Littérature russophone

  • Immense fresque de l'univers concentrationnaire soviétique, L'Archipel du Goulag a été écrit dans la clandestinité. Les milliers de lettres et témoignages reçus par Alexandre Soljénitsyne après la publication de son roman Une journée d'Ivan Denissovitch constituent la base de cette oeuvre, qu'il qualifie d'« investigation littéraire » ; ces documents font de lui le dépositaire du malheur de tout un peuple. Secrètement sorti d'URSS, ce texte explosif suscite, lors de sa parution en Occident en 1974, une prise de conscience des réalités du régime soviétique.

    Édition abrégée inédite. Préface inédite de Natalia Soljénitsyne.

  • Aux confins de l'Extrême-Orient russe, dans le souffle du Pacifique, s'étendent des terres qui paraissent échapper à l'Histoire... Qui est donc ce criminel aux multiples visages que Pavel Gartsev et ses compagnons doivent capturer à travers l'immensité de la taïga ? Lorsque Pavel connaîtra la véritable identité du fugitif, sa vie en sera bouleversée.

  • Le pingouin

    Andreï Kourkov

    Victor Zolotarev a recueilli chez lui un pingouin que le zoo de Kiev, au bord de la faillite, n'avait plus les moyens de nourrir. Micha est comme tous les animaux grégaires : sans ses congénères, il est perdu, désorienté et plonge dans la neurasthénie. Dépressif, Victor l'est aussi. Journaliste au chômage, c'est à peine s'il a de quoi survivre. Et nourrir deux personnes n'est pas une mince affaire dans un pays déboulonné. Lorsqu'un patron de presse lui propose d'écrire des « petites croix », des nécrologies pour des personnalités pourtant encore en vie, Victor ne se pose aucune question et fonce. C'est un boulot tranquille et lucratif. Il rédige avec fougue des notices fleuries, jusqu'au jour où les « petites croix » se mettent à mourir, de plus en plus nombreuses. S'agit-il de crimes mafieux, de règlements de comptes politiques ? Malgré les ballets de limousines, les visites nocturnes dans son appartement, les enterrements somptueux où Micha parade, Victor reste témoin passif d'un monde déboussolé et sans règles, où domine la loi du plus fort, métaphore de l'ex-Union soviétique.

  • La guerre et la paix

    Léon Tolstoï

    De son vivant, Tolstoï a publié six versions de La Guerre et la Paix.
    Traduite pour la première fois en français en 2002, cette quatrième version du chef-d'oeuvre est indéniablement la plus romanesque : plus vif et plus enlevé, le récit y est traversé d'un souffle exceptionnel. Pour les initiés comme pour ceux que la version la plus longue intimide, cette édition permet de découvrir sous un angle inattendu la fresque mythique des Bolkonski, des Rostov et des Bézoukhov : trois lignées d'aristocrates dont les destins seront bouleversés par les guerres napoléoniennes.

  • Récit d'une vie brûlante, écrit à la hâte dans une cellule glaciale des îles Solovki : Evguénia a 29 ans lorsqu'elle meurt fusillée au Goulag. Elle avait été une « étudiante pleine de rêves », très vite dégoûtée par la dictature des bolcheviks. Elle se convainc alors que le monde des voyous constitue la seule classe vraiment révolutionnaire. Commence ici son existence marginale, entre Moscou et Léningrad, parmi les enfants des rues, les ivrognes, les prostituées et les vagabonds.

    Evguénia Iaroslavskaïa-Markon est née le 14 mai 1902 à Moscou et a été exécutée au bagne de Solovki le 20 juin 1931, quelques mois après son mari le poète Alexandre Iaroslavski.

  • Cavalerie rouge

    Isaac Babel

    Babel, qui a toujours refusé que la littérature soit un faux-monnayage, fut accusé de s'être laissé séduire par l'imagination et d'avoir chanté la fête sauvage où le héros se surpasse mais libère aussi ses instincts.
    Les trente-quatre récits qui composent ce recueil en font le chef-d'oeuvre de la littérature épique soviétique.

  • Récits d'un pélerin russe

    Anonyme

    Publié pour la première fois en Russie vers 1870, ce petit livre, dont l'auteur est resté anonyme, représente l'un des plus beaux textes spirituels de l'orthodoxie russe.

    A travers un style qui garde le charme du langage populaire, le lecteur découvre la piété russe, dans ce qu'elle a de frais et de pur. Des épisodes nombreux et colorés le mettent au contact direct de la Russie ancienne, celle qui a inspiré les grands écrivains du siècle passé. Il rencontre enfin, dans les Récits du pèlerin, une tradition contemplative remontant aux premiers siècles de l'Orient chrétien, appliquée par un contemporain de Dostoïevski et de Tolstoï, sinon de Lénine.

