Les commandes sur le site internet sont suspendues jusqu'au : 14/02/2022

Septentrion

  • L'anthropocène : une époque pour les transitions ? Nouv.

    Au début des années 2000, la notion d'Anthropocène a été avancée pour désigner une nouvelle époque de l'histoire de la Terre, marquée par les transformations profondes et irréversibles induites par les actions humaines sur l'environnement. C'est également au début des années 2000 que, pour caractériser les changements rendus nécessaires par les dégradations écologiques, plutôt que de « développement durable », on s'est mis à parler de « transition écologique ». Que veut-on dire par là ? Quels changements désigne-t-on ? Et pourquoi parle-t-on parfois plutôt de « transition énergétique » ? Dans cette conférence dialoguée, Catherine Larrère aborde ces différentes interrogations en parcourant les étapes de constitution de la question écologique telle que nous la connaissons aujourd'hui et en soulignant que le problème majeur auquel nous sommes désormais confrontés concerne bien la dynamique de transformation des relations entre l'homme et son environnement, mais surtout le rythme de cette transformation et les moyens de le contrôler.

  • «Tout à coup j'ai pensé que la vie était belle. Pas belle comme quelque chose que tu observes dans une vitrine et qui ne t'appartient pas, qui ne t'appartiendra jamais et qui te nargue et te dis "Ce n'est pas pour toi, petit"; belle comme quelque chose de sanglant qui te tombe dessus par hasard, qui t'écorche, mais c'est ça la vie quand tu en es le centre, qu'il se passe quelque chose et que cela t'arrive à toi, tu peux dire alors qu'elle est belle, la vie.» «Si tu passes la rivière, si tu passes la rivière, a dit le père, tu ne remettras plus les pieds dans cette maison». C'est ainsi que commence la poignante histoire de François, jeune paysan naïf et ultra sensible en quête de vérité et de liberté. Prisonnier de son milieu familial rigide et fermé, il passe le plus clair de son temps à garder les cochons auxquels il parle et se confie.
    Avec ce premier roman, Geneviève Damas dépeint d'une manière très juste un univers rempli d'humanité, de compassion et de silences.
    Après une licence en droit, Geneviève Damas s'est tournée vers différents métiers du théâtre. Comédienne dirigée par les meilleurs metteurs en scène, metteure en scène elle-même, elle a écrit une quinzaine de pièces qui lui ont valu plusieurs prix. Avec Si tu passes la rivière, son premier roman, elle a remporté deux prix littéraires prestigieux: le Prix Rossel 2011 et le Prix des cinq continents 2012.

  • La commémoration du centenaire de la Grande Guerre a donné lieu à de nombreuses publications. L'économie n'a pas été oubliée. Mais la perspective est souvent restée très nationale. Cet ouvrage s'intéresse à l'économie du principal adversaire et perdant, l'Allemagne. Lui non plus n'était pas préparé à une guerre longue. Lui aussi s'est trouvé pris dans la contradiction entre mobiliser toutes ses forces sur le front et préserver la main-d'oeuvre pour assurer l'approvisionnent par l'arrière. L'État, avec un poids plus fort du pouvoir militaire en Allemagne, s'en est également mêlé de plus en plus, sans aller jusqu'à remettre en cause complètement l'initiative privée. La défaite finale était largement inscrite dans la disproportion initiale des ressources, aggravée par l'entrée en guerre des États-Unis. Les contributions des meilleurs spécialistes allemands, du charbon à l'agriculture, en passant par l'aéronautique ou la chimie, sont discutées ici par leurs homologues français.

  • Où en sommes-nous aujourd'hui en matière de respect des droits de l'enfant placé ?

    La consécration des droits des mineurs délinquants faisant l'objet d'un placement ordonné par l'autorité judiciaire est un phénomène relativement récent. Elle est l'occasion d'une rencontre intéressante entre les droits de l'enfant et les droits de l'usager que les établissements de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) doivent respecter.

    Ce mouvement profond de reconnaissance et de valorisation des droits individuels de la personne prise en charge se développe ainsi dans un contexte particulier, qui mêle à la fois injonction pénale, accompagnement éducatif, hébergement contraint, vulnérabilité de la personne mineure et droits des représentants légaux.

    Inscrit dans le domaine de l'enfance délinquante et celui du droit du service public, cet ouvrage analyse l'évolution de la prise en charge des mineurs au sein des établissements d'hébergement de la PJJ en se penchant sur le sens et le contenu des droits de l'usager au sein de la réglementation de cette administration.

