Peinture / Arts graphiques

  • Jean-Francis Auburtin : un âge d'or Nouv.

    Fils aîné d'une famille de quatre enfants, son père, Alexandre Émile Auburtin (1838-1899), architecte de la ville de Paris, est originaire de la Lorraine. Formé dans sa jeunesse par le peintre Louis-Théodore Devilly, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris, qu'il quitte sans se présenter au concours du prix de Rome. En 1897, Auburtin étudie la faune et la flore sous-marine aux aquariums de Roscoff et de Banyuls d'où il rapporte de nombreux croquis qui lui permettront de réaliser en 1898 Le Fond de la mer, grand décor destiné à l'amphithéâtre de zoologie de la SorbonneNotes 1. Il séjourne dans les îles d'Or et longtemps à Porquerolles, puis en Bretagne où il réalise des oeuvres conservées au musée de Pont-Aven. Puis il découvre la Corse, les sommets des Pyrénées, les nombreux lacs des Landes et Talloires sur les bords du lac d'Annecy chez ses amis, le peintre Albert Besnard (1849-1934), et sa femme la sculptrice Charlotte Besnard (1854-1931)celle réalisée pour Dans son atelier du quai Carnot à Saint-Cloud, il reçoit son ami Auguste Rodin avec lequel il partageait quelques modèles. Il réalise également de 1909 à 1920 des gouaches avec l'école de danse d'Isadora Duncan. Jean Francis Auburtin est promu officier de la Légion d'honneur

  • La Fondation de l'Hermitage consacre une importante rétrospective au peintre lucernois Hans Emmenegger (1866-1940) - une première en Suisse romande. Avec une centaine de tableaux, l'exposition dévoile l'oeuvre de cet artiste resté méconnu du grand public, malgré un fort engagement au sein de la communauté culturelle suisse alémanique. Fin observateur et amoureux de la nature, Emmenegger est un peintre d'une originalité frappante, dans le traitement insolite de ses paysages et natures mortes, comme dans l'audace de ses compositions. Il compte parmi les artistes suisses les plus importants de sa génération.
    Formation artistique : Emmenegger commence sa formation à l'école des arts appliqués de Lucerne (1883-1884). Il la poursuit à Paris, à l'Académie Julian, puis dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme. Dans cette effervescence artistique, il se lie d'amitié avec Cuno Amiet et Giovanni Giacometti. En hiver 1885-1886, il séjourne à Munich, où il rencontre Max Buri, avec qui il voyagera en Afrique du Nord en 1891. En 1893, Emmenegger hérite du domaine de son père à Emmen, près de Lucerne, où il vivra et travaillera jusqu'à sa mort. En 1895-1896, il passe un second hiver à Munich. Il y pratique la gravure avec Albert Welti et s'initie à la peinture de plein air avec Bernhard Buttersack. Fasciné par le travail d'Arnold Böcklin, il séjourne à plusieurs reprises au Tessin et en Italie entre 1897 et 1903.
    Un artiste singulier : Au début du 20e siècle, Emmenegger s'affranchit de l'influence de Böcklin et développe son propre langage artistique, se consacrant à des thèmes récurrents - intérieurs obscurs de forêt, fonte des neiges, ombres portées ou reflets à la surface de l'eau. Son style figuratif plonge le spectateur dans des décors au cadrage serré, parfois sans horizon, et génère une atmosphère aussi étrange que mélancolique. Grâce à de subtils agencements d'aplats de couleur et à de puissants contrastes d'ombre et de lumière, une grande tension se dégage de ses compositions. Dès les années 1910, Emmenegger se passionne pour la question de la représentation du mouvement et livre des toiles inspirées de la chronophotographie, qui rappellent les expérimentations des artistes futuristes.
    Engagement dans le milieu artistique : Emmenegger était notamment président de la section lucernoise de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses et membre du comité de la Société des beaux-arts de Lucerne. Philatéliste et collectionneur averti, il possédait, entre autres, des oeuvres de Ferdinand Hodler, Cuno Amiet, Max Buri, Giovanni Giacometti et Albert Trachsel, ainsi qu'un ensemble de photographies, de minéraux et de fossiles.
    Dialogue avec d'autres artistes / carte blanche à l'ECAL : L'époustouflante modernité de l'oeuvre d'Emmenegger est mise en évidence par le biais d'une centaine de tableaux, qui dialoguent avec des peintures de ses mentors, amis et contemporains Cuno Amiet, Arnold Böcklin, Giovanni Giacometti, Ferdinand Hodler, Félix Vallotton et Robert Zünd. Le parcours est également ponctué d'oeuvres d'artistes contemporain·e·s inspiré·e·s par son travail : Caroline Bachmann, Stefan Banz, Michel Grillet, Alois Lichtsteiner, Nicolas Party et Albrecht Schnider.
    À découvrir dans les salles et dans le parc de l'Hermitage, la carte blanche confiée à l'ECAL/Ecole cantonale d'art de Lausanne, mettant en résonance l'oeuvre d'Emmenegger avec les travaux de photographes de la nouvelle génération.

