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  • Présentation : Le laboratoire florentin Note des traducteurs à la présente édition Le texte : LE PRINCE - De pricipatibus Notes et commentaire Annexe 1 : Caprices écrits à Perugia pour Giovan Battista Soderini Annexe 2 : Lettre du 10 décembre 1513 à Francesco Vettori Postface : Sur la langue du prince, des mots pour comprendre et pour agir Bibliographie -- Glossaire -- Index Table des matières Table des matières Table des matières Présentation : le laboratoire florentin Note des traducteurs Le Prince / De Principatibus Commentaire et notes Annexe 1 : Caprices écrits à Perugia pour [Giovan Battista] Soderini Annexe 2 : Lettre du 10 décembre 1513 à Francesco Vettori Postface : Sur la langue du Prince : des mots pour comprendre et agir Bibliographie Index et glossaire

  • Dans la perspective d'une réflexion sur le processus de sécularisation de la pensée politique moderne, ce livre met en évidence le rôle joué par la notion de toute-puissance divine dans la constitution de la philosophie de Thomas Hobbes (1588-1679). Du point de vue de la théorie de la connaissance, cette notion sert à fonder le nécessitarisme, dans la théorie morale, elle rend compte du fondement de l'obligation et, dans la théorie politique, elle contribue à justifier le principe de souveraineté. En outre, et de façon fort singulière, l'omnipotence sert ici à penser, non pas l'immortalité, mais la mortalité humaine. Contrairement aux théologiens médiévaux dont il s'inspire, Hobbes n'inscrit plus sa réflexion dans l'horizon du salut éternel : s'il élabore une théologie, c'est parce que le principe qui oriente l'action de l'homme dans le monde, à savoir la mortalité naturelle, procède d'une volonté divine. Le but de cet ouvrage est donc de montrer que le caractère séculier de la pensée morale et politique moderne ne tient pas tant au rejet de la théologie qu'à une prise de conscience nouvelle des conséquences morales et politiques de notre mortalité.

  • "Le libéralisme aurait-il fait peau neuve ? Vu du continent, le souhait formulé par Friedrich Hayek au lendemain de la Seconde Guerre mondiale serait resté lettre morte. Il est aujourd'hui peu d'observateurs qui perceraient le libéralisme sous les guenilles subversives et utopistes affublant d'ordinaire les pensées mêmes qui le combattent. À l'abri des regards négligents des intellectuels les plus suspicieux, la mue en utopie que Hayek enjoignait le libéralisme d'engager a pourtant bien été réalisée de l'autre côté de l'Atlantique. Son fruit porte un nom, barbare à souhait : le libertarianisme.
    L'ouvrage, qui se consacre à la pensée libertarienne, s'articule en trois temps. Dans un premier, il s'agit de présenter la genèse de cette pensée et de retracer les différentes étapes de sa récente constitution en mouvement. Dans la deuxième, l'auteur tâche de montrer comment la généralisation libertarienne des principes libéraux a conduit les théoriciens à investir le champ de savoir le plus étendu possible. La troisième partie explore la variété des horizons d'attente auxquels les libertariens destinent la société, en empruntant avec eux le chemin théorique menant de l'anarchie, que les plus radicaux espèrent, au Léviathan, qu'ils condamnent à l'unisson.
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  • Analyse des thèmes sur lesquels se concentrent la critique réactionnaire et la critique progressiste de la démocratie libérale.

  • L'intérêt de ce texte inachevé que Strauss a commencé à Paris en 1933 et qu'il reprend lors de son séjour à Cambridge en 1934 est multiple. Il manifeste la volonté de Strauss de revenir de Spinoza à Hobbes et il s'inscrit dans son interrogation menée jusqu'en 1936 sur les débuts de la science de la Bible. On peut y voir l'originalité et l'enjeu de la critique de la religion de Hobbes. Il ne s'agit pas seulement de réfléchir à la place qu'occupe le philosophe anglais dans la fondation de la pensée moderne mais de montrer le lien entre la critique de la religion et la politique moderne. Les différences entre Spinoza et Hobbes deviennent plus importantes que leurs ressemblances. Strauss explique que la critique de la religion n'est pas un chapitre accessoire de la politique de Hobbes mais sa fondation. Liée à une certaine conception de l'homme et à un projet de civilisation caractéristique des Lumières radicales, elle est ce qui "guide toute sa philosophie". Traduit de l'allemand et présenté par Corine PELLUCHON.