    A tous ceux qu'anime aujourd'hui le zèle pour une meilleure compréhension entre les chrétiens, les Récits offrent un témoignage unique.

    La traduction a su garder la fraîcheur de l'original. Une introduction et des notes donnent les commentaires nécessaires à une bonne compréhension du texte.

  • Au pays de l'absurde, il est du dernier chic qu'un pingouin assiste aux enterrements. Victor, de retour chez lui, ne saurait s'étonner de rien, surtout après un séjour en Anta rctique... Acteur d'aventures tragi-comiques pas aussi invraisemblables qu'elles ne le paraissent, il traverse, un peu hébété, une société complètement déboussolée qu'il observe de son nouveau job de conseiller en communication d'un futur député, sans pour autant oublier son pingouin préféré. Un jour à Kiev, le lendemain à Moscou, le jour suivant en Tchétchénie... Bon voyage, Victor !

  • Amour déçu, trahison, jalousie, regrets. Pourquoi diable ce jeune Oniéguine, bienheureux héritier oisif, s'acharne-t-il à agir avec tant d'emphase ? Est-il guidé par la force de ses sentiments ou par le poids de son ennui ? Cet anti-héros, éternellement suspendu entre le sublime et le ridicule, embrasse un destin à la fois tragique et banal... qui est aussi le nôtre.

  • - Un pharmacien de Kiev, inventeur d'une boisson aux mystérieux pouvoirs, se fait assassiner en pleine rue. Une série de surprenants événements bouleverse alors la vie d'une dizaine de protagonistes farfelus : un agent de sécurité somnambule trompe sa femme dans son sommeil, un chat ressuscite trois fois, un psychiatre complote pour que ses pairs dirigent le monde... Que peuvent-ils avoir en commun ?

    - Andreï Kourkov est né en Russie en 1961 et vit à Kiev. Polyglotte précoce, il débute sa carrière littéraire pendant son service militaire à Odessa, où il est gardien de prison. Son roman Le Pingouin, traduit en une trentaine de langues, a imposé son style burlesque et acerbe à l'international.

  • Peu de textes de la spiritualité orthodoxe sont aussi populaires en Occident que les Récits d'un pèlerin russe (" Points Sagesses " n°14). Les trois récits du présent volume ont un caractère plus ouvertement didactique. Il est probable qu'ils ont été retouchés et complétés à Optima, ce foyer spirituel de la Russie du XIXe siècle où affluaient écrivains, philosophes, " chercheurs de Dieu ", où la tradition spirituelle de l'Orient chrétien prenait à nouveau conscience d'elle-même pour répondre aux recherches et inquiétudes que la pensée occidentale introduisait alors en Russie.
    Une partie des trois récits est faite de réponses aux objections d'un intellectuel, et des instructions systématiques, véritables petits traités, s'intercalent entre narrations et dialogues.

  • Un vol de patates qui déclenche une lamentable scène de guerre, une rencontre entre un professeur d'art et un écrivain dans sa maison de campagne... Composé de neuf récits, La Confiture d'abricots et autres récits est un recueil de brefs chefs-d'ouvre drolatique d'Alexandre Soljenitsyne. Il y dévoile des scènes de la vie soviétique à diverses époques et explore les ressorts de l'âme humaine, la ruse, la servilité et la déchéance au pays du socialisme réel.

    Né en 1918, Alexandre Soljenitsyne est un écrivain et dissident russe. Incarcéré puis envoyé au Goulag en 1945, il y est détenu pendant huit ans. Il raconte son expérience dans plusieurs de ses romans parmi lesquels L'Archipel du Goulag qui vient de paraître en poche chez Points. Lauréat du prix Nobel de littérature en 1970, il est l'auteur d'une ouvre considérable.

  • « La Russie a accompli si tard sa révolution bourgeoise qu'elle s'est trouvée forcée de la transformer en révolution prolétarienne. Autrement dit : la Russie était tellement en retard sur les autres pays qu'elle a été obligée, du moins dans certains domaines, de les dépasser. Cela semble absurde. Cependant, l'histoire est pleine de ces paradoxes. [...] Les pédants se figurent que la dialectique est un vain jeu d'esprit. En réalité, elle reproduit seulement le processus de développement qui vit et se meut dans des contradictions ».
    Léon Trotsky.

  • Histoire de la Révolution russe.

