Sciences & Techniques

  • Le court-métrage apparaît comme une catégorie à part dans l'ensemble de la production cinématographique contemporaine. Pourtant, c'est avec lui que naît le cinéma à la toute fin du XIXe siècle. Par la suite, le format court sera le creuset des avant-gardes et des expérimentations qui ne manqueront pas de nourrir et d'inspirer le long-métrage. La forme courte est ainsi devenue le lieu privilégié d'une expression plus libre car moins soumise au diktat de l'industrie.Cet ouvrage se veut une introduction simple au coeur d'une autre histoire du cinéma à travers des films-phares, des figures esthétiques fortes exprimant courants et enjeux essentiels du cinéma tout court.

  • Fouillé en 2013 sous la direction de Jean-François Pasty, le site azilien des Gargailles à Lempdes (Puy-de-Dôme) revêt un caractère exceptionnel de par son état de conservation et son cadre pédo-stratigraphique particulier. En effet, le niveau d'occupation, daté de la fin l'épisode climatique de l'Allerød (vers 11200 BP), est recouvert par des retombées volcaniques correspondant au Téphra CF1a de la téphrostratigraphie de la Chaîne des Puys. Bien qu'il ne soit pas responsable de l'abandon du site, cet épisode volcanique a scellé le niveau archéologique et a favorisé sa conservation.Cet ouvrage présente les différentes études destinées à dresser le cadre environnemental et climatique de l'époque et à caractériser les activités humaines, ainsi que leur organisation spatiale. Sont ainsi examinées les modalités d'acquisition et d'exploitation de ressources animales et de l'équipement lithique, ainsi que l'analyse spatiale des vestiges. L'identification de différentes aires d'activités mettant en scène des ressources lithiques et animales ont ainsi permis de comprendre l'organisation générale du site à un niveau rarement atteint en Préhistoire.

  • Les différentes approches de la question des réactions du « public », aussi difficile soit-il de définir ce terme, conçoivent celles-ci comme étant déterminées, soit par la structure de l'oeuvre, par le contexte historique et culturel dans lequel cette réception se déroule, ou par les caractéristiques individuelles de ce public, lecteur ou spectateur. Ce recueil propose de faire le point sur l´état de la recherche actuelle, et d´offrir de nouvelles perspectives dans l´étude de la réception, et de la manière dont elle évolue et conditionne notre rapport à l´art. Les travaux présentés ici se concentrent sur la littérature et surtout le cinéma, et visent à croiser des perspectives que la critique considère souvent comme incompatibles, qu´il s´agisse de l´approche textuelle (analyse de la structure formelle d´une oeuvre), de l´étude des relations privilégiées entre un film et son public, de l´analyse du discours critique et de son évolution, où des rapports et de l´influence réciproques entre les deux modes d´expression. Il s´agit dans tous les cas de favoriser un dialogue entre des approches théoriques souvent isolées.

    Sommaire Christophe Gelly - and David Roche  Introduction Melvyn Stokes -  Audiences in Cinema History Jean-Pierre Esquenazi - L'Interprétation du film Emmanuel Plasseraud - De l'Esperanto visuel au texte film : Remarques sur l'évolution de la notion de spectateur dans la théorie française du cinema Camille Gendrault - Proposer à l'appropriation un changement d'horizon : retour sur la bande-annonce de L´Année dernière à Marienbad (Alain Resnais, 1961) Hélène Laurichesse - L´Adaptation d´un best-seller au cinéma : La saga Twilight Michael Bourgatte - Le Suédage comme modalité de mise en circulation du cinéma Gilles Menegaldo - Where the Spectator Stands: Projection and Reception in the Cinema of Woody Allen (Play it Again, Sam, Stardust Memories and The Purple Rose of Cairo) Isabelle Schmitt-Pitiot - "Too Much Double Indemnity": Manhattan Murder Mystery (Woody Allen, 1993) or the spectators´ multiple lives Christophe Chambost - Reality Bites Back: Adjusting Reception and Suspending Disbelief in John Carpenter´s In the Mouth of Madness (1994) Shannon Wells-Lassagne - Filming Theory in Patricia Rozema´s Mansfield Park (1999) Jean-Benoît Gabriel - Un nouveau dispositif pour le lecteur/spectateur : comparaison de D´autres vies que la mienne d´Emmanuel Carrère (2009) et L´Apprenti de Samuel Collardey (2008) Fabien Gris - Littérature contemporaine française et cinéma : une réception mélancolique (Blonde, Deville, Ernaux, Viel) Clara Mallier - A Matter of Time: The Cinematographic Quality of Narration in Hemingway´s The Sun Also Rises

