Généralités sur l'art

  • Tadjikistan, au pays des fleuves d'or Nouv.

    Par sa situation stratégique sur les voies de passage et de conquête entre Moyen-Orient, ancien monde des steppes, sous-continent indien et oasis de l'Asie centrale chinoise, le Tadjikistan est au coeur des réseaux d'échanges depuis la plus haute antiquité. La richesse de ses ressources naturelles, notamment minérales (au nombre desquelles le rubis et le lapis-lazuli) expliquent sans doute l'importance des foyers culturels qui s'y sont développés.

    Organisée en grandes périodes chronologiques, de la préhistoire à l'arrivée de l'islam, l'exposition s'attache à montrer cette richesse culturelle en prenant appui sur les vestiges de différents sites archéologiques du pays.

    Elle bénéficie pour cela d'importants prêts des musées du Tadjikistan (musée d'archéologie, musée national, musées de sites), du British Museum et de la Bibliothèque nationale de France, que viendront accompagner des pièces issues des collections du musée national des arts asiatiques - Guimet.

    Les vestiges préhistoriques, notamment ceux du site de Sarazm, nous rappellent que le Tadjikistan fut un pôle d'échanges dès la préhistoire, ainsi qu'un important centre de métallurgie dès la fin du IVe millénaire av. J.-C.
    Les apports des peuples des steppes puis des Achéménides seront suivis, dans les premiers siècles qui précèdent l'ère chrétienne, par la présence de populations hellénisées, ainsi que l'illustrent plusieurs ensembles de monnaies d'or, d'argent et de bronze, tout comme un grand nombre de vestiges du temple de l'Oxus à Takht-i Sangin.
    Les vestiges monumentaux de Pendjikent, Kukh-i Surkh ou Bundjika témoignent pour leur part de la prospérité de la région de la Sogdiane aux VIe-VIIIe siècles, à l'époque où les Sogdiens, commerçants de l'Asie établis jusqu'en Chine et en Asie du Sud-Est, adeptes du mazdéisme, du zoroastrisme, et du manichéisme, sont aussi ouverts aux influences extérieures.
    Dans un même temps, les sites d'Adjina tepa et de Hisht tepa nous montrent l'implantation du bouddhisme dans l'est du pays, par les moines cheminant le long des routes commerciales.
    L'exposition se termine avec l'établissement de la dynastie des Samanides et l'introduction de l'islam dans la région, ainsi que l'illustrent les vestiges des sites d'Hulbuk ou de Sayod, ainsi que d'importants trésors monétaires.

  • Une exposition exceptionnelle consacrée aux dessins du château de Versailles mettra en valeur les acquisitions réalisées depuis 2000.
    Une centaine d'oeuvres seront présentées à cette occasion, illustrant toutes les techniques : pastel, crayon, sanguine, trois crayons, plume, aquarelle, gouache..., datant du XVIIe au XXe siècle.
    Riche de plus de trente mille pièces, la collection du Cabinet des arts graphiques du château de Versailles est cependant méconnue.
    Débutée au XIXe siècle, conçue comme un support à une meilleure connaissance du palais et des collections, elle s'articule autour de trois axes majeurs : les représentations du château ; les dessins préparatoires aux décors, architecturaux ou peints ; le portrait et l'allégorie.
    Les connaisseurs et amoureux de Versailles la connaissent ; les amateurs et collectionneurs, un peu moins ; le grand public, presque pas, puisque les dessins, en raison de leur fragilité, ne sont pas exposés de manière permanente, mais uniquement à l'occasion d'expositions temporaires.