  • Trop mal connue encore, la pensée de Castoriadis s'articule entièrement à la question de l'autonomie. Signifiant la capacité pour les hommes de se donner la loi, celle-ci n'engage pas seulement le gouvernement de soi, mais l'institution même de la société. C'est là une exigence qui invite tout autant à la mise en cause des pensées politiques modernes qui appellent démocraties ce que Castoriadis nomme volontiers des oligarchies libérales qu'à une prise de distance vis-à-vis de la tradition critique issue du marxisme. Penser l'autonomie et ses conditions de possibilité conduit ainsi à une reprise critique l'ensemble de la pensée héritée pour faire retrouver la force d'un projet émancipateur à l'origine de la philosophie comme de la politique en leur sens authentique.
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  • La justice sociale est-elle possible ? Est-elle réalisable ? Pour répondre à cette question, Feriel Kandil entreprend une lecture critique des théories contemporaines de la justice, en s'appuyant sur les travaux de Ricoeur et de Weil. Une approche renouvelée de la justice sociale est ainsi proposée. Le premier moment de l'approche est pratique. Les principes de justice distributive qui rendent possible, en droit, la coopération entre citoyens démocratiques y sont identifiés : il s'agit de principes moraux au contenu formel. Le second moment est pragmatique. Il porte sur les conditions d'implémentation des principes. Ceux-ci servent de guides à l'action publique juste, c'est-à-dire à celle qui contribue, dans les sociétés contemporaines, au bien-vivre ensemble dans des institutions justes. Les conditions de possibilité de cette action sont identifiées : elles résident dans l'application des principes de justice distributive selon une logique de développement des capabilités et dans la mise en oeuvre complémentaire de principes de reconnaissance. L'ouvrage insiste sur le fait qu'une telle action n'est légitime que dans la mesure où il revient aux citoyens de débattre sur les choix de politiques publiques qu'il convient, en conséquence, de faire.

  • La collection "Fondements de la politique", dirigée par Yves Charles Zarka, directeur de recherche au CNRS, accueille, d'une part, les éditions de textes importants où les concepts fondamentaux de la politique peuvent être ressaisis dans leurs mouvements doctrinaux de formation, d'infléchissement ou de crise, d'autre part, des travaux de recherche sur les auteurs ou les oeuvres de philosophie politique, enfin, des essais visant à renouveler la pensée politique contemporaine. Deux sections : Textes et Essais.

  • Par le terme de représentation on désigne le plus souvent ce qu'il y a dans l'esprit de manière vague et générale, comme lorsque l'on dit que nous n'avons affaire qu'à nos représentations, ou, selon une célèbre expression, que le monde est notre représentation.
    Cette conception commune aplatit et méconnaît le caractère dynamique de l'acte ou de l'activité de se représenter, opération par laquelle l'esprit fait venir au-devant de lui quelque chose qui n'est pas réellement présent mais qui le devient grâce à l'effort pour se donner un modèle, une figure, un schéma de ce qui ne peut être directement saisi. Trop de lumière éblouit, dit Pascal qui avait parfaitement compris qu'il fallait un peu d'ombre pour représenter la lumière, et du recul pour voir ce qui est représenté sur un tableau.
    Il est aujourd'hui essentiel de souligner l'importance de la médiation dans le rapport que l'homme établit avec la réalité présente, avec les autres hommes comme aussi et surtout avec lui-même.