  • Une exposition consacrée à des oeuvres artistiques de Franscisco de Goya y Lucientes est organisée du 7 novembre 2019 au 10 février 2020 par le musée des Beaux Arts de la Ville d'Agen, au sein de l'ancienne église des Jacobins.
    Le projet d'exposition s'appuie sur une recherche approfondie concernant l'achat à Madrid au XIXe siècle par le Comte de Chaudordy, ambassadeur de France à Madrid de 1874 à 1881, de huit oeuvres réalisées ou attribuées à Goya. Cette manifestation s'inscrit à la suite des journées d'étude organisées par le musée du Louvre et le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France en janvier 2013, suivies en avril par celles consacrées aux oeuvres de plusieurs musées de France, dont Agen :
    Deux manifestations internationales qui avaient réuni conservateurs et spécialistes.

  • Le musée des Ursulines de Mâcon organise du 16 juin au 14 octobre 2021 une rétrospective de l'oeuvre de l'artiste vietnamien Maï-Thu (1906-1980). A travers une centaine d'oeuvres, l'ensemble de la carrière du peintre sera retracée. Maï-Thu et les premiers artistes vietnamiens : à l'origine de la peinture vietnamienne Maï-Thu est l'un des cinq tout premiers diplômés de l'Ecole des Beaux-Arts de l'Indochine (EBAI). Cette Ecole supérieure, fondée en 1925, est à l'origine de l'apparition de la notion d'artiste au Vietnam. Artiste au sens occidental du terme, car auparavant, il existait bien sûr une tradition picturale, mais très différente, et essentiellement inspirée par la culture chinoise. Maï-Thu est donc l'un des tout premiers Vietnamiens à s'être senti artiste, et ainsi, investi de la liberté et de la responsabilité d'offrir son propre regard. L'art de Maï-Thu est un choix érudit. Maï-Thu et l'Indochine française : art de propagande ? Maï-Thu tisse son style à partir d'un fil de trame occidental et d'un fil de chaîne oriental. C'est bien là la volonté du fondateur de l'EBAI, Victor Tardieu. Le but revendiqué de l'Ecole est d'appeler les étudiants à forger un nouveau style indochinois et de leur en donner les moyens. La synthèse est requise : il ne s'agit pas de copier les Français, mais d'emprunter, d'inventer, en restant Vietnamien. Maï-Thu restera fidèle à cet enseignement toute sa vie.

  • C'est cette histoire d'une Pologne sans nation mais en quête de liberté qu'entend raconter le Louvre-Lens à travers une exposition de peintures des artistes les plus illustres de l'époque. Est mis à l'honneur l'oeuvre de ceux qui ont cherché à maintenir éveillée la conscience nationale, à faire vivre le souvenir d'un passé glorieux et à affirmer l'identité culturelle polonaise en s'inspirant notamment d'une historiographie nationale nouvelle et des écrits romantiques défenseurs sans concession du patriotisme polonais, alors exilés à Paris. Un art au caractère « patriotique »... Par le biais de ce récit, l'exposition est l'occasion de révéler la spécificité de cette peinture « nationale » à un moment où la nation est elle-même en question. La variété des sujets abordés par les artistes de l'époque va donner naissance à une grande peinture polonaise d'histoire, de paysage et de scènes de genre. ... sur un vaste territoire multiculturel aux traditions séculaires Comment donner sens à cette idée de « nation polonaise » alors même que les populations locales sont de traditions culturelles, sociales et religieuses si variées ? Alors même que le territoire par son immensité tente de maintenir une unité géographique. C'est le parti pris des artistes de l'époque : unir par la diversité, créer une synergie par la peinture. Un lien particulier avec la France Revenir sur la peinture polonaise du XIXe siècle, c'est également rappeler au public du Louvre-Lens les liens historiques entre la Pologne et la France qui remontent d'ailleurs à une époque bien antérieure. Aussi la période romantique polonaise est comme hantée par la figure napoléonienne largement représentée dans l'oeuvre de Piotr Michalowski. De même, il convient de rappeler l'importance de la peinture d'histoire du peintre français Paul Delaroche pour ses homologues polonais les plus illustres, à commencer par Jan Matejko et Józef Simmler.

