse du domaine du graphisme, du dessin de caractères, de l'illustration, de la bande dessinée...
    Le phylactère - la « bulle » de la bande dessinée - est justement la porte d'entrée idéale pour explorer les rapports ente le texte et l'image. Centrée sur la bande dessinée, cette étude se veut néanmoins un inventaire vaste et éclectique des rapports entre le pictural et le verbal. Des vases antiques aux lettrages des comics, de l'alphabet phénicien à la bande dessinée américaine, sans oublier les enluminures, ce livre dresse un inventaire foisonnant de possibilités graphiques, tant dans les dispositifs d'intégration du texte à l'image que dans les choix de typographie et de lettrage.
    Un ouvrage qui se révèle être une véritable source d'inspiration, de questionnements et de renouvellement, en accord avec l'idée du dessinateur Art Spiegelman, pour qui « le futur de la bande dessinée se trouve dans le passé ».

  • Des caractères en plomb aux logiciels intuitifs, des catalogues et spécimens papiers aux affichages sur écrans rétro-éclairés, la pratique de la typographie, que l'on soit dessinateur de caractères, éditeur, graphiste ou programmeur, connaît un bouleversement exponentiel qui laisse désemparés bon nombre d'afficionados de la lettre.
    David Rault et Olivier Deloye ont organisé, en collaboration avec l'école Sup de Pub de Bordeaux, une table ronde annuelle à Bordeaux, Typex, afin de discuter de ces problématiques actuelles et de tenter d' apporter des réponses à toutes ces questions.
    Voici les retranscriptions des quatre premières tables rondes Typex, qui se sont tenues à Bordeaux entre 2015 et 2019, avec Jean-Louis Gauthey, Massin, Christophe Badani, Julien Priez, Jean Alessandrini, Jack Usine, Lionel Orient Dutrieux, Jean-Baptiste Levée, Alain Beaulet, Thierry Fétiveau, Julie Morel, Cédric Gatillon et Benoit Bodhui

  • Cette Histoire de l'écriture typographique - Le XXe siècle, tome II : de 1950 à 2000 termine la collection créée par Yves Perrousseaux qui, en six volumes, retrace l'histoire des caractères d'imprimerie, de leur fabrication, de leurs usages et de leur implication dans la culture écrite occidentale.

    La lettre ne se déclinait guère, jusqu'en 1900, qu'en lettre d'imprimerie ou en lettre manuscrite. Au XXe siècle, ces lettres à lire vont être complétées par celles, mécaniques, du bureau (machines à écrire), et par des lettres à voir, celles, graphiques, utilisées en communication (affiches, magazines, signalétique). Puis, à partir de 1950, plusieurs révolutions technologiques vont bouleverser les typographies de ces trois mondes (livre, bureau, graphique) au point de les faire converger vers ce qui est devenu « la typographie ».

    En 1950, l'invention de la photocomposition (optique puis informatique) conduit à la disparition du plomb et oblige les grands dessinateurs de caractères à réfléchir sur le concept de fonte. Peu après, le concept de lettre transfert permet à toute une nouvelle génération de typo-graphistes de diffuser, plus facilement qu'en plomb, leurs créations.

    En parallèle, l'informatique naissante s'intéresse à la lettre pour les besoins des scientifiques et de la bureautique et apparaissent ainsi les premiers systèmes de dessin de caractères.

    En 1975 l'invention de l'imprimante à laser et de ses logiciels de pilotage marque une nouvelle étape. Les choses vont alors très vite avec les formats de fonte, la guerre des polices, Unicode et les standards de caractères, pour arriver à une typographie unique utilisable par les éditeurs, les graphistes, les secrétariats, tant sur papier que sur écran (d'ordinateurs, d'affichage urbain ou des téléphones portables).

    La création typographique a d'abord été une adaptation de l'existant aux nouvelles technologies. Les fontes d'aujourd'hui proposent des milliers de caractères différents dans des centaines de variantes graphiques. Mais ces nouveautés technologiques, et leur facilité d'emploi, a conduit à une multitude de fontes que l'on commence à peine à pouvoir cataloguer selon des concepts comme la typographie expressive ou le post-modernisme.

