Arts et spectacles

  • L'espace urbain a toujours été synonyme de densité, de vitesse et de foisonnement. Toutefois, le phénomène d'urbanisation qui s'intensifie depuis la révolution industrielle s'étend aujourd'hui à une échelle inédite. Alors qu'elle semble se déployer sans fin, cette urbanisation produit en même temps les limites de sa propre expansion - pollution des écosystèmes et de la biosphère, congestion, surpopulation, etc. Devant l'ampleur de la crise, de plus en plus de grands centres prennent l'initiative de s'imposer comme modèles de villes faisant preuve d'«?intelligence?».
    Le présent ouvrage se penche sur ce grand projet technologique, en explorant les défis que la «?ville intelligente?» pose à la démocratie et à l'écologie, l'emprise de la «?gouvernementalité algorithmique?» et de la culture technologique sur nos vies, la menace qui pèse sur nos libertés en tant que citoyens et citoyennes ainsi que nos droits de réclamer une ville juste et inclusive. L'élan de ce livre est certainement critique, mais non au sens d'une dénonciation ou d'un simple refus?: l'ensemble des contributions cherche plutôt à remettre en question les discours et les idées qui prévalent avec une évidence de plus en plus hégémonique, et selon lesquels il serait possible de résoudre les crises contemporaines grâce à la «?ville intelligente?». Destiné à un lectorat désillusionné par les discours technocentrés, l'ouvrage cherche à ouvrir l'espace des possibles en imaginant d'autres trajectoires.

  • La tenue récente de méga-événements sportifs au Brésil entraîna, dans bien des villes du pays, la conclusion de vastes campagnes de régénération urbaine dont les conséquences demeurent incertaines à ce jour. Entre autres choses, l'importance accordée à l'image dans la gestion du patrimoine urbain fut maintes fois critiquée et nous fournit aujourd'hui une occasion de réfléchir à la question du spectacle du patrimoine. Dans cet ouvrage, les délicates questions entourant la spectacularisation du patrimoine urbain sont abordées à l'aide d'exemples tirés de l'expérience du Brésil, mais aussi de celles de diverses villes à travers le monde.

  • Presque toutes les villes sont le théâtre de projections et d'installations permettant d'investir l'espace public et de réduire la durée et l'obscurité de la nuit. Le phénomène qu'est la mise en scène de la lumière a pris de l'ampleur grâce aux technologies qui ne cessent de se perfectionner. Pour répondre à une demande plus grande, les recherches sur la mise en scène de la lumière se sont donc récemment multipliées. Ces dernières sont reprises dans cet ouvrage, articulées autour d'exemples et de réflexions d'artistes, de pionniers et de spécialistes du domaine artistique.

  • Centré sur les oeuvres contemporaines synesthétiques et multimodales, Par le prisme des sens examine les nouvelles théories et pratiques des arts corporels et de la performance contemporaine. L'ouvrage est une contribution essentielle aux discussions autour de la recherche-création et du corps en relation avec les médias numériques, soulignant les façons dont les nouvelles technologies touchent le corps sensoriel et somatique et révèlent le nouveau statut contemporain du corps. Une version anglaise est publiée par Intellect Books et une version espagnole par le Centro Editoral Universidad de Caldas.

  • Dans la rencontre entre l'architecture contemporaine et le patrimoine bâti, l'actualisation en tant que phénomène culturel se propose comme solution à la polarité conservation-création.

    L'explosion des formes en architecture contemporaine, parallèlement à la montée d'une prédominance de la signature de l'architecte, semble a priori difficilement réconciliable avec l'extension de la notion de patrimoine. Or, que ce soit pour des raisons économiques, environnementales, fonctionnelles ou patrimoniales, les insertions d'éléments d'architecture contemporaine sur des bâtiments patrimoniaux contribuent au développement urbain et font partie de la praxis actuelle.