  • L'exposition " United States of Abstraction. Artistes américains en France, 1946-1964 " est organisée par le Musée d'arts de Nantes, où elle sera présentée au public du 11 février au 23 mai 2021, et le Musée Fabre de Montpellier, où elle sera présentée du 3 juillet au 17 octobre. Le rôle de Paris comme capitale mondiale de l'art occidental depuis le 19e siècle est bien connu, et il est également considéré comme un fait établi que la Ville lumière perd cette prééminence après la Seconde Guerre mondiale au profit de New York.
    Pourtant, l'on sait également que de très nombreux artistes, peintres, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont continué à venir étudier et créer en France. Plusieurs centaines de jeunes artistes, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont séjourné à Paris après la Seconde Guerre mondiale et jusque dans les années 1960. Certains comme Joan Mitchell en 1955 se sont installés en France définitivement.
    Plus de 400 artistes ont en particulier utilisé la bourse du GI Bill, qui permettait à tout ancien combattant de financer ses études, en venant s'inscrire aux écoles d'arts et académies parisiennes entre 1946 et 1953. Certains artistes comme Ellsworth Kelly, arrivé en France en 1948, étudièrent à l'Ecole de Beaux-arts, tandis que d'autres fréquentèrent avec plus ou moins d'assiduité les ateliers de la Grande Chaumière auprès de Fernand Léger ou d'Ossip Zadkine.
    Ils venaient pour des raisons diverses : l'attrait culturel de Paris, ses musées et ses maîtres, l'attrait de l'Europe, l'aventure de vivre correctement et sans réelle contrainte grâce à la bourse, la recherche d'une plus grande liberté, l'envie d'être ailleurs, d'être à Paris comme sur une île. L'exposition explore cette intense présence et la manière dont elle a contribué à la redéfinition de l'art abstrait en France à un moment où la géographie mondiale de l'art était bouleversée.
    Elle est organisée en trois chapitres, qui se retrouveront également dans le catalogue. La première section, " Les autres de l'Art autre : les Américains autour de Michel Tapié ", examinera les oeuvres réunies par le critique Michel Tapié, que ce soit dans des expositions de groupe (comme Véhémences confrontées à la galerie Nina Dausset en 1951, Les Signifiants de l'informel en 1952 ou Un art autre au Studio Facchetti la même année) ou dans des publications de la première moitié des années 1950.
    Ces événements constituent une passionnante tentative de rapprocher une série d'oeuvres abstraites en dehors de considérations nationales, mais autour des idées d'expressivité, de peinture gestuelle ou automatique abstraite. Plusieurs peintres américains, Jackson Pollock, Willem De Kooning, Mark Tobey, Claire Falkenstein, Alfonso Ossorio y sont associés et mis en rapport avec Wols, Jean Dubuffet, Georges Mathieu, Jean-Paul Riopelle.
    Le second chapitre, " Paris , une île pour les artistes américains ? ", regroupera plusieurs coloristes abstraits, comme Sam Francis, Joan Mitchell, Shirley Jaffe, mais aussi Kimber Smith, Norman Bluhm ou Beauford Delaney, qui trouvèrent en France un lieu de liberté et de créativité, sans pour autant établir de liens forts avec les artistes français du groupe de l'abstraction lyrique, à l'exception du peintre canadien Jean-Paul Riopelle.
    Ils revendiquent une forme de solitude, et utilisent la capitale française comme un lieu stimulant pour la création mais néanmoins étrangement apatride. Leurs oeuvres ont en commun des formes flottantes, de grande échelle, aux coloris intenses. Le dernier chapitre, " Nouvelles voies de l'abstraction géométrique : ombre, hasard, mouvement ", étudiera comment les artistes Ellsworth Kelly, John Youngerman, Robert Breer et Ralph Coburn, en relation avec certains de leurs aînés comme Jean Arp ou Alexander Calder et avec certains de leurs contemporains (François Morellet), ont profondément renouvelé l'abstraction géométrique dans le Paris de l'après-guerre.

  • En quête de pouvoir : de Rome à Lugdunum Nouv.

    Prolongeant les thèmes de l'exposition « EnQuête de pouvoir. De Rome à Lugdunum », ce catalogue montre comment, à la fin du Ier siècle av. J.-C., Auguste a fondé un régime politique original : le Principat. Unique en son genre, celui-ci combine la restauration des institutions traditionnelles de la res publica avec l'affirmation d'un pouvoir d'essence monarchique détenu par un prince, le premier des citoyens, celui que nous appelons empereur. Le Principat ne prévoit toutefois dans le droit aucun schéma fixe de succession héréditaire, ce qui fait naître le danger d'une guerre civile. L'exemple des affrontements de 193- 197, qui suivirent la mort de Commode et s'achevèrent par la bataille de Lyon le 19 février 197, illustre la nécessité pour l'empereur d'établir un consensus entre les principales couches sociales : armée, Sénat, peuple romain, élites provinciales et chevaliers. Les textes de cet ouvrage, issus de contributions d'historiens et d'archéologues, et nourris des avancées scientifiques les plus récentes, invitent à découvrir les rouages du pouvoir dans l'Empire romain à travers l'analyse des mécanismes de la succession dynastique et de l'usurpation.

  • L'exposition intitulée " A la pointe de l'art " sera la troisième exposition temporaire du musée depuis sa réouverture. Au coeur de cette exposition se trouve le timbre-poste ; en effet, les collections philatéliques constituent le fonds le plus important du musée. Cependant, le sujet de l'exposition portera moins sur les aspects techniques du timbre que sur la création de l'oeuvre à proprement parler.
    En effet, en plus d'être une estampe, le timbre reste l'une des plus petites surfaces de création qui existent au monde mais aussi l'une des plus diffusées. Aussi, les dessins originaux et les poinçons gravés d'artistes seront au coeur du propos. En plus des timbres eux-mêmes, le musée conserve dans le cadre du dépôt obligatoire des archives du timbre-poste français des milliers de pièces témoignant du processus créatif conduisant à l'émission d'un timbre : les esquisses et dessins préparatoires, les épreuves d'impression, essais de couleurs ou poinçons gravés.
    L'idée première est de démontrer que, bien que le timbre soit une oeuvre de commande régie par un cahier des charges strict, la place accordée au geste de l'artiste reste très présente. Le parcours de l'exposition sera ainsi ponctué de neuf portraits de dessinateurs, graveurs, peintres, illustrateurs, tous créateurs de timbres et ayant des carrières artistiques et parcours très différents. C'est une manière pour le Musée de La Poste de valoriser la création philatélique et de l'ancrer dans le vaste domaine de l'histoire de l'art.
    A côté des peintures d'Henry Cheffer ou estampes de Pierre Albuisson, le visiteur découvrira les gravures héraldiques de Sarah Bougault, les sculptures de Jacques Jubert, les peintures sur ivoire de Pierrette Lambert, les bandes dessinées de Pierre Forget, l'univers fantastique de Thierry Mordant et Ciou, ainsi que le monde foisonnant de détails et d'histoires de Jean Delpech. Le timbre-poste est une surface de création à la fois unique et pour autant connue de tous.
    Ce support artistique voyage et nous fait voyager. Depuis les années 1960, la série artistique, imaginée par André Malraux pour mettre l'art à portée de tous les Français, a su s'imposer et c'est donc tout naturellement que certains des plus grands artistes se sont approprié le timbre-poste pour nous proposer de merveilleuses créations. Tomi Ungerer, Victor Vasarely, Raoul Ubac, Jean-Michel Folon, Salvador Dali, Roger Bezombes et bien d'autres se sont prêtés à l'exercice et le résultat est toujours impressionnant.
    Le Musée de La Poste est le musée d'entreprise du Groupe La Poste consacré à l'histoire postale et à la philatélie française. Ouvert en 1946, il a connu deux sites dans Paris. Le musée actuel est situé au 34 boulevard de Vaugirard (Paris 15e) depuis 1973. Reconnu Musée de France, le musée a été fermé pendant plusieurs années pour rénovation complète de ses espaces avec notamment pour objectif une accessibilité totale aux personnes en situation de handicap.
    Il a rouvert ses portes au public en novembre 2019. Le Musée de La Poste est un lieu de présentation, de conservation et de diffusion du patrimoine postal. Il est centré sur l'Ecrit, l'Histoire et la Culture. Des bottes de sept lieues aux héros de l'Aéropostale, en passant par le panorama des 150 ans du timbre-poste en France, ses collections racontent une histoire, non seulement celle d'une entreprise mais aussi celle de la France au quotidien.
    Le musée conserve et expose sur plus de 1000 m, le patrimoine historique, artistique, philatélique et scientifique constitué par des pièces aussi diverses que les premières cartes des routes de poste, des uniformes de facteurs, des maquettes d'artistes, des timbres-poste, des objets populaires et enfin une collection de mail art et d'art postal.