    Ce sixième volume de l'Histoire de l'écriture typographique a été rédigé par une dizaine de spécialistes, chacun montrant à sa façon la diversité typographique de ce demi-siècle.
    Selon la tradition de cette collection, des pauses sont proposées hors chronologie, consacrées ici aux classifications historiques des caractères, à la typographie ludique, à la réinterprétation des caractères classiques et à la préservation du patrimoine typographique.

    Par son iconographie très riche (plus de six cents illustrations, presque toutes en couleurs), ses index et sa bibliographie de plusieurs centaines de titres, cette Histoire s'adresse aussi bien à un large public qu'aux étudiants des beaux-arts ou des écoles de communication, aux amoureux, spécialistes ou professionnels de la typographie et de ses techniques, du web, de l'édition et des arts graphiques.

  • Cette Histoire de l'écriture typographique - Le XXe siècle, tome 1 : de 1900 à 1950 vient compléter les quatre volumes précédents de la collection créée par Yves Perrousseaux qui retrace l'histoire des caractères d'imprimerie, de leur fabrication, de leurs usages et de leur implication dans la culture écrite occidentale.
    De 1900 à 1950, les caractères en plomb voient leur fabrication atteindre des sommets en matière de qualité, avant de disparaître définitivement dans la seconde moitié du siècle. C'est donc l'occasion de faire le point sur la gravure de poinçons et la frappe de matrices. À côté de cette tradition, la typographie se modernise grâce aux machines à composer, Linotype et Monotype. Il faut produire des caractères pour ces machines ; les fonderies du monde entier vont s'y employer. D'abord par un retour aux sources (Garamond, Cochin et autres Baskerville qui vont être souvent modernisés) tout en voyant la création de nouveaux caractères pour le plomb perdurer jusque dans les années 1970 (avec les caractères des Mendoza, Excoffon, et même les premiers de Frutiger). Un maître mot durant tout ce demi-siècle : lisibilité ; un chapitre entier est donc consacré aux avancées de cette discipline pratiquement née en France avec Javal vers 1900.
    Mais en parallèle, durant la période 1890-1950, la lettre s'ouvre au public. Elle n'est plus uniquement gravée par des typographes, elle est aussi dessinée par des graphistes. Elle n'est plus uniquement l'objet à lire de l'imprimerie, elle devient objet à voir. On ne la trouve plus seulement dans le livre ou la presse, elle se voit dans la rue, sur les affiches, les enseignes de magasins, dans la publicité, les magazines, etc. La lettre devient objet d'étude grâce aux mouvements artistiques tels que Arts Nouveaux, Bauhaus, Art Déco. Les typographes s'appellent alors Auriol, Renner, Tschichold ou Cassandre. Une nouvelle typographie est née.
    Ce cinquième volume de l'Histoire de l'écriture typographique a été rédigé par une dizaine de spécialistes, chacun montrant à sa façon la diversité typographique de ce demi-siècle. Selon la tradition de cette collection, des pauses sont proposées hors chronologie, consacrées ici aux lettres à pochoirs, à l'imprimeur Louis Jou et aux historiens de la typographie.
    Par son iconographie très riche (plus de six cents illustrations, presque toutes en couleurs), ses index et sa bibliographie de plusieurs centaines de titres, cette Histoire s'adresse aussi bien à un large public qu'aux étudiants des beaux-arts ou des écoles de communication, aux amoureux, spécialistes ou professionnels de la typographie, de l'édition et des arts graphiques.

