Littérature argumentative

  • Les couilles sur la table Nouv.

    Parce qu'on ne naît pas homme, on le devient.

    Adapté du podcast phénomène Les Couilles sur la table, ce livre est une synthèse indispensable et passionnante de ce que l'on sait sur la virilité, les masculinités et les hommes.

    Un livre à offrir à toutes celles et ceux qui se posent des questions sur eux-mêmes. Et à celles et ceux qui ne s'en posent pas encore.

  • Il y a les gestes qui disent l'embarras, la satisfaction de soi ou le simple plaisir d'exister. Tous nous révèlent, dans nos gloires comme dans nos petitesses : le selfie, geste terrifiant de nos vies modernes ; le « vapotage », qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...

  • « Bagarre : En Bretagne, jadis, il y avait des bagarres de bistrot assez marrantes. C'était du rugby sans arbitre.
    Oisiveté : J'adore. J'ai des rendez-vous avec moi. Je peux faire des kilomètres (des miles) pour aller retrouver une lumière, seulement une lumière, rien qu'une lumière. » Tour à tour poète, critique, humoriste, moraliste, Olivier de Kersauson se dévoile à travers ce dictionnaire très personnel, posant un regard sans détour sur notre époque, sur son enfance, ses désirs et ses rêves, en essayiste et en conteur. Ses écrits évoquent un monde complètement disparu et dessinent la philosophie d'un aventurier, libre dans tous les sens du terme.

  • Nuit d'épine

    Christiane Taubira

    Pour Christiane Taubira, la nuit a souvent été une complice, une alliée, une sorte de soeur intime, un moment particulier.

    C'est la nuit des chansons qu'on adore et dévore, la nuit du sommeil qui refuse qu'on annonce la mort d'une mère, la nuit des études passionnées et des yeux en feu à force de scruter les auteurs sacrés, la nuit qui ouvre sur les petits matins des métros bougons et racistes. C'est aussi la nuit des militantismes, de la Guyane qui se révolte, des combats furieux à l'Assemblée autour du mariage pour tous. C'est enfin la nuit d'un tragique vendredi 13, bientôt suivie de celle où l'on décide d'un adieu.

  • De mai à juillet 2019 se tient le procès France Télécom-Orange.

    Sept dirigeants sont accusés d'avoir organisé la maltraitance de leurs salariés. Parfois jusqu'à la mort.

    On les interroge longuement, leur fait expliquer beaucoup.

    Rien à faire : ils ne voient pas le problème. Le P-DG a un seul regret : « Cette histoire de suicides, c'est terrible, ils ont gâché la fête. » Il y avait donc une fête ? Parlons-nous la même langue ?

  • Un romancier et sa traductrice, ou deux amis qui se parlaient sans cesse, y compris dans le silence. D'écriture, de langues, d'amour et d'enfance.

    Lorsque Aharon Appelfeld meurt, Valérie Zenatti ne peut se résoudre à perdre cette voix qui résonne si puissamment en elle. Elle explore alors tous les moyens d'approcher le mystère de la rencontre, allant jusqu'à Czernowitz, ville natale de l'écrivain, où la joie de vivre et d'écrire se rejoignent dans une blancheur éclatante.

  • En France, une femme sur dix se fait violer. Tous les deux jours, une autre est assassinée par son conjoint. D'autres encore, sont harcelées sexuellement. Derrière les écrans, la parole se libère : révélations, photos et vidéos circulent sur les réseaux sociaux. Des femmes, innombrables, témoignent. Une communauté se forme. La sororité devient un outil de puissance virale. C'est la naissance du féminisme 2.0.

  • Pensées

    Blaise Pascal

    « Les hommes ont mépris pour la religion. Ils en ont haine et peur qu'elle soit vraie. Pour guérir cela il faut commencer par montrer que la religion n'est point contraire à la raison. Vénérable, en donner respect.

    La rendre ensuite aimable, faire souhaiter aux bons qu'elle fût vraie et puis montrer qu'elle est vraie.

    Vénérable parce qu'elle a bien connu l'homme.

    Aimable parce qu'elle promet le vrai bien ».

    Pensées, Fragment 12.

    Recueil d'une multitude de fragments épars découverts à la mort de Pascal, en 1662, les Pensées ont connu une prospérité qui ne s'est jamais démentie au fil des siècles : de traité apologétique de la religion chrétienne au xviie siècle, cet essai est devenu de nos jours un incontournable classique de la philosophie et de la métaphysique.

  • Paris Nouv.

    Paris

    Emile Zola

    Après sa fresque des Rougon-Macquart, Émile Zola commence sa trilogie des Trois villes, dont le trop méconnu Paris constitue le dernier volume. Publié en pleine affaire Dreyfus, ce roman a pour protagonistes la foi et ses croyances, l'idéal et ses perditions, la modernité et ses corruptions. Il propose ainsi une passionnante chronique sociale d'un régime républicain en crise.

