Pu De Franche Comte

  • Il s'agit de diverses contributions consacrées à l'analyse de la réception de l'objet art contemporain, dans le champ de la philosophie. Rappeleons qu'un précédent numéro en 2004 faisait un premier point. Celui-ci Esthétiques 2, en utilisant le pluriel tente de montrer que ce qui se constitue d'esthétique sous nos yeux, prend un aspect polymorphe et cherche encore sa voie de cohérence.

  • On considère principalement les théâtres classiques d'Asie sous l'angle de la scène. Les formes mises en jeu répondent à des techniques, relativement codifiées, que l'on pourrait considérer comme des écritures, des « écritures scéniques ». Il ne faut pas omettre pour autant que ces théâtres sont sous-tendus par des textes, qui supportent l'entrelacement des expressions comme une trame soutient une broderie, des « écritures textuelles ».
    La richesse de leurs langages dramatiques apparaît dans les analyses des pièces indiennes, chinoises et japonaises présentées dans ce livre. Ce langage est différent de notre langage dramatique, n'étant pas passé par le pli aristotélicien. Sa spécificité nous invite à une réflexion sur l'écriture théâtrale et son fonctionnement dans des cultures différentes des nôtres. Comment pense-t-on « autrement » le texte théâtral, quelles pensées se développent autour du théâtre en Asie ? Le voyage n'est pas différent de celui auquel nous conviait Roland Barthes au début de L'Empire des signes, dans le chapitre « La langue inconnue » :
    « défaire notre "réel" sous l'effet d'autres découpages, d'autres syntaxes ; découvrir des positions inouïes du sujet dans l'énonciation, déplacer sa topologie ; en un mot, descendre dans l'intraduisible, en éprouver la secousse sans jamais l'amortir, jusqu'à ce qu'en nous tout l'Occident s'ébranle et que vacillent les droits de la langue paternelle, celle qui nous vient de nos pères et qui nous fait, à notre tour, pères et propriétaires d'une culture que précisément l'histoire transforme en "nature" ».
    C'est à ce voyage que nous invite le présent ouvrage.

  • La fraternité est un sentiment, une idée, une vertu et un idéal. Elle anime et synthétise, depuis 1848, la devise républicaine française, ce qui lui confère le poids d'une norme. Invoquée et convoquée pendant les grandes convulsions politiques et sociales et dans les moments de détresse, elle est aussi porteuse de grands enthousiasmes. Elle fonde un vouloir-vivre ensemble. Elle crée du droit censé réguler l'âpreté des relations entre les hommes. La polysémie de cette valeur constitue l'objet de ce recueil rédigé par une équipe de spécialistes des sciences sociales (l'histoire, la philosophie, le droit, la littérature, la géographie). Ils ont tenté d'éclaircir une réalité opaque qui a traversé, de manière diffuse, les époques et les différents champs de la société jusqu'à nos jours.

  • Claudel, après les postes de New York et Boston, demande le Japon et obtient la Chine. Il débarque à Shangai le 14 juillet 1895 et quitte son dernier consulat, Tien tsin, en août 1909 pour celui de Prague. Il est donc le témoin actif mais sans beaucoup d'illusions de l'agonie du vieil empire. Il nous a laissé des documents précieux pour qui veut comprendre l'histoire de la Chine, mais aussi la sienne propre. Ils nous font voir quatorze années, à la charnière des deux derniers siècles, de sa vie professionnelle, avec des ouvertures particulièrement éclairantes sur sa vie privée, voire intime. Ils sont indispensables à la compréhension de l'un des moments les plus mystérieux de son existence, mais aussi plus généralement de la formation de sa pensée, voire de l'affirmation de son génie.

  • Ce numéro présente deux éléments de dossier, le premier consacré à Hegel offre deux textes visant à proposer un état de la pensée contemporaine sur l'hégélianisme. Le second consacré à Deleuze tente de montrer comment de jeunes chercheurs en philosophie abordent, quarante ans après la parution de l'Anti-OEdipe, cette pensée qui a structuré les dernières décénnies de la pensée contemporaine.