  • Chaque caractère d'imprimerie, au-delà de sa forme, possède son propre passé, véhicule un bagage culturel, historique et social, crée par sa seule présence sur une page, au-delà du sens des mots écrits, une véritable ambiance. De ce fait, il influe directement sur l'interprétation du texte et implique de la part du maquettiste ou du graphiste une bonne connaissance des caractères d'imprimerie et de ce que leur choix implique. Ce livre a pour but de vous donner toutes les clés qui vous permettront d'effectuer le bon choix typographique en fonction d'un travail donné, et d'effectuer une mise en pages pertinente et esthétique. C'est au total une soixantaine de typographies qui sont présentées au fil de ces pages ; chaque police de caractères est disséquée, son créateur est présenté, le contexte social est évoqué, et toutes les connotations impliquées par son utilisation sont mises en avant. On trouvera également un tableau synthétique en fin d'ouvrage, à base de mots-clés, qui permettra de trouver simplement et rapidement une ou plusieurs typographies possibles. Enfin, une dizaine de personnalités du monde de la typographie ou de l'édition, parmi lesquelles Erik Spiekermann, Xavier Dupré, Alejandro Paul, Alain Beaulet ou Bas Jacobs ont participe à cet ouvrage en répondant à une question difficile : « Quel est votre caractère préféré ? » Il est donc possible de lire ce livre de plusieurs manières : soit en cherchant rapidement la solution à une problématique professionnelle, soit en le lisant du début à la fin, en amateur désireux d'en connaître un peu plus sur ces lettres qu'on lit sans les voir, sur ces alphabets qui nous sont familiers à force de les rencontrer dans la rue, dans les journaux, sur les publicités, ces amis intimes à propos desquels on ne sait finalement pas grand-chose. Cette nouvelle édition, qui fait suite au succès du premier tirage, a été entièrement revue et augmentée d'une cinquantaine de pages, avec de nouveaux caractères et les contributions exclusives de Jim Parkinson, Nick Shinn, Étienne Robial, Jean-Christophe Menu et Bruno Leandri.

  • Ce livre est la suite chronologique du tome I consacré à l'époque qui court de Gutenberg au XVII e siècle.
    L'ensemble est conçu pour proposer une vision générale et relativement complète de ce qu'il faut au moins savoir sur le sujet, en fonction de ce que nous pouvons en dire aujourd'hui. Viennent également des informations complémentaires que j'appelle des " pauses ". En général, ces informations sont mises en annexes en fin d'ouvrage, et, dans une organisation traditionnelle du livre, ou bien le lecteur les lit trop tard, ou bien il ne les lit jamais.
    Je les ai donc placées là où il m'a semblé préférable de les faire figurer en fonction du sujet des chapitres abordés, soit pour les introduire, soit pour les compléter. Je suis convaincu, en effet, que pour se faire un bon bagage sur l'histoire de la typographie (et du monde du livre d'une façon plus générale), il n'est pas inutile de connaître, en plus, certains sujets connexes de façon à les incorporer dans une réflexion globale.
    Depuis son invention, au XV e siècle, le tracé des lettres typographiques s'est toujours inspiré de celui des lettres calligraphiées alors en usage. A l'époque des prototypographes, il s'agissait de concevoir des caractères imitant au plus près les écritures gothiques, car le livre imprimé n'avait comme raison d'être que de reproduire industriellement le livre manuscrit, voire d'en faire des fac-similés.
    Avec le temps, le tracé des lettres typographiques évolue forcément, et à leur tour les calligraphes s'inspirent de ces formes nouvelles. Dans le courant du XVI e siècle, la typographie romaine prend le pas sur la typographie gothique. Au siècle suivant certains maîtres d'écriture, calligraphes renommés comme Louis Senault, Jean-Baptiste Alais de Beaulieu fils et Nicolas Jarry, s'inspirent du tracé des Garaldes, mais ils le modifient quelque peu en y apportant des caractéristiques pertinentes (en particulier dans la lettre gravée sur cuivre) que le Romain du roi (caractère créé dans la dernière décennie du XVII e siècle pour l'imprimerie royale, et prototype des caractères de la famille des Réales) va reprendre à son compte, comme l'axe vertical (et non plus incliné) de la répartition des graisses des caractères, comme le contraste de plus en plus affirmé de l'épaisseur des pleins et les déliés, ainsi que la géométrisation des formes.
    L'écriture typographique du XVIII e siècle se caractérise par ces nouveaux caractères, par une constellation d'ornements modulables et autres vignettes à combinaisons, par des formats d'imprimés et des configurations de titres et de textes entièrement différents de tout ce qui avait précédé, certaines préfigurant les éditions de bibliophilie du début du XIX e siècle.