  • Les hommes doivent assurer leur subsistance, ils ne peuvent pas ne pas défricher, et ils le font depuis le Néolithique. Seulement, la mise en culture du sol et la sécurité alimentaire qu'elle procure ont depuis lors une contrepartie, son exposition à l'érosion, et cette mince pellicule meuble qui sert de support aux cultures peut être détruite plus vite qu'elle ne se régénère. L'érosion des sols, qui va à l'encontre d'une agriculture durable, n'est pas un risque nouveau. Platon y faisait déjà allusion. Elle prend des formes multiples et diverses. Elle pénalise de plus en plus lourdement, depuis quelques décennies, les efforts de développement de l'agriculture de nombreux pays du Sud. Plus récemment, elle a fait sa réapparition dans les terres de grande culture de l'Europe de l'Ouest, où elle s'accompagne d'écoulements boueux à travers les villages qui constituent une nuisance fortement médiatisée.
    S'agissant des siècles et des millénaires passés, la question se pose, en présence d'indices concordants d'un emballement passager de la morphogenèse, comme dans le cas de la torrentialité alpine, de déterminer s'il faut incriminer un appesantissement des contraintes que l'utilisation du sol par les sociétés rurales fait peser sur lui ou un surcroît temporaire d'agressivité lié à la variabilité naturelle des climats, ou leur conjonction.
    La seconde édition de cet ouvrage, paru en 1983 et réédité en 1991, s'étant épuisée, il fallait envisager une mise à jour qui tiendrait compte, à la fois, des développements en cours d'une réalité morphologique changeante et des corrections apportées par la recherche aux grilles de lectures des évolutions présentes et passées. On s'est efforcé, dans cette troisième édition, dont le texte a été profondément remanié, de conserver l'esprit dans lequel les deux précédentes avaient été conçues et rédigées, celui d'une approche culturelle.

  • Pour mieux comprendre cet avènement de la conceptualisation des risques, cet ouvrage propose d'inclure la problématique des catastrophes volcaniques au sein d'un questionnement historique et anthropologique dans le cadre élargi de la culture européenne du XVIe au XVIIIe siècle, et dans une perspective pluridisciplinaire.
    Des bonbons empoisonnés aux risques de l'écriture en passant par les cataclysmes, cet ouvrage aborde seulement quelques cas représentatifs de cette nouvelle rationalité du risque qui s'impose dans des domaines hétérogènes à partir de la Renaissance.
    Ces différentes études confirment le lien étroit entre la perception des risques et l'histoire sociale et politique, corroborant la nécessité d'une compréhension anthropologique de ces mutations mentales, entre réalité et imaginaire.

  • Le lac de Saint-Pardoux en Limousin a été créé en 1976 pour redynamiser la campagne haut viennoise qui perdait habitants et activités. Ce livre retrace l'histoire de la création du lac, sa naissance et sa mise en valeur touristique. Après en avoir livré la « carte d'identité » géographique, il en analyse l'évolution plus que trentenaire sous l'effet de processus naturels et humains, et quantifie les vitesses d'évolution du littoral et de la cuvette lacustre. Il rend compte de la nécessité de connaître l'environnement pour que l'utilisation d'un lac soit bien celle escomptée (touristique, ici), et intègre cette recherche dans la thématique de la gestion environnementale et du développement durable, dans un souci d'objectivité quant à la question de la pollution radioactive.
    Cet ouvrage, riche en illustrations et photographies, est autant destiné au grand public qu'au monde universitaire. Condensé réussi d'une thèse de doctorat, il parvient non seulement à faire passer un message scientifique, mais est aussi utile aux réflexions d'aménagement du territoire, à la prise de décision quant à la difficile cohabitation de multiples activités autour d'un lac artificiel, dont le tourisme n'est pas la moindre. Quelles sont les modalités de comblement de ce type de plans d'eau ? Sont-ils menacés et à quelle échéance ? Faut-il ramener du sable artificiel sur les plages lacustres chaque année ? Les travaux présentés ici apportent des éléments de réponse.