  • Exposition 18 mars - 13 juillet 2020.
    Le musée des Beaux-arts de Lyon proposera une relecture du thème de la baigneuse dans l'oeuvre de Pablo Picasso avec des contrepoints d'oeuvre d'artistes du XIXe siècle qui ont influencé Picasso dans le traitement de ce sujet. D'autres artistes contemporains ou suiveurs de Picasso seront également présentés alors qu'ils se sont intéressés aux baigneuses picassiennes et ont trouvé en elles une source d'inspiration ou le prétexte à une confrontation.
    L'exposition est organisée en partenariat avec le musée national Picasso-Paris et avec le concours de la Fondation Guggenheim de Venise. A l'origine de l'exposition, Femme assise sur la plage (10 février 1937) léguée au musée en 1997 par l'actrice collectionneuse Jacqueline Delubac et qui est devenue une des icônes de la collection d'art moderne du musée.

  • À l'aube du XIXe siècle, dans un climat intellectuel et culturel particulièrement stimulant, la ville anglaise de Bristol fut le théâtre d'une association informelle et confraternelle d'artistes, d'écrivains et d'amateurs éclairés unis par une passion commune pour la nature et la pratique du plein air qui s'exerçait à travers de bucoliques études sur le motif (sketching parties) dans la verdoyante campagne environnante. Les sites remarquables des gorges spectaculaires de l'Avon, qui avaient déjà inspiré le grand William Turner dès la fin du XVIIIe siècle, ou des bois élyséens des alentours proposaient en effet à ces artistes une riche palette de motifs pour leurs aquarelles et leurs peintures.
    Contemporains des romans de Jane Austen, les peintres Edward Bird, Edward Villiers Rippingille ou Rolinda Sharples produisirent de piquantes, et parfois féroces, représentations de la vie citadine en pleine effervescence sociale. Les artistes qui oeuvrèrent alors à Bristol offrirent ainsi à l'art romantique britannique et européen une contribution puissamment originale. En témoignent les poétiques panoramas périurbains, entre ville et campagne peu à peu gagnée par l'industrialisation, peints par Francis Danby, Samuel Jackson et leurs émules, et surtout les paysages fantastiques aux accents apocalyptiques, voire presque cinématographiques avant l'heure, de Francis Danby ou de Samuel Colman.

  • Ces toiles, plutôt décoratives, sorte d'hommage à la féminité racontent une histoire un peu inachevée que le spectateur recompose à sa guise. De ce monde visible par les personnages émane l'invisible, un questionnement sur la présence et l'absence. « C'est dans l'entre et l'ouvert que se situe mon travail pictural » précise Françoise Dussuyer. Une oeuvre énigmatique. Les silhouettes féminines, le plus souvent vues de dos affirment une grande élégance, enveloppées, presque cachées dans de larges robes au tissu décoré de fleurs et de mille autres dessins. Ces tableaux se présentent comme une énigme à déchiffrer dans le travail raffiné et exigeant de cette peinture. La technique mixte permet de dessiner et d'effacer tout en conservant des traces. Formes et couleurs délicates de bleu tendre, de blanc grisé ou des tons plus forts de rouge profond, de brun dialoguent en permanence. Professeur des Ecoles Florence Dussuyer s'adonnait aussi à la peinture puis en 2015 elle a décidé de se consacrer uniquement à son art. Après une maîtrise en Arts Plastiques en 2001 elle avait effectué un stage aux Beaux-Arts d'Hô Chi-Minh au Vietnam. Cette autre culture a été pour elle une ouverture, une liberté dans l'expression. Marquée par cette influence orientale, sa création demeure personnelle, réfléchie, poétique, elle est le vecteur de son émotion intérieure et habitée d'une belle énergie. Les jeunes femmes sont associées à de superbes animaux exotiques colorés. Une oeuvre singulière et riche.