    Dans cet ouvrage, le phénomène de l'actualisation est décomposé pour comprendre comment celui-ci contribue à reformuler le sens des sites patrimoniaux transformés. Ce processus communicationnel se pose comme une réponse à l'obsolescence patrimoniale. D'objet-relique, le patrimoine devient un pro­­­jet dynamique, constituant ainsi un genre architectural particulier et indépendant.

  • Depuis la parution du tome 1, consacré à l´analyse de campagnes de communication diffusées de 1988 à 2001, le monde des organisations, et donc de leurs communications, s´est complexifié. La consommation des médias - de masse, traditionnels ou émergents - a considérablement évolué. Elle s´est également intensifiée avec la montée du journalisme en direct, l´influence des résultats de sondages de plus en plus fréquents et l´omniprésence des technologies de l´information.

    Ce deuxième tome du livre Des campagnes de communication réussies arrive ainsi à point nommé. Passant au crible des théories des relations publiques des campagnes canadiennes de 2003 à 2007, il veut inspirer les praticiens dans la résolution de problèmes et aider les étudiants à concrétiser des notions théoriques. Chaque campagne est décrite, puis analysée en fonction des publics visés, du type de relation, des choix de réseaux, du modèle de communication, des contextes modifiés par les campagnes et de l´utilisation du storytelling. De la gestion des enjeux à la communication de crise, en passant par les campagnes de santé publique, l´organisation d´événements et les campagnes de lancement de produits, l´ouvrage pose un regard à la fois pragmatique et critique sur la pratique récente de la communication organisationnelle.

    Comme le souligne, dans la préface, Marcel Barthe, vice-président stratégie d´entreprise de Cossette : « Bien comprendre et intégrer le contenu de ce livre pourrait, j´en suis convaincu, amener une bonification de notre travail. »

  • The near-militant voluntarism of the active players in cultural mediation engenders certain expectations: after a large investment in cultural creation is it not justifiable to aspire to reach the largest possible audience? Nine researchers from France, Québec and Mexico tackle the question of "Non-public" through both qualitative and quantitative contributions dealing with various cultural sectors.

  • Le terme "appropriation" est de plus en plus utilisé en sciences humaines, sans pour autant que l'on sache à partir de quels postulats il se trouve justifié, que ce soit pour expliquer une action ou pour en faire une méthode de recherche.
    Le but de ce court essai est de l'intégrer à une théorie de l'interprétation qui en révèle pleinement la puissance, et c'est à partir du pragmatisme de Charles Sanders Peirce que cela est possible. On décrit l'appropriation comme un effort d'interprétation qui résulte d'une tension entre être affecté par l'expérience d'un objet et lui attribuer une signification. Il faut alors répondre à plusieurs questions.
    Quelles sont les conditions de l'appropriation? Quelle logique en permet le déploiement? Comment se déroule cet effort? Quelle est la forme du résultat obtenu? Est-ce qu'une connaissance peut s'en dégager? Ce concept est à la base d'une école de pensée émergente au Québec, que l'on nomme les nouvelles théories de la lecture et de la spectature. Ces théories réactualisent le pragmatisme de Peirce au regard d'enjeux contemporains à propos de l'acte de lecture et de "spectature ".
    Leurs travaux portent sur la logique au seuil de l'interprétation, ainsi qu'au résultat de l'interprétation - la figure- et au déroulement processuel de l'acte. On adjoint une dimension sociale à l'appropriation en référant aux théories de lan Hacking. Voulant adopter un point de vue critique par rapport à d'autres théories de l'interprétation comme l'herméneutique et le structuralisme, on a situé diverses conduites interprétatives sur deux axes de l'appropriation (excessive et insuffisante).
    La méthodologie inhérente à l'appropriation réside dans l'équilibre précaire entre ces deux axes. Une certaine sensibilité culturelle doit alors être acquise, ce qui implique qu'un sentiment de responsabilité accompagne les actions du spectateur soucieux de la pertinence de la figure élaborée au cours de son effort d'interprétation. Étudiants et chercheurs en analyse filmique et littéraire seront particulièrement interpellés par ce sujet, car la question de savoir ce qui provient de soi versus ce que l'objet nous dicte est un problème auquel chacun fait face rapidement.