  • La guerre constitue un concept clé traversant toute l'oeuvre de Thomas Hobbes.
    Or, si tout le monde connaît en particulier la célèbre description de l'état de nature identifié à un état de guerre dans le chapitre XIII du Léviathan, la genèse du concept de guerre hobbesien en tant que tel, ainsi que ses implications dans la théorie du philosophe de Malmesbury n'ont, pour leur part, jamais fait l'objet d'une étude approfondie. Ce livre se propose ainsi d'établir l'originalité philosophique d'une pensée hétérodoxe de la guerre à partir des convergences entre Hobbes et Clausewitz : l'un et l'autre cherchent, sous l'épaisseur de l'expérience historique, à saisir l'intemporalité et l'universalité des lois propres de la guerre, en deçà de toute convention morale ou juridique ; l'un et l'autre s'écartent des définitions de la guerre comme état juridique et font retour au combat singulier, au combat d'homme à homme.

  • Une véritable renaissance de la pensée de hegel s'est produite ces dernières années dans les milieux anglo-saxons et le dialogue critique qui s'en est suivi avec les interprètes allemands de hegel.
    L'enjeu n'y est pas de fournir une simple exégèse des textes hégéliens, mais de satisfaire au besoin d'articuler une conception de la raison qui (à tout le moins) s'oppose au dualisme de la pensée et de la réalité, fait la preuve de sa propre rationalité à travers l'énonciation de ses conditions de possibilité, et qui, enfin, tient compte de notre apport, en tant qu'agents intersubjectivement liés entre eux, à sa propre constitution.
    Pas étonnant, à la lumière d'un tel projet philosophique, que la phénoménologie de l'esprit soit particulièrement venue au centre de l'attention. en effet, cette " science de l'expérience de la conscience " peut offrir une source d'inspiration et un appui tant aux lectures moniste, transcendantale ou pragmatiste de la raison qui marquent cette renaissance hégélienne. c'est ce dont vont témoigner les traductions des six textes majeurs ici réunis, écrits par des penseurs qui sont à l'avant-garde de ce renouveau, et destinés à introduire le lecteur francophone au débat.

  • La collection "Fondements de la politique", dirigée par Yves Charles Zarka, directeur de recherche au CNRS, accueille, d'une part, les éditions de textes importants où les concepts fondamentaux de la politique peuvent être ressaisis dans leurs mouvements doctrinaux de formation, d'infléchissement ou de crise, d'autre part, des travaux de recherche sur les auteurs ou les oeuvres de philosophie politique, enfin, des essais visant à renouveler la pensée politique contemporaine. Deux sections : Textes et Essais.

  • La collection "Fondements de la politique", dirigée par Yves Charles Zarka, directeur de recherche au CNRS, accueille, d'une part, les éditions de textes importants où les concepts fondamentaux de la politique peuvent être ressaisis dans leurs mouvements doctrinaux de formation, d'infléchissement ou de crise, d'autre part, des travaux de recherche sur les auteurs ou les oeuvres de philosophie politique, enfin, des essais visant à renouveler la pensée politique contemporaine. Deux sections : Textes et Essais.

  • Le noeud théorique de cette étude réside dans la problématisation du rapport entre pouvoir souverain et peine capitale. L'auteur remet en cause les raisons qui attribuent à l'autorité politique le droit de vie et de mort sur les citoyens. La tentative de redéfinir un concept de souveraineté à soutien de la position abolitionniste dévoile le lien théologico-politique légitimant " le pouvoir de donner la mort ". Si la dimension transcendantale incarnée dans le pouvoir souverain est antéposée à l'identité morale de l'individu, alors la mise à mort du criminel peut bien être justifiée. Le défi philosophique de cet ouvrage est précisément de renverser ce paradigme afin de fonder l'inviolabilité de l'individu contre le pouvoir souverain lui-même et d'affirmer l'inadmissibilité morale de mettre à mort un homme, quel que soit le crime qu'il ait commis.
    Daniela Lapenna est docteur de recherche en Philosophie politique et juridique et membre de l'équipe de recherche PHILéPOL de l'Université Paris Descartes.