  • Véritable cosmopolite d'autrefois, et homme de culture de toujours, Georges Bemberg est l'héritier d'une vieille famille vivant depuis longtemps entre l'Ancien et le Nouveau Monde. Si c'est en 1841 que le banquier Charles-Juste Bugnion achète la campagne de l'Hermitage, située sur une colline dont la vue superbe sur la cathédrale de Lausanne et le lac avait déjà été immortalisée par Camille Corot en 1825, c'est peu d'années plus tard que la famille Bemberg quitte Cologne, en Allemagne, et traverse l'Atlan- tique pour y commencer une nouvelle vie.
    Georges Bemberg aurait pu être pianiste, compositeur, écrivain, ou encore auteur de théâtre mais, avec une discrétion et un sens du secret qu'il érige en règle de vie, c'est en collectionneur qu'il se consacra à l'art. Jusqu'à ses derniers jours, il partage son temps entre Paris où il réside le plus souvent, New York dont il aime l'énergie et les hivers, et Buenos Aires auquel il garde un attache- ment profond.
    Né en Argentine en 1915 dans une famille luthérienne d'industriels, il grandit en France. Pianiste talentueux envisageant un temps de devenir compositeur, il choisit Harvard pour ses études afin de rejoindre Nadia Boulanger et côtoyer toute l'élite des compositeurs du xxe siècle. Finalement, il renonce à la carrière musicale, trop exclusive à son goût, pour se lancer dans la création littéraire. Diplômé en littérature comparée anglaise et française, il devient alors un familier des cercles d'écrivains et de poètes de la Nouvelle-Angleterre et rencontre de grands auteurs comme John Dos Passos ou Edmund Wilson.
    Il publie différents ouvrages et certaines de ses pièces sont jouées avec succès off-Broadway. En Argentine, il fréquente les milieux intellectuels sud-améri- cains et sa cousine Victoria Ocampo lui ouvre sa fameuse revue littéraire SUR. En France, ses nouvelles et poèmes au style subtil et sensible sont favorablement accueillis par la critique. Néanmoins, au-delà de la multiplicité de ses talents, il consacre sa vie à sa passion pour les beaux-arts.
    De sa famille, généreux mécène à qui l'on doit la Maison de l'Argentine à la Cité universitaire de Paris, et plus particulièrement d'un oncle, élève de Picasso, Georges Bemberg hérite de l'amour de la peinture. C'est à New York, alors âgé d'une vingtaine d'années, qu'il fait l'acquisition d'une gouache de Pissarro, remarquée chez un marchand et obtenue pour 200 dollars. "C'est pour un musée" dit-il, pour cacher sa timidité et anticipant inconsciemment son désir profond.
    Aux Etats- Unis, puis en France après la guerre, Georges Bemberg se familiarise avec le marché de l'art et parcourt les ventes. A Paris, il est ébloui par Bonnard et va constituer, au fil des ans, un des plus grands ensembles de ce peintre, riche de plus de trente toiles. Il le complètera par un nombre important d'autres signatures de la fin du xixe et du début du xxe siècle, impression- nistes, nabis et fauves.
    Il réunira également près de deux cents tableaux anciens, du xvie au xviiie siècle, dont des portraits de Clouet, Benson et Cranach. Son amour pour Venise le pousse à collectionner les maîtres vénitiens tels que Canaletto et Guardi. Toutes les formes d'expression artistique le passionnent. Ainsi, de remarquables bronzes de la Renaissance, de splendides reliures, une foule d'objets précieux ou encore des meubles de grands ébénistes viennent s'ajouter à sa collection, qu'il ne va jamais cesser d'enrichir.
    Dans les années 1980, Georges Bemberg recherche un lieu où abriter sa collection et la partager avec le public, considérantque les beaux objets doivent finir dans un musée pour être vus par tous. C'est ainsi que lui vient l'idée de créer une Fondation, seul moyen de préserver sa collection dans son intégrité, tout en la rendant accessible. La splendeur de l'Hôtel d'Assézat que la municipalité de Toulouse lui propose de mettre à sa disposition, le convainc d'installer sa collection dans la ville.
    Le voeu du collectionneur peut se réaliser : abriter les oeuvres et les objets témoignant d'une vie tout entière consacrée à la recherche artistique dans un lieu hors du commun. Investi dans la mise en scène de l'oeuvre de sa vie, il crée un décor semblable à celui d'une noble maison particulière, renouant ainsi avec la vocation première de l'hôtel d'Assézat. Ce qui distingue la collection Bemberg et qui en fait tout le charme et la personnalité, c'est qu'elle n'est rien d'autre que le reflet fidèle du goût et du tempérament de son auteur.
