Langue française

  • Eté 1994, la petite ville d'Ystad somnole la chaleur. Rivés devant leurs postes de télévision, tous les Suédois suivent la Coupe du monde de football. Mais, alors que l'inspecteur Wallander se prépare à partir en vacances, une jeune fille s'immole par le feu dans un champ de colza. Le lendemain, un ancien ministre est tué à coups de hache. Une série de meurtres d'une sauvagerie terrifiante se déclenche. La police d'Ystad, menée par Kurt Wallander, entame une course contre la montre haletante pour arrêter le tueur avant qu'il ne frappe à nouveau. Mais quel lien y a-t-il entre un ancien ministre en retraite, un riche marchand d'art et un minable truand,? Pourquoi les victimes sont-elles scalpées ? Et qui est cette jeune fille qui s'est suicidée ? A-t-elle un rapport avec les meurtres ?

  • Par un épais brouillard, l'avocat Gustav Torstensson rentre chez lui en voiture, quand au milieu de la route, il aperçoit un mannequin assis sur une chaise. Il freine, sort de sa voiture et reçoit un coup mortel sur la nuque.

    Pendant ce temps, l'inspecteur Kurt Wallander, épuisé et déprimé, envisage de démissionner. Aussi, quand son vieil ami l'avocat Sten Torstensson vient lui demander de l'aide - son père Gustav vient de mourir dans des circonstances mystérieuses - , l'inspecteur refuse : il a décidé de quitter la police. Mais de retour à Ystad, lorsqu'il apprend que Sten Torstensson est mort, tué par balle, il change d'avis, déchire sa lettre de démission et demande à se charger de l'enquête sur la mort des deux avocats. Il découvre bientôt que Gustav Torstensson s'occupait presque exclusivement des affaires de Alfred Harderberg, richissime propriétaire de sociétés dans le monde entier.

    Une question le taraude : pourquoi ce milliardaire a-t-il engagé un obscur avocat de province plutôt qu'un un grand nom ? L'homme très puissant, entouré de gardes du corps, est inabordable. Il faut donc ruser pour glaner discrètement les informations.

    Wallander découvre qu'il est impliqué dans un trafic d'organes humains. Il est clair que Gustav Torstensson avait découvert les faits et qu'il en est mort. Le but de Wallander et de son équipe est maintenant de réunir les preuves concrètes infaillibles qui leur permettront d'arrêter Alfred Harderberg.


  • Contrainte de passer à l'action pour protéger le secret qui la déchire, Cassie Black, une ancienne détenue maintenant en liberté conditionnelle, décide de cambrioler la suite d'un grand flambeur du casino Cleopatra, à Las Vegas.
    Caméras de surveillance partout, gardes armés, coffres-forts blindés, etc., la sécurité est sans faille et dirigée par un certain Karch, individu particulièrement sadique et retors dans sa façon de penser. S'attaquer à lui, c'est courir à la mort, mais c'est le risque que doit prendre Cassie si elle veut réussir. Et ce n'est rien en comparaison de ce qui se passe lorsqu'on comprend que l'enjeu est mille fois plus énorme que ce à quoi on s'attendait au début de l'affaire.
    Car, bien sûr, dans l'énorme partie qui se joue, toutes les cartes sont biaisées.
    Auteur notamment des Egouts de Los Angeles, Edgar du premier roman policier, de La Glace noire, La Blonde en béton, le Poète, Créance de sang, Le Dernier Coyote, Michael Connelly nous donne ici un thriller noir de première grandeur.

  • Athènes, janvier 2014. La Grèce, engluée dans sa crise économique, quitte l'euro et revient à sa monnaie nationale, la drachme, décision, qui n'arrangera pas la situation. La survie quotidienne est de plus en plus difficile pour tous les citoyens, fonctionnaires ou pas - suppressions d'emplois, salaires et retraites non versés -, et pour les immigrés, victimes en sus des extrémistes de droite.
    Le commissaire Charitos est confronté à trois crimes successifs. Les victimes sont tous des hommes de la " génération de Polytechnique " - celle qui, idéaliste, a occupé l'école Polytechnique en 1973, a résisté à la dictature des colonels, avant de régner sur le pays et de se remplir les poches une fois la junte renversée, à partir de 1981 surtout, quand les socialistes ont pris le pouvoir. Trois victimes donc - un entrepreneur de travaux publics, dont la société s'est enrichie à l'occasion des Jeux olympiques de 2004, un professeur de droit réputé, un dirigeant syndicaliste puissant. Sur le corps de chacun d'eux, un enregistrement audio qui reprend le célèbre slogan et indicatif radio des insurgés de l'époque, " Pain, éducation, liberté ", et commenté ainsi au fil des crimes : " Le pain, nous ne l'avons pas ", " L'éducation, nous ne l'avons pas ", " La liberté, pour nous, c'est l'exil ".
    Si le tableau semble sombre, l'espoir est là avec une poignée d'individus courageux, toutes générations confondues, mobilisés sur tous les fronts pour aider les plus démunis.