  • Pourquoi le Japon ? Parce que c'est le pays de l'écriture : de tous les pays que l'auteur a pu connaître, le Japon est celui où il a rencontré le travail du signe le plus proche de ses convictions et de ses fantasmes, ou, si l'on préfère, le plus éloigné des dégoûts, des irritations et des refus que suscite en lui la sémiocratie occidentale. Le signe japonais est fort : admirablement réglé, agencé, affiché, jamais naturalisé ou rationalisé. Le signe japonais est vide : son signifié fuit, point de dieu, de vérité, de morale au fond de ces signifiants qui règnent sans contrepartie. Et surtout, la qualité supérieure de ce signe, la noblesse de son affirmation et la grâce érotique dont il se dessine sont apposées partout, sur les objets et sur les conduites les plus futiles, celles que nous renvoyons ordinairement dans l'insignifiance ou la vulgarité. Le lieu du signe ne sera donc pas cherché ici du côté de ses domaines institutionnels : il ne sera question ni d'art, ni de folklore, ni même de « civilisation » (on n'opposera pas le Japon féodal au Japon technique). Il sera question de la ville, du magasin, du théâtre, de la politesse, des jardins, de la violence ; il sera question de quelques gestes, de quelques nourritures, de quelques poèmes ; il sera question des visages, des yeux et des pinceaux avec quoi tout cela s'écrit mais ne se peint pas.
    Roland Barthes

  • Stéphane De Groodt se livre à une série de traits d'esprit métaphoriques, sous forme de dédicaces et de pensées fugaces. En parfait jongleur de mots, il s'adonne avec un plaisir non dissimulé à des jeux de mots aussi facétieux que poétiques. On y retrouve tout l'esprit et la verve des chroniques télévisées qui l'ont rendu célèbre.

  • De l'amour Nouv.

    De l'amour

    Stendhal

    En 1822, pour se remettre d'un amour déçu, Stendhal ausculte les tours et détours de l'amour : après la passion des débuts qu'il nomme « cristallisation » viennent inévitablement les douleurs. Et pourtant l'amour reste, encore et toujours, un horizon de bonheur, cette « idée neuve » que déclare Saint-Just en pleine Révolution française.

  • Penser/classer

    Georges Perec

    « Que me demande-t-on, au juste ? Si je pense avant de classer ? Si je classe avant de penser ? Comment je classe ce que je pense ? Comment je pense quand je veux classer ? » G. P.

  • Dans toute l'oeuvre littéraire s'affirme une réalité formelle indépendante de la langue et du style : l'écriture considérée comme le rapport qu'entretient l'écrivain avec la société, le langage littéraire transformé par sa destination sociale. Cette troisième dimension de la Forme a une histoire qui suit pas à pas le déchirement de la conscience bourgeoise : de l'écriture transparente des Classiques à celle, de plus en plus trouble, du XIXe siècle, puis à l'écriture neutre d'aujourd'hui. Cette relation entre Littérature et Histoire (entre l'écrivain et la société) est illustrée par huit « Nouveaux essais critiques » (ici réunis pour la première fois) sur divers auteurs, de La Rochefoucauld et Chateaubriand à Flaubert, Proust, Verne, Loti...
    « L'écriture littéraire porte à la fois l'aliénation de l'Histoire et le rêve de l'Histoire : comme Nécessité, elle atteste le déchirement des langages, inséparable du déchirement des classes ; comme Liberté, elle est la conscience de ce déchirement et l'effort même qui veut le dépasser. » Roland Barthes

  • « Et vous n'entendez pas les trains ? » demande-t-on à ce couple qui vient d'emménager près de la gare.
    « J'dis ça, j'dis rien. » conclut-on quand on n'en pense pas moins.
    Perfides, les petites phrases que Philippe Delerm est allé glaner le sont assurément. Mais souvent aussi mélancoliques, comme lorsqu'on coupe un moment émouvant par un pudique : « Tais-toi, tu vas dire des bêtises... ».
    Spectateur de la comédie humaine, à la ville comme au village, Delerm laisse éclater son talent et sa drôlerie dans ce livre qui compte certainement parmi ses meilleurs.

  • Cinquante années durant, Lawrence Ferlinghetti voyage d'un bout à l'autre de la planète, les poches remplies de carnets et de bouts de crayon. De La Havane à l'Australie, des plages de Bélize aux pavés de Paris, du Transsibérien au Nicaragua - Ferlinghetti est partout, tout le temps, et chante avec passion les mille et un visages de l'humanité. Tour à tour lyrique, drôle, féroce ou halluciné, ce journal de bord nous livre le témoignage d'un homme profondément engagé qui a traversé le siècle et, à lui seul, le résume.

