Sciences humaines & sociales

  • Le 24 juillet 1967, à Montréal, Charles de Gaulle ébahit le monde entier en lançant quatre mots - Vive le Québec Libre ! - qui font instantanément le tour de la planète et révèlent aux Français, comme aux autres nations, l'existence, au coeur de l'Amérique anglo saxonne, d'un peuple aspirant à la liberté de vivre et de se développer en français.

    Dépassant les préjugés et la caricature, ce livre montre que ce cri audacieux, et resté très largement incompris, s'explique par l'Histoire et les relations particulières que Charles de Gaulle entretenait depuis toujours avec le Canada français.
    Extirpées de diverses sources, une soixantaine de confidences et de déclarations du Général, entre 1940 et 1969, sont ainsi mises en lumière, dans leur contexte, pour en faire ressortir le sens et la portée.

    Cet ouvrage, enrichi de nombreuses photographies et documents, s'intéresse également au bilan et à l'héritage laissé par ce fameux voyage, tant au Québec, qu'en France et au sein de la francophonie.
    Il s'achève, enfin, par une précieuse chronologie comparée de l'Histoire de France et du Québec depuis le 16e siècle.

    Roger Barrette est un vulgarisateur. Formé aux universités de Montréal et d'Ottawa, il a enseigné l'histoire à l'Université du Québec à Trois-Rivières, puis le management à l'Université Laval de Québec ainsi qu'à l'ÉNAP. Il a publié plusieurs ouvrages et des biographies dans le Dictionnaire biographique du Canada. Secrétaire général de la section québécoise de la Commission franco québécoise sur les lieux de mémoire communs (CFQLMC), il est un ancien président national de l'Association.

    Alain Hartog, l'auteur de la préface, réside à Bordeaux et s'intéresse particulièrement au gaullisme et à sa postérité.

  • 12 juillet 1906 : la Cour de cassation proclame solennellement l'innocence du condamné de l'île du Diable. Mais les épreuves d'Alfred Dreyfus ne sont pas terminées. Le gouvernement Clemenceau refuse de reconnaître, dans la carrière de l'officier, les années perdues durant sa détention. Très amer, Dreyfus prend donc une retraite anticipée. Il est encore et toujours victime des agissements de l'extrême-droite antisémite : injures, lettres anonymes, harcèlements à domicile, menaces de mort et même un attentat au cours duquel il est blessé.
    Citoyen désormais libre, il adhère à la Ligue des Droits de l'Homme et se passionne pour les questions politiques et syndicales. Il soutient publiquement des victimes d'injustices. Il fréquente le salon de la marquise républicaine Marie Arconati Visconti où il rencontre des parlementaires et des hommes de lettres. Des journaux, des archives de la police et de l'armée, une abondante correspondance permettent de reconstituer la période biographique (1906-1914) d'un Alfred Dreyfus qui surprendra le lecteur.

  • Des gens avec leurs petites histoires, des « sans » qui de plus en plus squattent nos vies, nos rues ; ces gens si ordinaires ont-ils seulement le droit de cité ? Eux, semblables et dissemblables, ils sont là mais on ne les entend pas et quand ils osent pousser un cri de douleur, de protestation, d'indignation, on étouffe leur parole comme on étouffe leurs maux, avec violence ! Tous ces « sans » sans argent, sans famille, sans travail, sans logement, sans papier, mais jamais sans dignité. Yves Bodard, électron libre, authentique et turbulent travailleur social a voulu leur rendre la vie le temps d'un récit.
    En nous contant un peu de son enfance, un peu de son présent, un peu de ses espoirs et beaucoup de leurs histoires, il nous rappelle qu'en chacun de nous sommeillent de belles rencontres, des histoires de vie(s) endormies, oubliées. Face à l'arrogance de ceux qui stigmatisent et diabolisent la différence, il a décidé au fil de ses récits de nous rappeler que nous sommes tous l'étranger de quelqu'un.
    En chahutant les mauvaises consciences et en réveillant les souvenirs, il vous invite à suspendre un moment le cours du temps et stopper dans une longue inspiration cette course effrénée dans la quête de l'impossible Et si la liberté, c'était tout simplement de ne plus se soumettre aux plus offrants ! Ce livre, il vous invite à le méditer en famille, à en discuter entre amis, à le partager avec nos jeunes, parce que c'est aussi un peu de nous dont il parle !