  • Roger Excoffon : un nom qui ne dit pas grand-chose à l'homme de la rue. Et pourtant... Si cet homme de la rue est né en France entre 1930 et aujourd'hui, il a forcément côtoyé l'une de ses créations.
    Typographe de talent (on lui doit les caractères Mistral, Banco, Choc ou Antique Olive) puis publicitaire (il a réalisé des centaines d'affiches et de logos, comme celui d'Air France), Roger Excoffon est probablement un de ceux dont l'oeuvre splendide accompagne chacun de nos pas, habite l'inconscient collectif avec le plus de force. Ses caractères étaient entiers, habités d'une force et d'une personnalité peu communes; ils furent utilisés massivement dans les années 1950 et 1960, habillant nombre bars-tabac, salons de coiffure et autres boulangeries, se parant d'une couleur et d'une connotation qui furent aussi à l'origine de leur désintérêt quelques années plus tard ; volontiers désuets, profondément français, esthétiquement éblouissants, ils font partie intégrante de notre histoire et de notre culture.

    Cette monographie bilingue français & anglais, signée David Rault (graphiste et journaliste, directeur de la collection Atelier Perrousseaux et membre de l'Atypi, à qui l'on doit le Guide pratique de choix typographique), comprend une biographie articulée autour d'un entretien que Roger Excoffon avait accordé à François Richaudeau en 1977, une iconographie importante (avec des photographies de Jean Dieuzaide et des gouaches provenant de collections privées jamais publiées jusqu'alors) et des participations exceptionnelles signées Massin, Peter Knapp, José Mendoza y Almeida, Jean-François Porchez, François Richaudeau, Yves Perrousseaux et Hrant Papazian.

    Sa couverture est signée Charles Berberian.

  • Cet ouvrage est la reprise perfectionnée et actualisée du livre des signes et des hommes, paru en français en 1983.
    Il s'agit d'une longue réflexion qu'adrian frutiger a mûrie au long de sa vie professionnelle de créateur de caractères, d'enseignant et de pédagogue.
    A travers les trois parties de cet ouvrage, adrian frutiger entraîne le lecteur à la découverte de la genèse des tracés pertinents élémentaires et de l'évolution des signes dans la vie des hommes, à travers les millénaires et les cultures de notre planète, et ce que nous en faisons aujourd'hui : comprendre et concevoir un signe, la fixation de la langue par le signe, l'évolution du signe en un symbole, en une marque, en un signal.

    Un ouvrage de référence, écrit par l'un des plus grands typographes de notre temps. à lire lentement.
    * plus de 2000 croquis. une bibliographie.
    * public concerné : professionnels de la communication, enseignants, universitaires, étudiants et tout passionné des arts graphiques et typographiques, voire d'ethnologie et de sociologie.

  • Cet ouvrage vient compléter les trois tomes précédents de la collection créée par Yves Perrousseaux. Dans le même esprit, il raconte l'histoire des « caractères d'imprimerie », de leurs usages et de leur implication cachée dans la culture occidentale. La typographie du XIXème siècle a subi de plein fouet les effets de toutes les révolutions de cette période tourmentée mais, surtout, ceux de la « révolution industrielle ». Moins du fait des retombées techniques incontestables que par les nouveaux besoins et les nécessités qui émergent : besoin de publicité, donc d'affiches et de nouveaux caractères, grands et attractifs ; besoin de livres moins chers et en plus grand nombre, donc développement de la stéréotypie et des recherches sur les machines à composer ou sur les caractères de très petite taille ; nécessité de rapprocher les petits ateliers de gravure ou de fonderie ; besoin de création, de modernisme, voire de fantaisie, en réaction à la rigueur classique. Le XIXème siècle typographique est ainsi marqué par le foisonnement et l'excès, par des oppositions d'austérité et d'extravagance, par la cohabitation de livres romantiques et de livres industriels, la naissance de nouvelles oeuvres d'art que sont les spécimens de fonderie et de nouveaux codes d'usage de la typographie. Plus que jamais, durant ce siècle, la typographie devient un art. Pour montrer toute la richesse de cette période, les auteurs ont choisi d'en raconter les aventures successives : les Anglais avec l'invention des caractères gras, des égyptiennes et des sans-sérifs ; la fonderie Gillé, qui devient celle de Balzac puis de De Berny et qui rejoindra, à l'aube du XXème siècle, celle des Peignot ; la saga des Didot, de la rigueur de Firmin à l'extravagance de Jules ; l'Imprimerie royale, puis impériale ou nationale, ses caractères orientaux et ceux de labeur, qui perdureront tant qu'il y aura du plomb ; Louis Perrin, qui réinvente les elzévirs ; les grandes fonderies françaises, qui rivalisent d'invention et de copies, et, enfin, les évolutions techniques de tout le siècle. Et comme dans les tomes précédents, des « pauses », moins chronologiques, élargissent ou complètent le champ purement typographique : la gravure sur bois, les casses d'imprimerie, les caractères gras, les manuels de typographie, les caractères de fantaisie et les lettres dessinées. Un ouvrage de culture générale dont la richesse iconographique (plus de 400 illustra­tions) et la somme d'informations s'adressent aussi bien à un large public qu'aux spécialistes ou aux professionnels de la typographie ou de l'édition.