  • En avril 1922, Ralph Exeter, journaliste antifasciste anglais envoyé par le London Daily Herald, se rend à Gênes pour "couvrir" la première grande conférence internationale organisée afin de résoudre les problèmes de l'Europe d'après-guerre. Y siégeront, pour la première fois depuis la Révolution, des délégués de l'Union soviétique. L'un d'eux, "contact" d'Exeter, le charge de démasquer la taupe qui, dans leurs rangs, cherche à déstabiliser le pouvoir bolchévique.
    Quand peu après, le "contact" en question - un agent du Guépéou-, est assassiné, Exeter soupçonné ne doit son salut qu'à l'intervention d'un jeune leader fasciste dont l'ascension promet d'être fulgurante : Benito Mussolini... Jeunes et jolies espionnes russes et américaines, agents doubles, machinations des puissances occidentales pour s'approprier le pétrole russe, sans compter le trafic des bijoux du tsar, animent ce roman exotique et coloré sur fond sombre (les Chemises noires préparent leur marche sur Rome).
    Entre roman atmosphérique et thriller historico-politique, Première station avant l'abattoir mêle avec habileté la réalité (situations et personnages authentiques, à commencer par Hemingway rebaptisé, ou Exeter qui est en réalité le grand-père de l'auteur) et la fiction - mémoires apocryphes.

  • Revoilà le juge Alberto Lenzi, qui aimerait tant se la couler douce entre ses maîtresses, ses bons petits repas et ses pokers du vendredi soir dans le cadre idyllique de la Calabre, où il travaille comme magistrat rattaché au parquet d'une petite ville de la plaine de Gioia Tauro. Hélas, le calme ne saurait durer : des travailleurs journaliers noirs se révoltent contre les conditions misérables dans lesquelles ils ramassent les oranges.
    La police charge et quatre fugitifs se cachent en rase campagne. L'un d'eux, parti chercher du bois, trouve à son retour ses trois compagnons assassinés. L'enquête croise l'affaire bien embrouillée d'une cargaison de cocaïne (200 kg) dont l'arrivée au port a été annoncée à la police par un mystérieux indicateur, et dont la disparition inexplicable prend tout le monde de court. Pour tout compliquer, le cadavre d'un employé du port est retrouvé dans une maison abandonnée appartenant aux Cortara, une des familles de l'incontournable 'Ndranghetta.
    Lenzi va être confronté à un nouvel épisode de la guerre entre les clans, les cosche. Quel est exactement le rôle de la famille Rota, dirigée par le vieux don Mico, victime d'une maladie incurable et bénéficiant d'une résidence surveillée, mais toujours aux commandes ? Source privilégiée d'informations pour Lenzi, don Mico souffle le chaud et le froid, et il se pourrait bien qu'il conduise l'enquête où bon lui semble.
    Plus noir que le premier volume mais agrémenté du même humour, Le Pacte du petit juge est aussi l'étude en profondeur d'une mafia qui diffère à bien des égards de sa soeur sicilienne.

  • Dodgers

    Bill Beverly

    East, quinze ans, est chef des guetteurs devant la taule, une maison où l'on vend et consomme de la dope, dans un ghetto de Los Angeles.

    On ne saura jamais pourquoi ni comment, car la petite bande n'a rien vu venir, mais un jour les flics débarquent.

    La taule est fermée, East doit se racheter.

    En allant dans le Wisconsin éliminer un juge, témoin compromettant. Accompagné de son frère Ty, douze ans et complètement fêlé, d'un pseudo-étudiant et d'un gros plutôt futé. Sans armes, avec de faux papiers et quelques dollars en poche.

    À bord du monospace bleu pouilleux qui quitte le soleil californien pour le froid des Grands Lacs, l'ambiance est de plus en plus crispée. Et, à l'arrivée, rien ne se passera comme prévu.

    Roman noir écrit au cordeau, voyage initiatique qui infléchit les destinées, Dodgers fait penser à The Wire et à Clockers. Mieux : il y a là une tonalité poignante, une poésie tragique, un je-ne-sais-quoi d'électrisant tout à fait uniques.