  • Nos sociétés s'interrogent sur l'impact environnemental du réchauffement climatique contemporain (Global Change).
    Les régions polaires, et notamment le Spitsberg où la France possède la Base " Jean Corbel ", constituent un laboratoire naturel où il est possible de cerner au plus près les effets du radoucissement climatique. Depuis la fin du " Petit Age Glaciaire ", qui a connu son apogée dans les années 1880, l'étau du froid se desserre et les glaciers perdent du terrain. Libérés des glaces, les paysages polaires subissent une véritable métamorphose sous l'emprise du ruissellement.
    C'est désormais l'eau liquide - eau de fonte de la glace, de la neige et du pergélisol, mais également eau des pluies estivales - qui constitue le principal agent d'érosion et de remodelage du système de pentes.
    Relevés de terrain, traitements d'images satellitales et analyses géochimiques et isotopiques permettent d'établir le calendrier du ruissellement, de mesurer son emprise spatiale et de dresser une typologie des formes qui lui sont associées : vigoureuses entailles éventrant moraines et plages soulevées, levées de débris zébrant les versants, vastes plaines d'épandage prolongées par des deltas qui s'avancent dans l'eau des fjords.
    L'efficacité de la dynamique érosive associée au ruissellement est appréciée sur la base d'essais de quantification inédits qui jettent une lumière très neuve sur les rythmes de fonctionnement des milieux polaires depuis la dernière grande période froide.

  • Initialement limitées à la fixation d'un tarif unique des soins et prestations, de manière à éviter toute rupture entre les honoraires exigés par les médecins et les remboursements opérés par l'assurance maladie, les conventions nationales médicales allaient rapidement comprendre, dans un contexte marqué par une volonté manifeste des pouvoirs publics de maîtriser les dépenses de santé, deux types de dispositions : celles visant à instaurer une responsabilité collective financière des médecins, et celles qui, dans une optique plus qualitative, avaient pour finalité de modifier leurs pratiques individuelles.
    Mais si les parties à la convention devaient s'attacher plus efficacement à la maîtrise des dépenses médicales, elles devaient le faire dans le respect des objectifs prescrits par la puissance publique. Au demeurant, l'Etat joue non seulement un rôle important en amont et en aval du dispositif conventionnel, mais il intervient également dans les rapports mêmes, définis conventionnellement, entre les caisses d'assurance maladie et les médecins libéraux.
    Cette intervention étatique imprime profondément le régime et la nature juridique de la convention nationale médicale. Présentant à la fois des aspects réglementaires et contractuels, nous avons qualifié la convention médicale de " convention à effets réglementaires ". Nous nous sommes ensuite interrogée sur sa fonction, et plus précisément sur le point de savoirs si, par-delà la garantie d'un remboursement des dépenses de soins engagés par les assurés sociaux, la convention a atteint l'objectif qui lui est assigné par l'Etat : devenir un instrument de régulation efficace des dépenses médicales.
    Nous avons constaté que cette double fonction est inégalement remplie.

  • L'ouvrage s'intéresse aux volcans non dans une perspective proprement historique - par exemple datation de telle éruption volcanique - mais dans celle de l'histoire des sciences, de l'histoire des idées, de l'histoire des représentations : description géographique, interprétation religieuse, mythique, conception scientifique, philosophique, représentation littéraire, voire iconographique. Cependant l'étude des discours censés rendre compte des volcans, de leurs éruptions et de leurs conséquences, ne suffit pas. Par-delà les représentations "réelles", l'ouvrage suit une anthropologie de l'imaginaire : montagnes magiques, vivantes, lieux mystérieux et initiatiques, à la fois structures qui mettent en relation mondes souterrain terrestre, maritime, aérien, et machines thermodynamiques, avec incandescences, projections et écoulements. L'imaginaire volcanique est riche et complexe : "profondeur surgie" et terre instable, faite eau ou feu, les volcans sont à la fois terrifiants et fascinants ; manifestations des forces telluriques, ils sont énergie dévastatrice et féconde comme celle du feu : destructeurs et créateurs, ils sont porteurs de vie, de mort, d'immortalité.

  • Les usages de la métaphore du volcan, stéréotype désignant l'instabilité et la violence, appellent une archéologie des représentations politiques des cataclysmes. Les études rassemblées dans le volume interrogent, de la haute Antiquité à nos jours, la prégnance de la métaphorisation politique du volcan et des forces telluriques auxquelles il est associé. L'ambivalence des métaphores volcaniques et leur grande plasticité nécessitent un travail de contextualisation historique. L'élaboration métaphorique, ténue ou redondante, invite aussi à penser l'articulation complexe du poétique et du politique.

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