  • L'État de droit renvoie au droit et à la norme, à la normalité et à l'ordinaire : il est une finalité politique de l'État, un horizon de perfection nourri de séparation des pouvoirs et de garantie des droits. Quant aux états d'exception, ils évoquent le dérèglement et l'extraordinaire, la concentration des pouvoirs et la restriction des droits. Ces termes antithétiques s'avèrent pourtant indissociables : ils se comprennent, se saisissent, l'un par rapport à l'autre ; ils se conçoivent, s'engendrent, l'un l'autre. Le couple est interactif ; la tension est dialectique. En étudiant la souveraineté étatique moderne (sous la forme de l'État de droit), dans la gestion des situations extrêmement graves (avec la technique des états d'exception), il est possible de proposer une conception de l'État, une appréhension de la modernité politique.

  • Cet ouvrage analyse la conquête de l'Amérique à partir de l'oeuvre de Bartolomé de Las Casas. Après une introduction au personnage, à la pensée et à l'action de Las Casas, la guerre de conquête des territoires américains est analysée. Depuis son déroulement jusqu'à son rapport avec les discours qui circulent à l'époque sur les Indiens d'Amérique, notamment à travers l'étude critique des thèses de Francisco de Vitoria et de Ginés de Sepúlveda, le lien étroit qui existe entre cette forme de domination et le déploiement de l'impérialisme moderne se révèle.
    De là, l'auteur explore les alternatives à la domination qui sont développées par Las Casas dans ses politiques dites " utopiques ". Il s'agit de montrer là que ces politiques, loin de vouloir rompre avec la logique coloniale, peuvent être vues comme des nouvelles formes de " gouverner " les territoires et les personnes, qui nous fournissent aujourd'hui encore des éléments de réflexion essentiels à la compréhension du monde actuel.

  • On l'ignore généralement, mais la pensée des premiers contre-révolutionnaires,
    en 1789, s'inspire plus de Montesquieu que de la tradition absolutiste. Elle
    n'est pas non plus théocratique et antiparlementaire, comme ce sera le cas chez
    Joseph de Maistre ou Bonald. Elle s'inspire plutôt d'un libéralisme
    conservateur qui n'est pas sans faire songer à la pensée contre-révolutionnaire
    anglaise d'un Edmund Burke, par exemple. Jacques de Saint-Victor est maître de
    conférences (HDR) en histoire du droit à l'Université de Paris VIII, membre du
    comité de rédaction de la revue Cités et de la Revue des Deux Mondes, auteur de
    nombreux ouvrages sur le XVIIIe siècle et sur la question de la liberté. Il a
    notamment publié Les racines de la liberté (Perrin, 2007).
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  • La collection "Fondements de la politique", dirigée par Yves Charles Zarka, directeur de recherche au CNRS, accueille, d'une part, les éditions de textes importants où les concepts fondamentaux de la politique peuvent être ressaisis dans leurs mouvements doctrinaux de formation, d'infléchissement ou de crise, d'autre part, des travaux de recherche sur les auteurs ou les oeuvres de philosophie politique, enfin, des essais visant à renouveler la pensée politique contemporaine. Deux sections : Textes et Essais.

  • Bien que publié en 1714, le texte du philosophe irlandais John Toland (1670-1722), Raisons de naturaliser les Juifs, est traduit pour la première fois en français. Il s'agit d'un de ces livres qu'un injuste sort a failli faire disparaître physiquement et intellectuellement de l'histoire de la pensée humaine. Et pourtant il mériterait de figurer en tête des plus grands textes que la philosophie ait produit sur la tolérance.
    Certaines des meilleures études consacrées à l'histoire des Juifs dans l'époque moderne ont cependant reconnu l'intérêt de premier plan des Raisons de naturaliser les Juifs. Léon Poliakov, dans son Histoire de l'antisémitisme, relève l'originalité de la position de l'auteur dont le philosémitisme tranche avec l'antijudaïsme agressif de l'époque. L'historien anglais Cecil Roth y reconnaît "l'un des plus précoces plaidoyers pour une attitude libérale à l'égard des Juifs". Enfin dans son ouvrage sur l'émancipation des Juifs en Europe, Jacob Katz souligne le caractère novateur d'une pensée qui fonde les thèmes majeurs des théories de l'émancipation.
    Toland innove à un double titre. D'une part, il n'interprète plus l'histoire juive à la lumière de l'Histoire sainte: il renonce à y déchiffrer un dessein providentiel pour la lire comme une histoire simplement humaine. D'autre part, sa proposition de naturalisation générale vise à instituer les Juifs en citoyens de plein droit, et à en finir avec des régimes juridiques antérieurs où l'octroi de privilèges ou d'immunités spécifiques les maintenait toujours en lisière de la citoyenneté. Ainsi, la naturalisation générale des Juifs n'est pas une forme de la tolérance parmi d'autres : elle en constitue, pour Toland, la forme achevée.
    Ce livre est donc une extraordinaire leçon sur la tolérance comme vertu positive, dans son rapport à la citoyenneté.