  • Dans le cadre de l'étude des collections du musée Bonnat- Helleu, cet ouvrage offre une vision exhaustive et actualisée d'un fonds majeur de la Renaissance italienne, riche de dix dessins de Raphaël et neuf feuilles de ses plus illustres élèves, en s'appuyant sur les recherches documentaires les plus complètes comme sur l'examen matériel approfondi des dessins. La vie et l'oeuvre de Raphaël sont abordés dans un essai introductif, qui évoque également le goût de Léon Bonnat pour le maître, à travers ses copies des chefs-d'oeuvre et sa stratégie d'achats pour constituer la collection aujourd'hui à Bayonne. Chaque oeuvre fait l'objet d'une analyse détaillée, qui précise sa technique, sa provenance, son attribution, son iconographie et sa datation. Elle s'accompagne d'illustrations la replaçant au sein du processus de création propre à chaque artiste, et dans le cours général de l'histoire de l'art. L'ensemble permet ainsi d'apprécier à sa juste valeur une série de dessins remarquables du musée Bonnat-Helleu, qui conserve un fonds d'arts graphiques parmi les plus importants des collections publiques françaises.

  • Cette première rétrospective de Juliette Roche vise faire connaître cette figure méconnue des avant-gardes artistiques qui synthétise dans son travail les évolutions esthétiques du début du XXe siècle. L'exposition s'attache à cerner l'évolution esthétique, le contexte et la personnalité d'une figure impliquée dans les communautés artistiques de l'époque. La trajectoire artistique de Juliette Roche sera éclairée par la présentation inédite de ses archives personnelles.
    Le projet s'accompagne d'un catalogue scientifique dirigé par Christian Briend, conservateur et chef du Service des collections modernes au Musée national d'art moderne / Centre Georges Pompidou. L'édition a vocation à être un ouvrage de référence sur le travail de Juliette Roche. Abondamment illustrée par les reproductions des oeuvres et des archives personnelles de l'artiste, elle est structurée par quatre articles faisant état de la recherche sur le sujet et du témoignage du conservateur Pierre Georgel. Le cahier iconographique est ponctué de notices consacrées aux grandes typologies de sa production. Une biographie illustrée, une bibliographie et la liste des expositions auxquelles l'artiste a participé viennent compléter l'ensemble.
    Peu exposée du vivant de l'artiste, éclipsée par la reconnaissance de son époux, le cubiste Albert Gleizes, la production de Juliette Roche mêle les styles. Elève du peintre Maurice Denis à l'Académie Ranson, elle hérite des formes simples, du caractère décoratif et de l'univers symboliste du groupe Nabis. Sa fréquentation des cubistes de Puteaux la conduit à rythmer ses constructions en lignes géométriques. A New York durant la Première Guerre mondiale, elle participe au groupe Dada avec Marcel Duchamp et Francis Picabia. Ces rencontres introduisent dans son regard l'insolite et l'ironie. Elle renouvelle ainsi les genres traditionnels de la peinture par une grande liberté de ton. Portraits, autoportraits, paysages d'Ardèche, scènes de rue espagnoles, de music-hall parisien et new-yorkais autant que les natures mortes traduisent le regard singulier qu'elle porte sur la modernité. La grande huile sur toile American Picnic (1918), restaurée pour l'occasion, constitue un des premiers exemples d'influence américaine sur une artiste française et bénéficie, à ce titre, d'une double-page au sein du catalogue.
    L'exposition est conçue par le Musée des Beaux-arts et d'Archéologie de Besançon en partenariat avec la Fondation Albert Gleizes et circulera en 2021 et en 2022 au Musée Estrine de Saint- Rémy-de-Provence, ainsi qu'au Musée de l'Abbaye Sainte-Croix des Sables d'Olonne.