  • Les interactions entre l'image, le son et le texte sont aux fondements du cinéma ; quand il ne figure pas dans les génériques ou les sous-titres, le texte se retrouve sur les affiches et supports publicitaires. Le texte n'est jamais seul : il est toujours accompagné d'une forme qui l'insère dans une culture, une société, une histoire. Le type de caractère, son mouvement et son emplacement à l'écran participent au sens : ils véhiculent une signification ajoutée. Trop souvent déconsidéré - parce que mal compris - le choix d'une typographie a une influence sur l'ensemble de la forme filmique et au-delà du cadre purement cinématographique. Cet ouvrage s'intéresse aux caractéristiques de l'écrit, à ses rôles au centre de l'écran, et l'aborde avec un double regard, celui de sa forme (la typographie) et de son média (le cinéma). "Typographie et cinéma" présente un aperçu des possibilités et des contraintes du média. Il s'adresse au cinéaste désirant approfondir l'usage de l'écrit à l'écran, et au graphiste intéressé par le cinéma. Préface du compositeur et enseignant de cinéma, Michel Chion. Avant-propos de Jérôme Lasserre, Directeur de la Programmation du Festival du Cinéma Américain de Deauville & du Festival du Film Fantastique de Gérardmer.

  • Morris Fuller Benton est un grand nom de l'histoire de la typographie américaine ; il est pourtant très peu connu du grand public. En quarante années de carrière, de 1897 à 1937, il a produit plus de deux cents caractères typographiques pour l'une des plus grandes fonderies de caractères des États-Unis, l'American Type Founders Company (ATF).
    Il a ainsi participé, avec son père Linn Boyd Benton, à une très belle aventure humaine et technologique qui a durablement remodelé la production typographique en ce début du xxe siècle. Dignes héritiers de Gutenberg, ils ont contribué à la création de poinçons et de matrices de qualité, produisant un grand nombre de caractères considérés aujourd'hui comme des références pour leur esthétisme et leur fonctionnalité - Franklin Gothic, Souvenir, Century Schoolbook, etc.
    L'histoire et la conception de ces grands classiques - que nous retrouvons régulièrement en édition, dans les journaux ou dans les magazines - suscitent toujours autant d'intérêt et de curiosité chez les passionnés et les professionnels des industries graphiques.