  • La règle de droit doit être à la fois contraignante et inspirée par le bien comme le suggèrent le glaive et la balance qui la symbolisent. Des critères précis permettent de distinguer la règle obligatoire de celle qui ne l'est pas et c'est le mérite de l'ouvrage que de les énoncer. Le bien, c'est ce qui est juste. Cette notion est symbolisée par la balance, instrument de mesure qui évoque la pondération, la justesse, l'équilibre, l'égalité et la vérité. La bonne règle de droit est tout entière gouvernée par le mot juste. Elle doit être appliquée avec rigueur. D'où un autre symbole, le glaive, affirmant l'obligation, la sanction de l'état.

    En fait le juriste assume une double fonction, une double mission. Il conseille, oriente les législateurs. Par ses conseils, par ses avis, il montre le chemin du droit, le droit chemin. Mais aussi il sait allier le coeur à la raison. Il laisse ouvert des domaines importants à la libre appréciation du juge, les domaines de l'équité, de la bonne foi, de la loyauté, de la grâce.

    Dans un territoire nouveau, conséquence des progrès de la médecine, celui de la bioéthique, la jurisprudence doit parfois être préférée aux lois, plus exactement l'espace et le temps interviennent. L'espace : le nombre de lois doit, dans ce domaine, être limité. Le temps : la situation est évolutive. Les lois peuvent parfaitement être modifiées en fonction des progrès de la science.

    À la rigueur du droit doivent constamment être alliées la chaleur de la vie, la profondeur de la réflexion. Par son approche éthique de la notion de droit, Xavier Labbée explique à l'étudiant la finalité de la règle, et l'invite à comprendre qu'il faut aimer le droit comme on aime la vie. Aimer le droit, c'est aimer la vérité et c'est vouloir que règne l'harmonie entre les hommes dans la justice et l'équité.

    Professeur Jean Bernard de l'Académie française.

  • Un scandale de corruption, des élus accusés de clientélisme, de favoritisme, d'affairisme, de liens avec le crime organisé... La scène se passe-t-elle n'importe où? Pas forcément, car il y a des villes où ces dénonciations sont plus fréquentes qu'ailleurs, des villes maudites qui finissent par avoir une mauvaise réputation.Cet ouvrage analyse les mises en accusation des phénomènes d'improbité publique qui se prolongent dans une stigmatisation de certaines villes ainsi considérées comme corruptrices et corrompues. Il explore différentes époques (depuis la fin du XIXe siècle à nos jours) et plusieurs espaces européens et nord-américains: les villes étasuniennes des machines politiques (New York, Boston, Chicago), Glasgow au Royaume-Uni, Montréal au Canada, Naples en Italie, Marseille en France. Un traitement spécifique est réservé à cette dernière avec 4 chapitres qui saisissent l'invention et la consolidation de sa mauvaise réputation sur une très longue durée.

  • Dès le Haut Moyen Âge, la cour de France observe une pratique qui frappe par son ampleur et sa persistance à travers les siècles : elle se déplace régulièrement d'une résidence à l'autre et traverse parfois le pays entier dans le cadre de grands voyages. Ce mode de vie a laissé des témoignages émerveillés des contemporains qui assistaient au passage d'un cortège dont la taille pouvait atteindre 14 000 personnes.

    Peu étudiée, cette pratique du pouvoir est au coeur du présent ouvrage qui explore la mobilité royale sur le temps long et dans une perspective comparative. Il permet de mieux appréhender les effets de l'itinérance sur la vie politique et sociale ainsi que sur la cour royale qui en a été profondément marquée. L'histoire des déplacements est révisée grâce à une étude statistique inédite portant sur cinq siècles ; ses particularités émergent d'enquêtes dédiées à d'autres cours européennes et à la mobilité de grands courtisans.

    En s'inscrivant dans la recherche sur les pratiques du pouvoir, les dix-huit études réunies dans cet ouvrage proposent un regard neuf sur une tradition indissociable de l'histoire politique française et européenne.

