Pu De Limoges

  • Le deuxième volume de la série est consacré à Hésiode et à son poème moral, Les travaux et les jours (vers 1 à 382), traduit en français et en chinois, toujours dans l'esprit de faire connaître des textes grecs et latins porteurs des éléments fondateurs de la civilisation euro-méditerranéenne. La publication explicite les principes de base de l'éthique populaire des Grecs : la démesure conduit les hommes à une folie qui les déshumanise et engendre tous les maux, alors que la justice constitue la loi à laquelle ils doivent se soumettre. Etre juste, c'est se fixer pour règle d'éviter de vouloir dominer autrui et de tout faire pour échapper à la tentation de se détourner du vrai et du bien.
    />

  • Cette thèse porte sur la diffusion et l'influence des idées d'Aristote en Chine de la fin de la dynastie Ming jusqu'à la période contemporaine.Le but de cette recherche consiste à cerner les impacts interculturels et à favoriser la compréhension des dialogues et des échanges entre la culture d'origine européenne et la culture chinoise.En effet, il était important de découvrir la traduction des oeuvres et les recherches spécialisées concernant la philosophie d'Aristote en Chine. Il semblait aussi pertinent de se pencher sur l'étude comparative entre la philosophie d'Aristote et quelques courants de pensée principaux de la Chine dans certains domaines, comme l'éthique et l'éducation de Confucius, la philosophie naturelle de Lao zi, la logique de Mo zi et la pensée politique de Han Feizi. Pour conclure, il fallait reconnaître les influences considérables d'Aristote dans ces domaines en Chine.Cette étude s'appuie sur une base documentaire large et variée que j'ai explorée en France et en Chine.

  • La pomme que l'on mange, crue, cuite, n'est pas qu'une pomme: elle déclenche une très large palette d'imaginaires, ressuscite, derrière sa rondeur rassurante, des personnages oubliés. Elle est la pomme qu'Ève croque, celle que Guillaume Tell vise, celle que Newton voit tomber de l'arbre; elle s'immisce aussi dans notre quotidien, sur la table de la cuisine; elle s'affiche fièrement croquée sur notre téléphone ou notre ordinateur.Plus qu'un fruit, elle est un tout, qui raccroche l'humanité à son histoire, sa culture, ses mythes. Elle est un objet scientifique pour qui s'intéresse à ses qualités nutritives, un objet historique venu tout droit d' Asie, un fruit à la réputation parfois difficile à assumer.Non, décidément, la pomme n'est pas qu'une pomme! Cet ouvrage né du travail enthousiaste d'universitaires, issus de disciplines différentes, vous raconte pas à pas ce fruit pas si ordinaire que cela et qui participe pleinement à l'identité du Limousin.Des mythologies à la structuration de la filière de production, en passant par les problématiques de consommation, le lecteur trouvera dans cet ouvrage pédagogique autant d'informations pour croquer la pomme, dans tous ces états.

  • Ce livre collectif rassemble des contributions de: Théo Ananissoh, Christiane Chaulet-Achour, Jean-Michel Devésa, Boniface Mongo-Mboussa, Maxime Ndebeka, Salaka Sanou, Sami Tchak et Amel Zmerli.Composé comme un carnet, il propose un ensemble de textes récents, articles et entretiens, parfois inédits, en résonnance les uns avec les autres, et aussi en connivence de questionnement.Ces pages dessinent une communauté de pensée et d'action ayant trait aux littératures et aux cultures de l'Afrique; elles tendent à établir que l' histoire littéraire africaine francophone relève indiscutablement d'un domaine élargi de la langue.