  • L'ensemble de cette Histoire de l'écriture typographique, en plusieurs volumes, est conçu pour proposer une vision générale en fonction de ce que nous pouvons en dire aujourd'hui.
    Poursuivant cette histoire, ce troisième volume de l'Histoire de l'écriture typographique met l'accent sur les créations qui marquent la seconde moitié du XVIIIe siècle, c'est-à-dire des caractères dotés d'un fort contraste entre les pleins et des déliés très fins, ce que permettaient alors l'évolution des techniques de gravure des poinçons, de fonte des caractères et l'impression sur papier vélin (inventé en Angleterre vers 1757), papier sans grain, soyeux et lisse permettant de reproduire la finesse de ces déliés, ce que le séculaire et traditionnel papier vergé ne permettait pas.? L'ouvrage analyse les contextes et les réalisations des grandes figures de la profession de cette époque, que sont John Baskerville (en Angleterre), Giambattista Bodoni, « le typographe des rois et le roi des typographes » (en Italie), François-Ambroise Didot (qui établit le point typographique sur le pied-de-roi, une mesure légale d'alors) et ses deux fils : Pierre (imprimeur de haute volée, avec ses impressions de bibliophilie des Éditions du Louvre) et Firmin (créateur de caractères, dont le fameux « Didot »).?Ce sont encore les Didot qui introduisirent le papier vélin en France (1780) et qui mirent au point la stéréotypie (vers 1795), technique permettant de reproduire en relief, en un seul bloc de métal, la composition des milliers de caractères qui composent une page et ainsi de réimprimer des livres à l'identique à bon marché.

    L'ouvrage examine conjointement les caractères des principales autres fonderies typographiques européennes qui marquèrent à leur façon ce siècle. En France : l'Imprimerie royale avec Louis-René Luce, les fonderies Sanlecque, Loyson, Briquet, Cappon, Vafflard, Cot, Lamesle, des Gando père et fils, du sieur Delacolonge (Lyon), des Gillé père et fils. En Belgique : Jacques-François Rosart (Bruxelles). En Allemagne : Johann Breitkopf (Leipzig). En Angleterre : Edmund Fry et John Bell.?On aborde également Antoine-François Momoro (1756-1794) un imprimeur parisien (auteur d'un manuel d'imprimerie intéressant) qui mit sa carrière au service de la Révolution et périt sur l'échafaud avec ses amis hébertistes.
    L'ouvrage explique, d'autre part, les mouvements culturels et les innovations techniques qui marquent l'époque, comme l'influence de la calligraphie sur la typographie, la composition typographique de la musique, la composition chimique du plomb typographique, la nomination des caractères et la finalisation du point typographique, les symboles typographiques des unités de mesures en usage sous l'Ancien Régime.

    Note: L'illustration de couverture représente l'imprimeur italien Giambattista Bodoni (1740-1813). ?Les caractères utilisés sur cette couverture sont des Bodoni.? Un quatrième volume devrait continuer cette Histoire et concerner le XIXe siècle.

  • L'ouvrage reprend les principaux jalons qui se sont succédés au fil du temps pour finir par constituer l'écriture typographique occidentale. Ce premier tome couvre l'histoire de l'écriture de son origine, avec Gutenberg, jusqu'au XVIIe siècle, quand la typographie hollandaise s'en donne à coeur joie, tandis que l'imprimerie française est muselée par les pouvoirs civils et religieux.

  • Inventée par Rodolphe Töpffer, correspondant de Goethe et de Sainte-Beuve, et même théoricien précoce de son propre média, la bande dessinée semblait née pour devenir un genre littéraire visuel exigeant, apte à raconter des histoires d'une manière totalement neuve. Il a pourtant fallu près d'un siècle pour que la bande dessinée devienne consciente de sa propre existence et qu'on la nomme : illustrés, bandes dessinées, comics, funnies, fumetti, tebeos, historiettas, mangas ou lianhuanhua, selon les lieux et les supports. Un peu partout, le succès populaire de la bande dessinée s'est accompagné de condescendance, de méfiance ou de mépris. Des générations de collectionneurs et de passionnés ont peu à peu cherché à démontrer les qualités de la BD, en l'amenant dans les salles des ventes ou les musées, en fondant des clubs ou des revues. Des auteurs se sont attachés à traiter des thèmes adultes ou importants et à produire des oeuvres d'une qualité artistique impossible à nier, tandis que des théoriciens se sont passionnés pour l'extraordinaire potentiel technique du langage de la bande dessinée. Paradoxalement, ces démonstrations se sont parfois faites au prix d'un dénigrement de la culture populaire de la bande dessinée. Ce sont ces questions et ces tensions qui sont explorées dans ce livre, le premier de la nouvelle collection «Perrousseaux BD», signé Jean-Noël Lafargue, réalisateur multimédia, maître de conférences associé à l'Université Paris VIII et professeur à l'École supérieure d'arts du Havre.