  • Sommaire : Louis Ucciani, Qu´est-ce qu´une expérience artistique ? / Marc Pavlopoulos, Wittgenstein et la première personne / Denis Viennet, L´expérience de l´innommable / Valérie Aucouturier, Sur un prétendu idéalisme linguistique du « second » Wittgenstein / Christiane Chauviré, Wittgenstein en héritage. La philosophie des temps modernes / Arthur Joyeux, Pour une expérience politique / Sabine Plaud, Vie du langage, vie des images : une marque de continuité dans la philosophie de Ludwig Wittgenstein

  • En 1734 Hume, âgé de 23 ans, traverse depuis longtemps déjà une dépression dont nous avons gardé la trace, grâce à la lettre qu'il écrivit au printemps de cette année-là à un médecin réputé. Ce document est capital, en ce qu'il ancre dans l'existence du philosophe une inquiétude à laquelle la conclusion du premier livre du Traité de la nature humaine donnera toute son ampleur théorique en 1739. Hume lui-même nous apprend qu'il songea au Traité avant d'avoir quitté le collège, qu'il en élabora le plan avant d'avoir 20 ans et qu'il le rédigea avant sa 25e année . La crise de mélancolie qu'il traverse dans son adolescence, entre 18 et 23 ans, correspond donc à l'articulation des phases de planification et de rédaction de l'ouvrage.

    Bien qu'il souffre de surmenage intellectuel, ce n'est pas le surmenage que Hume désigne comme la cause de son acédie, mais l'incapacité de formuler sa pensée en des termes suffisamment précis. Ce qui rend Hume littéralement malade, c'est l'impossibilité de transformer ses « matériaux bruts » en un texte clairement ordonné. Le souci du style et la quête évidemment anxieuse de l'approbation du public ne sont donc pas des suites de la mauvaise réception du Traité, puisque Hume en était rongé pendant la gestation. Ce qui l'abat, c'est de ne pas réussir à restituer clairement les parties les plus délicates (minute) de sa pensée, d'ordonner l'ensemble selon ses articulations naturelles internes. Le savoir, produit dans la solitude d'une réflexion que la lettre qualifie d'abstruse, produit cette mélancolie à laquelle aboutissent aussi les investigations du livre I du Traité. La raison rend malade parce que, privée d'un moyen d'expression adéquat, elle se perd dans le néant. Coupé du monde par la pensée spéculative, le philosophe ne trouve en effet aucune compensation dans le monde idéal, cohérent et ordonné, qu'il voulait découvrir et qui lui échappe. La réduction de l'idée au mot est un échec. La conclusion du Traité fera de ce désarroi personnel la figure d'une pensée qui, précisément parce qu'elle est conduite avec la plus grande rigueur rationnelle, échoue dans sa tentative de saisir ses objets. Tel est le tragique de la raison : la pensée rigoureuse - acute - débouche sur le pyrrhonisme, dont Hume comprend qu'il est la maladie naturelle et incurable de l'esprit.

    Si la lettre de 1734 est tellement émouvante, c'est parce qu'elle montre un jeune philosophe qui ne s'en est pas encore sorti, qui n'a pas encore retrouvé la santé. Il faudra pour cela qu'il aille au bout de la maladie, en faisant notamment l'expérience décevante du business. Après seulement il pourra comprendre que l'alternative réelle n'est pas entre la vie contem¬plative et la vie affairée, mais entre une vie contemplative malade, en ce qu'elle perd le réel sans gagner l'idée, et une vie théorique saine, qui a surmonté la maladie en prenant acte que la vraie contemplation suppose l'intégration de la vie active en elle. La compréhension de la vie théorique comme vie ordonnée à la pratique permet l'émergence d'une nouvelle ma¬nière de penser, que Hume nommera « scepticisme mitigé », lequel n'est pas un demi scepticisme, mais un scepticisme qui excède le scepticisme encore dogmatique des pyrrhoniens. Le dogmatisme caché des pyrrhoniens consiste à maintenir l'une en dehors de l'autre vie active et vie théori¬que. Traverser la maladie pyrrhonienne, c'est savoir que la vie active sans pensée comme la vie contemplative sans action sont également morbides, parce qu'également mutilées. Hume a donné un nom à cette manière d'intégrer la vie théorique à la vie active : carelessness, qui n'est pas désinvolture mais tranquillité. La carelessness est l'attitude qui sourd du plus profond de la maladie pyrrhonienne, une fois vécu le désespoir spéculatif et la vacuité des affaires. Elle signifie que le fond de la nature humaine est passionnel, et que le philosophe ne l'appréhendera avec toute l'acuité requise que lorsqu'il aura compris que la raison se déploie à l'intérieur du mouvement spontané des passions, pour les satisfaire en les civilisant. La lettre de 1734 témoigne d'un Hume à la croisée des chemins, jeune philosophe qui se donne à lire au vif, au moment même où il sent que pour passer de l'abstrus au clair, de la maladie à la santé donc, il lui faut accueillir la vie ordinaire, non pour s'y perdre mais pour s'y trouver.