    Celui-ci a choisi chaque tableau, chaque objet, pour la seule beauté et l'émotion que leur contem- plation éveillait en lui. Régulièrement, dans le plus grand anonymat, Georges Bemberg venait voir ses oeuvres installées dans l'écrin qu'il leur avait choisi et, toujours sans se faire connaître, se plaisait à écouter les commen- taires élogieux des visiteurs. Lieu d'exception s'il en est, l'hôtel d'Assézat appartient depuis plus de cent ans à la Ville de Toulouse.
    Sa construction, qui remonte à la seconde moitié du xvie siècle, est due à Pierre Assézat, négociant ayant fait fortune dans le pastel, plante tinctoriale dont le commerce était alors florissant. Venu d'Espalion, en Aveyron, au début du xvie siècle pour rejoindre ses frères aînés déjà associés à ce commerce, Pierre Assézat en devient l'héritier et le successeur en 1545. Marié à la fille d'un capi- toul, receveur général de la reine douairière Eléonore d'Autriche, il accéde au Capitoulat en 1552.
    Dès 1551, il commence à acquérir les terrains nécessaires à la construction d'une "grande maison" . Le 26 mars 1555, il conclut un bail à besogne avec le maître-maçon Jean Castagné et l'architecte sculpteur Nicolas Bachelier pour la construction du corps de logis formé de deux ailes perpendiculaires reliées par un escalier. A la mort de Nicolas Bachelier en 1557, son fils Dominique dirige les travaux du pavillon d'entrée, de la galerie ouverte sur la cour et enfin, de la "coursière" 4 qui anime le mur mitoyen aveugle.
    En 1761, les descendants de Pierre Assézat vendent l'hôtel au baron de Puymaurin, qui modernise façades et appartements. L'hôtel d'Assézat nous parvient donc après deux campagnes de travaux bien distinctes : l'une, datant de la Renaissance, met en place la composition générale, le dessin des façades, la superposi- tion des ordres dorique, ionique et corinthien, l'importance donnée à tous les éléments d'architecture par l'emploi de la pierre ; l'autre, remontant au xviiie siècle, voit les fenêtres à meneaux remplacées par de grandes fenêtres au premier niveau, pour éclairer les salons nouvellement créés.
    Au xixe siècle, après avoir été transformé en entrepôts et en bureaux, l'hôtel d'Assézat fut acheté par la banque Ozenne et légué en 1895 à la Ville de Toulouse. C'est au terme d'une étude de plusieurs années qu'a pris forme le projet de réhabilitation de l'édifice et son aménagement en vue d'abriter la collection Bemberg. Les travaux, commencés en 1993, se sont achevés début 1995, et la Fondation Bemberg a ouvert ses portes dans un bâti- ment entièrement rénové et réaménagé en fonction de sa nouvelle vocation culturelle.
    La Fondation Bemberg a réalisé une première extension et une rénovation de ses espaces en 2001, ce qui a permis d'y intégrer de nouveaux espaces comme l'auditorium, les ateliers pédagogiques, etc. A l'issue de près de 25 ans d'activités, le musée nécessite des aménagements plus adaptés à sa fréquen- tation et aux attentes du public, notamment en ce qui concerne l'accueil. Afin d'offrir la meilleure expérience possible à chacun de ses visiteurs, le conseil d'administration de la Fondation Bemberg a décidé d'un ambi- tieux chantier de rénovation, prévu de la fin de l'année 2020 au début 2022.
    Ce projet est l'aboutissement d'une réflexion en profon- deur sur les aspects techniques et la conser- vation préventive, ainsi que sur les aspects fonctionnels et notamment sur le parcours, les agencements muséographiques, les systèmes d'éclairage ainsi que les dispositifs de média- tion associés. Différents paramètres sont ainsi intégrés : muséographie, architecture, patri- moine, fonctions, et techniques.
    La Fondation Bemberg ou l'art de se réinventer... A l'heure où cette dernière a fermé ses portes pour un an afin de de se préparer pour une nouvelle vie, elle consent un prêt tout à fait exceptionnel. En effet, depuis sa création, c'est la première fois que la Fondation Bemberg, en dehors des prêts individuels qu'elle pratique toujours avec joie, prête ici une très large sélection des chefs-d'oeuvre de sa collection de peintures.
    Nul doute que, européen convaincu et amou- reux des beaux lieux, Georges Bemberg aurait apprécié de voir nombre de ses tableaux favoris dans le cadre attachant et romantique de la Fondation de l'Hermitage, en attendant que le rêve de sa vie fasse peau neuve...