  • Si le monastère de Fontevraud est étudié depuis longtemps, et savamment, le réseau de ses prieurés reste insuffisamment exploré, qu'il s'agisse des établissements installés au plus près du Moûtier principal, dans la même enceinte, ou des satellites dispersés en France, en Angleterre et un peu en Espagne. En septembre 2015, un colloque a permis d'ouvrir ce dossier passionnant. Chacun des sites évoqués a été traité de façon autonome, mais l'ensemble a mis en cause la pertinence des listes tardivement établies, l'universalité du système des prieurés doubles (femmes et hommes dans deux cloîtres proches), la façon de nommer les dépendances.La recherche n'est qu'amorcée. Toutefois, les Actes ici réunis montrent que si la problématique est originale, en raison d'un gouvernement centralisé, exercé par une femme, elle est susceptible d'éclairer l'étude d'autres ordres religieux. Ainsi, interroger la terminologie et la notion de prieuré, qui au Moyen Âge central renvoie exclusivement aux personnes, prieurs et prieures, se situe au coeur de l'actualité scientifique.Introduit par un avant-propos de Jacques Dalarun, l'ouvrage aborde ensuite des sujets soulignant l'originalité du phénomène fontevriste: les questions de l'inventaire, de la genèse, voire de l'échec, des prieurés; la présentation des fonds d'archives disponibles; une mise en perspective politique et artistique dans l'Aquitaine plantagenêt. La quatrième et plus importante partie du recueil réunit six ensembles claustraux en huit contributions. Ces monographies sont diversement argumentées en raison des conditions de l'investigation archéologique mais aussi des rythmes d'évolution des fondations; elles appellent au lancement de nouveaux chantiers et à la multiplication des enquêtes.

  • La gentrification rurale au regard de l'experience britannique. trave rser les frontieres, lire le p Nouv.

    Cet ouvrage porte sur la gentrification rurale, considérée à la fois en tant que processus et concept. Il repose en grande partie sur une expérience vécue à l'occasion d'un terrain exploratoire engagé dans les campagnes anglaises.Du fait de l'intensité et des paysages singuliers de la gentrification, ce que l'auteur a pu voir de ces divers terrains, lui est apparu très différent de ce qu'il avait pu en lire. Il ne retrouvait pas dans la gentrification perçue par l'observation directe de ses paysages, celle qu'il avait pu concevoir et imaginer à travers les publications dont elle avait fait directement l'objet. Comment expliquer une telle discordance entre l'observation des terrains et le contenu des publications dont ils étaient le support?Le fossé aurait pu tenir au regard neuf, naïf et a fortiori mal aiguisé pour être correctement porté par l'auteur sur un terrain étranger, voire plus simplement encore sur les publications britanniques. À moins qu'au contraire, le trouble n'ait pu résulter des publications elles-mêmes? Par exemple ces dernières sont-elles conçues et implicitement accessibles pour ou à des lecteurs autres qu'anglo-saxons, voire britanniques? Au-delà, sans la découverte des terrains anglais, et de l'incompréhension qui en a d'abord résulté, quel aurait été le sens de travailler sur la gentrification rurale en France sans avoir été concrètement confronté à la réalité du processus, réalité à partir de laquelle les Britanniques avaient créé le concept de gentrification, et réalité qu'en retour, ce concept est censé décrire? Autrement exprimé, sans ces détours, l'auteur aurait-il « vraiment », ou « précisément » travaillé sur la gentrification rurale?Cet ouvrage vise ainsi à faire partager le cheminement intellectuel et scientifique de F. Richard pour, d'abord tenter de mieux cerner ce qu'est la gentrification rurale au Royaume-Uni, et ensuite, être en mesure de réfléchir aux conditions d'importation du concept dans le contexte à la fois académique et géographique français. À l'issue de ces allers-retours entre gentrifications britannique(s) et française(s), l'auteur évoque deux pistes de réflexions de nature plus conceptuelles, en particulier autour du capital environnemental.