  • La vie de John le Carré n'est assurément pas un tunnel à pigeons, poussés vers le feu du chasseur. Secrets issus de son service au MI6 en pleine Guerre froide, rencontres fascinantes, séjours tragiques au Cambodge ou au Rwanda... Quand l'espion-écrivain conte ses aventures, le voyage dans l'Histoire et de par le monde est extraordinaire. Voici sa quête infatigable de l'étincelle humaine qui inspira ses personnages.

  • « Mon inquiétude égale mon impatience. Je ressens un doute, la création est comme un miracle, et le doute est conséquence de l'incertitude du miracle. » Un moine bâtisseur est chargé de la construction de l'abbaye du Thoronet. Une oeuvre qu'il veut pure, vraie, réelle. Jour après jour, il décrit la vie du chantier entre travail harassant et discipline de fer, les difficultés techniques, la lente marche vers l'édification du lieu saint. Les doutes assaillent l'architecte. Pour parvenir au chef-d'oeuvre distingué entre mille, il faut allier l'expérience du métier et la spontanéité de l'art, apprivoiser l'inconnu. La création est, d'abord, un acte de foi.

  • " en un temps oú les livres sont contestés et menacés par la montée de quelque chose d'obscur qui ressemble à la barbarie, cette histoire de la littérature n'a pas d'autre ambition que d'inviter le lecteur à en savoir un peu plus sur les oeuvres passées ici en revue.
    Si elle donne à quelques jeunes gens d'aujourd'hui l'envie d'ouvrir un roman de stendhal ou de queneau ou de découvrir un poème d'aragon, l'auteur aura atteint son but. il aura largement été payé de son temps et de sa peine qui fut aussi un plaisir. " jean d'ormesson.

  • " la méthode suivie dans ce deuxième volume est la même que dans le premier : présenter en quelques mots l'écrivain et son oeuvre ; les situer dans leur temps ; tâcher de leur rendre, sous la rouille, leur jeunesse et leur nouveauté ; montrer ce qui fait leur importance, et mieux encore leur charme ; donner quelques exemples de leur manière et de leur génie.
    Je ne parle pas des vivants, parce que la mort et le temps n'ont pas pu accomplir leur travail de faucheur, de crible, de critique et d'arbitre ; et je parle des morts comme s'ils étaient vivants. et s'il fallait résumer en deux mots l'image que nous nous faisons de la littérature française, nous dirions : le plaisir et le style. " jean d'ormesson.

  • Onze interventions, rassemblées dans ce volume, résument dix années de profond engagement. Ces discours, tribunes et conférences de David Grossman, immense romancier et intellectuel, révèlent les dessous d'un édifice littéraire considérable. Une oeuvre née de la violence, alimentée par le quotidien et l'histoire du Proche-Orient, des massacres de la Shoah au conflit israélo-palestinien. Au centre de sa réflexion, une métaphore : celle de la maison comme espace d'harmonie et de communauté, et non plus comme lieu de la séparation.

  • Faut-il sabler le champagne... ou le sabrer ? Pourquoi un Belge en tutu n'est-il pas un flamant rose ? C'est quoi, un odonyme ? D'où vient la mouche du coche ? Doit-on rougir d'avoir lâché un zeugme ?
    La langue n'a pas fini de nous surprendre. Il y a celle qui s'agite dans notre bouche, qui nous permet à la fois de parler et de déguster, et celle que nous appelons notre langue maternelle, le français, avec ses conjugaisons tarabiscotées, ses liaisons dangereuses et ses étymologies surprenantes.
    Autant de bonbons emballés dans ce livre pour la gourmandise des amis des mots.

  • « C'est un assoupissement, une langueur, un abandon. Poire : on biberonne la consonne initiale, comme le fumeur de pipe ranime son foyer à petits pops. Déjà on descend vers le moelleux grave d'un intermède vocalique chaud et souple, vers un r en sommeil, un e de confort sourd. Poire. C'est la fin de l'été, le début de l'automne. Il y a dans la lumière une mollesse blonde, une sensualité penchée ».

    Les mots sont truculents. Les mots sont savoureux. Les mots sont mélancoliques, surprenants, drôles ou érotiques. Entre humour et poésie, Philippe Delerm dresse la liste de ses préférés et raconte leur histoire.
    Il y a ceux qu'on susurre, et ceux qu'on garde en bouche pour le plaisir. Il y a les timides à qui on fait la courte échelle parce qu'ils sont trop discrets. Et les fanfarons qui roulent des mécaniques.
    Tous ces mots sont notre famille, notre patrimoine. Ils racontent comme personne notre vie, nos mille instants vécus.

    Édition augmentée : 7 nouveaux textes.

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