  • Makana, l'ex-officier de police soudanais devenu détective privé en exil au Caire, est abordé par le patron d'une agence de voyages déclinante, l'Ibis bleu : l'homme a reçu une lettre menaçante, où est cité un passage d'une sourate faisant allusion à l'étoile de Sirius. Peu après, Meera, employée copte de l'agence, est abattue sous les yeux de Makana. A première vue, il s'agit d'une opération de propagande des services secrets égyptiens, qui vient renforcer l'impact qu'ont eu peu auparavant sur l'opinion plusieurs meurtres sauvages de jeunes garçons musulmans : l'objectif serait de discréditer les coptes dans l'esprit des populations.
    Mais l'affaire se complique lorsque Makana enquête sur les activités assez louches de l'Ibis bleu : les liens entre la police secrète, l'agence de voyages et une banque cairote aux transactions douteuses semblent dessiner une équation vieille comme le monde : pouvoir, argent et corruption. Une poésie tout orientale, dans les descriptions de paysages et de rues en particulier, vient tempérer des scènes dont la violence et le réalisme font écho à ce qui se passe dans le monde aujourd'hui.

  • Point Dume

    Dan Fante

    Détective privé à New York, JD Fiorella, la quarantaine bien entamée, a eu quelques ennuis. Ayant préféré rentrer au pays - en l'occurrence, Point Dume à Malibu, Californie - pour se refaire une santé, le voici sans le sou et habitant chez Maman, 81 ans, une flopée de chats et un sale caractère, qui donne dans le thème astral. Client assidu des Alcooliques Anonymes, J.D. trouve un job chez un revendeur de Toyota d'occase. Tout semble pouvoir s'arranger pour lui, jusqu'à ce qu'il rencontre Sydnye, fille 100% cinglée d'un producteur psychopathe. Pire encore, son vieux pote Woody est assassiné dans un contexte rien moins que morbide. Privé un jour, privé toujours : J.D. commence à enquêter et met un doigt (cinq, de fait) dans un engrenage fatal. A la fois drôle, destroy et franchement gore.

  • Olivia Rönning, élève à l'école de police de Stockholm, a choisi, pour son mémoire de fin d'études, de plancher sur un « cold case » : le meurtre atroce, et non résolu, d'une inconnue enterrée vive sur la plage un soir de marée d'équinoxe. Seule la tête dépassait. Première difficulté : le policier qui enquêtait alors a pris sa retraite, puis il a disparu. D'autres obstacles vont surgir, mais Olivia est opiniâtre (trop, sa curiosité, qui dérange, lui vaudra d'être agressée) et ses recherches la mènent vers le milieu des sans-abri de la capitale qui font l'objet d'attaques meurtrières de la part de jeunes néo-nazis, jusqu'à un réseau de prostitution de luxe et, surtout, aux portes de l'empire minier d'un industriel tout-puissant récemment décoré par le roi.

  • « Voilà comment ça s'est passé", paru en 1997 dans la revue Les Temps modernes, raconte l'engagement politique, le travail en milieu hospitalier, l'expérience d'enseignant, et comment la découverte du roman noir boucle la boucle, rejoignant la politique :
    Naissance d'un écrivain.
    Les nouvelles illustrent toutes les facettes de l'oeuvre de Jonquet : critique sociale et politique (dérive psychiatrique; défense des sans-abri, sans-papiers, sans boulot; détresse au quotidien des broyés du système), mais aussi noir frôlant le fantastique, et toujours, un humour grinçant et désespéré. Elles proviennent de quotidiens et magazines tels que Télérama, Libération, Senso, d'anthologies introuvables, de tirés à part hors commerce. Celle qui donne son titre au recueil, inédite, est une vraie nouvelle policière, fidèle aux règles du genre.

  • La célèbre Élise Andrioli, tétraplégique, aveugle et muette depuis un attentat, est officiellement invitée au Festival de Cannes comme membre du jury Jeunes Talents. Toute heureuse de côtoyer des stars et de boire plein de champagne, elle débarque sur la Croisette dans son fauteuil roulant aérodynamique à turbo intégré, escortée par sa fidèle dame de compagnie, Yvette.
    Depuis l'époque où elle ne communiquait vraiment pas du tout, Élise a fait des progrès : elle peut bouger la main gauche et saluer comme la reine d'Angleterre, et utilise un ordinateur à synthèse vocale spécial non-voyants.
    Las, Yvette s'éprend d'un vieux beau, les membres du jury ne cessent de s'écharper et surtout les morts suspectes se succèdent à un rythme plus effréné que celui des projections. Élise, déjà confrontée dans le passé à des meurtres sanglants, cogite abondamment, tandis que le capitaine Kevin Isidore, champion de boxe thaïe, mène l'enquête, et que Véra Martineau, la très susceptible médecin légiste, ne cesse de se disputer avec sa compagne, la présidente du jury.

