Langue française

  • Tessa Quayle, jeune et belle avocate anglaise, a été sauvagement assassinée près du lac Turkana dans le nord du Kenya. Son compagnon de voyage et amant supposé, médecin africain d'une organisation humanitaire, a disparu sans laisser de trace. Justin, l'époux de Tessa, diplomate de carrière au haut-commissariat britannique de Nairobi et jardinier amateur, se lance dans une quête solitaire à la recherche des tueurs et de leur mobile.

    Sa quête l'entraîne à Londres, puis à travers l'Europe et au Canada, pour le ramener en Afrique jusqu'au Sud-Soudan et se terminer sur les lieux mêmes du crime. Une odyssée pleine de violence et de fureur où se trament les sombres machinations de multinationales pharmaceutiques, où se nouent d'étranges alliances politiques.
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    Et tandis que s'éveille la conscience de Justin, tandis qu'il se rallie à la cause de Tessa, allant jusqu'à achever la mission qu'elle s'était assignée, sa plus grande révélation sera la découverte de cette femme qu'il n'a guère eu le temps d'aimer.

    La Constance du jardinier mêle l'histoire bouleversante d'un homme grandi par la tragédie et l'impitoyable exploration de la face cachée de la mondialisation par l'un des romanciers les plus incisifs de notre époque.

  • À Los Angeles, dans les années 1960, Georges se retrouve seul après la mort tragique de son compagnon Jim. Professeur britannique vivant aux États-Unis, tout semble le séparer des autres : sa nationalité, son célibat, mais surtout son homosexualité. Dans un monde de plus en plus conformiste, Georges porte sur sa singularité et sa solitude un regard désabusé et lucide. Mais la rencontre d'un jeune étudiant le fait espérer qu'il y a peut-être une vie après Jim.

  • " La fillette avait été assassinée.
    Aucun doute à ce sujet. Le meurtrier était en liberté. Lui seul savait ce qu'il avait fait. Et pourquoi. " Début trompeur pour ce récit qui n'est pas un roman policier, mais où Henning Mankell tient le lecteur en haleine... A la fin du XIXe siècle, Hans Bengler, jeune entomologiste amateur, quitte la Scanie pour l'Afrique australe et le désert du Kalahari, en quête de l'insecte rare, non répertorié. Mais sa principale découverte est un enfant orphelin bochiman qu'il nomme Daniel, adopte et ramène en Suède afin de lui offrir une vie meilleure.
    Pourtant la rencontre avec le monde de l'homme blanc ne va pas se faire sans heurts. Tandis que Bengler exige de lui qu'il oublie tout de son passé, Daniel n'a qu'une idée en tête apprendre à marcher sur l'eau pour retrouver son désert et ses ancêtres. Dans ce beau conte philosophique sur le thème de l'enfant sauvage, qui est aussi un hommage à l'Afrique, Henning Mankell évolue entre rêve et réalité, entre émotion et violence, pour amener son lecteur à s'interroger sur les forces intérieures qui habitent l'être humain.

  • L'autre comme moi

    José Saramago

    Avec ce onzième roman, José Saramago s'introduit purement et simplement dans une thématique qui traverse la littérature de tous les temps, celle du double. Ce thème a toujours fasciné, inquiété, parce que le double c'est l'ennemi, l'autre, le diable intérieur. Les reflets trompeurs du double conduisent à réfléchir sur ce que veut dire le moi, sur ce qui fait de chaque individu un être unique.
    En reprenant ce thème sur le mode réaliste, avec une intrigue qui ressemble à une traque policière, Saramago semble dédaigner pour une fois les voies de la fable et de l'allégorie sociale pour s'en tenir au problème de la conscience et du moi. Tertuliano Maximo, le personnage du roman, en découvrant qu'il a un double, se sent littéralement dépossédé de son identité par ce miroir à la fois fidèle et déformant qu'est Antonio Claro.
    Bien sur, comme le veut la tradition du mythe, l'original ne peut se libérer qu'en tuant son double et c'est Antonio qui fera ici les frais de ce drame. Mais ce serait bien mal connaître l'oeuvre de Saramago pour croire que derrière cette crise du sujet, celle de Tertuliano Maximo, ne se cache pas une allégorie sur notre monde contemporain, sur la crise de notre société qui ne sait plus où elle en est et se voit diluée dans un monde uniforme où chacun ressemble à chacun et est réduit à l'identique.
    L'Autre comme moi est un Saramago surprenant, plus léger, qui cherche la complicité du lecteur en utilisant une intrigue confinant au thriller, débarrassé de la pesanteur de la fable mais fidèle au style si singulier du prix Nobel de littérature.