  • Illustrateur rétro-futuriste dans les pages de "Pilote" ou d'"Elle", écrivain talentueux, aussi bien dans le registre des histoires pour enfants (il obtient le prix Goncourt de la Jeunesse en 1994) que dans celui des romans policiers, Jean Alessandrini est surtout dessinateur de caractères typographiques. Il est aussi connu pour être l'auteur de la fameuse classification typographique Codex 1980, qui lui valut, à l'époque, l'opprobre de ses pairs. Aujourd'hui, en dehors d'une courte notice biographique ici et de quelques dessins là, aucune documentation n'est disponible pour tous ceux qui veulent mieux le connaître. Impossible aussi d'utiliser ses alphabets, qui n'ont jamais été numérisés. En réaction à cette injustice, l'idée de ce livre s'est peu à peu imposée. Car le coeur de ce poète de la lettre bat toujours avec force, et cet ouvrage rend enfin justice à ce typographe et illustrateur hors norme, aussi discret que talentueux.

  • François Boltana (1950-1999) aura peut-être vécu la typographie à son instant le plus décisif, au moment où les promesses multiséculaires qu'elle portait en elle purent vraiment se concrétiser. La France des années 1950 dans laquelle il naît connaît une période de renouveau typographique sous l'impulsion de personnalités comme Roger Excoffon ou Adrian Frutiger, sur fond de concurrence exacerbée entre les fonderies Olive et Deberny & Peignot. François Boltana aura traversé comme un météore la galaxie typographique. Élève du Scriptorium de Toulouse à 18 ans, il publie ses premiers caractères dans la prestigieuse maison Hollenstein dès l'âge de 22 ans et son premier caractère international à 23 ans chez Letraset, le Stilla, qui incarne à lui tout seul le psychédélisme débridé des années 1970, en plein âge d'or de la photocomposition.
    François Boltana a ouvert la voie de l'électro-typographie moderne, alliant l'élégance de la geste calligraphique à une virtuosité technique et technologique inédite jusqu'alors. Véritable « type geek » avant la lettre, il décode en 1989 la calligraphie prodige de l'Anglais Joseph Champion et en propose l'année suivante une version complète et informatisée - c'est l'OpenType avant la lettre. Il fut aussi parmi les tout premiers créateurs de caractères à vendre directement ses polices de caractères, ouvrant la voie à la typographie indépendante telle que nous la connaissons aujourd'hui.
    Cet ouvrage propose de vous raconter le destin fascinant de ce créateur méconnu qui a pourtant su, parmi les premiers, allier la maîtrise de la calligraphie à l'aisance technologique dans la plus grande tradition de la lettre latine.

  • Depuis les premières traces d'un processus d'écriture, apparu dans le nord de la Chine vers 1200 av.
    J.-C., le système d'écriture chinois a été utilisé par des millions de locuteurs pratiquant un très grand nombre de langues.
    Ce livre présente l'un des plus anciens systèmes d'écriture au monde, les principes de base du langage et ceux de la formation et de l'évolution des caractères chinois. À partir de nombreux exemples révélés par l'archéologie et le témoignage de documents conservés dans les collections de grands musées, l'auteur décrit chronologiquement plusieurs des principales écritures chinoises, toujours en usage sur de multiples supports, depuis les os à inscriptions divinatoires jusqu'aux sublimes calligraphies sur papier.

