Théâtre

  • « Reda se lève et marche d'une extrémité à l'autre de la chambre.

    Reda.
    Tu vas le payer, je vais te buter moi sale pédé, tu m'as insulté de voleur, je vais te faire la gueule pédale.

    Édouard, voix intérieure.
    Voilà pourquoi. Il désire et il déteste son désir. Maintenant il veut se justifier de ce qu'il a fait avec toi. Il veut te faire payer son désir. Il veut se faire croire que ce n'était pas parce qu'il te désirait que vous avez fait tout ce que vous avez fait mais que ce n'était qu'une stratégie pour faire ce qu'il te fait maintenant, que vous n'avez pas fait l'amour mais qu'il te volait déjà. »

  • Aux premières heures de la Révolution, Blanche de la Force abandonne les privilèges de la haute noblesse pour le dépouillement de la vie monastique. Au Carmel, la craintive jeune fille se sent apaisée. Quand les soeurs sont arrêtées, Blanche s'enfuit. Mais comment accepter de rester en vie alors que ses compagnes sont conduites à l'échafaud ? Un texte éblouissant sur le renoncement, le sacrifice, la peur, écrit par Bernanos à la veille de sa propre mort.

  • Une tempete

    Aimé Césaire

    Adaptée pour un théâtre nègre, la tempête de shakespeare donne un relief accru aux rapports de prospero et de caliban ; le maître est blanc, l'esclave est noir.
    Quant à ariel l'enchanteur, c'est aussi un esclave, mulâtre. césaire ramasse les cinq actes en trois, démystifie le merveilleux, dégrise l'amour. mais de ce prosaïsme volontaire surgit un nouveau poème : celui qu'une troupe africaine, livrée à ce rituel de révolte, ne peut omettre de créer : le chant de la liberté.

  • « Peter Brook n´est pas seulement un metteur en scène et pas seulement un théoricien, même pragmatique, du théâtre. Sans l´avouer, du moins dans ce livre, il a de plus grandes ambitions. Le théâtre est pour lui, à coup sûr, une fin. Mais il est aussi le moyen de fonder et d´entretenir une communauté d´hommes et de femmes capables de porter atteinte, par leur seul exemple, à un ordre établi, d´apporter une inquiétude et un bonheur que d´autres arts du spectacle, trop dépendants des forces économiques qu´ils pourraient dénoncer, ne peuvent faire éclore.
    Voici un livre indispensable à ceux qui aiment le théâtre et à ceux qui ne l´aiment pas. A ceux qui en font et à ceux qui y assistent. Car il y est autant question du public que des interprètes, acteurs ou metteurs en scène, grâce auxquels le théâtre, écrit ou non écrit, peut vivre.»

  • « Vice viscéral, je revendique la pyromanie comme une poétique, un état second, pour traverser le froid, la mort, et autres pièges de notre temps. La pyromanie est en vérité la dernière planche de salut de la chaleur humaine. » Le pyromane adolescent Les poètes sont-ils des pyromanes adolescents qui chantent l'espoir du monde ? Leurs mots embrasent les cours. Leurs amours nous donnent de quoi rêver et vivre. James Noël n'a d'autre métier que celui de pyromane. Pour lui, c'est la seule manière d'être : la fulgurance de l'enfant qui dit que toute nuit est jour férié par amour. James Noël est un cracheur de mots, un funambule qui déverse la poudre des étoiles.

  • Cahiers de poemes

    Emily Brontë

    Ces cahiers personnels, composés de poèmes épars, offre un panorama de l'évolution psychologique, morale et poétique de l'auteur des Hauts de Hurlevent. Emily Brontë, partagée entre extases et désenchantements, entre foi et doute profond, vision sombre et amère de l'humanité, livre ici une oeuvre d'une troublante beauté où le poème se fait source de l'imagination romanesque de l'une des plus grandes écrivaines Anglaises.

  • Si Keats demeure nimbé de son inaltérable aura de poète romantique, c'est qu'il a su, de son destin malheureux, nourrir un art à l'exceptionnelle beauté. Il a donné à sa prescience de la mort, aussi bien qu'à la tendresse et au bonheur d'aimer comme au renoncement sublimé, non seulement des chants parmi les plus parfaits de la poésie, mais des résonances que l'on peut entendre encore chez Rilke... Une immense richesse symbolique transparaît sous la lumière, nocturne ou solaire, de ce poète aux accents intemporels.

  • La vie d'acteur est-elle toujours aussi extraordinaire qu'elle y parait ? Dans ces chroniques inspirées de sa propre expérience, Denis Podalydès se glisse dans la peau d'un acteur banal et nous décrit son quotidien. Ses anecdotes dévoilent les secrets aussi bien que les paradoxes du comédien, au travers desquels il aimerait que l'on puisse percevoir « le caractère un peu, parfois, extraordinaire de cet ordinaire. »

  • En treize chapitres dramatiques qui se recoupent et se rejoignent souvent, kateb yacine s'attaque ici, par mille biais divers, à la guerre du viêt-nam.
    Il en campe les personnages, français, vietnamiens, vietcongs et américains, face à face. symboliques, des rencontres s'opèrent avec d'autres combats, guerillas d'amérique du sud, lutte raciale d'amérique du nord, conflits israélos-arabes. chaque chapitre, composé de séquences brèves oú les dialogues alternent avec les choeurs parlés, est une étape vers la libération. comme, en réalité, quelques hommes et un minimum d'équipement suffisent aux militants pour faire l'histoire, ainsi le théâtre ne demande pas ici d'autres moyens que la présence corporelle du comédien.
    En outre, l'acteur choisira lui-même, dans ce " répertoire vietnamien ", les séquences et les enchaînements qu'impose la nécessité politique.

  • Don Juan

    Collectif

    • Le point
    • 30 Décembre 1999
  • ... Culpabilis Spectator est au théâtre ce que la parodie est à la justice, quand la fiction rejoint la réalité. Pièce de théâtre imaginant un théâtre moribond, justice rendue au nom de l'injustice, puisque les mots se manipulent dans l'interprétation d'un texte légal ou d'un oeuvre de l'esprit, à défaut d'être une oeuvre d'art, parce que là encore, l'interprétaion a son rôle à jouer dans la critique..

  • Eclats de femmes : Ce spectacle nous invite à pénétrer l'univers de trois femmes de Rio de Janeiro à des époques différentes.
    Les auteurs ont réussi à souligner la particularité des cariocas (habitants de Rio de Janeiro), tout en donnant une valeur universelle à leurs écrits : spectacle basé sur des textes de Machado de ASSIS, Cecilia MEIRELLES et Clarice LISPECTOR. Une poule pardonnant Dieu : Un personnage-médium qui incarne l'âme de la révolte, nous révèle à travers rires et rêves, une inconscience qui rappelle. un ordre primaire.
    Dans ce spectacle, une bande-son originale rythme une chorégraphie de mouvements et des paroles interagissent avec des projections d'images. Les paroles mises en jeu sont tirées d'oeuvres de Clarice LISPECTOR, Virgilio de LEMOS et Vinicius de MORAES. Une personne : Cette pièce est un montage de chromiques de Clarice LISPECTOR sous forme d'un monologue qui se déroule à plusieurs niveaux d'espace-temps : imaginaires, réels, symboliques ; tantôt révélant un monde personnel et subjectif, tantôt un récit mystérieux, dans un processus presque initiatique.

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