  • Quel plaisir de retrouver toutes ces images familières présentées à l'espace culturel Lympia dans l'exposition « La Côte d'Azur s'affiche » ! Les services culturels du dépar- tement des Alpes-Maritimes se sont mobili- sés autour de l'organisation de cet événe- ment qui propose une sélection d'affiches conservées aux archives départementales. L'affiche est un objet rassurant de notre vie quotidienne. Regarder une affiche, c'est lire un événement à venir dans un monde qui s'active. Faire une affiche, c'est composer un message que l'on souhaite partager avec les autres. Les affiches décorent nosintérieurs, ornent l'espace public. L'Espace culturel départemental Lympia est composé de deux bâtiments historiques classés : l'ancien bagne, complété de son toit-terrasse de 280 m2, construit en 1750, ainsi que la tour de l'Horloge, réalisée en 1826, qui dominent le port. Cet ensemble architectural remarquable constitue un précieux témoin de l'histoire de Nice et de son comté.

  • Dans le sillage de son trentième anniversaire, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole souhaite publier un catalogue rétrospectif d'envergure, destiné à offrir un regard renouvelé sur sa collection. Cet ouvrage conséquent s'inscrit dans la lignée des deux précédents catalogues, publiés à l'occasion des dixième et vingtième anniversaires du MAMC+. Tourné vers un large public, il a vocation à devenir le nouvel ouvrage de référence de l'institution. Il sera également adressé aux nombreux partenaires et collaborateurs du musée (artistes, commissaires, conservateurs, critiques et historiens de l'art, journalistes, responsables institutionnels et politiques).
    Le MAMC+ souhaite aborder la collection à travers ses axes forts, constituants des marqueurs de l'identité du musée, tels que l'art américain ou l'art allemand d'après-guerre. Mais il entend aussi rendre visible des ensembles plus méconnus : le fonds symboliste, la collection d'art primitif de Victor Brauner, le fonds photographique de Raul Hausmann ou la collection de dessins contemporains, feront ainsi l'objet de développements conséquents. L'ouvrage sera aussi ponctué de courts focus destinés à approfondir certains aspects de la collection.

  • Jacques Zwobada

    Collectif

    Les formes comme les couleurs ne sont que des éléments d'expression, au même titre que la gamme des 7 notes. Toute la discussion se réduit donc à savoir si l'art doit exprimer et créer chez celui qui regarde ou écoute, non des ressemblances avec des réalités, mais un état de plaisir et d'évasion pour retrouver son propre rêve et ce Moi, profond et solitaire, souvent enfoui dans les soucis du quotidien de la vie. » (Jacques Zwobada, Carnets, 28 octobre 1962).
    Jacques Zwobada (1900-1967) développa par le dessin et la sculpture une forme d'expression singulière qui s'épanouit dans l'entre-deux-guerres, avant de s'abstraire de la représentation du réel au tournant des années 1950 pour aboutir à des compositions monumentales, comme les Verticales ou de très grands fusains. Cet ouvrage accompagne l'exposition « Jacques Zwobada. Résonances ». Il s'attache à présenter l'ensemble de la carrière de l'artiste et à offrir une réflexion nouvelle sur des aspects jusqu'à présent peu mis en valeur de son oeuvre.

  • Du 13 février au 6 juin 2021 le musée Fabre met à l'honneur trois artistes contemporains dont les oeuvres, toiles et dessins, ont récemment rejoint les collections du musée. Ils sont à découvrir dans trois espaces distincts du parcours permanent Issus de trois générations différentes, Pierrette Bloch, André-Pierre Arnal et Stéphane Bordarier se sont tous trois intéressés à la matérialité de la peinture, élaborant de nouvelles techniques picturales mises au coeur de leur pratique. Si Pierrette Bloch fait gouter la peinture, point après point, sur le papier ou sur la toile disposée à l'horizontal, noue consciencieusement le crin, inscrit de larges traces blanches au pastel, André-Pierre Arnal plie, froisse, ficèle la toile, colle et décolle le papier. Stéphane Bordarier développe quant à lui une technique picturale qui se rapproche de celle de la fresque, dans laquelle la couleur est prise dans la colle encore humide, induisant l'urgence du geste.
    Issus de trois générations différentes, Pierrette Bloch, André-Pierre Arnal et Stéphane Bordarier se sont tous trois intéressés à la matérialité de la peinture, élaborant de nouvelles techniques picturales mises au coeur de leur pratique. Si Pierrette Bloch fait gouter la peinture, point après point, sur le papier ou sur la toile disposée à l'horizontal, noue consciencieusement le crin, inscrit de larges traces blanches au pastel, André-Pierre Arnal plie, froisse, ficèle la toile, colle et décolle le papier. Stéphane Bordarier développe quant à lui une technique picturale qui se rapproche de celle de la fresque, dans laquelle la couleur est prise dans la colle encore humide, induisant l'urgence du geste.
    Peintre et sculptrice française.
    Évoluant depuis les années 1950 vers une pratique abstraite, l'oeuvre de Pierrette Bloch, en dehors de toute catégorie esthétique, joue sur le rythme, l'ambivalence entre le plein et le vide, le contraste entre le noir et le blanc. Subtile, elle se décline par séries, avec une économie de moyens, à partir de la répétition de formes élémentaires - le point, les entrelacs, l'écriture - et de couleurs quasi absentes. Elle éprouve ses premières émotions artistiques en 1939, devant les chefs-d'oeuvre du musée du Prado exposés à Genève. C'est justement en Suisse que, fuyant la France occupée, elle se réfugie avec ses parents en 1940. Elle se plonge dans la lecture, source d'inspiration fondamentale, et assiste à des conférences d'histoire de l'art, notamment celle de René Huyghe sur la ligne, qui la conduit à s'interroger sur les relations qu'entretient le dessin avec le temps et l'écriture. À la fin de la guerre, de retour à Paris, elle suit les cours des peintres Jean Souverbie (1891-1981) et André Lhote (1885-1962) ; en 1949, elle est la première élève d'Henri Goetz (1909-1989), qui délaisse alors le surréalisme au profit de l'abstraction. Elle fait la connaissance de Colette et Pierre Soulages (1919), devenus des amis intimes. Influencées par celui-ci et Nicolas de Staël, ses premières peintures abstraites, à la texture épaisse, sont structurées par un système de grille, caractéristique des oeuvres picturales d'après-guerre. Les années 1950 correspondent au début de sa reconnaissance : elle participe au Salon des réalités nouvelles (1950), dédié à l'abstraction depuis l'après-guerre ; dès l'année suivante ont lieu ses premières expositions personnelles en France et aux États Unis, où elle séjourne régulièrement.