  • Novatrice et pionnière, l'artiste franco-américaine Niki de Saint Phalle (1930-2002) a bâti en l'espace d'une cinquantaine d'années un corpus d'oeuvres aussi vaste que complexe. Son travail jouit d'une reconnaissance internationale dès lors qu'en 1961 elle participa à The Art and Assemblage, une exposition prestigieuse organisée au Museum of Modern Art de New York. A partir de ce moment-là, Saint Phalle a été invitée à exposer de nombreuses fois en solo aux quatre coins du monde.
    Ces joyeuses et lumineuses Nanas sont devenues sa griffe. L'artiste et son travail ne peuvent toutefois pas être appréhendés à la seule lumière de ces oeuvres. Le présent catalogue qui accompagne la première rétrospective exhaustive de l'artiste en Belgique - une rétrospective qui se tient aux Beaux-Arts Mons (BAM) - explore la pratique aux multiples facettes de Saint Phalle et se penche sur son travail pluridisciplinaire comprenant à la fois des peintures, des assemblages, des sculptures, des performances, des ouvrages publics, des projets architecturaux, des films et des pièces de théâtre.
    Il survole l'ensemble de la carrière de Saint Phalle et montre comment elle s'est servie de son imagination débordante et de sa vision unique du monde pour sortir de l'espace typiquement réservé aux femmes et devenir l'une des plus grandes artistes du XXe siècle. Le titre Ici tout est possible est une déclaration que Niki de Saint Phalle a faite à propos de son Jardin des Tarots, un parc émaillé de sculptures monumentales situé en Toscane (Italie).
    Dans le présent contexte, il demande cependant à être lu comme une référence à l'ensemble de son processus artistique qui, à ses yeux à elle, en est un aux possibilités illimitées. Ce catalogue exhaustif et richement illustré comprend de nouveaux textes érudits de Catherine Francblin, Alison Gingeras, Denis Laoureux, Camille Morineau, Kyla McDonald et Xavier Roland. A ces essais s'ajoutent des interviews avec Daniel Abadie et Marcelo Zitelli, qui ont été tous deux pendant toute leur vie très proches de l'artiste, ainsi qu'une biographie illustrée.

  • Bonjour monsieur Courbet

    Musee Fabre

    A l'occasion du bicentenaire de la naissance du peintre Gustave Courbet (1819-1877), le musée Fabre consacre une exposition à l'un des chefs d'oeuvres de l'artiste.
    La rencontre, dit Bonjour M. Courbet (1854). Le tableau peint à l'occasion de la venue de l'artiste à Montpellier à l'invitation du collectionneur et mécène montpelliérain Alfred Bruyas en 1854 est l'une des oeuvres phares de la collection ainsi qu'un jalon essentiel dans l'histoire de la peinture au XIXe siècle. Cette exposition propose une analyse approfondie de l'oeuvre à travers trois axes : - un retour sur les sources iconographiques du tableau (imagerie populaire, pensée sociale utopique...) - sa réception critique au XIXème siècle (caricatures, compte-rendu d'exposition) - et la relecture contemporaine de l'oeuvre par des artistes de premier plan qui depuis les années 1990 se sont approprié le tableau (le musée conserve notamment une oeuvre de François Morellet). L'exposition sera inaugurée en 2019, anniversaire du bicentenaire de la naissance de l'artiste qui sera également célébré par le musée d'Orsay et le musée Courbet à Ornans.

  • Les musées d'Honfleur, de Sète et de Roubaix s'associent pour organiser, avec le soutien exceptionnel de la galerie de la Présidence et du musée d'art moderne de la Ville de Paris, une ambitieuse exposition monographique consacrée à « Marcel Gromaire (1892-1971). Élégance de la force » (titre provisoire) Marcel Gromaire, peintre français né à Noyelle-sur-Sambre en 1892, bachelier en droit, fréquente les académies Colarossi, Ranson et La Palette. Il reçoit les conseils de Matisse et se passionne pour le roman, le gothique et les primitifs. Il visite les pays du Nord, dont l'atmosphère influencera profondément son oeuvre. Après la guerre de 1914, où il est blessé à la bataille de la Somme, en 1916, il expose dans les Salons parisiens, où sa composition La Guerre remporte un éclatant succès aux Indépendants de 1925. Il est, dès lors, aidé par le Dr Girardin qui lui achète, pendant quelques années, toutes ses toiles et les lègue, à sa mort, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.