    Née en 1956 à Cannes, Brigitte Aubert a développé son goût pour le polar dans la pénombre du cinéma familial. Parmi ses nombreux romans publiés au Seuil et traduits dans plus de vingt pays, on retiendra Les Quatre Fils du Dr March, La Mort des bois, Transfixions (adapté au cinéma sous le titre Mauvais Genres), Funérarium. Elle est la reine du thriller à humour grinçant.

  • Istanbul. Leon Bauer, officiellement acheteur pour une société américaine importatrice de tabac, rend sous le manteau des " services " au numéro 2 du consulat américain, ce qui fait de lui, techniquement, un espion. La guerre terminée, les opérations américaines touchent aussi à leur fin. Leon se voit confier une dernière mission : récupérer, de nuit, un dissident roumain en possession d'important secrets russes et le conduire en lieu sûr. La livraison se passe fort mal, Leon doit s'enfuir après avoir abattu un homme et se retrouve piégé avec son " colis ", dont il découvre qu'il est responsable de massacres de Juifs pour le compte des nazis. Les Russes et la police politique turque se lancent à leurs trousses. Dès lors, toute la gamme des trahisons, doubles jeux, poursuites échevelées et planques douteuses se déroule, sur un fond d'ambiguïté morale et de méfiance constante.

  • Au départ un certain nombre d'actions et de protagonistes sans liens apparents :-un cadavre nu sur le Karst, étouffé par une... boucle d'oreille.-Une sourde muette russe, Irina, qui fait la tournée des bistrots pour vendre des porte-clés, terrorisée par son boss - Viktor Drakic - le mafieux hyperactif qui s'est refait une santé et un nouveau visage.-Une jeune porte-flingue, Branka, à la solde de Drakic et prête à tout, violences comprises.Deux autres personnages font involontairement se recouper les différentes actions :-Mia, jeune Australienne d'origine triestine, venue recouvrer l'héritage d'une tante : un entrepôt bourré...
    D'armement datant de la Seconde Guerre mondiale.-Galvano, le médecin légiste retraité qui écrit ses mémoires et rappelle que de 1947 à 1954, Trieste, " état libre ", a hébergé un nid d'espions.Le fil est le suivant : au cours d'une fusillade, des documents et une clé de consigne tombent des mains de Branka, Irina les ramasse ; menacée, elle remet le tout à Galvano.
    Branka remonte la filière prête à tuer. Laurenti qui surveille les va-et-vient peu discrets de Galvano intervient à temps. La police récupère argent et documents. Mais Branka, comme Drakic dans Les Requins de Trieste, s'est envolée (jusqu'à la prochaine !).

    Veit Heinichen, né en 1957, a été journaliste, éditeur puis cofondateur de la maison d'édition Berlin Verlag en 1994. Amoureux de la ville de Trieste depuis sa première visite en 1980, il y vit désormais comme journaliste et écrivain.

  • A la veille d'une échéance décisive, les dirigeants du laboratoire pharmaceutique santaz emmènent tous leurs cadres en thaïlande pour la grand-messe annuelle de leur séminaire de " motivation ".
    Sur le sable blanc, près de la piscine, derrière les persiennes des bungalows de l'hôtel, se préparent à la fois le lancement d'un nouveau médicament, le zépam, qui inquiète même ses inventeurs, et le rachat imminent de la société par le géant planchett ltd, laboratoire australien de renommée internationale. dans le jeu de massacre qui s'annonce, chacun cherchera par tous les moyens à sauver sa peau.

  • Infirmière quadragénaire en congé de maladie, - elle est sujette à de graves crises d'agoraphobie - Elvira trompe sa solitude en surfant sur Internet et aime beaucoup le calme douillet de son petit appartement. Mais tout n'est pas rose dans son univers et il est des choses, et des gens, qu'elle apprécie moins. Au nombre de ces derniers, Steven-le-Coincé, son propriétaire et collègue, qui vit à l'étage au dessus d'elle. Tout irait néanmoins assez bien si un psychopathe ne commençait pas à tuer et, horreur, à dépecer des femmes qui ont pour caractéristique première de lui ressembler. L'inquiétude sourde d'Elvira se transforme peu à peu en angoisse ouverte lorsque, avec l'aide de ses camarades infirmières, d'un inspecteur de police et d'internautes plus ou moins sincères et intéressés, elle comprend que tous ces meurtres tournent autour de l'hôpital où elle travaille... Et se rapprochent d'elle. La mort au double visage est à l'oeuvre. Suspense crescendo garanti pour petits et grands, très grands meurtres à huis clos.