  • La collection "Fondements de la politique", dirigée par Yves Charles Zarka, directeur de recherche au CNRS, accueille, d'une part, les éditions de textes importants où les concepts fondamentaux de la politique peuvent être ressaisis dans leurs mouvements doctrinaux de formation, d'infléchissement ou de crise, d'autre part, des travaux de recherche sur les auteurs ou les oeuvres de philosophie politique, enfin, des essais visant à renouveler la pensée politique contemporaine. Deux sections : Textes et Essais.

  • La collection "Fondements de la politique", dirigée par Yves Charles Zarka, directeur de recherche au CNRS, accueille, d'une part, les éditions de textes importants où les concepts fondamentaux de la politique peuvent être ressaisis dans leurs mouvements doctrinaux de formation, d'infléchissement ou de crise, d'autre part, des travaux de recherche sur les auteurs ou les oeuvres de philosophie politique, enfin, des essais visant à renouveler la pensée politique contemporaine. Deux sections : Textes et Essais.

  • Il est urgent de redécouvrir aujourd'hui ce que signifie le libéralisme économique afin de sortir des représentations caricaturales qui en sont le plus souvent données. Pour y parvenir, il faut relire l'oeuvre d'Adam Smith. L'Enquête sur la richesse des nations (1776), dans laquelle est formulée la fameuse théorie de la «main invisible», est en effet la plus grande oeuvre de référence de ce courant de pensée.
    On attribue souvent au libéralisme économique un refus de la politique, un oubli des valeurs morales ainsi qu'une étrange religion du marché (le marché est censé veiller sur les hommes à la façon d'une providence divine laïcisée). Or, ce genre de thèses est éloigné de ce que pense Smith. Ce dernier affirme au contraire que l'État doit se soucier du bien public, que l'économie ne saurait fonctionner sans vertu et que l'ordre non intentionnel du marché produit certains effets pervers qu'il faut corriger intentionnellement. En prenant pour fil directeur l'analyse du concept de système, c'est-à-dire en replaçant ce que Smith nomme son «système de la liberté naturelle» dans le cadre plus général de sa théorie des systèmes, ce livre établit que le libéralisme économique de Smith est porteur d'un idéal moral et politique exigeant.
    A l'aune de cet idéal moral et politique énoncé par un grand esprit éclairé du XVIIIe siècle, il est possible de juger ce qu'est devenu le libéralisme économique aujourd'hui.

  • Dix études sont ici regroupées avec comme fil conducteur, les politiques de l'Histoire définies par rapport aux enjeux politiques de la réflexion sur l'Histoire en Allemagne de la fin du 18e siècle au milieu du 20e siècle. Le risque majeur d'un tel regroupement était de mettre en exergue en vertu de l'ordre chronologique adopté, les penseurs des 18e et 19e siècles comme précurseurs, sur le plan théorique, du grand dérapage totalitaire du 20e siècle.
    En réalité le but est autre, il s'agit de restituer la complexité du lien entre théorie politique et réflexion sur l'Histoire, dans un pays où la naissance de l'historicisme a bouleversé le cadre des questionnements sur le politique. Ce n'est donc pas un enchaînement linéaire des idées mais une analyse des articulations entre politique et Histoire. La deuxième partie de l'ouvrage recherche les éléments pouvant aider à rendre ces articulations intelligibles.

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