  • Sur les rives de la Seille, dans la cité même qui vit naître, grandir, s'éveiller aux oeuvres de l'esprit et aux arts l'un des maîtres les plus aimés de la peinture française, un chef-d'oeuvre absolu, Saint Joseph charpentier, est venu rappeler, durant tout l'été 2016, que Vic était bien la patrie de Georges de La Tour. Les visiteurs du musée portant son nom n'ont pas manqué de s'arrêter longuement devant l'un des plus beaux tableaux de la peinture occidentale, généreusement prêté par le musée du Louvre. Au regard intériorisé du père adoptif, à celui, tout empreint d'admirative affection que porte l'Enfant sur celui qui l'éduque dans les principes de la Loi, répondait, à plus de quatre siècles de distance, la fascination que ce dialogue muet ne manquait pas de faire naître en chacun.
    Le retour temporaire du Saint Joseph charpentier sur les terres de Georges de La Tour a été rendu possible grâce à un partenariat établi entre le musée du Louvre et le Département de la Moselle. Cette collaboration s'était déjà traduite, en 2013, par une première exposition, consacrée à la figure de saint Jérôme dans l'oeuvre du peintre lorrain. Le succès remporté par cette manifestation et la contribution scientifique qu'elle a permis d'apporter invitaient à renouveler l'opération. Fleuron des collections du Louvre, Saint Joseph charpentier se trouva ainsi tout à la fois à l'origine et au coeur d'une passionnante enquête portant non seulement sur le tableau lui-même et celui qui le peignit, mais aussi sur son mystérieux itinéraire depuis la Lorraine jusque vers l'Angleterre où il finit entre les mains du marchand d'art et mécène Percy Moore Turner, lequel, dans un geste d'une extraordinaire libéralité, en fit don au plus prestigieux musée français en 1948.
    Le présent ouvrage, dû pour l'essentiel à la science rigoureuse et pointilleuse de Dimitri Salmon, collaborateur scientifique de conservation au département des Peintures du Louvre, constitue un chapitre inédit de l'histoire culturelle des relations entre la France et l'Angleterre au XXème siècle. Dans les multiples panoramas qu'il brosse, le livre touche à l'histoire de l'important phénomène de la collection, il concerne le marché de l'art, les relations entre musées et marchands, l'enrichissement du patrimoine, entre autres questions abordées. Les admirateurs et les spécialistes de Georges de La Tour liront avec un intérêt tout particulier le chapitre portant sur le Saint Joseph charpentier.
    Que de questions demeurent aujourd'hui encore sans réponse !
    Où le tableau fût-il peint et pour qui ? Quand et comment traversa -t-il la Manche ?

  • Partant d'une grande collection particulière, Paysage au pluriel explore la culture, en Belgique, de la lithographie de paysages pittoresques au XIXe siècle. Ce fonds de lithographies constitue un «kaléidoscope inépuisable de paysages », métaphore qui, au XIXe siècle déjà, traduit l'enthousiasme des voyageurs et amateurs tout en soulignant l'esprit d'entreprise avec lequel les éditeurs se positionnent sur le marché concurrentiel des estampes et des éditions illustrées. Le pittoresque séduit l'imagination, éveille différents intérêts. En même temps, le concept lie explicitement le paysage à une expé-rience visuelle qui, dans les limites des schémas et des conventions, est multiple. Paysage au pluriel, c'est le paradoxe de la découverte et de la reconnaissance, le voyage sans devoir se déplacer, l'amalgame du mot et de l'image. Le caractère propre du paysage belge se heurte régulièrement aux principes pittoresques du paysage et crée une dynamique vivante qui, dans un contexte d'industrialisation, de mobilité et de tourisme, est soutenue par la politique et la culture historique des Belges. « Paysage au pluriel offre bien plus que l'analyse d'une technique ou d'un genre dans sa multi- plicité : Lut Pil y approche en réalité toute l'histoire culturelle du XIXe siècle. C'est dans une exploration des modes de penser et de vivre de la bourgeoisie du XIXe siècle que nous entraîne l'auteur. De même, les images pitto- resques dont regorgent les précieux albums nous transportent bien au-delà de la Semois, de Villers-la-ville ou d'Ostende. » Jo Tollebeek