  • Si des travaux historiques ont déjà été menés sur les liens entre sport et pouvoir, le renouvellement des méthodes et des chercheurs a permis d'identifier de nouvelles perspectives. C'est pourquoi il semblait légitime de fournir un espace de discussion pour redécouvrir ces aspects et, éventuellement, les réinterpréter.Le présent volume a souhaité réunir les contributions de plusieurs historiens autour de l' action d' acteurs reconnus (Georges de Saint-Clair, Gabriel Hanot, Paul Beulque, Fausto Coppi, Frantz Reichel), du rôle joué par des institutions peu étudiées (Syndicat des Arbitres du Football d'Élite, Fédération Française de Natation, Deutsche Hochschule für Körperkultur de Leipzig, CREPS de Dinard, Fédération Française des Sociétés de Boxe, NBA) ou encore de l ' émergence d' organisations sportives fondamentales (le SCUF au début du XXe siècle, le CGEGS sous Vichy, l'UEFA dans les années 1950).Cet ouvrage invite ainsi le lecteur à mieux comprendre les enjeux de pouvoir qui traversent le monde sportif, depuis la fin du XIXe siècle, notamment à partir d'une compréhension des réseaux et des relations qui s'y construisent.

  • Le depute francais

    Esteve Alexandre

    En l' espace de soixante ans, la Constitution du 4 octobre 1958 a subi de nombreux changements à la fois juridiques et politiques. Une chose a cependant perduré: le parlementarisme rationalisé. Prenant en compte les changements intervenus depuis 1958 et les aspirations des Français à la modernisation et au rééquilibrage des institutions de la Ve République, le Constituant de 2008 a opéré une revalorisation du Parlement et proposé de rendre la fonction parlementaire plus valorisante. Mais à l' aune de dix années d' expérience, force est de constater que les améliorations attendues n' ont pas véritablement eu lieu. Dans le même temps, les exigences démocratiques des Français ont évolué. De ce fait, ce qui était acceptable hier, à défaut d' être accepté, ne l' est plus aujourd'hui. Il en est ainsi des avantages, des pratiques, des comportements individuels ou collectifs de responsables politiques.On peut dès lors s' interroger sur ce que devrait être le député de la Ve République tant au niveau de son statut que de son rôle.Il ressort de cette étude que l' actuel statut du député est appelé à se renforcer, notamment, s' agissant des moyens alloués au député, ainsi que des droits et garanties afin de permettre une plus grande mobilité entre le mandat et l' activité professionnelle de l' élu, et d' améliorer la représentativité du député par l' ouverture de l' Assemblée à un nouveau public. Le cadre institutionnel dans lequel s' exerce le travail parlementaire doit également être assoupli pour rétablir le député dans ses fonctions de collaborateur du Gouvernement pour la confection des lois et de contrôleur de l' action gouvernementale. Enfin, le travail en circonscription ne doit pas être négligé car il permet à l' élu de mieux exercer ses missions législatives et de contrôle.

  • Que nous disent les cartes? Comment faire évoluer leur discours, leur lecture et la vision du monde qu'elles traduisent? Issue de la contreculture des années 1960 et 1970 aux États-Unis, la géographie dite radicale ou critique conteste l'hégémonie de la carte en tant qu'outil de représentation désincarnée, totalisante et universelle de l'espace, imposé par le processus de colonisation européen et la mise en place d'un ordre mondial façonné par les conquérants. Théorisée, entre autres, par Brian Harley, Denis Wood, Nancy Lee Peluso ou encore David Harvey, la contre-cartographie repense la carte comme une construction sociale, subjective et idéologique, un objet politique et culturel analysable qui oeuvre à interroger les rapports de force institués par l'acte performatif de la re-présentation cartographique.La spécificité de cette pratique intrinsèquement militante réside dans le rôle central embrassé par des populations, souvent rendues invisibles sur la carte classique du territoire, qui ébranlent les structures de domination en se réappropriant le discours et le pouvoir des cartes. Au carrefour des justices sociale, environnementale et spatiale, elle entend aussi reconstruire de nouvelles géographies, faire émerger une diversité d'expressions cartographiques et de rapports cognitifs à l'espace comme lieu et support de vie.C'est dans la multiplicité de ses déclinaisons disciplinaires et épistémologiques que cet ouvrage explore le concept de contre-cartographie: quels enjeux sous-tendent de telles dynamiques? Dans quels contextes les logiques contre-cartographiques éclosent-elles? Quels savoirs mobilisent-elles? Dans quelle mesure parviennent-elles à déjouer les représentations hégémoniques de l'espace? Chercheurs, militants et artistes offrent ici des réponses plurielles où s'entrecroisent les contre-cartographies politiques, cognitives, numériques, corporelles, artistiques et littéraires.