  • Le 30 octobre 2018, pour la première fois en France, un prêtre Pierre de Castelet et un évêque André Fort sont jugés conjointement à Orléans au tribunal correctionnel. Le premier pour des actes de pédocriminalité et le second pour avoir omis de les dénoncer. Les peines, lourdes, tombent un mois plus tard : trois ans de prison avec un an de sursis pour l'abbé et huit mois avec sursis pour l'ancien évêque d'Orléans. Un procès qui entache durablement l'image de l'Eglise en révélant un silence « assourdissant » de plusieurs décennies.
    L'année 2019 sera dense avec en février, à Lyon, le très médiatisé procès Barbarin et début 2020 celui de l'ex-prêtre Bernard Preynat. Des procès qui ont eu le mérite de mettre fin au silence pesant de l'Église qui étouffe ces affaires depuis de trop longues années.

    La journaliste Sophie Deschamps s'est longuement penchée sur ces procès hautement symboliques et riches d'enseignements tout en donnant la parole aux victimes à qui elle dédie ce livre.
    Elle s'interroge également sur la question qui prime aujourd'hui à savoir : comment éviter à l'avenir de tels dérapages de la part d'hommes d'Église ? Mais l'Église n'est pas la seule à devoir apporter des réponses à ce fait de société qui en vérité nous concerne tous.

  • Une satire qui raille le roi des Belges Léopold II et sa politique coloniale. Parue anonymement en 1903 à Paris, elle fit scandale et fut interdite en Belgique. Un juge ordonna la saisie des exemplaires dans les librairies mais le texte continua à circuler clandestinement. Il questionne l'exercice du pouvoir et le cynisme de l'exploitation des richesses.

  • Cet ouvrage sur la politique sociale de Charles de Gaulle veut évoquer un thème fort peu évoqué par l'ensemble des biographies et ouvrages consacrés à sa politique.
    Du discours d'Oxford en 1942 jusqu'au référendum de 1969, en passant par l'incontournable programme du CNR et les nombreuses réformes, c'est toute une vie au cours de laquelle Charles de Gaulle entend mener une révolution sociale.
    Alain Kerhervé fait oeuvre d'historien en proposant une analyse chronologique de l'oeuvre inachevée de Charles de Gaulle et fait le récit des mois qui ont précédé le référendum d'avril 1969 décrivant les agissements de ceux qui ont voulu torpiller son ambition sociale.

  • René-Louis Brunet était chaudronnier. Originaire de La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), il habitait Orléans en 1914.

    Emile Buat était ouvrier agricole et vivait à Arzillières (Marne), près de Vitry-le-François.

    Les deux hommes sont mobilisés dans un bataillon de chasseurs à pied (BCP), une unité d'élite, et subissent les conditions effroyables de la vie des Poilus de la Grande Guerre.

    Au printemps 1917, après l'échec de l'offensive Nivelle au Chemin des Dames, les mutineries éclatent. Lors de réunions de soldats, Brunet et Buat incitent leurs camarades à désobéir aux ordres et à refuser de combattre. Dénoncés, ils sont traduits en conseil de guerre, condamnés à mort par une justice expéditive et exécutés le 10 juin 1917 : les deux premiers « fusillés pour l'exemple » des mutineries.

    Après avoir relaté l'itinéraire de ces deux valeureux combattants, ce livre analyse en profondeur le déroulement du conseil de guerre, dans le contexte de la répression des mutineries de 1917 par le général Pétain, nouveau commandant en chef des armées. Il aborde également les problématiques du débat actuel sur la réhabilitation des « fusillés pour l'exemple » de 14-18.

  • L'héritage du Général peut-il encore être une source d'inspiration, plusieurs décennies après le décès de l'homme du 18 juin ?
    On ne peut comprendre de Gaulle sans prendre la mesure de sa solitude et de son dénuement, au moment où il refuse, un certain jour de juin 1940, la voie du désespoir et de l'abandon.... « Bref, tout limité et solitaire que je fusse, et justement parce que je l'étais, il me fallait gagner les sommets et n'en descendre jamais plus ».
    De Gaulle est devenu ainsi, par le concours des événements, la référence moderne de notre Histoire. Habité par le sentiment de la grandeur de la France mais lucide, et sans concession, sur les manquements des français, guidé par la raison tout autant qu'inspiré par une foi inébranlable dans une France, « meurtrie de guerres et de révolutions » mais « redressée, de siècle en siècle, par le génie du renouveau », conscient de sa singulière destinée, mais indifférent aux honneurs, De Gaulle continue donc à nous fasciner.
    Portés par son exemple, il nous incombe aujourd'hui, comme demain, de ne jamais oublier que « la seule querelle qui vaille est celle de l'homme », c'est à dire que le refus de l'inacceptable est au centre de notre modeste mais irremplaçable condition humaine.
    Alain Kerhervé et Gérard Quéré apportent dans cet ouvrage un regard original et approfondi sur la vie et l'oeuvre de Charles de Gaulle en replaçant celles-ci dans une continuité historique indispensable pour comprendre notre époque, analyser nos abandons et entrevoir ce qui pourrait permettre, demain, le redressement de notre pays.