    Contributeurs Alexandra Beauchamp ;
    Boris Bove ;
    Benoît Carré ;
    Sylvain Destephen ;
    Martin Gravel ;
    Éric Hassler ;
    Gergely Kiss ;
    Élisabeth Lalou ;
    Bénédicte Lecarpentier-Bertrand ;
    Christophe Levantal ;
    Xavier Mauduit ;
    Pierre Monnet ;
    Pascale Mormiche ;
    Ludovic Nys ;
    Stéphane Péquignot ;
    Alain Salamagne ;
    Jean-Baptiste Santamaria ;
    Jean Sénié ;
    Caroline zum Kolk ;

  • Qui est Jan van Eyck? Si le peintre mosan a laissé des oeuvres fortes et innovantes qui ont fait sa renommée dans l'Europe du XVe siècle, et jusqu'à nos jours, les sources écrites très lacunaires ne laissent entrevoir que certains aspects du maître flamand et de sa personnalité. Entreprendre d'écrire la vie de Van Eyck constitue donc un défi que propose de relever cette biographie, en resituant le peintre dans les différents environnements qu'il a fréquentés, qui l'ont inspiré, et dans les réseaux auxquels il a appartenu, des bords de la Meuse à la flamboyante Bruges, en passant par la Hollande. Il s'agit de partir à la rencontre de Jan le peintre, mais aussi de Jan l'ambassadeur du duc de Bourgogne Philippe le Bon ou de Jan l'intermédiaire entre ses mécènes et des milieux artistiques foisonnants, de suivre le maître dans son parcours de vie, original par bien des aspects, et, en fin de compte, de donner corps à un nom demeuré célèbre, celui de Jan van Eyck.

  • Apprendre la politique : enquête sur les étudiant·e·s en droit et science politique en France Nouv.

    Découvrir l'étude du politique et voter pour la première fois la même année. L'expérience des primo-votant·e·s étudiant·e·s en droit et science politique sort de l'ordinaire : leur vote initiatique trouve un écho dans l'objet de leurs études. Cet ouvrage s'intéresse à la manière dont cette double expérience façonne leurs rapports à la politique.

    À l'orée des années 2010, l'enquête de longue haleine menée auprès des étudiant·e·s de plusieurs facultés de droit et de science politique et d'instituts d'études politiques en France révèle une population étudiante massifiée et diversifiée. L'ouvrage analyse les manières dont s'entremêlent chez ces jeunes adultes, les appartenances sociales et familiales, leurs styles de vie, la politisation et l'attention à la campagne pour comprendre leur rapport au vote et à la politique. L'ouvrage se double d'une réflexion méthodologique sur les outils classiques de la sociologie électorale quantitative et la mise en oeuvre d'une enquête auprès d'une population étudiante.

  • Si les quartiers populaires ne sont pas des déserts politiques, l'action collective y demeure fragile et fragmentée et n'a pu se constituer en mouvement social d'ampleur. Pour comprendre ce phénomène, ce livre se concentre sur les pratiques des pouvoirs publics qui contribuent à entraver ces mobilisations : disqualification des militant.e.s, cooptation des leaders, divisions des associations, dispersion des habitants, répression des luttes. Ici, pas de grand plan pour démobiliser, mais une articulation de pratiques disparates, de stratégies individuelles et de routines organisationnelles qui rendent toujours plus coûteuse l'action collective.

    À partir d'enquêtes de terrains dans plusieurs quartiers populaires, ce livre donne à voir le sort réservé à ces territoires et le visage multiforme que prend la démobilisation. En miroir des ambitions affichées de donner du pouvoir d'agir aux habitant.e.s, cet ensemble de recherches témoigne des répressions qu'ils ont à affronter et du peu de place qui leur est laissée dans la maîtrise de leur destin.

  • Maître-mot du mouvement ouvrier, concept clé pour nombre de théoriciens socialistes, l'association cristallise dans l'Europe du XIXe siècle les aspirations à une réorganisation plus juste et égalitaire du travail. Permettant de penser la liberté contre le libéralisme, l'association des travailleurs peut être ainsi appréhendée comme l'expérience en actes d'un pouvoir d'agir collectif et autonome des ouvriers et des ouvrières. Mais c'est aussi un phénomène pluriel. Cet ouvrage vise donc à déconstruire l'objet «association ouvrière» pour rendre compte de la myriade d'expériences concrètes qui se trouvent regroupées sous ce terme. Les contributions rassemblées éclairent les prémisses en France de l'association de travailleurs et de travailleuses sous la monarchie de Juillet, son âge d'or lors de la révolution de 1848, et la multiplication des expérimentations associatives en Europe et au-delà jusqu'à la fin du siècle.