  • Du 13 février au 6 juin 2021 le musée Fabre met à l'honneur trois artistes contemporains dont les oeuvres, toiles et dessins, ont récemment rejoint les collections du musée. Ils sont à découvrir dans trois espaces distincts du parcours permanent Issus de trois générations différentes, Pierrette Bloch, André-Pierre Arnal et Stéphane Bordarier se sont tous trois intéressés à la matérialité de la peinture, élaborant de nouvelles techniques picturales mises au coeur de leur pratique. Si Pierrette Bloch fait gouter la peinture, point après point, sur le papier ou sur la toile disposée à l'horizontal, noue consciencieusement le crin, inscrit de larges traces blanches au pastel, André-Pierre Arnal plie, froisse, ficèle la toile, colle et décolle le papier. Stéphane Bordarier développe quant à lui une technique picturale qui se rapproche de celle de la fresque, dans laquelle la couleur est prise dans la colle encore humide, induisant l'urgence du geste.

  • Du 13 février au 6 juin 2021 le musée Fabre met à l'honneur trois artistes contemporains dont les oeuvres, toiles et dessins, ont récemment rejoint les collections du musée. Ils sont à découvrir dans trois espaces distincts du parcours permanent Issus de trois générations différentes, Pierrette Bloch, André-Pierre Arnal et Stéphane Bordarier se sont tous trois intéressés à la matérialité de la peinture, élaborant de nouvelles techniques picturales mises au coeur de leur pratique. Si Pierrette Bloch fait gouter la peinture, point après point, sur le papier ou sur la toile disposée à l'horizontal, noue consciencieusement le crin, inscrit de larges traces blanches au pastel, André-Pierre Arnal plie, froisse, ficèle la toile, colle et décolle le papier. Stéphane Bordarier développe quant à lui une technique picturale qui se rapproche de celle de la fresque, dans laquelle la couleur est prise dans la colle encore humide, induisant l'urgence du geste. Le travail pictural de Stéphane Bordarier, par ses recherches sur la qualité de la couleur et de surface, lui confère une position singulière sur la scène artistique française. Après l'avoir montré au sein de l'exposition inaugurale La couleur toujours recommencée, Hommage à Jean Fournier, marchand d'art, le musée Fabre a souhaité lui consacrer une exposition monographique. Dans son travail le plus récent, le peintre poursuit la réalisation de polyptyques en se donnant la contrainte de n'utiliser que trois tons : bleu outremer clair, rouge et violet de mars. Etrange étirement de la couleur, franchissant dans l'horizontalité les limites du tableau...

  • Miroir du prince

    Musée Rollin

    A la suite des expositions intitulées Bologne et le pontifical d'Autun (2012), De Goya à Delacroix, les relations artistiques de la famille Guillemardet (2014) et Eve ou la folle tentation (2017), le musée Rolin poursuit sa collaboration exceptionnelle avec le musée du Louvre et prépare une nouvelle exposition dédiée au flamboiement du mécénat artistique de grandes familles autunoises de la fin du Moyen Age. Elle bénéficie à ce titre de prêts exceptionnels issus des départements, sculptures, objets d'art et peintures du musée du Louvre, donnant accès à des chefs-d'oeuvre de Jean Hey dit le « Maître de Moulins ».