  • Sommaire : Olivier Ponton, « Danser dans les chaînes » : la définition nietzschéenne de la création comme jeu de la convention / Louis Ucciani, Schopenhauer ou l´esthétique comme instance de renversement / Carole Guibet-Lafaye, Le dépassement du jugement de goût / Carole Talon-Hugon, Valeur et esthétique, valeur marchande / Bernard Lafargue, L´esthétique au risque de l´oeuvre polémique de l´art / Viviane Ventrin, Un terrorisme éclairé :

  • Sommaire : Stéphane Haber, Le terme « aliénation » (« entfremdung ») et ses dérivés au début de la section B du chapitre 6 de la Phénoménologie de l´esprit de Hegel / François Beets, Augustin et la logique du temps grammatical non mesurable / Denis Seron, La référence à Augustin chez Husserl / Gaëlle Jeanmart, La dramatique de la volonté chez Augustin / Louis Ucciani, L´Augustin social / Sébastien Pasteur, Saint-Augustin - Proudhon

  • Sommaire : Pierre Jamet, L´altercation entre Gilles Deleuze et Kenneth White / Barbara Puthomme, De quelques chemins qui mènent à l´art contemporain / Gaëlle Jeanmart, La modalité du débat Heidegger/Hegel / Louis Ucciani, Comment Heidegger évince Schopenhauer / Servanne Jollivet, De l´être au sens ou le « monde à l´envers » / Julien Pieron, Quelques réflexions sur le problème de la « réduction » de l´espace au temps dans Sein und Zeit / Stéphane Haber, Réification et inauthenticité

  • Cet ouvrage collectif a fait le pari d'une nouvelle approche de l'exemple, abordé au prisme de la rhétorique, qui, comme le disait Aristote, est de toutes les disciplines. Cela veut dire que l'antique art oratoire, éclairé par la recherche contemporaine, peut jouer le rôle de passeur entre des champs très variés de la connaissance qui se donnent pour projet de comprendre l'homme. Cet esprit peut aider à refonder une vision plus humaniste de la nature humaine.
    Ainsi, pour relever un tel défi, il faut voir dans l'exemple un objet d'étude matriciel. Tout d'abord, comme objet de pensée, il est aussi répandu que varié dans ses manifestations. Il constitue, a priori, une catégorie universelle du raisonnement humain. Ensuite, et cela est lié, l'exemple est une expression de la pensée si protéiforme qu'elle semble parfois se confondre avec le logos lui-même. Dès lors, c'est l'usage de l'exemple qui, selon toute apparence, comporte une dimension clairement universelle.
    Tel un caméléon de la pensée, il peut endosser un très large spectre de fonctions et se réaliser dans des formes discursives hétérogènes : de la formule au proverbe, du récit à l'argument. Nous sommes loin du traditionnel cours de dissertation qui, trop souvent, cantonne l'exemple à n'être qu'une illustration ponctuelle : cerise sur le gâteau d'une thèse abstraite qui représente, quant à elle, l'élément rationnel du raisonnement.
    Loin de cet héritage réducteur (d'ailleurs peu familier de la pratique rhétorique), cette enquête sur l'exemple en redécouvre la rationalité propre. Avec précision, elle veut rendre compte de la variété de ses usages, pratiques et fonctions. Lesquels se déploient dans la capacité qu'a l'homme à s'émouvoir, à juger, à décider, à témoigner, à fonder sa mémoire, sa morale et son droit... Autant d'actions et d'interactions qui, pour chacun d'entre nous, ne sauraient, justement, se réaliser sans un recours à la pratique même de l'exemple.