  • Paul Delvaux dévoilé

    Collectif

    Après l'exposition au succès retentissant de 2010, PAUL DELVAUX. Aux sources de l'oeuvre, le Musée d'Ixelles organise un cheminement libre et sensible dans l'univers de l'artiste.
    Une sélection d'oeuvres originales et les concepts omniprésents de son art - le mystère, le silence, la féminité, la séduction... - seront soumis aux regards croisés d'un collectionneur, d'un conservateur de musée et d'un critique d'art.
    Paul Delvaux (1897-1994) est un artiste internationalement connu, dont l'univers est habité par des femmes nues qui semblent attendre que le mâle les sorte de leur immobilité.
    Celui-ci, souvent présent dans le tableau et correctement vêtu, les ignore totalement ou les examine avec des attitudes de vieux savants souvent empruntées à Jules Verne.
    Ces personnages étonnants et étranges évoluent dans des décors de zones urbaines, de ruines d'édifices antiques ou de gares. Cet ensemble regroupe des peintures et des aquarelles.

  • 90 dessins de maîtres flamands et hollandais du XVIe au début du XVIIe siècle sont présentés, parmi lesquels des esquisses de Frans Floris et de Peter Paul Rubens, des études de personnages de Hendrick Goltzius et de Cornelis De Vos, ou encore des paysages de Pieter Stevens et d'Adriaen Frans Boudewijns. Issus d'une collection particulière, ils n'ont pour la plupart jamais été exposés.

  • Dans la seconde moitié du siècle des Lumières, littérature et peinture se font le reflet d'une vision originale de l'Homme et de son environnement. Sentiment et sensibilité deviennent de nouvelles qualités de l'âme, permettant une liberté inédite à ressentir le monde. La peinture offre un écho enthousiaste et inspiré à ces préoccupations inédites. Cet ouvrage accompagne une exposition en coproduction qui présente l'originalité de se dérouler simultanément dans deux institutions tout en proposant un catalogue commun.
    Au musée des Beaux-Arts de Rennes s'expose la grande histoire, antique, religieuse et mythologique. Le Musée d'arts de Nantes met à l'honneur les différents genres, du grand portrait d'apparat aux sensibles natures mortes. Est ainsi embrassée l'évolution de la peinture française sur un siècle, depuis Antoine Watteau jusqu'au début du XIXe siècle. Le partage des oeuvres entre les musées s'appuie sur une opposition ancienne bien connue, que les hasards semblent avoir reproduite dans les collections : Rennes conserve davantage de peintures d'histoire que Nantes, qui s'illustre en revanche dans la peinture de genre.

  • Sans la réapparition sur le marché de l'art de quatre-vingt-onze dessins dont quatre étaient signés, le nom de Laperche / Delaperche, à peine identifié dans les répertoires, serait resté enfoui parmi les anonymes du xixe siècle. Artiste aussi singulier qu'énigmatique, il l'est avant tout par le peu de traces laissées sur son chemin, comme s'il n'avait été qu'une ombre mélancolique traversant en témoin silencieux l'Ancien Régime, les années de la Révolution, l'Empire, la Restauration et la monarchie de Juillet. Cet ouvrage reconstitue un puzzle fait d'indices qui, grâce à un travail d'enquêteur, ont permis de reconstruire la biographie de ce personnage hors du commun, qui recoupe celle d'une mère et d'un frère, également peintres. D'Orléans en Russie, du Paris révolutionnaire à Moscou en feu, chez les Rohan-Chabot, les Venevitinov ou la duchesse de Berry, d'annotations autographes en souvenirs de contemporains, le mystère se lève sur l'oeuvre fiévreux d'un peintre face aux tourments de l'Histoire, révélant des carrières atypiques qui ne rendent que plus attachante cette famille d'artistes dont l'histoire commence ici.