  • Le chantier est une ambition, un processus et un théâtre où se jouent la transformation physique du monde et l'imaginaire de nos sociétés. C'est un lieu éminemment technique, mais c'est aussi un puissant instrument de pouvoir, un théâtre de la société où les grands aiment se faire représenter et où les artisans apparaissent tantôt comme des héros de la modernisation des villes, tantôt comme des exploités. À partir du XXe siècle, il inspire les architectes et les artistes par son processus et son caractère provisoire et contribue à transformer l'art et l'architecture.
    Ce sont ces différentes facettes que l'exposition a l'ambition de dévoiler à travers un très grand nombre d'oeuvres, de maquettes et d'objets. L'objectif est de faire découvrir des installations et des pratiques techniques par nature temporaires : gestes, machines, procédés disparus, mais aussi des pratiques sociales, politiques et artistiques moins connues.
    L'exposition, dont le commissariat est assuré par Valérie Nègre, professeur d'histoire des cultures des arts et des techniques à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en collaboration avec un conseil scientifique composé de spécialistes de l'architecture et de l'art de bâtir, propose un parcours en trois temps : « Les progrès de la technique », « Le chantier, théâtre de la société » et « performances et expérimentations ».
    Le catalogue suivra le parcours de l'exposition au travers d'articles de spécialistes et de focus sur des artistes ou des oeuvres.

  • Wim Delvoye

    Wim Delvoye

    Figure majeure de la scène artistique belge, Wim Delvoye est connu pour son humour, son goût de l'expérimentation technologique, et sa production riche et variée. Sa réputation a depuis longtemps dépassé les frontières de son pays natal, et il a réalisé ces dernières années de nombreuses expositions dans des contrées aussi diverses que le Québec, l'Azerbaïdjan, la Russie, le Luxembourg ou encore l'Iran.
    Conçue en étroite collaboration avec l'artiste, l'exposition des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique propose un vaste panorama de son travail, et met l'accent sur son aspect pluridisciplinaire. En effet, les oeuvres de Wim Delvoye naissent souvent d'une rencontre entre l'artisanat et les techniques de fabrication industrielle les plus sophistiquées.
    Ancré dans le monde contemporain, Wim Delvoye étudie le passé et contemple l'avenir. De façon inédite, l'exposition fait dialoguer ses créations avec des chefs-d'oeuvre de la collection d'art ancien des MRBAB. De plus, des oeuvres récentes, présentées au public pour la première fois, témoignent du regard attentif porté par l'artiste aux mutations en cours dans nos sociétés hyper-connectées, ou réel et virtuel tendent de plus en plus à se confondre.

  • LUGDUNUM- Musée & Théâtres romains présentera du 19/06/2019 au 01/12/2019 une exposition temporaire consacrée aux jeux et jouets de l'Antiquité gréco-romaine. Ce projet (Veni, vidi, ludique) avait été initialement conçu en 2014 par le musée de Nyon Dans l'Antiquité, comme aujourd'hui, le jeu est omniprésent dans la vie quotidienne. Tout le monde joue, des plus jeunes aux plus âgés, libres et esclaves, femmes et hommes, à la ville comme à la campagne. Même les dieux jouent. Mais jouait-on hier autrement d'aujourd'hui ? Les jeux variaient-ils selon l'âge, le sexe et le statut social ? Les hommes jouaient-ils avec les femmes ? Les enfants avec les parents ? Que sait-on encore de ce qui amusait, mais aussi éduquait les enfants il y a 2000 ans ?
    L'exposition mettra en scène la place des jeux et jouets au cours de la vie, de la petite enfance à l'âge adulte. Depuis les hochets du tout-petit, en passant par les jouets mobiles, les « poupées », les « dînettes » ou les osselets, l'exposition s'intéressera également aux jeux collectifs ou jeux de société.
    L'exposition se penchera sur le rôle du jeu dans la vie privée et publique, et mettra en évidence les fonctions profanes ou sacrées des jouets qui ont souvent constitué des offrandes lors des rites de passage à l'âge adulte.

  • L'événement phare d'EUROPALIA ROMANIA est une exposition prestigieuse dédiée à Constantin Brancusi (1876-1957), sculpteur le plus influent du 20e siècle. C'est la première exposition consacrée à cet artiste particulièrement polyvalent en près de 25 ans. Figure clé de l'histoire de l'art, Brancusi développa un nouveau langage visuel, Il est considéré comme l'un des pionniers du modernisme. L'exposition présente des oeuvres maîtresses de Brancusi, dont 'Muse endormie', 'Le Baiser' et 'Leda', issues de musées et de collections privées du monde entier. Plusieurs pièces seront exposées pour la première fois à côté d'oeuvres de ses contemporains (Man Ray, Modigliani, Marcel Duchamp e.a.) et de Rodin, chez qui il fut brièvement apprenti.

  • Le catalogue de l' "école dauphinoise" du musée de Grenoble voit enfin le jour. C'est en soi un évènement tant il manquait pour permettre une juste et complète appréciation de l'art de ce siècle au sein des collections. Le parti pris adopté a été non pas l'exhaustivité, mais une sélection des plus belles oeuvres, des plus représentatives aussi, de tous ces maîtres régionaux dont on a pour la plupart oublié l'existence et dont seuls les noms de quelques rues conservent la mémoire.
    Ce faisant, l'objectif était ici, par-delà l'étude et la mise en valeur d'un groupe de peintures et de sculptures, de rendre perceptible la vie artistique foisonnante qui s'est formée à Grenoble et en Isère durant tout le xixe siècle. Celle-ci a souvent été résumée à son école de paysage de montagne. Mais même si l'on peut considérer qu'elle repré- sente sans aucun doute la part la plus originale de la production picturale grenobloise de cette période, il n'en demeure pas moins que d'autres courants se sont aussi développés tout au long du siècle, dont l'intérêt et la qualité constituent l'une des révélations de cet ouvrage.