    1. La révolution de Février.

    « Durant les deux premiers mois de 1917, la Russie était encore la monarchie des Romanov. Huit mois plus tard, les bolchéviks tenaient déjà le gouvernail, eux que l'on ne connaissait guère au commencement de l'année et dont les leaders, au moment de leur accession au pouvoir, restaient inculpés de haute trahison. Dans l'histoire, on ne trouverait pas d'autre exemple d'un revirement aussi brusque, si surtout l'on se rappelle qu'il s'agit d'une nation de cent cinquante millions d'âmes. [...] L'histoire de la révolution est pour nous, avant tout, le récit d'une irruption violente des masses dans le domaine où se règlent leurs propres destinées. » Léon Trotsky.

  • Moscou, 2028. Une oligarchie sanguinaire exerce sur la Russie un contrôle totalitaire. Euipés de moyens technologiques ultra-sophistiqués, les nouveaux maîtres - des opritchniks à l'image des gardes d'Ivan le Terrible - plongent le pays dans un sanglant féodalisme. Parmi eux, Komiaga, dont une journée ordinaire est rythmée par ses missions (liquidation d'un aristocrate, détournement de fonds à la frontièe chinoise, enquête sur un poème calomniant le gendre du souverain...) et ses rituels, alternant séances de prières et orgies.

  • Ce volume regroupe un choix de textes précédemment publiés dans Questions de poétique, études que Roman Jakobson a consacrées, de 1920 à 1970, à la théorie de la littérature. La fonction poétique, la métaphore et la métonymie, la dominante, la poésie de la grammaire, l'espace du texte : autant de notions, et de problèmes qui sont devenus le point de départ de discussions les plus fécondes.

    Roman Jakobson ouvre les yeux des linguistes aux faits poétiques, considérés longtemps comme marginaux, et prouve aux « littéraires » que la poésie est bien, avant tout, oeuvre de langage.

  • Le recueil Théorie de la littérature, paru originellement en 1965, a révélé aux lecteurs français l'existence d'une remarquable école d'analyse littéraire, qui avait prospéré à Saint-Pétersbourg (ensuite Leningrad) et Moscou, entre 1915 et 1930. Depuis, ceux que leurs adversaires nommaient les formalistes sont devenus célèbres dans le monde entier. Le recueil a été traduit en italien, espagnol, portugais, japonais, coréen, turc et grec ; d'autres écrits des formalistes ont été publiés et traduits dans de nombreuses langues, et des ouvrages leur ont été consacrés.

    La présente édition a été révisée et mise à jour, pour permettre de lire ou de relire cette réflexion toujours stimulante sur l'art littéraire, issue d'un groupe de brillants jeunes critiques et linguistes russes : Viktor Chklovski, Roman Jakobson, Iouri Tynianov, Boris Eichenbaum et quelques autres.

  • Glace (la)

    Vladimir Sorokine

    Peut-on vraiment sonder le coeur des hommes ? Une secte moscovite étrange invente une méthode radicale : donner des coups de marteau frénétiques dans le sternum. Et gare à ceux dont la poitrine sonne creux... De la Russie stalinienne à l'Occident contemporain, une fable déjantée et provocante, critique fiévreuse d'un monde désacralisé.

  • Le caméléon

    Andreï Kourkov

    - Le héros ? C'est Nikolaï, un ex-enseignant, reconverti en veilleur de nuit dans un entrepot où il doit garder des caisses remplies de boîtes de lait en poudre, lequel lait ressemble bien plus à de la cocaïne qu'à un aliment pour bébé. Un jour, par hasard, il retrouve un exemplaire d'un chef-d'oeuvre de la littérature ukrainienne, un roman de Taras Chevtchenko, étrangement annoté. L'auteur de ces annotations ? Il gît au fond d'un cercueil, à demi momifié, une carte du trésor sous la tête. Le trésor ? Il se trouverait dans un fort du désert kazakh où un caméléon a pris ses quartiers. Le ressort de l'histoire ? Les nationalismes, encore et toujours. La morale de l'histoire, au-delà du plaisir du lecteur ? Fin des nationalismes, hommes et caméléons de tous les pays, unissez-vous. Andreï Kourkov, après Le Pingouin, poursuit dans une veine pleine d'humour et de suspense, au fil de cette chasse au trésor rocambolesque qui nous mène d'Ukraine jusqu'au kazakhstan, au coeur des nationalismes de tout bord. En chemin, de rencontres inquiètantes en découvertes surprenantes, Nikolaï trouvera à la fois l'amour et l'aventure, mais se heurtera à de nombreux dangers, puisque dans ces contrées politiquement instables, les alliés d'hier peuvent être les ennemis de demain... Sous le récit de fiction, parfois fantaisiste, perce la satire d'un pays où les trafics et les extrémismes politiques ont la part belle.