  • Cet ouvrage constitue le sixième volet de L'Enseignement en milieu rural et montagnard. Il présente, au sein de la problématique "école et territoire", les inégalités socio-spatiales d'éducation traversant l'école rurale et montagnarde. Il aborde ensuite les principales caractéristiques de l'école rurale et montagnarde à partir des travaux de l'Observatoire éducation et territoire. Il poursuit son tour d'horizon par les différentes écoles rurales et montagnardes d'Espagne (Andalousie, Aragon et Catalogne), d'Italie (Val d'Aoste) et d'Egypte. Enfin, il se clôt par un état de l'art de la recherche sur l'école rurale en France et en Europe, immédiatement suivi par l'analyse d'ouvrages significatifs publiés sur la question. Une bibliographie très complète sur la problématique "école rurale et territoire" termine cet ouvrage de synthèse.
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  • Les études réunies dans ce volume se proposent de réexaminer les rapports entre mémoire et culture dans un contexte qui est marqué par d'importantes mutations technologiques et par une inflation des dynamiques mémorielles. Privilégiant une approche interdisciplinaire, ce rapport est envisagé principalement selon quatre angles : tout d'abord, la mémoire comme objet de savoir, façonné par différentes disciplines scientifiques mais aussi par la littérature ; une seconde approche prend pour objets les oeuvres, surtout littéraires, dont le projet explicite est de faire oeuvre de mémoire ; un troisième groupe de contributions explore les rapports entre Histoire et mémoire, soulevant des questions complexes qui touchent au devoir de mémoire, aux relations problématiques entre Loi et mémoire, aux conflits de mémoire et à ses rythmes différentiels selon les lieux et les générations ; enfin, un dernier groupe d'études s'intéresse aux modalités de la transmission culturelle, à ses conditions matérielles et idéologiques ainsi qu'à la manière dont elle intervient dans la production du nouveau.

  • La teneur d'un ouvrage philosophique dépend à la fois des thèses qui y sont déployées par son auteur et des références dont celui-ci se nourrit. Dans l'oeuvre de Gaston Bachelard, le système référentiel est tout particulièrement abondant.
    C'est bien pourquoi l'Index que nous proposons ici présente un intérêt majeur. Il dévoile de façon ordonnée l'abondance impressionnante d'une culture qui se met sans arrêt au service d'une pensée. En même temps il agit à la manière d'un spectrographe, qui révèle des zones privilégiées de références et de préoccupations. Dans le cas de Gaston Bachelard, le champ des affinités philosophiques est particulièrement révélateur.

  • "Mondialisation", "choc des civilisations", "sans-papiers", "fracture sociale", "devoir de mémoire", "développe¬ment durable", "malbouffe"... Toutes ces expressions - et bien d'autres - peuvent être envisagées comme des formules : à un moment de l'histoire, elles s'imposent à la fois comme des passages obligés des discours et comme des objets polémiques dans l'espace public. Elles condensent des enjeux politiques et sociaux. Elles cristallisent le débat. Elles mettent en place des évidences et des questionnements.

    Dans une perspective pluridisciplinaire, cet ouvrage propose un cadre théorique et méthodologique pour comprendre et étudier de tels faits discursifs. La présentation du cadre théorique permet de situer la notion de formule dans ses fondements conceptuels. Les éléments de méthode proposent au lecteur des catégories d'analyse et des critères pour étudier sur corpus telle ou telle formule déterminée.

    Ce livre est destiné à des étudiants et à des enseignants-chercheurs de différentes disciplines qui souhaitent soumettre à l'analyse du discours les réalités politiques et sociales dont ils se saisissent. Plus largement, ce livre retiendra l'attention de tous ceux qui aspirent à porter un regard critique sur les discours dominants. Ces derniers, faut-il le préciser, ne se comprennent pas sans les contre-discours qui se donnent à voir comme des alternatives ou des contradictions.