  • Irina Granina est russe. Biologiste, mariée au dissident Arkadi Granine, elle est le témoin lucide de l'effondrement du communisme et, avec lui, de la rebellion de sa fille Oksana, première victime du triomphe de l'économie de marché.
    Jennifer Moore est américaine. Fonctionnaire du FMI, épouse du très ambitieux Jack Wells, homme d'affaires spécialisé dans les biotechnologies; elle a pour mission de réduire la dette des pays en voie de développement et d'aider la Russie à s'intégrer dans la mondialisation.
    Éva Halász est une Hongroise émigrée aux États-Unis. Célibataire et collectionneuse d'amants, génie de l'informatique, elle participe au premier séquençage du génome humain.
    Pour ces trois femmes prises dans la tourmente de l'Histoire, le destin s'incarnera sous les traits d'un journaliste et romancier russe qui traque tous ceux qui, par ambition et appât du gain, ont vendu leur âme au diable et voué à néant les espoirs d'un monde meilleur.
    Roman scientifique, enquête policière, saga historique, Le Temps des cendres est aussi une fascinante exploration des passions humaines et un impitoyable réquisitoire contre deux systèmes qui ont broyé les meilleurs de leurs enfants.

  • Ils tendent des miroirs aux vivants et les renvoient à la médiocrité de leur destin. Gudrun, thésarde suicidée dans sa baignoire, Karin, veuve racornie étouffée par une mère tyrannique, et Edgar, champion de ski mort dans un accident de voiture hantent, torturent, violent et tuent. Au coeur des versants autrichiens enneigés, la petite pension Rose des Alpes, se fait le théâtre d'une danse macabre.

  • Lorsque, par un matin pluvieux de décembre 1905, Luís Bernardo Valença, propriétaire d'une petite entreprise de marine marchande, licencié en droit et brillant intellectuel, se rend à Vila Viçosa pour y rencontrer le roi, il est loin de se douter que sa vie va basculer. La mission aussi patriotique que risquée que lui confie Don Carlos va en effet mettre un terme à sa vie mondaine au sein de la société cosmopolite de Lisbonne. Nommé gouverneur des îles de San Tomé et Príncipe, son action en défense des Noirs travaillant dans les plantations de cacao et de café le plonge au coeur de multiples conflits d'intérêts entre les colons et la métropole. Et sa passion pour Ann, la femme du consul d'Angleterre, loin d'apaiser les tensions ne fera qu'aggraver la mission impossible de Luís Bernardo, homme de progrès épris de liberté. Miguel Sousa Tavares est journaliste, chroniqueur et auteur de contes. Equador est son premier roman.

  • Décidant que seul le rêve mérite d'être vécu, fabregas, un industriel catalan, fait sa valise et abandonne les siens aux lois de la routine barcelonaise.

    Mais ce qui ne semblait être qu'une parenthèse devient peu à peu un égarement dans une venise livrée à la décadence et à la décomposition : captivé par une jeune fille qui le fuit, fabregas s'enfonce dans un dédale de rencontres fortuites, d'événements insolites, de situations cocasses oú se bousculent, tantôt rêves, tantôt récits, les légendes citadines et les allégories lacustres.
    Avec la verve, l'humour et le brio désinvolte qui l'ont rendu célèbre, eduardo mendoza nous entraîne dans un surprenant voyage sentimental, oú histoire et fantaisie conspirent pour brosser le portrait d'un personnage envoûté par le charme ténébreux des palais et des mythes vénitiens.