    - Né à Saint-Pétersbourg en 1961, Andreï Kourkov vit à Kiev. Très doué pour les langues - il en parle neuf -, il débute sa carrière littéraire pendant son service militaire : il est gardien de prison à Odessa, un emploi idéal pour écrire... Son premier roman paraît en 1991. En 1993, Le Monde de Bickford est nominé à Moscou pour le Booker Prize (jury anglais et russe) du meilleur roman russe et pour trois autres prix. Mais c'est avec Le Pingouin qu'Andreï Kourkov atteint un très large public. Il est aussi un scénariste de talent : son scénario du film de V. Krichtofovisch, L'Ami du défunt, a été sélectionné comme l'un des trois meilleurs d'Europe par l'Académie du film européen à Berlin, en 1997.

  • Vie des insectes (la)

    Victor Pelevine

    Un quiproquo transforme Piotr Poustota, poète pétersbourgeois poursuivi par la Tchéka, en commissaire de division de cavalerie rouge en pleine guerre civile. Son chef Tchapaïev apparaît sous des traits fort éloignés de ceux, édifiants, que lui prêtent littérature et cinéma : sous son commandement on discute, entre deux combats, de l'irréalité du monde en s'aidant de vodka ou de cocaïne. Il arrive même que, pour mieux comprendre que la vie est un songe, on fasse un tour aux Enfers sous la houlette d'un baron fusillé. Il est vrai que Tchapaïev, détenteur de la « mitrailleuse d'argile », n'est pas seulement Tchapaïev... Les choses se compliquent encore quand on apprend que Poustota est aujourd'hui pensionnaire d'un hôpital psychiatrique de Moscou. En compagnie de « nouveaux Russes » rêvant d'Amérique, du Japon ou de différentes formes de racket, il est soumis à un traitement de choc pour « dédoublement d'une fausse personnalité ».
    Qui est donc Poustota, dont le nom signifie « le vide » ? Un ancien bolchevik qui fait des cauchemars ? Un interné qui délire ? L'un réincarné dans l'autre ? La Russie serait elle devenue une vaste maison de fous ?

  • Dans le faste de l'hôtel Angleterre, à Saint-Pétersbourg, deux oligarques du crime organisé se jaugent. D'une poignée de main, Koumarine et Yakovlev mettent fin à des années de violentes luttes en Russie. Andreï Constantinov, journaliste intrépide, assiste à la rencontre. Des cafés, de l'eau minérale, et une petite table sépare les deux hommes. Trois ans plus tard, Yakovlev, pris en embuscade par une moto, est assassiné à Moscou. À quand remonte cette guerre de mafieux ?

    Après l'effondrement de l'Union Soviétique, Andreï Constantinov est devenu un des journalistes criminels les plus fiables et les plus réputés de Russie. Ses nombreux contacts dans le milieu, la police et la justice, lui ont permis de porter un regard unique sur la Russie de l'ombre.

  • Evincé du gouvernement russe, Eraste Fandorine n'est plus le brillant conseiller d'Etat au sommet de sa carrière. Au coeur d'un XIXe siècle finissant, le sort lui offre toutefois encore des mystères à élucider : une parure précieuse qui s'évanouit dans la nature, un serpent monstrueux s'attaquant aux héritiers d'une famille fortunée, un crime presque parfait, une « épidémie » de suicides au fin fond de la Sibérie... Ces quatre enquêtes sont autant d'hommages aux grands maîtres de la littérature policière que sont Arthur Conan Doyle, Patricia Highsmith, Agatha Christie et Umberto Eco.

  • Ce livre raconte le voyage d'une goutte d'eau nommée Kaplia (qui veut dire goutte d'eau en russe).

    Ce voyage va se révéler bien plus étonnant qu'on ne pourrait s'y attendre.
    Tantôt la voilà qui vole sur un nuage, tantôt qui se fait avaler par une baleine dans l'océan, tournoie au-dessus de la ville, devient arc en ciel ou rosée du matin...
    Chacun a besoin de la voir apparaître mais voilà qu'elle se fait parfois vapeur, brume ou boule de neige.

    Kaplia nous entraîne avec elle dans un drôle de parcours plein de joyeux rebondissements, dans le ciel et l'océan, en ville et sous terre...
    Un livre pour découvrir les états et les transformations de l'eau, son importance pour la nature et pour l'homme.

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