Littérature générale

  • Par « théories du complot », on désigne des explications, parfois naïves, qui s'opposent aux thèses officiellement soutenues et qui mettent en scène un groupe ou plusieurs groupes agissant en secret pour réaliser un projet de domination ou d'exploitation. Les conspirateurs imaginés sont accusés d'être à l'origine de tous nos maux.
    Le moteur de ces raisonnements ? L'insatisfaction. C'est de cette insatisfaction porteuse de suspicion que dérive le discours complotiste contemporain, qui met l'accent sur le doute : « On a le droit de se poser des questions ! » Pierre-André Taguieff fait ici l'hypothèse que le complotisme répond à une demande de sens et de cohérence : pour ses zélateurs, l'ennemi invisible et diabolique explique tous les malheurs des hommes et, en même temps, réenchante le monde, même si c'est pour le peupler de démons. Comment, dès lors, dissiper de telles illusions, qui fonctionnent comme de véritables nourritures psychiques ?

  • La laïcité est un concept politique : l'État laïque ne privilégie aucune confession, et assure la liberté de conscience et d'expression à chacun. Mais au-delà, la laïcité peut être « séparatrice » et renvoyer les religions dans la stricte sphère privée. Comment, alors que la plupart de nos pays sont multiculturels, concilier le « droit à la différence » et la laïcité telle qu'elle s'est construite en France à partir de la loi de séparation de l'Église et de l'État de 1905 ?
    En observant les expériences française et européenne, Guy Haarscher décortique les sens de la laïcité, montre comment elle est mise en place selon des modalités différentes suivant les pays et, par l'analyse des débats qu'elle suscite aujourd'hui, interroge les perspectives de l'idéal laïque contemporain.

  • À quoi Shakespeare ressemblait-il ? Comment ce fils de gantier a-t-il pu créer des mythes aussi puissants que Roméo et Juliette, Hamlet ou encore Le Roi Lear ? A-t-il même existé ?
    Affrontant ces questions - et bien d'autres -, Jean-Michel Déprats nous fait partager sa connaissance intime de l'un des plus grands génies de la littérature universelle. Dans ce tour d'horizon dense mais à la portée de tous, qui nous mène des rives de l'Avon jusqu'au théâtre du Globe, il replace l'oeuvre dans son contexte historique et linguistique.
    Décryptant le sens des métaphores shakespeariennes et s'appuyant sur de nombreuses réécritures, mises en scène et autres adaptations, il chemine à travers une oeuvre riche et féconde, qui n'en finit pas de fasciner et qui n'a rien perdu de sa force.

  • L'ancien et le moyen français Nouv.

    L'histoire du français, comme celle de toute langue, est, par nature, de l'ordre du continu, ce qui rend délicate l'assignation de bornes et d'étapes exprimées dans les termes d'une chronologie précise. Néanmoins les linguistes distinguent volontiers le français médiéval - celui qui, sur le territoire de la langue d'oïl, s'inscrit dans l'espace gallo-romain - du français classique, moderne ou encore contemporain. En son sein, la distinction de l'ancien et du moyen français souligne des étapes dans le développement phonétique, morphologique, syntaxique et lexical de la langue.
    Cet ouvrage nous invite à comprendre la formation de la langue française depuis 842 et les Serments de Strasbourg (premier texte officiel écrit en langue romane) jusqu'à l'imprimerie. Il montre ainsi comment une langue à visée standardisante émerge peu à peu de la diversité des dialectes.

  • L'oeuvre de Rimbaud occupe une place unique dans le monde littéraire. Poèmes de jeunesse, vers, prose, Une saison en enfer et Illuminations... Y pénétrer, c'est entreprendre un voyage qui commence à « Charlestown » - ainsi qu'il appelait par dérision sa ville natale, Charleville -, et dans la maison familiale de Roche, se poursuit à Paris, fait un détour par Bruxelles et Londres avec Verlaine, et aboutit au Harar. Terminus Marseille...

    En 100 mots, René Guitton nous propose de refaire le voyage, et de partir à découverte de l'oeuvre et de l'homme, des figures qui peuplent ses écrits, des lieux, aimés ou honnis, de ses passions plus ou moins avouables, de son style, d'une vision littéraire où la vie et l'expérience humaine débordent le simple cadrage de ces pages.

    Un abécédaire sensible et amoureux pour sympathiser avec un pionnier ô combien révolté. Un Rimbaud « soleil et chair ».