  • Nelson Michaud est professeur titulaire de science politique et de relations internationales. Il a été directeur général de l'ENAP (2011-2016) après y avoir été directeur de l'enseignement et de la recherche (2006-2011). Il a siégé au Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Auteur prolifique et chercheur émérite, il a reçu de nombreux prix au cours de sa carrière, dont le Prix d'excellence en recherche pour l'ensemble du réseau de l'Université du Québec.

  • À Montréal, le boulevard Saint-Laurent résume à lui seul les différentes dimensions du cosmopolitisme.
    L'artère représente autant une coupure dans la ville - la frontière entre les « deux solitudes », francophone et anglophone - qu'une couture, puisqu'elle a été un lieu d'accueil privilégié pour les nouveaux venus tout au long du XXe siècle. Dans cet ancien corridor de l'immigration, devenu espace d'échanges et de récits, se rencontrent et parfois se confrontent les diverses expressions du cosmopolitisme (commerciale et quotidienne, politique et culturelle). L'enquête rapportée dans cet ouvrage témoigne d'une pratique approfondie des quartiers traversés par le boulevard, s'appuie sur les représentations littéraires, artistiques et citoyennes qu'il inspire, et s'attarde à comprendre les relations entre ses différents acteurs - commerces, associations, administration municipale.

  • Alors que l'on suspecte plus que jamais les images d'abuser de notre crédulité, il importe de rappeler qu'elles ont été - et demeurent - de puissants vecteurs de vérité. Les textes réunis dans cette anthologie sont issus d'une multitude de domaines, tous invités à statuer sur les pouvoirs probatoires des images: histoire du droit, histoire de l'art et de la photographie, médecine, criminalistique, anthropologie visuelle et communication. Pièce à conviction, véhicule de croyances changeantes, argument visuel, incarnation divine ou simple illustration, l'image est l'auxiliaire privilégiée des arts, des sciences, des pseudosciences, du charlatanisme ou encore du conspirationnisme, autant de sphères où une attestation visuelle est requise. Regroupés sous six volets thématiques, ils apportent un éclairage diversifié et circonstancié sur les attributs et fonctions de la preuve par l'image.

  • Textes choisis et assemblés par Lucie K. Morisset Pourquoi y a-t-il la ville et pas autre chose ? Que signifient les images auxquelles nous recourons pour en parler ? Comment décoder nos interrelations avec le territoire ? Telles sont les questions qui animent cet ouvrage, avec pour but la découverte des lieux forgés par l'homme et de leurs représentations. André Corboz jette un regard nouveau sur notre monde et sur les mondes qui l'ont précédé, et nous conduit dans l'aventure de la planification urbaine, qu'il gratte, tel un palimpseste, pour en dévoiler les soubassements.

    De la discussion sur la méthode jusqu'à l'analyse des images, du bâti, des discours et des projets, les articles rassemblés dans cet ouvrage nous proposent d'aborder la ville comme une création, puis de comprendre cet artefact collectif en l'inscrivant dans son horizon culturel. « Un lieu , écrit Corboz, n'est pas une donnée, mais le résultat d'une condensation. » Aborder la matière urbaine requiert ainsi de voir au-delà des objets qui peuplent notre univers, ici et maintenant : l'on plonge alors dans le temps, dans l'imaginaire des acteurs qui l'ont modelée pour, entre les pensées qui habitent les murs de la ville, retracer la construction de l'originalité et dévoiler l'intérêt des choses. C'est à cet exercice que cet ouvrage nous entraîne.