  • Dans une station-service près de nuoro, un jeune couple est sauvagement assassiné.
    Le crime semble inexplicable, de même que la minutie avec laquelle le meurtrier a joliment allongé les deux corps. le même jour, un gitan est retrouvé carbonisé dans la poubelle d'une pinède. les rapports qui arrivent sur le bureau du juge d'instruction n'apportent que des détails apparemment insignifiants. certes, comment pourrait-on deviner les étranges échos qui relient ces meurtres à une histoire de terrorisme vieille de dix ans ? impossible de débrouiller cet écheveau sombre et cruel sans pénétrer le profond mystère qui enveloppe la sardaigne, terre de violences, marquée à jamais par la dureté de l'âge du fer.

  • Tu seras mon couteau.
    " Si tu es celle que j'ai vue là-bas, les bras serrés autour de toi avec un léger sourire brisé, alors je pense que tu comprendras [...] je ne veux pas te rencontrer ni te déranger dans ta vie quotidienne, mais j'aimerais que tu acceptes de recevoir des lettres de moi. " C'est ainsi que commence la première lettre d'un inconnu à une inconnue. Il lui propose une histoire d'amour épistolaire absolue, fulgurante, limitée dans le temps, illimitée dans le pouvoir des mots qui veulent aller jusqu'au bout de ce chemin vers l'Autre.
    Cet Autre pour l'homme, c'est la femme. De ses réponses à elle, Myriam, nous ne savons que ce qui se dessine en filigrane dans ses lettres à lui, Yaïr. A mesure qu'avance ce monologue qui sert d'écrin à la voix d'une femme, l'homme qui en appelle à la complicité des lettres de Flaubert et de Kafka, se décompose et se défait. Rêves, orgueil, égoïsme, narcissisme, s'effritent pas à pas pour nous laisser découvrir à l'horizon le chemin qui mène un homme enfin nu vers la femme toujours nue et vulnérable.
    Pari exigeant et sublime superbement tenu par David Grossman qui, après avoir exploré la grammaire intérieure, s'engage ici dans la grammaire amoureuse et, au-delà, dans la possibilité même d'atteindre l'Autre par la parole et l'écriture. David Grossman, né à Jérusalem en 1954, est considéré comme l'écrivain israélien le plus doué de sa génération. Il est l'auteur de quatre autres romans, " Le Sourire de l'agneau ", " Voir ci-dessous : Amour ", " Le Livre de la grammaire intérieure ", " L'Enfant zigzag ", de deux récits documentaires courageux, " Le Vent jaune ", " Les Exilés de la Terre promise ", et d'une dizaine de livres pour la jeunesse.
    Traduits dans vingt-deux langues, ces ouvrages ont été distingués par de nombreux prix. " L'Enfant zigzag " a été couronné par le Premio Grinzane et le Premio Mondelo en Italie. David Grossman vit à Jérusalem avec sa femme et ses trois enfants.

  • Qu'avons-nous " redouté, espéré et rêvé tout au long de ce siècle " ? aux yeux de peter hoeg, la réponse à cette énigme ne peut être recherchée qu'au danemark.
    C'est là, en effet, que se trouve le centre du monde. le comte de morkhoj l'a justement localisé près du tas de fumier du château et le temps s'est arrêté sur ses terres. quant aux teander, ces capitalistes qui règnent sur un empire de presse, ils ont de l'histoire une conception toute particulière.
    L'histoire des rêves danois, accueilli par la critique comme " le meilleur premier roman de la décennie ", multiplie ainsi tempêtes, personnages hauts en couleur, fables fantastiques et parvient à créer un univers étonnant oú le temps est tour à tour le maître et l'esclave de l'esprit des hommes.