  • Retracer l'histoire des relations cinématographiques entre la France et la RDA de l'immédiat après-guerre jusqu'au lendemain de la chute du Mur de Berlin à partir d'un croisement inédit de sources met à jour la circulation de films et de professionnelles qui façonnèrent les cinématographies des deux pays. Ces échanges s'initièrent à travers le réseau communiste et permirent notamment à Gérard Philipe de passer derrière la caméra en réalisant l'unique film de sa carrière.

    Cette camaraderie s'estompe ensuite au profit d'un sentiment d'exotisme qui justifie l'engouement du public est-allemand pour des stars françaises comme Brigitte Bardot, et conduit enfin des cinéastes tels que Jean-Luc Godard ou Chris Marker à filmer la disparition de cette "autre" Allemagne. L'exploration de ces rapprochements esthétiques, politiques et culturels démontre l'importance (et aussi les limites) du rôle joué par les échanges cinématographiques entre l'Est et l'Ouest de l'Europe pendant la guerre froide.

  • Pourquoi occulter les arbitrages sur lesquels sont fondées l'action - et l'inaction - publiques ? Qu'il s'agisse en effet des pandémies, du cancer du sein, des discriminations, de l'aide au développement, de l'intégration européenne, ou de la protection de l'environnement, de nombreux problèmes publics sont aujourd'hui dépolitisés. Ils ne sont pas discutés en tant que choix de société mais confinés du débat démocratique. Explorant des politiques très différentes, cet ouvrage enquête sur les modalités de cette dépolitisation, ses procédés rhétoriques et ses dispositifs (secret, confinement, délégation). Il s'attache à en comprendre le succès, en identifiant ses usages politiques et contextes privilégiés. Il en analyse enfin les conséquences, sur les politiques publiques qui en font l'objet, les acteurs et groupes sociaux qui y sont exposés, et les systèmes démocratiques dont cette dépolitisation de l'action publique éprouve les fondements.

    Contributeurs :

    Vincent-Arnaud Chappe ;
    Jean-Baptiste Comby ;
    Audrey Freyermuth ;
    Claude Gilbert ;
    Emmanuel Henry;
    Moritz Hunsmann ;
    Sylvain A. Lefèvre ;
    Raphaëlle Parizet ;
    Cécile Robert ;
    Sébastien Vignon ;

  • Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutant le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée.

    Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences.

    Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.

  • Le massacre d'Ascq du 1er avril 1944 a profondément marqué la mémoire et l'histoire de la Seconde Guerre mondiale dans le Nord. Il demeure aujourd'hui un enjeu de transmission mémorielle que l'enseignement scolaire de l'histoire ne peut ignorer. Comment cet événement de la Seconde Guerre mondiale est-il enseigné à l'École ? À quelles difficultés les enseignants sont-ils confrontés ? Plus généralement se pose la question de l'enseignement des traumatismes de l'histoire. Ce livre propose d'abord une mise en perspective historique de cet évènement tragique associant historiens et acteurs de la transmission mémorielle, puis une présentation des pratiques pédagogiques menées par des enseignants des écoles et collèges de Villeneuve d'Ascq lors des commémorations du 75e anniversaire de ce drame. Cet ouvrage donne des clés de lecture d'un événement parfois méconnu et ouvre des perspectives pour que lui soit donné toute sa place dans l'enseignement de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

  • L'écriture contemporaine, qu'elle soit romanesque ou théâtrale, continue de réécrire Shakespeare et loin de se limiter à l'hommage ou au pastiche, fait acte d'ultra-contemporanéité par la pratique suivie et systématique de l'intertexte shakespearien, d'autant que les pratiques de réécriture textuelle pure se combinent et s'opposent à celles multiples de la réécriture scénique. Outre la richesse de son corpus critique, le numéro propose de nouvelles traductions d'un auteur majeur de la scène britannique : Tim Crouch.

  • De quoi les enfants souffrent-ils? Où les soigner et les accueillir? Comment et quand les vacciner? Dans la théorie et la pratique médicales, le souci de l'enfance a une histoire, non linéaire et aux multiples facettes, que ce livre veut explorer. Il montre, à travers une série d'éclairages variés et détaillés, la manière dont la conscience d'une spécificité de l'enfant a contribué à modeler la médecine depuis l'époque moderne.Les enfants sont tour à tour, de la part des parents, des médecins ou de l'État, objets de curiosité scientifique, de sollicitude ou encore d'inquiétude. Des études savantes, que viennent enrichir les témoignages de deux médecins, font se croiser l'histoire de la pensée médicale, des pratiques vaccinales, de l'architecture hospitalière et des institutions de la santé publique.Les textes de cet ouvrage sont issus de deux journées d'étude tenues en septembre 2018 à l'Université de Picardie Jules Verne et à l'Académie nationale de médecine.