    Illustrées de quelque 200 images, les pages de ce livre nous guident dans les dédales des représentations urbaines, croisant ici Palladio, là Viollet- le-Duc ou, là encore, Le Corbusier, de la Jérusalem céleste à l'hyperville contemporaine, en passant par Hochelaga, Venise, Bath, Métropolis ou Washington.

  • Si le patrimoine culturel peut prendre différentes formes, cest surtout dans les villes quil se concentre. Les auteurs interrogent ainsi la notion de patrimoine urbain en analysant les processus par lesquels les acteurs privés et publics donnent du sens à cet environnement particulier et, ce faisant, comment ils le transforment.

  • Sous la forme de discours, de mythes, d'histoires ou de mémoires, le récit participe à toutes les étapes de la patrimonialisation. Utilisant la ville comme laboratoire, les auteurs explorent les rôles et les contributions du récit dans la patrimonialisation et déterminent les caractéristiques et les modes de fonctionnement des récits patrimoniaux.

  • Ce catalogue présente les notices des 65 titres de la collection d'imprimés des XVe et XVIe siècles de l'Université du Québec à Montréal, suivies d'un copieux dossier iconographique composé, selon les cas, des pages de titre, des marques d'imprimeur ou d'autres éléments visuels d'intérêt. Chacun de ces livres illustre, à sa façon, les débuts et les progrès de l'imprimerie, de la typographie et des gravures.

  • Le patrimoine culturel n'est pas qu'une simple trace du passé. Il est le lieu où se rencontrent et s'hybrident les expériences et les valeurs des uns et des autres ; il est rhizome. Au-delà de son existence en soi, il tire sa valeur des différents usages que l'on peut en faire, voire des liens qu'il permet de tisser entre les personnes et les communautés. Il ne s'agit plus seulement de l'identifier et de le préserver coûte que coûte, mais de le mettre en scène au bénéfice des objets comme des sujets. Examinant cette interdépendance croissante entre mémoires, pratiques et expériences, l'auteur analyse le fonctionnement du patrimoine culturel selon trois perspectives, soit la délimitation de son champ, ses représentations et les valeurs que l'on en retire. Exposant le flottement du patrimoine culturel entre devise d'identité et levier de développement, il montre l'équilibre qu'il faut rechercher entre un arrêt sur image qui pourrait déboucher sur la fétichisation de l'objet et une fuite en avant qui ­tarirait son potentiel en création.

  • Lancienne journaliste Chantal Francoeur rend compte de la révolution qui a récemment eu cours au service de linformation de Radio-Canada : lintégration des équipes dinformation radio, télé et web et ladoption du travail multiplateforme. Son livre invite le lecteur à entrer dans lintimité de la salle des nouvelles radio-canadienne.

  • Art Deco

    Michael Windover

    Journeying across the globe from a skyscraper in Vancouver, B.C., to a department store in Los Angeles, and from super-cinemas in Bombay (Mumbai) to radio cabinets in Canadian living rooms this richly illustrated book examines the reach of Art Deco as it affected public cultures.

  • Jean-Claude Marsan a été pendant quarante ans une figure prééminente des scènes de laménagement et du patrimoine urbain à Montréal. Cet ouvrage donne à connaître la contribution du professeur, du scientifique et du Montréalais à la fondation dun meilleur avenir pour la métropole québécoise et pour les villes.

  • Par son livre, lartiste Laurent Pilon rend compte de limmense potentiel de composition matérielle de la résine de polyester et de la variété des techniques quil est possible dutiliser. La résine, comme le montre la centaine de photos accompagnant le texte, est en effet avide dimprégnation, ouverte à une quasi infinie étendue de conversions matérielles.

  • La situation de linformation au Québec est préoccupante, et la conclusion des auteurs à ce sujet est claire : la perspective des entreprises médiatiques ne se concilie tout simplement pas avec le regard citoyen. Leur essai met de lavant une perspective citoyenne de l'information et présente des solutions réalistes pour y arriver.

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