  • Entre la vache Audhumla et le loup Fenrir, entre le frêne Yggdrasill et le dragon Fáfnir, les sombres forêts du Nord de l'Europe et les rivages des mers froides sont peuplées d'être merveilleux et fantastiques qui n'en finissent pas de nous fasciner.
    Après la mythologie grecque, la mythologie nordique, popularisée par Wagner depuis la fin du XIXe siècle, est celle qui a fourni le matériau mythique le plus important. Ses fables et ses légendes ont été principalement consignées dans des sources littéraires, surtout dans l'Edda de l'Islandais Snorri Sturluson (1178- 1241), l'Islande étant le véritable conservatoire des antiquités nordiques.
    À partir de 100 mots, Patrick Guelpa nous propose d'aller à la découverte d'un monde enchanté, où se côtoient dieux et déesses, Ódhinn, Thor et Freyja, monstres, valkyries, géants et nains, elfes et fées...

  • La sociologie du corps est un chapitre de la sociologie plus particulièrement attaché à la saisie de la corporéité humaine comme phénomène social et culturel, matière de symbole, objet de représentations et d'imaginaires. Elle rappelle que les actions qui tissent la trame de la vie quotidienne, des plus futiles ou des moins saisissables à celles qui se déroulent sur la scène publique, impliquent l'entremise du corps. De quelle manière cette sociologie de l'enracinement physique de l'acteur dans son environnement propose-t-elle une élucidation des logiques sociales et culturelles ?

  • Histoire du théâtre

    Alain Viala

    Tout le monde sait ce qu'est le théâtre, du moins tout le monde en a une idée.
    Mais sous cette évidence se lovent des réalités complexes. Le théâtre est un ensemble d'oeuvres, un répertoire, c'est aussi une pratique du spectacle, dont les oeuvres écrites ne sont qu'une part ; ce sont également des lieux, plus ou moins spécialisés, et des personnes, elles-mêmes plus ou moins spécialistes ;
    Parfois, enfin, c'est un rituel, qui peut s'inscrire dans des pratiques religieuses et politiques...
    Cet ouvrage retrace l'histoire du théâtre et de sa place dans notre société depuis ses origines gréco-romaines, jusqu'à ses formes les plus contemporaines.

  • René Girard

    Christine Orsini

    La pensée de René Girard (1923-2015) est largement méconnue. Célébrée par un public à qui elle a ouvert de nouveaux horizons, notamment sur le « sens de l'histoire », et exploitée par des chercheurs en sciences humaines et sociales, elle a été discréditée, particulièrement en France, par nombre de spécialistes et d'universitaires. Pourquoi ?
    René Girard aurait-il eu le tort, à leurs yeux, de briser un certain nombre de tabous et d'usages de la communauté scientifique, notamment sa tendance à la spécialisation ?
    Penseur du mimétisme, René Girard a émis des propositions qui se présentent comme des hypothèses scientifiques formant système : d'une théorie du désir, selon laquelle notre désir serait moins un désir d'avoir qu'un désir d'être celui qui dési re le même objet, il a mis au point une théorie du religieux et, en fin de compte, dans un cadre évolutionniste, une anthropologie fondamentale. Problème : si l'un de ses versants est bel et bien scientifique, l'autre est - scandale suprême - théologique...

  • Choisir 100 mots qui délimiteraient la « Culture générale » pourrait sembler une gageure. Et pourtant : la plupart d'entre eux s'imposent quasi naturellement par l'observation de l'époque (via la presse en particulier) et l'examen des sujets récurrents des concours. Tous ces mots ont en commun d'avoir une histoire, de s'être nourris des tensions qui traversent et structurent l'histoire des idées.
    D'« amitié » à « terrorisme », de « vulgarité » à « précaution », cet ouvrage propose 100 mises au point sur des termes et des notions incontournables.
    Il constitue un outil précieux pour l'épreuve de culture générale présente à de nombreux concours.

  • Le traité de Versailles est accusé d'être à l'origine de la Deuxième Guerre mondiale.
    C'est oublier que les mentalités de l'époque ont rendu toute autre politique impossible et que ce traité a créé un organisme de conciliation entre les nations.
    À partir d'une analyse de la conférence de la paix durant laquelle les traités ayant mis fin juridiquement à cette Grande Guerre furent élaborés, puis de la période des armistices et de celle de l'application des traités, cet ouvrage propose une vision moderne du traité de Versailles en donnant à voir le rôle des peuples dans l'élaboration de la paix.

  • Comment dire, comment penser le théâtre ? Sans doute y a-t-il dans cet art universel une part d'insaisissable par les mots, d'irréductible à l'écrit, celle de la scène, d'un temps partagé entre acteurs et spectateurs. Mais relevons le défi. Et proposons deux regards plutôt qu'un : un universitaire historien du théâtre, Alain Viala, et un homme de théâtre, acteur et metteur en scène, Daniel Mesguich. Chacun à sa manière, chacun depuis sa pratique, ouvre une fenêtre de la maison « théâtre ».
    De ce faux dialogue, par le frottement de ces deux logiques - l'un transmet et structure des connaissances sur l'art dramatique, l'autre l'apostrophe, l'enrichit, le contredit, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives - naît un texte qui place le lecteur au plus près de l'expérience théâtrale.