  • Les caractères de civilité gravés par Robert Granjon en 1557 constituent l'une des plus fameuses imitations de l'écriture manuscrite dans la typographie. Reproduisant la calligraphie gothique très souple de la Renaissance, ils seront employés à la composition des livres (et notamment des manuels scolaires) pendant plus de trois siècles.
    Cette typographie attire depuis longtemps l'attention des historiens du livre. Mais les travaux publiés jusqu'à présent n'ont porté que sur les origines de cette écriture et sa diffusion à la fin de la Renaissance. Pour la première fois, cet ouvrage présente l'histoire des caractères de civilité sur un long terme, en observant les modalités de leur utilisation depuis la Renaissance jusqu'au milieu du xixe siècle. Dans ce large cadre chronologique, l'auteur examine le rôle qu'ont joué les caractères de civilité dans l'enseignement élémentaire et les rapports étroits qu'ils ont entretenu avec les modes calligraphiques. La typographie n'est donc pas ici examinée sous ses seuls aspects formels : on s'attache à restituer les enjeux (sociaux, religieux, économiques) qui en conditionnent les usages.
    S'appuyant sur des sources variées et souvent inédites (traités calligraphiques, typographiques ou pédagogiques, documents d'archives, préfaces, etc.), cette étude s'accompagne d'une abondante iconographie, présentant plus d'une centaine de documents tant imprimés que manuscrits. À travers cette histoire de la « lettre française », c'est à une véritable exploration des relations entre typographie et calligraphie qu'est convié le lecteur.

  • Premier en son genre pour son adaptation à la pao ? cet ouvrage s'adresse aux personnes qui réalisent des mises en page, sur macintosh ou sur pc, dans un contexte professionnel ou non : secrétariats, entreprises, collectivités, associations, jeunes " qui se lancent dans le métier ", étudiants, particuliers, etc.
    Il est le complément du manuel de typographie française élémentaire qui, lui, traite des règles les plus usuelles de la composition typographique et sur lesquelles chacun bute quotidiennement.
    Bien des personnes sont parfaitement capables de réaliser de bonnes mises en page, encore faut-il qu'elles puissent acquérir un minimum de connaissances en ce domaine. cet ouvrage n'a d'autre objectif que de sensibiliser le lecteur concerné aux principes que régissent les connaissances qu'il lui faut posséder et nécessaires à la réalisation de petits journaux, brochures, plaquettes, dépliants, posters, livres, etc.
    , principes qu'il développera en fonction de sa propre sensibilité s'il en a la prédisposition technico-artistique.

  • Il faut suivre le contenu de cet ouvrage comme une conversation " à bâtons rompus ", le soir, entre amis, au coin du feu.
    D'où le titre. adrian frutiger s'adresse principalement aux étudiants en arts graphiques, à la profession, ainsi qu'à toute personne passionne de typographie. il fait le tour d'un certain nombre de bases qu'il faut connaître, comme l'origine de l'écriture et son évolution, l'apparition des caractères typographiques et leur évolution formelle influencée par celle des techniques d'impression : comme le processus de lecture, les critères de lisibilité et les différentes façons de lire : les règles à suivre pour la conception d'une police, ainsi que les grandes familles de caractères.
    Il présente ensuite quelques-uns de ceux qu'il a créés, dans le but d'expliquer ce qu'ils ont précisément apporté à la typographie et d'en retenir les enseignements. on aborde ainsi l'épopée de l'univers (la déclinaison de 21 séries d'un même caractère prévue dès le départ de la conception, ce qui ne s'était alors jamais vu dans l'histoire de l'imprimerie), puis le roissy (pour la signalétique de l'aéroport roissy-charles-de-gaulle, caractère devenu plus tard le frutiger), ensuite l'ocr-b (caractère de reconnaissance optique pour les ordinateurs, devenu standard international (1972) dans le domaine bancaire), et enfin l'adaptation aux techniques contemporaines de composition et de reproduction d'un caractère non latin, d'une tout autre culture que la nôtre : le devanagari (issu du sanskrit), écriture officielle de l'inde.
    Pour terminer ce tour d'horizon, l'auteur parle rapidement de la création des logos.

  • Abondamment illustré d'exemples, cet ouvrage présente de façon très claire l'évolution des styles d'écriture arabe, avec une attention particulière pour l'importance des matériaux employés comme supports et comme instruments traceurs, et pour la difficile rencontre de l'écriture arabe d'abord avec l'imprimerie, puis avec l'informatique.
    Du calame à l'ordinateur est destiné non seulement à tous les curieux de l'extraordinaire histoire des écritures mais aussi aux graphistes, calligraphes et plasticiens. Il leur permettra un emploi judicieux des styles existants et leur donnera une base logique pour la création de logotypes et de nouvelles polices de caractères.

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