  • Show business

    Shashi Tharoor

    Grièvement blessé, Ashok Banjara, superstar du cinéma hindi, gît entre la vie et la mort sur un lit d'hôpital à Bombay.
    A son chevet se succèdent les parents, les partenaires à l'écran et dans la vie. Ils lui parlent, lui dispensent confidences et reproches, tentent de le tirer de son coma. En vain. Ashok Banjara reste muet, prisonnier du film qui défile en technicolor dans sa tête et qui nous retrace sa carrière - ascension fulgurante, déclin, disgrâce, apothéose finale.
    Entremêlant la fiction à l'écran et la réalité dans les coulisses avec une virtuosité et un sens de la satire irrésistibles, l'auteur nous décrit l'univers " hollywoodien ", clinquant et fallacieux, comme une métaphore de la société indienne contemporaine et de tous ses maux.
    Il nous suggère aussi, dans cette fable colorée, divertissante, jamais frivole, que nous vivons dans un monde où l'illusion passe pour réalité et où rien n'est comme il paraît être.
    " Ce roman débordant de vie et d'esprit [. ] permet à M. Tharror de faire des observations d'une ironie percutante sur les parallèles curieux entre cette culture cinématographique unique et l'Inde même dans sa variété foisonnante, déconcertante, ensorcelante - une Inde à la fois vivante et corrompue, sereine et chaotique, raffinée et empêtrée dans ses illusions naïves.
    " William Boyd, " New York Times ".

  • Vogelstein, célibataire, la cinquantaine, vit à porto alegre en compagnie de ses livres et de son chat, aleph.
    L'invitation de la société israfel à participer à un congrès sur edgar allan poe est pour lui l'occasion inespérée de se rendre à buenos aires et de réaliser le rêve de sa vie: rencontrer jorge luis borges. mais, quelques heures avant l'inauguration, l'un des participants, joachim rotkopf, est sauvagement assassiné dans sa chambre d'hôtel dont les fenêtres sont closes et la porte, bien sûr, fermée de l'intérieur.
    Intrigué, borges invite vogelstein, unique témoin du drame,. à lui raconter dans quelles circonstances il a découvert le corps, qui gisait à terre dans une mare de sang, appuyé contre un miroir et dans une étrange position. vogelstein et borges se livrent alors, dans la bibliothèque du maître argentin, à un jeu de déductions érudites et désopilantes, sous l'invocation de p?, l'écrivain qui inventa " les histoires de détective, la parodie des histoires de détective et les anti-histoires de détective ".

  • Kyriàkos Roussias, célibataire d'origine crétoise, âgé d'une quarantaine d'année, est chargé de recherches sur le sida dans une université américaine. Après un quart de siècle d'exil, il retourne sur sa terre natale, dans la contrée rurale de Sfakia, affronter le démon de la vendetta à laquelle il avait été soustrait par sa famille, après que son père a commis un meurtre " rituel " particulièrement horrible et a été, en retour, " régulièrement " occis par un cousin homonyme. Selon le code coutumier de la vendetta crétoise, lui-même est appelé à venger son père.
    Kyriàkos est à la charnière des mondes et de sa vie.
    Au village de Pagomènos, Kyriàkos retrouve sa mère et, chez sa soeur Antigoni, sympathise avec sa nièce Metaxia, symbole d'une jeunesse relativement désinhibée au sein d'un petit monde très provincial de bergers, petits bourgeois, bricoleurs et notables en tous genres carburant à la tsikoudia, l'eau de vie locale, et férus de musique traditionnelle crétoise. Il participe à une fête célébrant un double baptême " réciproque " dans deux familles anciennement ennemies, qui se réconcilient à cette occasion sous la houlette de l'évêque. Il y rencontre enfin " l'autre ", un autre Kyriàkos Roussias, son cousin, dit " le petit ", l'assassin de son père.
    En quelques jours, une alchimie s'opère. Kyriàkos, héros christique, sort de la longue enfance emplie de drame, de vengeance et de confusion pour atteindre la liberté, celle de la mémoire retrouvée et de la compassion.
    Un scientifique d'origine crétoise émigré aux États-Unis revient au pays pour affronter une sanglante vendetta. Au terme d'une longue plongée dans le passé et dans le coeur des hommes, au terme d'un parcours semé d'embûches et de rebondissements, de violence et d'ironie, il rend espoir à une communauté encore étouffée par les archaïsmes mais happée par la modernité.
    Un très beau thriller, dense et funeste qui allie humour noir et tendresse.

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