  • La Chanson de Craonne (du nom du village de Craonne) est une chanson contestataire, chantée par des soldats français durant la Première Guerre mondiale, entre 1915 et 1917. Elle est interdite par le commandement militaire qui la censure en raison de ses paroles antimilitaristes (« on s'en va là-bas en baissant la tête », « nos pauvr' remplaçants vont chercher leurs tombes »), défaitistes (« c'est bien fini, on en a assez, personne ne veut plus marcher ») et subversives incitant à la mutinerie (« c'est fini, nous, les troufions, on va se mettre en grève ») alors qu'une guerre est en train de se livrer sur le territoire national.
    Cette chanson politiquement engagée (à l'extrême-gauche) a des visées anticapitalistes quand elle fustige « les gros », « ceux qu'ont le pognon » et « les biens de ces messieurs là ». Elle est contemporaine de la révolution bolchevique de 1917 qui a entraîné, en France, la mutinerie des soldats communistes russes à La Courtine et, sur le front de l'Est, la débandade et le retrait des troupes russes (alors alliées à la France).Une des versions de cette chanson censurée est publiée, après la guerre, en 1919 par l'écrivain Raymond Lefebvre sous le titre de Chanson de Lorette.

  • Bon nombre de commémorations rappelant le départ des Français d'Algérie, en 1962, ont eu lieu.
    L'accent n'a pas, nécessairement, été mis sur les conséquences matérielles et morales de cet exode, pour ceux que, de manière générale, on allait appeler « Les Pieds Noirs ».
    Au lendemain de son indépendance, l'Algérie adopte des dispositions permettant la réquisition de biens dits vacants.
    Face à ces mesures, une femme, Fernande Stora, retourne, en septembre 1962, à Alger ; elle y restera neuf mois.
    Elle raconte sa vie quotidienne d'alors, jonchée d'histoires tendres, drôles, parfois tristes. Nous vivons avec elle les difficultés auxquelles elle est confrontée, le sentimentalisme de la terre retrouvée.

  • Dans la tourmente des guerres de Religion mettant à mal les provinces françaises au cours dela seconde moitié du xvie siècle, Sancerre est en première ligne.
    En 1572, la sanglante Saint-Barthélemy amena nombre de protestants à trouver refuge sur cette colline « emmuraillée » qui, dés 1548, embrassa la Réforme et s'opposa au roi.
    Charles IX ordonna au gouverneur Claude de La Châtre, principal chef du parti catholique dans le Berry, de s'emparer de la ville. Les habitants, fiers et indépendants, qu'ils soient catholiques ou protestants, firent bloc sur le principe ancestral du droit d'asile.
    En 1573, La Châtre amassa ses troupes, canonna de 5 000 boulets les murailles et ouvrit trois brèches. Face à la supériorité du nombre, il dut, la mort dans l'âme, sonner la retraite. Non sans jurer vengeance ; il assiégea la ville, l'affama, et réduisit les habitants au cannibalisme.

  • Cheminement à la découverte de la Reine Elizabeth II du Royaume-uni : sa vie au quotidien, la façon dont elle remplit ses devoirs, ses modèles, sa sensibilité, sa curiosité pour les hommes politiques et les gens simples, son amour pour la France.

  • Marcel Arnaud est mort en déportation à Bergen-Belsen.

    Cinquante-cinq ans après, Marthe a voulu exprimer l'amour qui a rempli sa vie. Son chant de grâces dit l'étrange force de ce disciple de saint Benoît et du pauvre d'Assise. Les témoins évoquent le militant du christianisme social, le frère d'engagement, le déporté, l'ami. Ils nous parlent d'un "saint", d'une "figure parmi les plus pures" de la Résistance dans les Hautes-Alpes.

    L'image de Marcel Arnaud accompagnera longtemps le lecteur. Tant d'amour et de générosité agrandit le coeur.

    La biographie d'une grande figure de la Résistance haut-alpine écrite par son épouse Marthe.

  • Les quelques jours du 19 au 27 août 1944 qui ébranlèrent Paris qui se libère. L'écrivain Claude ROY, alors journaliste au journal communiste Front national, a relaté la Libération de Paris, cette édition reprend les illustrations de Jean RESCHOFSKY réalisées sur le vif.

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