  • Lumières du Nord est l'aboutissement d'un projet de recherche international mené sur les manuscrits enluminés français et flamands de la Biblioteca Nacional de Espana (BNE). L'ouvrage regroupe douze contributions signées par des spécialistes européens et américains de l'art de l'enluminure qui fournissent une analyse approfondie de manuscrits inédits ou méconnus du fonds madrilène. Ces études sont pour la plupart issues de conférences données lors de deux journées d'étude organisées à Lille et Madrid en 2018. La Biblioteca Nacional de Espana conserve la plus grande collection de manuscrits du pays mais ce fonds unique n'avait pas encore bénéficié de toute l'attention qu'il méritait. La collaboration entre le laboratoire IRHiS et le département des Manuscrits de la BNE a permis de mettre en lumière quelques-uns de ces trésors. Les articles renouvellent les informations portant sur la datation, l'attribution et les conditions de création de ces manuscrits, et contribuent à une meilleure connaissance du prestigieux fonds de la BNE.

  • Marie et Arnaud Desplechin, dans leurs oeuvres respectives, ne cessent de revenir à Roubaix et à Croix au 19 rue Kleber. Le numéro explore cette géographie personnelle, refuge permanent ou douleur insupportable. Ce lien fort au nord exigeait que la revue consacrât un numéro à leurs oeuvres.

  • La présence à distance en e-formation : enjeux et repères pour la recherche et l'ingénierie Nouv.

    En e-Formation, comment se crée une «présence à distance» entre les apprenants et avec le formateur? Cette question est peu abordée dans les écrits scientifiques et dans les manuels d'ingénierie. Or, avec le recours massif à la e-Formation, elle n'a jamais été autant d'actualité. L'ouvrage offre aux chercheurs et aux praticiens des repères pour mieux comprendre à quelles conditions et par quels processus une présence peut se créer malgré la distance géographique qui sépare. De plus, il en souligne les enjeux scientifiques et éducatifs. Il propose un modèle théorique: celui de la présence sociale en e-Formation, le premier d'origine francophone. Un modèle qui ouvre de nouvelles pistes de recherche, tout en incitant les praticiens à expérimenter cette présence sociale et à en cerner la dynamique relationnelle. Sur le fond, cet ouvrage est à la fois théorique et pratique au sens donné par Lewin lorsqu'il affirme à raison qu'« il n'y a rien de plus pratique qu'une bonne théorie ».

  • Anthony Mann. Arpenter l'image est le premier ouvrage en français qui propose une analyse des films majeurs de l'un des plus importants réalisateurs hollywoodiens classiques, Anthony Mann (1906-1967). Celui-ci s'est investi dans les genres les plus importants de l'art cinématographique: film noir, western, film de guerre, péplum. Les auteurs visent, à travers ces analyses, à réfléchir l'image cinématographique et à contribuer à une philosophie de l'image.
    C'est que l'ambition de Mann est bien réelle: il s'obstine, tout au long de sa carrière, à comprendre ce qu'est l'image et l'action qu'elle donne à voir. Mann raconte et s'efforce de comprendre en même temps, à même ses images, ce que c'est que de narrer en image, ce qu'est une action qui est de part en part image. Mann arpente les images qu'il compose.

  • En quoi l'horizon est-il un concept central de la phénoménologie husserlienne ? Si elle n'est pas neuve, cette thèse n'a, chez les commentateurs successifs, cependant pas encore reçu de véritable justification. Ce livre veut montrer qu'elle ne la recevra qu'en embrassant simultanément le problème de l'horizon et celui de la phénoménologie husserlienne comme telle. Car comment justifiera-ton la centralité d'une notion dans une philosophie, sans déterminer le centre d'une telle philosophie - centre à partir duquel seulement on peut fixer de façon motivée l'importance de cette notion ? Et comment apprécier le sens et la fonction de l'horizon dans la phénoménologie de Husserl sans avoir défini le principe de cette dernière ? L'horizon comme problème ne peut donc être déterminé que dans le cadre d'une entreprise phénoménologique dûment définie. En retour, on verra comment l'histoire de ce concept contribue à porter un regard neuf sur l'histoire de la phénoménologie husserlienne elle-même.

empty