  • La plaine alluviale aux environs de Saint-Vit, à l'aval de Besançon, a fait l'objet de nombreuses investigations archéologiques depuis une trentaine d'années. C'est à l'occasion des fouilles liées au projet de liaison à grand gabarit du canal Rhin-Saône qu'une vaste nécropole protohistorique à enclos fut d'abord étudiée et que le cimetière mérovingien des "Champs Traversains" fut découvert. Une fouille exhaustive, réalisée de 1995 à 1999, a permis de mettre en relation ces occupations successives. Implantée sur le plus grand des deux monuments funéraires à double fossé, daté de la fin de l'âge du Bronze et de l'âge du Fer, la nécropole du haut Moyen Âge fut aménagée un peu plus de mille ans plus tard, à partir de la seconde moitié du 6e siècle après J.-C. jusque dans les années 630/40. L'enclos 4 des "Champs Traversains", d'un diamètre de plus de 55 mètres, conserve en son centre un tertre au sein duquel avaient été disposées plusieurs sépultures à partir de la fin du 9e siècle jusqu'au début du 5e siècle avant J.-C. Les remaniements importants de cet aménagement au cours des siècles suivants ne permettent pas d'analyser dans le détail les gestes funéraires liés à leur installation. En effet, les 191 inhumations conservées et l'incinération du premier Moyen Âge s'organisent sur cette structure et l'utilisent en partie. Déposées dans de vastes chambres funéraires et plus rarement dans des fosses étroites, ces sépultures sont riches d'enseignements. Des constructions funéraires à enclos de poteaux et de fossés constituent l'une des originalités du site mérovingien. L'anthropologie biologique permet de caractériser cette population et de mettre en évidence son état sanitaire privilégié. L'importance du mobilier archéologique autorise l'établissement d'un cadre chronologique très affiné tout en mettant l'accent sur des pratiques mortuaires distinctives à travers la combinaison d'armement des hommes par exemple, le costume des femmes ou encore les offrandes alimentaires. La place des enfants est aussi analysée au sein de cette communauté de notables qui se manifeste par le caractère ostentatoire de ses gestes funéraires. Les comparaisons avec les données archéologiques à disposition dans le domaine mérovingien occidental permettent, entre autres, de préciser les relations avec la rive droite du Rhin et l'est de la Gaule. Ces spécificités offrent en outre l'opportunité de proposer le cadre culturel et historique de la nécropole au moment où le royaume franc intègre la Burgondie en 534, puis se réorganise après 561, sous le règne de Gontran. Cette étude met l'accent sur un modèle funéraire spécifique à une élite installée dans la vallée du Doubs pour y asseoir l'autorité franque. Si le contraste avec les usages locaux, issus des traditions de l'antiquité tardive, est indéniable, certaines données matérielles et les modifications des coutumes funéraires au cours du siècle d'utilisation de la nécropole indiquent l'ancrage progressif de la population inhumée au sein du domaine culturel régional.

  • Aux origines du mouvement syndical, 1862-1914.
    Besançon avant 1914 ? Une ville toute occupée d'horlogerie, marquée par l'éclatement en petits ateliers propre aux habitudes de l'establissage : telle est l'image convenue. Il faut y regarder de plus près. A partir de 1890, croissent en effet de grands établissements, en horlogerie mais aussi dans d'autres branches - bonneterie, papeterie, automobile, soierie artificielle. Besançon ouvrier, loin d'être seulement un agglomérat d'unités productives éparpillées, est devenue une cité mariant petite entreprises et fortes concentrations industrielles...

  • Parler de « pathologie sociale » n'a rien d'évident, ni même, peut-être, d'innocent. En voulant marquer énergiquement notre désapprobation devant certains états de fait choquants, devant certaines situations irrationnelles ou immorales, une telle expression ne nous engage-t-elle pas sur une voie périlleuse, celle qui conduit à assimiler la société à un grand corps malade qu'il s'agit de soigner?

  • L quinto congreso internacional de la Sociedad Internacional para el Estudio de las Relaciones de Sucesos fue organizado en Besançon por Patrick Bégrand, profesor titular en la Universidad de Franche-Comté. En el marco de nuestro programa de investigación 2004-2007: Médiations littéraires et culturelles de l'altérité : interaction, fluctuation, tension decidimos orientar este congreso de hispanistas hacia la temática de Las representaciones de la alteridad humana, ideológica y espacial en las relaciones de sucesos publicadas en los siglos XVI y XVII en España y decidimos abrirlo a los italianizantes.

    Para T. Todorov, dos reglas rigen la construcción de la alteridad. La de Herodoto, la cual sirve de arquetipo del pensamiento nacionalista y de la formas arcaicas del patriotismo y según la cual cuanto más lejano, menos estimable se es; la de Homero, arquetipo de los escritos inspirados en la fascinación por el exotismo y según la cual cuanto más lejano, mejor se es. Con la primera regla, una identidad positiva conduce a una construcción negativa, mientras que con la segunda, una identidad negativa conduce a una construcción positiva de la alteridad. La mayoría de nuestras contribuciones pondrán de relieve una visión negativa de la alteridad, su estudio detallado lo va a demostrar.

    En estas actas reunimos 25 contribuciones de investigadores de Estados Unidos, Italia, Francia y España que abarcan el espectro de esta temática que repartimos en las siguientes rúbricas: la retórica, la violencia y la desviación, la santidad y la herejía, el enemigo y la identidad nacional, la frontera, y las celebraciones o relaciones festivas.

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