  • En guerre contre la modernité occidentale et revendiquant sa différence avec une violence pamphlétaire, Jean-Marie Gustave Le Clézio a souvent été perçu comme un transfuge usurpant la culture indigène voire un renégat parmi les siens. Délaissant cette tentation initiale qui tendait à faire de lui un Indien égaré parmi les Occidentaux, il élabore à partir des années 1980 un mythe familial fondé sur l'identification avec l'ancêtre.La lecture proposée ici est centrée sur ce dialogue constant, insistant, difficile jusque dans ses moments d'euphorie, entre un Le Clézio en rupture d'Occident et cet Autre non occidental qu'il découvre d'abord chez les Amérindiens du Panama et du Mexique. Un dialogue de caractère autobiographique et autofictionnel qui conduit l'écrivain ensuite vers l'Afrique et les Mascareignes à la recherche d'un autre Autre, l'ancêtre familial transformé en totem privé, avec lequel il s'identifie dans une démarche de répétition intemporelle et décalée. Ce passage de l'Indien à l'ancêtre est au coeur même de cet essai.

  • Comment se fait-il que les penseurs du présentisme s'intéressent aussi peu à la science-fiction? Notre rapport au temps contemporain connaît, dit-on, une mutation profonde, parfois appelée « présentisme ». Sa conséquence serait une baisse de notre capacité à nous projeter dans le futur. Historiens, politistes, philosophes en conçoivent un grand souci.Or, pendant que l'on s'inquiète de cette « crise du futur », la science-fiction continue d'épanouir ses visions de l'avenir. Dans sa diversité, des blockbusters hollywoodiens aux etherpads des collectifs militants, la SF laisse voir, au coeur même du présentisme, des fabriques de futur riches et productives, une véritable culture du futur florissante dans le système médiatique actuel. Un vocabulaire de formes et de récits, une syntaxe culturelle complexe y apparaissent; les images de la machine, de la ruine, du time loop, les figures de Los Angeles, de la flèche ou de la boucle, éclairent les logiques de ce langage culturel ancré fermement dans le XXIe siècle.

  • Au coeur de la dynamique réformatrice de l'Église du concile de Trente, en France, en milieu monastique de tradition bénédictine, se distingue une famille religieuse particulière, les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire. Présente essentiellement dans l'?Ouest de la France et, depuis la fin du XIXe siècle, à Jérusalem, elle puise sa source dans une relecture originale de la Règle de Benoit de Nursie, fruit de l'itinéraire spirituel de son inspiratrice, Antoinette d'?Orléans (+ 1618) et de l'?activisme politico-religieux du Père Joseph de Paris, capucin et Eminence grise de Richelieu.Ce volume collectif propose, pour la première fois et à travers des études particulières, des regards croisés sur l'histoire au long terme de cette congrégation (XVII-XXIe s.): relectures de la Règle, anthropologie religieuse, cadre de vie et architecture, pratiques liturgico-musicales et spiritualité.Un volume qui, au-delà, s'inscrit dans une histoire de la femme en religion dans le catholicisme moderne et contemporain.

  • Ce nouveau numéro de Tôzai explore le monde poétique du haïku japonais, le plus petit poème du monde. Ce recueil emmène le lecteur au coeur de la ville de Limoges, le long de la rivière qui la traverse, la Vienne, pour une promenade automnale et poétique où la nature tend à éveiller le citadin à l'impermanence des choses et à l'appréciation de l'ici et maintenant.

empty