  • L'humour juif est un mécanisme de défense dans lequel l'autodérision tient une place importante. Joseph Klatzmann éclaire l'origine de nombreuses histoires juives en rappelant les conditions de vie, les persécutions affrontées par les Juifs, et en décrivant leurs aspirations, différentes selon les pays et les époques.
    Ce livre, qui passe en revue les principaux thèmes et personnages de l'humour juif, à travers un recueil de ses histoires les plus savoureuses, des plus classiques aux moins connues, permettra au lecteur d'apprécier pleinement une forme de pensée qui inspira à Freud des pages célèbres dans Le Mot d'esprit et sa relation à l'inconscient.

  • Ce n'est pas par hasard si les étudiants et enseignants dont les recherches allaient donner naissance à un grand courant de sociologie urbaine étaient de l'université de Chicago : en 1900, cette ville est la troisième des États-Unis par sa population, largement accrue à la fin du XIXe siècle par l'arrivée en masse de migrants américains et d'immigrants étrangers.
    Ces données originelles expliquent pourquoi l'homogénéité de l'École de Chicago ne réside pas seulement dans ses méthodes sociologiques, qui laissent la part belle à la démarche empirique, mais aussi dans les sujets de ses travaux : principalement l'immigration et la criminalité.

  • Le terme mythe a largement envahi notre langage quotidien. Pourtant, en se vulgarisant, il a perdu son sens ancien pour ne plus guère désigner qu'un ensemble imprécis de propositions qui s'opposent à la réalité. Cette vulgarisation va de pair avec un grand intérêt scientifique pour le mythe entendu, dans son sens traditionnel, comme forme essentielle de la pensée humaine. Malgré le succès de ce champ d'études, il reste relativement mal défini.
    Cet ouvrage se propose d'éclairer les relations souvent confuses qu'entretiennent mythe et littérature, afin de fournir au lecteur un cadre herméneutique et méthodologique cohérent lui permettant de mieux lire la littérature.

  • Au-delà d'une simple chronique philosophique d'un mouvement qui a marqué les années 1930-1950, cet ouvrage dégage les lignes de force de la pensée de l'existence.
    Il analyse ainsi comment la problématique existentielle marque la rupture avec les grands systèmes de l'idéalisme allemand en inventant de nouveaux modes d'écriture, de communication, de présence dans la société et l'univers des lettres.

  • L'histoire culturelle est à la mode. Certains s'en agacent, certains mettent en doute son existence. On parle ici de flou conceptuel, là d'impérialisme. Comment, en effet, rendre compte d'un champ d'investigation qui s'étend des arts plastiques aux arts martiaux, de la sensibilité aux parfums à la spiritualité de Saint Louis ?
    Cet ouvrage apporte quelques réponses simples à ces questions complexes : oui, il est facile de définir l'histoire culturelle - comme une « histoire sociale des représentations ». Oui, il n'est pas difficile d'en reconstituer les origines. On peut en préciser les objets, dans leur cohérence : la cohérence d'un regard sur les sources, sur leur mode de questionnement, qui est, par là, questionnement du monde.

  • Irréductible à une définition simple, la poésie incite à réunir autour d'elle une constellation de mots qui l'éclairent par facettes.
    En poète, Jean-Michel Maulpoix convoque donc des verbes qui disent les gestes d'un travail (couper, lier), d'autres qui désignent des mouvements du corps et de la pensée (se retourner, s'en aller) ; des substantifs qui marquent l'étendue d'un champ d'expérience (chair, terre, mémoire, désir), d'un espace préféré (paysage, jardin), ou d'objet (fenêtre, fontaine), ou d'états (fureur, mélancolie) et de formes (alexandrin, ode, fragment)... Une place est même réservée aux pronoms (je et tu).
    C'est ainsi l'expérience humaine qui défile sous nos yeux et déborde du cadre de la page. Peut-être est-ce cela même qu'il faut retenir de cet abécédaire sensible :
    La poésie est moins faite pour aboutir à un beau livre que pour nous rendre à la vie même.

  • « Parce que la forme est contraignante, l'idée jaillit plus intense », écrit Baudelaire.
    De plus en plus, c'est le poète qui se donne ses contraintes, mais, encore de nos jours, la référence au modèle établi par le classicisme reste fondamentale : c'est elle qui donne sens aux innovations.
    Prosodie, métrique, rythme, rime, formes fixes... À l'aide de nombreux exemples, cet ouvrage propose une vision complète de la versification, discipline rigoureuse qui s'est sans cesse modifiée au cours des âges.