  • Arts et cinéma

    Collectif

    La Cinémathèque française, associée à la Réunion des musées métropolitains Rouen Normandie et à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne, présente pour la première fois en France et en Suisse, une exposition retraçant les échanges fructueux qui ont accompagné´ le cinéma, de son émergence jusqu'à son admission au rang de septième art. Intitulé Arts et Cinéma, le parcours mêle aux riches collections de la Cinémathèque française des oeuvres issues des plus grands musées ou conservées en mains privées. Il montre comment le cinéma, dès les premières « vues » des frères Lumière, a été conçu comme un art aussi plastique que narratif, innervé par l'impressionnisme alors dominant. Cette évidente porosité entre les arts et le spectacle nouveau-né s'est tout de suite établie dans les deux sens, créant un flux fascinant, et ininterrompu à ce jour, d'échanges et d'influences réciproques.

  • La collection Foujita du musée est devenue une référence incontournable pour évoquer le célèbre peintre souvent considéré comme le plus grand et le plus original des artistes japonais du XXe siècle. Foujita est l'un des acteurs incontournables de l'Ecole de Paris.

    C'est à Reims, en 1959, à la Cathédrale de Reims qu'il reçoit son nom de baptême : Léonard. Il fera ensuite ériger, dans la Cité des Sacres, une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-la-Paix, où son corps repose aujourd'hui au côté de celui de son épouse Kimiyo. En 2013 et 2014, les héritiers de cette dernière ont donné au musée plus de 2200 ouvres et documents provenant de l'atelier du peintre. Ce catalogue est la première étape dans la valorisation de cette donation exceptionnelle, un hommage à l'artiste et aux donateurs. Il s'inclue dans la dynamique des travaux de recherches lancés sur les collections du musée des Beaux-Arts de Reims dans le cadre de son projet de rénovation et restructuration. 240 m2 seront consacrés à la donation Foujita, déjà beaucoup plébiscitée par les spécialistes mais aussi par les touristes, notamment par les touristes japonais de plus en plus présents à Reims. L'année du Japon sera l'occasion de lancer cet ouvrage, également lié à une exposition temporaire d'ouvres graphiques de cette collection, à l'automne prochain, au musée.

  • Située au coeur d'une Asie " au sud de la Chine, l'est de l'Inde ", l'Indonésie et ses plus de 17 000 îles s'étendent sur un espace équivalent à celui de l'Europe. Aire de confluences et de rencontres, l'archipel indonésien a de tout temps été l'un des plus importants carrefours du commerce mondial, où ont amarré les bateaux austronésiens, les boutres arabes, les jonques chinoises, les navires ibériques et autres nefs des Compagnies des Indes orientales avant les porte-conteneurs et pétroliers aujourd'hui.
    Superposés, mêlés, réinterprétés par des sociétés riches et complexes, ces apports extérieurs ont forgé des mondes multiples, que le rapport à la mer a finement coloré et ciselé. C'est à la découverte de ces mondes que nous invite ce livre, avec la mer comme trait d'union et une sélection exceptionnelle d'oeuvres majeures comme marqueurs d'une histoire à découvrir et admirer.

  • Pharmacopées

    Montpellier

    Montpellier n'est pas moins célèbre, ni moins recommandable, par ses chirurgiens et ses apothicaires. Ceux qui ont séjourné dans cette ville sont estimés par toute la France », écrivait Thomas Platter, venu de Suisse pour étudier la médecine, tout comme son frère aîné Félix, à la suite duquel il a rédigé parmi les plus précieux témoignages sur la vie locale au xvie siècle. Jacques Bousquet, depuis toujours passionné par l'histoire de Montpellier, et par tous les arts qui la composent, a souhaité déposer au musée Fabre une part importante de sa collection, constituée notamment d'un ensemble remarquable de faïences d'apothicairerie montpelliéraines. Ce livre est le récit du travail minutieux d'investigation mené sur cette collection inédite, mettant en perspective les formes et usages de ces pots, souvent richement ornés, dans l'histoire qui les a fait naître : cette véritable enquête a permis bien des découvertes, parfois savoureuses, dans un Montpellier vivant au rythme des divers négoces liés à l'une de ses dimensions fondatrices, l'université de médecine, ainsi que l'enseignement qui lui est immédiatement corrélé, celui de la pharmacie. Dans le monde instable qui est aujourd'hui le nôtre, le domaine de la santé n'est pas épargné par les interrogations, en parallèle du bien-être qu'il prodigue. Dans un esprit d'ouverture et de partage, l'artiste Jeanne Susplugas, attachée à donner forme sensible à l'impact des sciences, la biologie et la pharmacie en particulier, sur notre quotidien, rend visible la complexité de ces interférences, avec une poésie non dénuée d'humour qui laisse transparaître la gravité

  • Le présent ouvrage se veut un guide destiné à présenter et expliquer les techniques de réalisation des oeuvres d'art à travers les collections du musée. Il s'agira également d'introduire le vocabulaire spécifique. Les termes majeurs liés au constat d'état et à la restauration seront aussi abordés.
    Toujours adressés à un large public, les guides suivants étudieront certains des fonds spécifiques du musée.

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