  • La vallée de la Creuse, bien qu'elle ait connu une fréquentation comparable aux autres sites majeurs du paysagisme en plein air (Barbizon, Pont-Aven, Étretat...) est restée longtemps la grande oubliée des historiens de l'art. Elle était pourtant dotée d'atouts considérables : un pittoresque naturel qui attira quantité d'artistes, une authenticité rustique exceptionnelle où la maigre agriculture n'avait guère évoluée depuis le Moyen Âge et, en n, un accès rapide depuis Paris grâce à la ligne de chemin de fer Paris-Limoges, active dès les années 1850.
    Son « oubli » des spécialistes du paysagisme moderne jusqu'à une date récente n'est donc pas dû à sa réalité historique ni à ses qualités intrinsèques, mais à des causes plus sourdes et autrement plus dévastatrices.
    La vallée des peintres de la Creuse se concentre dans trois villages : Gargilesse, Crozant et Fresselines, où la rivière ondoie entredesgorgessauvagesetdesmoulins paisibles. Elle présente, sur une trentaine de kilomètres, une géomorphologie identique et donc un ensemble pictural cohérent. Mais Gargilesse, le village de George Sand, appartient au département de l'Indre, de mêmequelerocherdela leuse,situéjuste en face des ruines du château de Crozant, lui aussi administrativement rangé dans le Berry. L'autre côté de la rivière, la rive gauche, avec le village de Crozant et, plus en amont, le village de Fresselines, appartient au département de la Creuse. Cette banale (et insigni ante pour les artistes) limite administrative a provoqué une mauvaise vision de l'ensemble, car les quelques chercheurs et érudits locaux se cantonnèrent à leur « territoire ». Ainsi tel critique d'art de Châteauroux limitait ses comptes-rendus de salons à Gargilesse, et telle tentative de recensement des paysages creusois ignorait les sites de l'Indre. Première malchance pour les peintres de la Creuse.
    Une autre, plus grave encore, est d'être une in me parcelle d'une des régions les moins peuplées de France et aussi, d'ailleurs souvent le corollaire, l'une des plus pauvres. Peu d'habitants veut dire peu de chercheurs, peu d'historiens, peu d'amateurs... Peu d'argent veut dire peu d'acheteurs, peu de collectionneurs, peu d'expositions...
    Au début du XXème siècle, la physionomie de la vallée de la Creuse a changé, à la suite de la disparition du pastoralisme qui entretenait la végétation rase et les coteaux couverts de bruyères et de la mise en eau de plusieurs barrages hydroélectriques, dont le plus engloutissant, Éguzon, date de 1926. Deux bouleversements qui troublèrent encore un peu plus la visibilité des sites originels et, en conséquence, la localisation des oeuvres. Combien de fois a t-on vu en vente publique un château de Crozant rebaptisé «Château cathare» ou un moulin de la Folie sur la Sédelle à Crozant déménagé sur l'Aven ? Même l'important Paysage de la Sédelle de Picabia était entré dans les collections du musée national d'art moderne sous l'appellation : Paysage du Pays basque.
    C'est ainsi que, dépourvue de chercheurs, d'amateurs, de collectionneurs, mal localisée, mal reconnue, et en martyrisée par les barrages en béton, la vallée de la Creuse est restée la grande oubliée du paysagisme moderne.
    Aujourd'hui, grace à cette exposition, la vallée des peintres de la Creuse gravit une marche vers une juste reconnaissance.
    C'est une occasion unique, devant un ensemble représentatif d'oeuvres, de tenter de cerner l'identité singulière des sites de la Vallée de la Creuse.
    Simplement un pittoresque authentique et non frelaté, une campagne ancestrale et des sites naturels encore sauvages. La vallée de la Creuse, celle qu'avait si bien décrite George Sand : Ici, tout est d'une désolation si pompeuse et si riche d'accidents que le peintre ne sait où s'arrêter... , donne l'envie de peindre.

  • Le musée des Beaux-Arts de Rennes présentera, du 18 avril au 17 août 2014, cent-vingt feuilles de l'école française, des XVIe et XVIIe siècles, provenant toutes des collections du musée. Le commissariat scientifique de l'exposition sera assuré par M. Guillaume Kazerouni, responsable des collections anciennes du musée.
    Le livre montrera pour la première fois une importante sélection de plus de cent dessins français des plus grands artistes des XVIe et XVIIe siècles français (Jacques Bellange, Simon Vouet, Eustache Le Sueur, Noël Coypel...) issus du cabinet d'art graphique du musée. D'une grande richesse, la collection du président de Robien, à laquelle s'ajoute désormais plus d'une cinquantaine de dessins acquis par le musée de 1998 à 2013, compte parmi les plus complètes mais également les plus méconnues des musées en région.

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