  • De tous les genres littéraires, le roman règne sans partage. Mais comment se retrouver dans l'abondante production actuelle, au milieu de formes si variées ? C'est que les classifications ne vont pas de soi. Proust n'est-il pas aussi essayiste, Gracq poète et Dumas dramaturge ? Quelles différences entre roman policier, roman épistolaire et roman de science-fiction ? En s'appuyant sur des exemples tirés de la littérature française et internationale, Yves Stalloni passe en revue les grandes notions qui permettent de circonscrire ce genre protéiforme, d'en raconter les origines et d'interroger les problèmes spécifiques qu'il pose. Au gré de cet abécédaire, il s'adresse tantôt au lecteur soucieux de comprendre les ficelles des romans qui le captivent, tantôt au romancier en herbe désireux de maîtriser les procédés et les techniques de la fiction.
    Quelles sont les recettes du best-seller ? Comment remporter un prix littéraire ?
    Entrez dans la fabrique du roman. Vous lirez d'un autre oeil !

  • D'Éric Cobast, on connaissait déjà Les 100 mots, Les 100 mythes et Les 100 dates de la culture générale. Les 100 lieux de la culture générale vient compléter ce triptyque en nous proposant un périple en cinq étapes. Première escale dans les « lieux du monde » (désert, île, pôles, tropiques...), des endroits bien réels chargés de sens. Deuxième escale dans les « lieux d'histoire », géographie historique ou histoire géographique qui nous mène d'Alésia à Ground Zero en passant par Babylone et Vichy. Troisième halte dans les « lieux en commun » dépoussiérés des lieux communs (agora, ghetto, tribunal...). Quatrième étape : les « lieux sacrés ou exécrés », qui font partie du patrimoine culturel mondial (Académie, La Mecque, musée...). Enfin : un saut dans les « lieux imaginaires » qui nous en disent long sur notre réalité (Atlantide, Far West, Poudlard...).Un guide pas comme les autres pour tous ceux qui aiment voyager autour de leur chambre...

  • Depuis les premières chroniques et l'anthologie poétique du Recueil des dix mille feuilles, au VIII siècle, le Japon a élaboré une tradition littéraire profondément originale, aux genres et aux formes extrêmement variés, qui a donné à la littérature mondiale quelquesuns de ses plus grands chefs-d'oeuvre : Roman du Genji, Dit des Heiké, poésie haikai de Matsuo Bashô.
    Renouvelée au contact de l'Occident à la fin du XIX siècle, la littérature japonaise s'épanouit de nouveau tout au long du XX siècle, de Natsume Sôseki à Haruki Murakami.
    Aujourd'hui encore d'une grande vitalité, elle s'interroge et cherche de nouvelles voies pour offrir une vision contrastée, passionnante et souvent décapante, de la société japonaise.

  • Les bibliotheques

    Pierre Carbone

    Depuis leur apparition, les bibliothèques sont des lieux de conservation et de transmission de la connaissance. Leur évolution est d'abord liée à celle des supports de l'écrit et de la communication, mais aussi aux progrès de l'éducation et de la culture et, plus généralement, à l'histoire des institutions et des sociétés. Aujourd'hui, alors que la masse des documents s'accroît considérablement, alors que les bibliothèques sont bien souvent devenues des médiathèques pour accueillir d'autres supports de culture et offrir un accès libre à une grande partie de ce qu'elles conservent, une nouvelle révolution se met en place : la bibliothèque physique est en train de se doubler d'une bibliothèque virtuelle.
    En invitant à comprendre la place de ces institutions qui assurent l'accès à la connaissance, à l'information et à la culture, cet ouvrage montre que les bibliothèques sont en fait la mémoire vivante de nos sociétés.

  • La négociation est à l'oeuvre dans tous les champs de la vie : social, politique, commercial, diplomatique. Elle n'est pas le domaine réservé des seuls experts mais concerne tout le monde dans l'entreprise, la vie quotidienne, le rapport aux autres. Comme elle ne s'enseigne pas à l'école, chacun s'y essaie au quotidien. Ce livre détaille les pratiques et les compétences du négociateur. Il démonte les mécanismes de la négociation, présente les clés d'une négociation constructive et alerte sur les facteurs qui peuvent la conduire à l'échec. Lionel Bellenger est responsable de la coordination des formations à la négociation à HEC Executive Education. Expert APM (Association Progrès et Management), il est le fondateur de la société IBEL.

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