  • En appeler à la justice populaire est dangereux, matt scudder le comprend un soir en recevant un coup de fil d'un grand avocat de new york, adrian whitfeld.
    Pour avoir évité la peine capitale à un assassin d'enfants, celui-ci vient en effet d'être " condamné à mort" par un certain will, " la volonté du peuple ", terrible justicier qui exécute ses victimes après leur avoir signifié leur sentence dans les colonnes du daily news, journal à sensation oú sévit le célèbre marty mcgraw. sceptique au début, scudder conseille à whitfield d'engager des gardes du corps, puis, intrigué par l'attitude de l'avocat, finit par accepter le combat avec will.

  • Ennatown, la ville des serpents d'eau : sans histoire, avec son club interconfessionnel, sa bonne conscience, son lot de mâles chasseurs si conventionnels, et leurs épouses qui s'ennuient à mourir, genre Desperate Housewives. Une sérieuse ombre au tableau, toutefois : l'un des leurs, forcément un des leurs, a enlevé cinq gamines il y a plus de dix ans. Quatre ont été retrouvées au fond d'un lac ou d'une rivière. D'où le surnom du mystérieux criminel : le Noyeur. La dernière n'a jamais refait surface...
    Et voici justement que surgit de nulle part, sous la neige à la veille de Noël, une petite créature crasseuse en survêtement rose maculé, muette et terrifiée, qui aussitôt s'enfuit avec le citoyen le moins fréquentable d'Ennatown: Black Dog, géant noir un peu demeuré et SDF.Qui est-elle? Trop jeune pour être la disparue... alors? Le fantasme collectif repart de plus belle : c'est Black Dog, le Noyeur, évidemment... Et la chasse à l'homme de démarrer. Seul Limonta, ex-flic alcoolo à la conscience chargée, s'étonne que personne n'ait signalé la disparition d'une enfant de cinq ans...

  • Décembre, 2007. A quelques jours de Noël, un crime est commis dans le train qui ramène le commissaire Laurenti à Trieste. Il est chargé de l'enquête alors que la cérémonie d'intégration de la Slovénie dans l'espace Schengen exige toute son attention. Par ailleurs, un groupuscule menace de mort l'un des hôtes de la fête, Goran Newman, alias Duke, un américano-slovène à la tête d'un empire financier opaque qui prospère dans la légalité des transactions boursières. Son fils Sedem, dont s'éprend la jeune collaboratrice de Laurenti, fait indépendamment fructifier son argent à des fins altermondialistes. Reliés au monde par les nouvelles technologies, père et fils mènent respectivement leurs affaires depuis leur superbe villa campée dans le no man's land qu'est le karst, situé juste derrière Trieste, à la frontière entre l'Italie et la Slovénie, véritable point névralgique au coeur de l'Europe pour qui veut s'enrichir. Duke et Sedem n'y sont pas seuls. Non loin de là, un certain Dean a élu domicile dans une ferme isolée d'où il dirige ses activités coupables : dealer, tueur à gages, dresseur de chiens de combats et organisateurs de ces combats illégaux où l'on parie gros, très gros.

  • L'illustre privée Kinsey Millhone mène ses enquêtes de routine sans grand enthousiasme lorsqu'un de ses voisins âgés fait une chute et doit être hospitalisé.
    À son retour de l'hôpital, celui-ci est trop faible pour vivre seul et fait appel à une infirmière à domicile pour l'aider. Entre alors en scène la terrible Solana Rojas, une infirmière qui a usurpé son identité et les diplômes qui la qualifieraient entièrement. Torture psychologique, voire coups quand c'est nécessaire, Gus, le voisin handicapé, est aussitôt soumis à un traitement inhumain destiné à lui faire perdre la tête et accéder aux demandes de plus en plus effrayantes de l'infirmière indélicate.
    Kinsey Millhone qui s'en aperçoit un jour devra tout faire pour arracher le vieillard aux griffes du monstre. Mais ce monstre est fin psychologue et la tâche s'avère vite bien plus compliquée et dangereuse que le pensait naïvement Kinsey Millhone. Auteur de la célèbre série alphabétique A. comme alibi, B. comme brûlé . etc. , Sue Grafton partage son temps entre Montecito, Californie, et Louisville, Kentucky.

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