Arts et civilisations

  • On sait qu'il y a 2000 ans, Lugdunum était la plus importante des villes de la Gaule romaine. Capitale d'une grande province, siège de nombreuses administrations, métropole portuaire et commerçante en lien étroit avec la Méditerranée, elle devait offrir au voyageur l'image d'une ville fortement romanisée. Il est difficile aujourd'hui d'imaginer ce qu'était alors le paysage urbain, avec sa parure de monuments publics, civils et religieux, car la plupart de ces édifices, excepté les théâtres, nous sont parvenus sous forme de fragments ou réduits à des fondations.
    Paradoxalement, c'est hors de Lyon que se trouve le lieu le plus évocateur de ce passé romain : au lieu-dit Le Plat de l'Air, sur le plateau de Chaponost, à quelques kilomètres à l'ouest du centre-ville, les 92 arches de l'aqueduc du Gier rappellent irrésistiblement la campagne aux portes de Rome ! Ce magnifique alignement n'est qu'un des nombreux ouvrages de cet aqueduc, l'un des quatre qui alimentaient Lyon, et qui depuis Saint-Chamond, près de Saint-Etienne, conduisait l'eau du Gier jusqu'au sommet de Fourvière, point haut de la ville de Lugdunum.
    Entre Loire et Rhône, son parcours de 86 kilomètres est encore jalonné de vestiges : mur, arches, pont, siphons... qui témoignent du savoir-faire éprouvé des ingénieurs et des architectes romains. Ce n'est pas sans émotion qu'on découvre ces traces au coeur de vallons boisés, dans des prairies, des champs ou des vergers : autant de sites que Philippe Schuller, photographe et amoureux des vieilles pierres, a longuement parcourus par tous les temps.
    Au fil des saisons ou des heures de la journée, son regard sensible nous restitue des lumières et des ambiances variées, qui magnifient ces vestiges. Ils sont la mémoire d'un monde révolu, dont les " monuments des eaux " furent parmi les réalisations les plus spectaculaires.

  • En 2008, le Musée d'Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (Marseille) reçut en donation une série de parures en plumes, provenant de Guyane, donnée par les Indiens Wayampi au Dr Marcel Heckenroth (1912-2008) lors de ses tournées sur l'Oyapock.
    Cet homme, médecin mais aussi administrateur de la circonscription, soigna pendant trois années, entre 1939 et 1942, les différentes populations de cette région : Indiens, colons et chercheurs d'or.
    Il va aussi explorer les sources du fleuve lors de missions scientifiques, découvrir des sites archéologiques et développer le poste de Maripa. Il consignait ses missions sur des carnets, procédant à des relevés topographiques très précis et photographiant les lieux et les populations rencontrées : de nombreux documents témoignent de l'intérêt de cet homme pour les populations amérindiennes et leur environnement.
    C'est dans l'art de la plume que s'exprime tout le raffinement de l'esthétique des peuples amazoniens : cet ensemble de parures, composé de couronnes, diadèmes, pectoraux est tout à fait exceptionnel, à la fois par son remarquable état de conservation et par l'histoire de sa collecte.

  • De Sumatra à la Papouasie, en passant par Java et les Moluques: les ancêtres ont joué et jouent encore un rôle de premier plan en Indonésie. Les cultes qui leur sont portés et leurs représentations reflètent avec force et poésie l'énorme diversité du pays. Une introduction captivante à l'Indonésie, présentant son patrimoine et questionnant aussi la place des traditions et rituels au sein d'une société contemporaine. Trésors archéologiques et ethnographiques y seront présentés pour la première fois, et mis en contexte grâce à des documents iconographiques uniques et des interviews. En collaboration avec le Musée National de Jakarta et de nombreuses autres collections des quatre coins de l'archipel.

  • Arles-Rhône 3, du fleuve au musée relate l'histoire d'une des épaves antiques les mieux conservées au monde, depuis sa découverte en 2004 jusqu'à sa présentation en 2013, dans une nouvelle aile du musée départemental Arles antique. Ce Journal de bord, véritable chronique d'un projet aussi extraordinaire qu'insensé, dévoile les coulisses d'une expérience hors norme, des opérations archéologiques aux délicates étapes de la restauration de l'épave, en passant par la présentation d'objets issus des profondeurs du fleuve.
    Grâce au programme architectural de cet espace du musée, dédié au port fluvio-maritime de la cité à l'époque romaine, l'incroyable aventure d'Arles-Rhône 3 a pris vie. Au fil des pages abondamment illustrées, photos, relevés, aquarelles, croquis et esquisses témoignent d'un travail collectif enrichi par cinquante portraits-métiers et un focus portant sur soixante objets.

  • Ni oublié, ni inconnu, Etienne Cournault est un artiste secret. D'origine lorraine, il appartient avec ses amis Jean Lurçat et Jean Prouvé à la jeune génération d'artistes héritiers de l'Ecole de Nancy formés aux arts graphiques autant qu'aux arts appliqués.
    Artiste Moderne Membre fondateur de l'UAM en 1929, avec Pierre Chareau et Pierre Legrain, il a séduit par la poésie de son oeuvre de prestigieux collectionneurs tels que le couturier Jacques Doucet, Léonce Rosenberg, les Solvay, les Noailles ou les Tachard.
    D'abord formé à la gravure puis destiné à une carrière de portraitiste mondain, le jeune homme se tourne vers les avant-gardes dès son arrivée à Paris en 1921.
    D'abord influencé par le cubisme, il ne tarde pas à explorer d'autres champs créatifs inspirés par la poétique surréaliste et l'humour Dada: la tache, le graffiti, le dessin d'enfant, le masque, la calligraphie deviennent ses thèmes privilégiés.

  • Samouraï

    Arts Asiatiques

    Les  samouraïs  appartenaient  à  l'élite  intellectuelle  de  la  société  japonaise  et  pratiquaient souvent  des  disciplines  contrastant  avec  la  violence  de  l'art  du  combat,  telles  que  la  calligraphie, la  poésie  et  la  littérature.  Leurs  armuriers  effectuaient  pour  eux  un  véritable  travail  d'artiste, créant  des  pièces  d'une  grande  beauté  et  d'un  grand  raffinement  de  détail  -  les  protégeant néanmoins  au  plus  fort  des  plus  violentes  batailles.

    A  travers  un  parcours  exceptionnel,  les  origines  et  le  monde  dans  lequel  évoluaient  ces  guerriers d'un  autre  temps.  Une  exposition  passionnante  comparant  sociétés  médiévales  européennes  et japonaises...  L'exposition  et  le  catalogue  dévoileront  des  pièces  uniques.

  • Cette exposition constitue un événement majeur dans le contexte de l'entrée de la Bulgarie au sein de l'Union Européenne en 2007. Fruit d'une collaboration institutionnelle franco-bulgare, elle présente les trésors archéologiques des Thraces, civilisation brillante depuis le IIe millénaire avant Jésus-Christ jusqu'aux invasions barbares du IVe siècle. Des pièces archéologiques hors du commun, conservées dans les plus grands musées de Bulgarie, ont été exceptionnellement réunies en France pour offrir un témoignage éclatant de cette civilisation.

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